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La maison aux orangers

Les Escales
EAN : 9782365693837
Façonnage normé : EPUB3
DRM : DRM Adobe
La maison aux orangers

Julie GROLEAU (Traducteur)
Collection : Domaine étranger
Date de parution : 08/03/2018
L’amour peut-il grandir là où la haine a été semée ?
Jaffa, Palestine, 1948. Salim attend impatiemment le jour de ses huit ans. Enfin, il va pouvoir accompagner son père pour  la cueillette des oranges, symbole du passage à l’âge adulte. Mais il n’aura jamais cette joie : la guerre israélo-arabe débute et sa famille est obligée de fuir en laissant... Jaffa, Palestine, 1948. Salim attend impatiemment le jour de ses huit ans. Enfin, il va pouvoir accompagner son père pour  la cueillette des oranges, symbole du passage à l’âge adulte. Mais il n’aura jamais cette joie : la guerre israélo-arabe débute et sa famille est obligée de fuir en laissant derrière elle la maison et les orangers.
Sunderland, Angleterre, 1959. Judit, douze ans, doit préparer sa bat-mitsvah. Elle voudrait pourtant oublier son prénom trop connoté, le poids écrasant du passé familial hanté par les pogroms russes et les camps allemands, et se jette à corps perdu dans la natation.
Londres, swinging sixties. Lorsque leurs chemins se croisent, Judit et Salim tombent follement amoureux. Comment réussir à imposer leur histoire? Parviendront-ils à faire fi du poids du passé et à surmonter les embûches qui les attendent ?

« Actuel et captivant. La Maison aux orangers est un texte superbe. »
Elif Shafak, auteur de La Bâtarde d’Istanbul
 
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EAN : 9782365693837
Façonnage normé : EPUB3
DRM : DRM Adobe

Ils en parlent

« Dans son premier roman, Hajaj, qui a des origines juives et palestiniennes, met en lumière les conséquences des préjugés profondément ancrés dans les esprits de chacun. »
Booklist

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Tempsdelecture Posté le 1 Novembre 2019
    Il est question d’une histoire d’amour certes mais l’intérêt et le charme de ce livre vont bien au-delà de ce simple élément narratif, qui, après tout, ne me semble être qu’un simple prétexte à une transposition du conflit qui déchire le moyen-orient sur deux personnes lambda, amoureuses. Cette narration prend un tour beaucoup plus personnel puisque deux enfants, qui ont comme culture à la fois les cultures palestinienne et anglaise et comme religion l’islam et le judaïsme, sont issus de cette relation. Ces enfants, qui plus encore que l’union de Salim et Judit, supportent bien malgré eux les conséquences de l’union de leur parents, les stigmates d’un antagonisme croissant. Point intéressant à évoquer, l’auteure alterne les points de vue, sans absolument aucun parti pris pour une culture ou l’autre, l’un sur la vie de Selim, l’autre sur la vie de Judit, jusqu’à leur rencontre, afin que le lecteur s’imprègne de la même façon de l’état d’esprit de chacun, celui du jeune Selim, désemparé parte la perte de la maison aux orangers, située à Jaffa, partie sud de l’actuelle Tel-Aviv, pétri par la rancœur, la honte et l’incompréhension, et celui de Judit,... Il est question d’une histoire d’amour certes mais l’intérêt et le charme de ce livre vont bien au-delà de ce simple élément narratif, qui, après tout, ne me semble être qu’un simple prétexte à une transposition du conflit qui déchire le moyen-orient sur deux personnes lambda, amoureuses. Cette narration prend un tour beaucoup plus personnel puisque deux enfants, qui ont comme culture à la fois les cultures palestinienne et anglaise et comme religion l’islam et le judaïsme, sont issus de cette relation. Ces enfants, qui plus encore que l’union de Salim et Judit, supportent bien malgré eux les conséquences de l’union de leur parents, les stigmates d’un antagonisme croissant. Point intéressant à évoquer, l’auteure alterne les points de vue, sans absolument aucun parti pris pour une culture ou l’autre, l’un sur la vie de Selim, l’autre sur la vie de Judit, jusqu’à leur rencontre, afin que le lecteur s’imprègne de la même façon de l’état d’esprit de chacun, celui du jeune Selim, désemparé parte la perte de la maison aux orangers, située à Jaffa, partie sud de l’actuelle Tel-Aviv, pétri par la rancœur, la honte et l’incompréhension, et celui de Judit, déconcertée par un sentiment religieux qui n’est pas forcément le sien, accablée par l’histoire de son peuple, sans doute, trop lourde à porter et anéantie par l’antisémitisme ambiant, dont la fin de la guerre n’est pas parvenu à venir à bout. Le fait, justement, de juxtaposer ces deux points de vue enlève tout manichéisme formel au récit en mettant à jour la multiplicité des facettes de cette réalité