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            La mer les emportera

            Presses de la cité
            EAN : 9782258105430
            Façonnage normé : EPUB2
            DRM : DRM Adobe
            La mer les emportera

            Karine LALECHÈRE (Traducteur)
            Date de parution : 28/08/2014
            Un roman d’apprentissage à la frontière du bien et du mal…
            Dans le Grand Nord américain, non loin de l’Alaska, les hommes de Loyalty Island partent chaque automne pêcher le crabe royal. Pendant plusieurs mois, ils bravent l’océan, au péril de leur vie, pour ramener ce qui permettra à leurs familles de survivre. Alors, quand John Gaunt, le riche propriétaire de... Dans le Grand Nord américain, non loin de l’Alaska, les hommes de Loyalty Island partent chaque automne pêcher le crabe royal. Pendant plusieurs mois, ils bravent l’océan, au péril de leur vie, pour ramener ce qui permettra à leurs familles de survivre. Alors, quand John Gaunt, le riche propriétaire de la flotte, se meurt, c’est toute une communauté qui est menacée de disparaître.

            Chez les Bollings, ce décès imminent exacerbe les tensions entre les parents de Cal. Henry, son père, est obnubilé par le sort de l’entreprise, dont l’unique héritier des Gaunt ne se soucie guère. Il est prêt à tout pour sauver son avenir et celui des autres marins. Tout. Y compris les actes les plus inavouables.

            Mais Cal devine ses projets. Dès lors, le garçon se retrouve confronté à un insoluble dilemme. Doit-il dénoncer le héros de son enfance, ou se taire ? Des années plus tard, Cal, désormais adulte, est toujours hanté par ce choix…

            Un roman puissant, au style riche et évocateur, qui explore avec intelligence le bien, le mal et les multiples nuances qui les lient l’un à l’autre.
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            EAN : 9782258105430
            Façonnage normé : EPUB2
            DRM : DRM Adobe
            Presses de la cité
            11.99 €
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            Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

