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Héloïse d'Ormesson
EAN : 9782350873046
Façonnage normé : EPUB2
Nombre de pages : 103
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

La mémoire des murs

Date de parution : 06/11/2014
L’appartement correspondait exactement à ce que Pascaline, informaticienne de quarante ans, avait imaginé pour sa nouvelle vie de femme divorcée sans enfants. Un deux-pièces calme et clair donnant sur une rue animée. Mais à peine installée, Pascaline commence à s’y sentir atrocement mal. Rapidement, elle apprend par une voisine qu’un... L’appartement correspondait exactement à ce que Pascaline, informaticienne de quarante ans, avait imaginé pour sa nouvelle vie de femme divorcée sans enfants. Un deux-pièces calme et clair donnant sur une rue animée. Mais à peine installée, Pascaline commence à s’y sentir atrocement mal. Rapidement, elle apprend par une voisine qu’un drame s’est déroulé dans ces lieux. Comment vivre alors dans des murs marqués par l’horreur ? Comment continuer à dormir dans cette atmosphère oppressante ? Et pourquoi Pascaline est-elle obsédée par cette tragédie ? Lentement, sûrement, par touches infimes, cette affaire ranime chez elle une ancienne douleur, touche une fragilité secrète restée trop longtemps enfouie. Ce qui avait été scellé remonte à la surface et réclame sa part d’existence, dérangeant la vie de Pascaline selon un engrenage aussi irrationnel qu’inéluctable. Seule face à la mémoire des murs, elle devra enfin affronter son passé. Par cette histoire, Tatiana de Rosnay nous entraîne dans la spirale de l’obsession, dans ses vertiges et ses abîmes aux frontières de la folie.
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EAN : 9782350873046
Façonnage normé : EPUB2
Nombre de pages : 103
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • uryade Posté le 12 Novembre 2020
    J ai beaucoup aimé ce roman court, fluide qui touche à un sujet qui m interesse à savoir la mémoire des lieux. On suit l héroïne qui décide de suivre son ressenti profond. Tres bien.
  • Okenwillow Posté le 1 Octobre 2020
    Ce trop court roman met en scène une femme mûre"
  • dpmev Posté le 29 Août 2020
    Qui aimerait vivre dans un lieu ayant été le théâtre d'un crime ? Très peu de gens,et encore moins Pascaline,qui a une sensibilité particulière pour ces choses là. Mais ce crime,et les autres commis par la suite,vont l'obséder à la limite du malsain,la confinant à un état de folie qui augmente peu à peu au fil des pages ... Jusqu'à une fin à laquelle je ne m'attendais pas,et qui gâche un peu le reste du roman. L'idée de l'obsession pour les crimes commis m'a plu et me paraissait vraisemblable et compréhensible jusqu'à un certain point,mais le personnage de Pascaline devient de moins en moins compréhensible,et donc plus agaçant que touchant vers la fin. Fin qui n'a plus grand chose à voir avec le début du roman,et qui s'éloigne du sujet initial,ce que j'ai trouvé décevant. J'ai tout de même apprécié ma lecture,angoissante et à l'aspect de thriller mais qui est plus et surtout un roman psychologique ...
  • GODINHO Posté le 23 Mars 2020
    Court roman, écrit à la première personne qui nous entraîne dans l’univers, la descente, l’obsession de d’une quarantenaire. Pascaline, informaticienne très appréciée dans son travail, un divorce, la mort de sa petite Helena, s’était imaginée une nouvelle vie, l’emménagement dans un deux-pièces, calme, clair dans un quartier animé ce petit cocon correspondait exactement à son souhait. Malheureusement les choses ne se passent pas du tout comme elle l’avait imaginé, dès les premiers soirs insomnie, sensation de mal-être, étouffement. Que penser de tous ces petits désagréments ? Rien apparemment ! Mais au détour d’une rencontre avec une voisine elle apprend qu’un drame s'est déroulé dans cet appartement…. Alors commence la spirale de l'obsession, on assiste, impuissant, à cette frénésie dans laquelle Pascaline se lance à corps perdu, on est plongé au plus profond des secrets de cette héroïne. Tout va très mal, jusqu’à perdre son travail.… Son entourage s’inquiète…. C’est la descente vers la folie…comment l’aider, la protéger… C’est un remarquable et magistral roman noir comme la paranoïa, le viol, le crime, la folie et la mort…. De Patrick Modiano « Dora Bruder » « On se dit qu’au moins les lieux gardent une légère empreinte des personnes qui les ont habités »
  • BruC Posté le 14 Mars 2020
    Il n'est pas exagéré de dire que La Mémoire des Murs (publié une première fois chez Plon en 2003, avant sa réédition chez Héloïse d’Ormesson cinq ans plus tard) peut être considéré comme le chaînon manquant entre Le Voisin (2000), un de ses thrillers psychologiques les plus percutants, et Elle s'appelait Sarah (2011), qui a fait passer Tatiana de Rosnay dans une toute autre dimension littéraire. La Mémoire des Murs, Le Voisin et Spirales (2004), font partie de cette trilogie noire hitchcockienne, définitivement close avec la sortie du succès international qu’est Elle s’appelait Sarah. Pourquoi "chaînon manquant" ? L'auteure rappelle dans sa préface datant de 2008 qu'elle a entrepris l'écriture de son best-seller sur la rafle du Vel D'Hiv sitôt la publication de La Mémoire des Murs – même si deux autres