complexe, de ces deux pays embourbés dans une relation que de lointaines instances mondiales ont cru bon de faire ingérence, et qui est devenue, par voie de conséquence, totalement ingérable. C‘est une écriture sensible, qui explore avec justesse les parcours et les psychologies de ces adultes que sont devenus ces enfants, sans jamais porter le moindre jugement, laissant au lecteur la possibilité de comprendre par lui-même les enjeux personnels, qui au-delà d’être simplement politiques, touchent à ce que les hommes ont de plus intime, leur identité, façonnée, entre autre, par les lieux où ils ont grandi, l’histoire dans laquelle s’inscrit la mémoire familiale. [masquer]Selim a en effet deux frères, l’aîné Hassan, Rafan le cadet, qui prennent tout trois des directions radicalement différentes, et même si ce n’est pas le sujet principal du roman, il n’en reste pas moins édifiant d’observer comment trois hommes, éduqués d’une façon identique, par les mêmes personnes, dans le même contexte, peuvent choisir de prendre trois trajectoires différentes, l’un choisit de se tenir loin de la guerre, un autre, au contraire, de la combattre de toutes ses forces, enfin le dernier, Salim essaye de frayer un compromis entre le fondamentalisme de l’un et le fatalisme de l’autre. Par effet de miroir, Claire Hajaj a implanté les mêmes divergences d’opinion chez les Gold, où Jack, le père de Judith, est implicitement décrit comme celui qui, confortablement à Londres, bénéficie le plus de l’héritage paternel tandis que Max, son frère, sioniste, qui réside au kibboutz sur les terres sacrées, porte cette haine des arabes face au dernier frère Alex qui assume, quant à lui, une position plus modérée[/masquer] C‘est donc un couple, mixte, qui va devoir trouver sa propre voix/voie, sa vérité, charges dont les enfants, fils et fille, d’une juive et d’un musulman, se verront incomber au même titre que les parents. Chacun aura à cœur de définir son identité, outre ce poids de ces deux héritages d’amour, de haine, de rancœur et de rancune, plutôt lourds à assumer et à porter. D’ailleurs la lettre liminaire du roman ou Marc s’adresse à Sophie, démontre de cette difficulté existentielle qu’ils doivent surmonter. Tiennent-ils plus du Menschen juif ou du Fellah arabe? Au-delà de leur religion et de leur culture, clairement Judit et Salim possèdent deux personnalités qui leur permettent de surmonter les obstacles qui pourrait freiner d’autres plus faibles qu’eux, Judit, est une jeune fille plutôt moderne et indépendante qui a du mal à comprendre les traditions dont ses parents se réclament. Mais ce sont avant tout deux adultes déracinés, ballottés entre Palestine, Angleterre. En mettant au cœur de son sujet deux familles particulières, les Gold et les Al-Ishmaeli, l’auteure a tout de même réussit à prendre de la hauteur pour montrer que tous ces drames qui fondent l’opposition de ces deux peuples, les juifs, les arabes, tous ces sentiments bouillonnants et extrêmes dans lesquels ils sont englués, se rencontrent finalement chez les uns et comme chez les autres, que la perte des terres des uns en Palestine fait écho aux pillages des propriétés des autres en Russie. Ils n’ont certainement pas vécus les mêmes traumatismes, mais ont l’un comme l’autre l’expérience de l’incompréhension, du rejet, de l’animosité inexplicable, du fiel, de la malveillance et de l’hostilité, parfois du fanatisme, de ceux qui profitent de leur position de supériorité, toute honte bue, pour davantage les humilier et les asservir. C’est toute la difficulté de cette union qui réussit à se construire sur les cendres des couples de leur propre famille qui les ont précédés, un véritable lien affectif, et une volonté de s’accommoder à la différence de l’autre, celui qui ne rentre pas forcément dans les cadres des repères familiaux et culturels. Car ces différences n’affectent pas seulement les relations conjugales, mais également les relations familiales, où chacun manque de se retrouver dans l’autre, [masquer]lorsque Marc ce fils au teint si diaphane est à mille lieues de sa peau à lui, Selim, tannée par le soleil palestinien pendant ses années d’enfant.[/masquer] Belle plume, histoire poignante, Claire Hajaj a su déceler de la lumière dans un univers chaotique pris dans un engrenage de violence sans fin, voué à la perte, aux renoncements, aux sacrifices où la paix ne semble être qu’un mirage, un concept fabriqué de toutes pièces pour continuer à vivre et donner un peu d’espoir aux enfants. C’est un roman d’autant plus passionnant et troublant que l’auteure dévoile, dans ses remerciements, que son récit a été inspiré de sa propre histoire. C’est un beau premier roman, et Claire Hajaj, une auteure à suivre.