            • nilebeh Posté le 29 Juin 2019
              Quand la survie de toute une population de pêcheurs ne dépend que d'un homme, nous savons dès le départ que ce roman sera l'histoire d'un drame, d'une lutte entre les intérêts personnels de l'héritier Richard Gaunt et l'avenir des pêcheurs de Loyalty Island (Etat de Washington), eux qui partent six mois de l'année vers le grand Nord, pêcher le crabe royal d'Alaska. Entre le riche héritier indifférent qui veut céder l'entreprise aux Japonais et Henry, Sam, Don qui luttent pour leur gagne-pain, qui va gagner ? Le fils de Henry, le jeune Cal, va jouer un rôle essentiel dans ce drame. Il ne connaît guère son père, souvent absent et silencieux, sa mère Donna s'enferme dans un studio en sous-sol pour y écouter ses centaines de vinyles, avant de finalement partir pour Santa Cruz (Californie) mettre au monde une petite fille. Fatiguée d'être femme de marin. Cal, ado âgé de treize ans à peine, au milieu de la nuit, sort silencieusement de sa chambre pour écouter les conversations des pêcheurs inquiets et prend ainsi connaissance de leur plan. Un énième roman sur le milieu de la mer et des pêcheurs, avec tous les clichés habituels ? Pas exactement. C'est aussi une réflexion sur la fragilité... Quand la survie de toute une population de pêcheurs ne dépend que d'un homme, nous savons dès le départ que ce roman sera l'histoire d'un drame, d'une lutte entre les intérêts personnels de l'héritier Richard Gaunt et l'avenir des pêcheurs de Loyalty Island (Etat de Washington), eux qui partent six mois de l'année vers le grand Nord, pêcher le crabe royal d'Alaska. Entre le riche héritier indifférent qui veut céder l'entreprise aux Japonais et Henry, Sam, Don qui luttent pour leur gagne-pain, qui va gagner ? Le fils de Henry, le jeune Cal, va jouer un rôle essentiel dans ce drame. Il ne connaît guère son père, souvent absent et silencieux, sa mère Donna s'enferme dans un studio en sous-sol pour y écouter ses centaines de vinyles, avant de finalement partir pour Santa Cruz (Californie) mettre au monde une petite fille. Fatiguée d'être femme de marin. Cal, ado âgé de treize ans à peine, au milieu de la nuit, sort silencieusement de sa chambre pour écouter les conversations des pêcheurs inquiets et prend ainsi connaissance de leur plan. Un énième roman sur le milieu de la mer et des pêcheurs, avec tous les clichés habituels ? Pas exactement. C'est aussi une réflexion sur la fragilité d'un monde, sa dépendance aux intérêts financiers qui priment tout, sur l'indifférence des nantis quant à ceux qui peinent pour les enrichir, sans jamais voir un juste retour de leurs efforts. C'est aussi une bande-son riche et variée, de jazz, de musique américaine. Un suspens se trame dans le sous-sol de la maison familiale. De vraies-fausses nouvelles concernant Richard. La solidarité des jeunes avec un autre jeune en difficulté, la loyauté obligée envers leurs parents, des choix impossibles à faire. Roman à suspens, roman social, roman sur l'apprentissage, l'amitié, les sentiments contradictoires, l'impossibilité de communiquer avec ceux qu'on aime. Roman complexe, vivant, riche en événements, en émotions. Pas tout à fait à la hauteur cependant selon moi pour l'évocation du monde des marins-pêcheurs, de l'océan, de l'Alaska. La traduction semble bien rendre le style de l'auteur, si on veut bien oublier tous ces « pour ne pas que » passablement crispants... Mais c'est un premier roman, prometteur à mon avis.
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            • Avoslivres Posté le 19 Janvier 2017
              « Nous ne serons jamais comme eux, mais qu'est-ce que nous pouvons être d'autre ? » Dans la première partie du livre, le narrateur évoque son enfance. Il décrit le bourg de Loyalty Island dans lequel il a grandi, son odeur de hareng et de varech et ses arbres penchés, son port et ses bateaux sur lesquels repose toute l'économie de la ville. Et puis les marins qu'il admire, partis pêcher le crabe en Alaska de l'automne au printemps. Des gens rudes, chaleureux et secrets. Son père parmi eux, son père qui lui raconte des histoires de pirates, l'été venu. On découvre également sa mère, originaire de San Francisco, femme déracinée, passionnée de musique qui ne trouve le réconfort que dans ses vinyles, qu'elle écoute des heures durant, ainsi que dans les visites de l'armateur John Gaunt. Tout cela imprègne le jeune Cal, qui se construit entre un père fantasmé et une mère trop absente. Arrivé à l'âge où l'on tente de se définir, le garçon est tiraillé entre ce qui le constitue et ce à quoi il aspire. Il a la sensibilité de sa mère, mais il n'a ni la capacité ni l'envie de s'affranchir d'un milieu qui, sans qu'il... « Nous ne serons jamais comme eux, mais qu'est-ce que nous pouvons être d'autre ? » Dans la première partie du livre, le narrateur évoque son enfance. Il décrit le bourg de Loyalty Island dans lequel il a grandi, son odeur de hareng et de varech et ses arbres penchés, son port et ses bateaux sur lesquels repose toute l'économie de la ville. Et puis les marins qu'il admire, partis pêcher le crabe en Alaska de l'automne au printemps. Des gens rudes, chaleureux et secrets. Son père parmi eux, son père qui lui raconte des histoires de pirates, l'été venu. On découvre également sa mère, originaire de San Francisco, femme déracinée, passionnée de musique qui ne trouve le réconfort que dans ses vinyles, qu'elle écoute des heures durant, ainsi que dans les visites de l'armateur John Gaunt. Tout cela imprègne le jeune Cal, qui se construit entre un père fantasmé et une mère trop absente. Arrivé à l'âge où l'on tente de se définir, le garçon est tiraillé entre ce qui le constitue et ce à quoi il aspire. Il a la sensibilité de sa mère, mais il n'a ni la capacité ni l'envie de s'affranchir d'un milieu qui, sans qu'il ne le perçoive encore, ne lui correspond pas. Aura-t-il, à 14 ans, la force de se surmonter ? Dans la seconde partie du roman, une succession d’événements insolubles débutés par le décès de John Gaunt, garant de la survie de la flotte locale, le confronte à des choix impossibles. Autant de conflits qui vont le pousser à s'interroger sur son identité, sa morale et celle de ses parents. Un roman intelligent, qui questionne sur ce qui détermine les adultes que nous devenons, sur le poids de nos racines, notre enfance et les gens qui la façonnent. Le récit se lit sans ennui, nous surprend, servi par une écriture évocatrice et précise, jusqu'au dénouement qui interpelle et porte à réfléchir. Une lecture conseillée par votre serviteur !