ouvrages se sont intercalés entre, Spirales et Moka. Dans La Mémoire des Murs un passage est singulièrement consacré à cet événement de l’Occupation lorsque Pascaline, le personnage principal, découvre le passé familial tragique de Rebecca, une des victimes du tueur en série évoqué : "Rue Nélaton. Il ne subsiste rien du Vél d'Hiv. C'est une annexe du ministère de l'Intérieur qui le remplace, une sombre bâtisse moderne qui mange... Il n'est pas exagéré de dire que La Mémoire des Murs (publié une première fois chez Plon en 2003, avant sa réédition chez Héloïse d’Ormesson cinq ans plus tard) peut être considéré comme le chaînon manquant entre Le Voisin (2000), un de ses thrillers psychologiques les plus percutants, et Elle s'appelait Sarah (2011), qui a fait passer Tatiana de Rosnay dans une toute autre dimension littéraire. La Mémoire des Murs, Le Voisin et Spirales (2004), font partie de cette trilogie noire hitchcockienne, définitivement close avec la sortie du succès international qu’est Elle s’appelait Sarah. Pourquoi "chaînon manquant" ? L'auteure rappelle dans sa préface datant de 2008 qu'elle a entrepris l'écriture de son best-seller sur la rafle du Vel D'Hiv sitôt la publication de La Mémoire des Murs – même si deux autres ouvrages se sont intercalés entre, Spirales et Moka. Dans La Mémoire des Murs un passage est singulièrement consacré à cet événement de l’Occupation lorsque Pascaline, le personnage principal, découvre le passé familial tragique de Rebecca, une des victimes du tueur en série évoqué : "Rue Nélaton. Il ne subsiste rien du Vél d'Hiv. C'est une annexe du ministère de l'Intérieur qui le remplace, une sombre bâtisse moderne qui mange tout un côté de la rue. En face, des immeubles anciens, datant de 1890, de 1910. Des immeubles qui ont tout vu de la rafle. Des immeubles qui devaient se souvenir. Il m'a semblé que les bâtisses dans mon dos exsudaient une tristesse indicible, et qu'il n'y avait que moi pour capter leurs stigmates. Il n'y avait que moi pour écouter et comprendre la mémoire des murs." Mais revenons à ce roman et son intrigue qui peut être définie comme une forme "d’archéologie du mal." Pascaline est une informaticienne brillante et bosseuse, fraîchement divorcée. Outre que cette séparation a laissé des traces indélébiles, elle la contraint à chercher un appartement. Elle en trouve un, a priori "parfait", mais qui, à l’instar de ce qui se passe dans Le Voisin, l’empêche de dormir. Elle apprend très vite que son angoisse est liée au logement qu’elle vient de louer : quelques années plus tôt, une jeune femme, Anna, a été violée et tuée par un tueur en série. Pascaline finit par quitter l’appartement, transformée et bouleversée. Elle se découvre, suite à une conversation avec sa mère, une hypersensibilité aux lieux : "J'ai toujours été attirée par les maisons, les appartements, leurs secrets,.leurs mystères. Comment, lorsqu'on entre dans un endroit, on peut s'y sentir merveilleusement bien ou, au contraire, horriblement mal. Je ne parle pas de fantômes, d'apparitions, simplement de la sensation puissante qu'une demeure peut exercer sur vous, malgré vous." Tourmentée par cette expérience, qui la renvoie à un lointain passé de son enfance, Pascaline entreprend une sorte de pèlerinage sur la trace des sept victimes du tueur en série : Anna, mais aussi Gisèle, Marie, Sabrina, Adeline, Olivia et Rebecca (un prénom qui renvoie bien entendu à la célèbre héroïne de Daphné du Maurier). L’informaticienne brillante et lucide - parce que "sans imagination," précise-t-elle - s’enfonce bientôt dans une quête sur le mal, au risque de sombrer elle-même dans la folie. Tatiana de Rosnay raconte dans la préface de La Mémoire des Murs sa propre expérience qu'elle a romancée pour ce thriller : "Un jour, j’ai su, par une voisine prolixe, qu’un tueur en série notoire, Guy Georges, avait assassiné sa première victime en 1991 dans un immeuble qui jouxtait pratiquement le mien… J’ai compris avec une sorte de stupéfaction horrifiée que quelqu’un vivait là, dormait là, dans ces murs marqués par le crime. Comment était-ce possible ?" Les lieux ne sont jamais neutres, ils transmettent le vécu de leur propriétaire, assène l’auteure au fur et à mesure de ses livres. Tatiana de Rosnay continue d’arpenter les rues de Paris sur les traces de femmes ordinaires confrontées à des tragédies indicibles, avec toujours en filigrane des lieux de vie. Pascaline est l’une de ces héroïnes malmenées par la vie mais aussi les hommes. Elle se transforme en investigatrice tourmentée et obsédée par les meurtres d’Anna et des autres, des meurtres aussi incompréhensibles que le crime contre l’humanité du Vel d’Hiv : "Comment se fabriquait le mal ? Dès la rencontre entre le spermatozoïdes et l'ovule? Dès l'embryogenèse ? dès la première heure, embusqué derrière le front plissé d'un nourrisson ? Ou venait-il plus tard, charrié par les pulsions de la puberté, du ressentiment, de la solitude ?" En se tournant vers Anna et les autres victimes, Pascaline interroge sa propre expérience tragique, son propre passé et ses propres deuils. Voilà qui rend La Mémoire des Murs cruel, bouleversant et d’une incroyable noirceur : "Les murs se souviennent, toujours."
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