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  • DisMoi10phrases Posté le 19 Septembre 2019
    C’est une belle maison à Jaffa, avec des orangers autour et la mer au loin, que les Israéliens ont prise à Salim quand il avait 7 ans, en 1948. Il a vu son père humilié, sa mère fuir avec son petit frère et l’abandonner, son enfance éclater. Il tente de prendre son destin en main, lui le Palestinien, et part faire des études à Londres grâce à un oncle généreux. Là-bas, il rencontre Jude. Ils s’aiment. Pas de bol, Jude et juive et traine aussi une histoire familiale faite de malheur et de violence. Ils construiront tout de même une vie ensemble, entre Londres et le Koweït, entre arabe et juive, et tenteront de faire table rase du passé. Mais Salim se laisse rattraper par son histoire, par l’injustice dont sa famille a été victime, par les guerres et les massacres qui se succèdent entre Palestiniens et Israéliens et par cette maison aux orangers qui l’obsède… Ce roman, qui se déroule de 1948 aux années 90, retrace une part de l’histoire de ces Palestiniens déracinés, et s’il souffre parfois de longueurs, c’est une belle histoire, et Salim, dans son obsession, en devient attachant. Claire Hajaj, pour son premier roman, a su me faire voyager dans cette partie... C’est une belle maison à Jaffa, avec des orangers autour et la mer au loin, que les Israéliens ont prise à Salim quand il avait 7 ans, en 1948. Il a vu son père humilié, sa mère fuir avec son petit frère et l’abandonner, son enfance éclater. Il tente de prendre son destin en main, lui le Palestinien, et part faire des études à Londres grâce à un oncle généreux. Là-bas, il rencontre Jude. Ils s’aiment. Pas de bol, Jude et juive et traine aussi une histoire familiale faite de malheur et de violence. Ils construiront tout de même une vie ensemble, entre Londres et le Koweït, entre arabe et juive, et tenteront de faire table rase du passé. Mais Salim se laisse rattraper par son histoire, par l’injustice dont sa famille a été victime, par les guerres et les massacres qui se succèdent entre Palestiniens et Israéliens et par cette maison aux orangers qui l’obsède… Ce roman, qui se déroule de 1948 aux années 90, retrace une part de l’histoire de ces Palestiniens déracinés, et s’il souffre parfois de longueurs, c’est une belle histoire, et Salim, dans son obsession, en devient attachant. Claire Hajaj, pour son premier roman, a su me faire voyager dans cette partie du monde que je connais si peu. Traduit de l’anglais par Julie Groleau.
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  • LecarnetdeJessica Posté le 5 Septembre 2019
    En pleine révolution culturelle des Swinging sixties, Judit et Salim tombent follement amoureux. Elle est juive, il est palestinien. Comment se construire en tant que couple quand vos racines, le poids du passé et les désillusions pèsent si lourd dans votre coeur ? Dans l'ombre pesante du conflit israélo-palestinien, à travers l'histoire de ce couple Claire Hajaj livre une brillante leçon de tolérance et d'espoir. Dans cette lecture, mon coup de coeur ne va pas au roman mais à l'écriture de Claire Hajaj qui m'a transportée dans l'orangeraie, sur les bords de la Tamise et sous le ciel brulant du Koweit. Si le roman souffre de certaines lenteurs, ces faiblesses sont obscurcies par la maîtrise et la pureté de la plume de Claire Hajaj, une auteure profondément humaine et touchante qui m'a conquise.
  • LourseLit Posté le 9 Août 2019
    Cette maison aux orangers sera celle qui va hanter le cœur de Salim toute sa vie durant. Jeune garçon arabe, son père possède cette orangeraie en Palestine. En 1948, à la création de l’état Israélien, c’est la guerre qui commence pour les 2 peuples et la fuite des conflits pour de nombreuses familles arabes dont celle de Salim qui abandonnent leurs biens derrière eux. Si c’est en Angleterre que Salim deviendra un jeune adulte, son cœur n’aura de cesse de repartir en pensée au cœur de l’orangeraie, là où ses racines l’attachent à la terre de ses ancêtres. Le roman c’est aussi l’histoire de Judit, jeune fille juive qui va elle aussi grandir au cœur de ce conflit. Ni Salim ni Judit n’a de haine contre l’autre peuple, ils ont juste grandi tous deux avec cette haine ancestrale, transmise comme valeur. Tous deux seront tiraillés entre leur culture, ce qu’ils pensent devoir à leur famille et leur cœur, leur âme et ce qu’ils leur dictent. L’amour ne choisit pas et lorsque Salim rencontre Judit c’est le coup de foudre. Une histoire d’amour superbe mais contrainte, d’abord secrète car ils savent que leurs familles n’accepteront pas. Mais ils seront forts, se marieront,... Cette maison aux orangers sera celle qui va hanter le cœur de Salim toute sa vie durant. Jeune garçon arabe, son père possède cette orangeraie en Palestine. En 1948, à la création de l’état Israélien, c’est la guerre qui commence pour les 2 peuples et la fuite des conflits pour de nombreuses familles arabes dont celle de Salim qui abandonnent leurs biens derrière eux. Si c’est en Angleterre que Salim deviendra un jeune adulte, son cœur n’aura de cesse de repartir en pensée au cœur de l’orangeraie, là où ses racines l’attachent à la terre de ses ancêtres. Le roman c’est aussi l’histoire de Judit, jeune fille juive qui va elle aussi grandir au cœur de ce conflit. Ni Salim ni Judit n’a de haine contre l’autre peuple, ils ont juste grandi tous deux avec cette haine ancestrale, transmise comme valeur. Tous deux seront tiraillés entre leur culture, ce qu’ils pensent devoir à leur famille et leur cœur, leur âme et ce qu’ils leur dictent. L’amour ne choisit pas et lorsque Salim rencontre Judit c’est le coup de foudre. Une histoire d’amour superbe mais contrainte, d’abord secrète car ils savent que leurs familles n’accepteront pas. Mais ils seront forts, se marieront, construiront leur propre famille. Mais alors, comment élever leurs enfants dans cette double culture et alors que chacun porte encore si durement le poids du passé, les tristesses de leur peuple et alors que le conflit gronde toujours ? Claire Hajaj met parfaitement en lumière la terrible dualité qui se joue ici pour Salim et Judit, le poids des choix, chaque jour, une vie durant. On lit l’histoire de ce couple et le tiraillement permanent contre lequel ils se battent, on espère du tournant que l’histoire prendra, on est peinés aussi parce que c’est tellement complexe que tout ne peut pas être joli. Je m’attendais à une fin bien moins triste mais elle va tellement avec l’itinéraire général du roman.
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  • Aurelivres57 Posté le 6 Août 2019
    En 1948, à Jaffa en Palestine, Salim n’est qu’un jeune garçon de presque 8 ans. Alors qu’il s’apprête fièrement à effectuer sa première cueillette d’oranges dans le verger familial, étape symbolique du passage à l’âge adulte, la guerre israélo-palestinienne éclate. Obligé de fuir avec sa famille, ils se réfugient à Nazareth dans le petit appartement de sa sœur Nadia. La maison aux orangers, cœur ancestral de leur terre, de leurs origines, est abandonnée et rachetée par l’état d’Israël…Un passé détruit et un avenir inconnu. En Angleterre, en 1959, Judith est une jeune fille juive de 12 ans dont l’histoire familiale est difficile. Le jour de sa Bar Mitsvah, sa grand-mère Rebecca lui confie dans une lettre qu’elle a fui les russes et échappé aux camps allemands. Seule survivante de sa famille, Rebecca s’est installée en Angleterre laissant derrière elle ce passé douloureux. Mais Judith n’accepte pas cette identité trop lourde à porter. Elle ne veut pas endosser ces souffrances que traînent sa grand-mère et tout le peuple juif depuis des siècles. Elle rêve d’une adolescence « normale », de sortir avec ses amies et de faire de la natation. Elle se fait appeler Jude. Oppressée par les traditions, brimée au lycée... En 1948, à Jaffa en Palestine, Salim n’est qu’un jeune garçon de presque 8 ans. Alors qu’il s’apprête fièrement à effectuer sa première cueillette d’oranges dans le verger familial, étape symbolique du passage à l’âge adulte, la guerre israélo-palestinienne éclate. Obligé de fuir avec sa famille, ils se réfugient à Nazareth dans le petit appartement de sa sœur Nadia. La maison aux orangers, cœur ancestral de leur terre, de leurs origines, est abandonnée et rachetée par l’état d’Israël…Un passé détruit et un avenir inconnu. En Angleterre, en 1959, Judith est une jeune fille juive de 12 ans dont l’histoire familiale est difficile. Le jour de sa Bar Mitsvah, sa grand-mère Rebecca lui confie dans une lettre qu’elle a fui les russes et échappé aux camps allemands. Seule survivante de sa famille, Rebecca s’est installée en Angleterre laissant derrière elle ce passé douloureux. Mais Judith n’accepte pas cette identité trop lourde à porter. Elle ne veut pas endosser ces souffrances que traînent sa grand-mère et tout le peuple juif depuis des siècles. Elle rêve d’une adolescence « normale », de sortir avec ses amies et de faire de la natation. Elle se fait appeler Jude. Oppressée par les traditions, brimée au lycée parce qu’elle est juive, Jude ne trouve sa place ni au sein de sa famille, ni auprès de ses amies. Dans les années 60, Jude et Salim, tous 2 étudiants à Londres, tombent éperdument amoureux. Un amour interdit, à la Roméo et Juliette. 2 religions ennemies. Une guerre pour un seul Etat. Cette guerre entre 2 religions pourtant si loin de Jude et Salim. Pour imposer leur amour, ils vont devoir se battre pour prouver à leur famille cette évidence qui les unit. Mais cette guerre, encore présente en Salim comme une plaie ouverte, ne ravivera-t-elle pas des rancoeurs qui le guideront vers des chemins dangereux ? Au risque de perdre Jude ? L’amour sera-t-il plus fort que le poids des traditions et de leur famille ? Claire Hajaj nous emporte au Moyen-Orient, à l’ombre des orangers, dans ces contrées qui étaient encore paisibles avant que la guerre n’éclate. A Jaffa, où juifs et musulmans se côtoyaient et partageaient le même quotidien, le même terrain de jeux. L’auteure décrit les 2 points de vue en alternant entre Jude et Salim et ainsi ne prend parti pour aucun des camps. Et c’est mieux ainsi, car ce livre, bien que traitant d’un sujet politique et d’une zone de conflit encore mouvementée aujourd’hui, s’attache surtout à évoquer les tensions du point de vue de l’intime. Des conséquences de cette guerre sur 2 peuples, avec ces vies détruites des 2 côtés, ces maisons abandonnées, ces amitiés sacrifiées, ces amours impossibles. Une fresque historique et amoureuse émouvante. Une écriture magnifique, forte et sensible. Ces vies sur plusieurs décennies avec en toile de fond ce conflit qui n’en finit pas. J’ai choisi bien évidemment de voter pour ce roman dans le cadre du Prix du Livre de Poche 2019 (sélection de juillet).
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