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            • angelita.manchado Posté le 17 Mars 2015
              Etat de Washington à Loyalty Island. Cal a 14 ans. Son père est peu présent car il navigue en Alaska pour ramener du poisson. Il ne connaît pas bien sa famille. John Gaunt, le riche armateur de Loyalty Island décède. Se pose la question de l’avenir de sa flotte et de son entreprise, surtout que son fils Richard est peu présent. Tous et le père de Cal veulent faire en sorte de conserver leur emploi. Mais Richard annoncera sa décision qui ne plaira pas à tout le monde. Soit ce roman est à relire pour tenter de comprendre les aspirations de l’auteur, soit il est à oublier. En effet, je n’ai pas trop adhéré à l’atmopshère dégagée, à l’histoire. Pourtant, l’auteur ne juge en aucun cas les personnages et leurs décisions, et surtout pas Cal. Pourtant le début semblait prometteur avec les explications de ce lieu, lié à l’océan, à la pêche, à des habitants qui se serrent les coudes. Mais avec la mort du grand patron, ils sont trois à prendre les décisions pour la survie de leur emploi, de leur ville, de leur vie, au détriment, si l’on peut dire des familles. Je n’ai pas compris les décisions de Cal. A... Etat de Washington à Loyalty Island. Cal a 14 ans. Son père est peu présent car il navigue en Alaska pour ramener du poisson. Il ne connaît pas bien sa famille. John Gaunt, le riche armateur de Loyalty Island décède. Se pose la question de l’avenir de sa flotte et de son entreprise, surtout que son fils Richard est peu présent. Tous et le père de Cal veulent faire en sorte de conserver leur emploi. Mais Richard annoncera sa décision qui ne plaira pas à tout le monde. Soit ce roman est à relire pour tenter de comprendre les aspirations de l’auteur, soit il est à oublier. En effet, je n’ai pas trop adhéré à l’atmopshère dégagée, à l’histoire. Pourtant, l’auteur ne juge en aucun cas les personnages et leurs décisions, et surtout pas Cal. Pourtant le début semblait prometteur avec les explications de ce lieu, lié à l’océan, à la pêche, à des habitants qui se serrent les coudes. Mais avec la mort du grand patron, ils sont trois à prendre les décisions pour la survie de leur emploi, de leur ville, de leur vie, au détriment, si l’on peut dire des familles. Je n’ai pas compris les décisions de Cal. A qui veut-il plaire ? Son père ? Même si ce dernier part six mois dans l’année, c’est vers lui qu’il se tourne pour l’informer de ce qui se trame. Cal en veut à sa mère. Il ne lui laisse pas de chance, pensant avoir été abandonné par cette femme, qui ne juge pas son mari mais son départ sonne comme un jugement. Est-ce également parce qu’elle ne s’est pas fait à cette vie, parce qu’elle n’a pas d’amis. Cal lui ressemble de ce côté là. Avec Jamie, les relations sont faussées dès le départ. Jamie comprend très vite, a une autre approche de la situation. Cal, d’ailleurs, se confiera, jugeant ce secret trop lourd à porter pour lui. Il a besoin de quelqu’un pour prendre les décisions car il est tiraillé entre ce qui est juste au niveau de la loi et ce qui lui semble juste pour sa famille et ceux qui vivent dans cette ville. Cal se construit mais cette décision ne semble jamais lui avoir apporté l’apaisement recherché, surtout pour ses années futures, puisqu’il fuit en définitive cet univers. Les enfants semblent faits pour suivre les traces de leurs parents. Prendre la mer, embarquer sur des bateaux pour aller pêcher et ramener du poisson qui les fera vivre les autres mois de l’année. Mais il semble que certains parents retardent ces moments. D’ailleurs, la mère de Cal ne veut pas que son fils suive les traces de son père. Il existe énormément de ressemblances entre Cal et Richard. D’ailleurs, ce dernier, lors de leurs échanges, le lui démontre. Ils ont le même caractère, le même type de père. Richard, sans réelle communication avec son père, a été malheureux. Il semble que pour Cal, cela soit pareil. Son père est un héros, son héros et il veut qu’il le reste. Mais tiraillé entre les envies d’avenir de sa mère pour lui et ce que souhaiterait son père, il ne sais pas quoi choisir. En définitive, la fuite. Cal a donc le choix de se taire ou de parler, d’agir ou de laisser faire, de laisser éclater la vérité ou pas, de se confier ou pas pour que quelqu’un prenne une décision à sa place. Il n’est pas du tout armé. Il lui manque une figure paternelle. Sa mère a été peu présente et il n’a pas tissé de liens forts avec elle. L’a-t-il voulu d’ailleurs ? L’auteur nous décrit parfaitement la vie dure du pêcheur, son travail, son départ et les mois loin de sa famille. Tout cela pour ramener de l’argent et vivre le reste de l’année. Leur travail, dans cette petite communauté, est important. Sans cela, que deviennent-ils ? Rien. Ils n’ont pas la force de recommencer ailleurs. Les questions restent toujours sans réponse. Les gens malgré la peur, l’enfermement, l’état de santé, ne changent pas. Ils restent tels qu’ils sont. Ils diront oui pour satisfaire mais feront, en définitive, ce qu’ils veulent. J’ai été frappée par les odeurs. Tous ceux qui partent se rappellent, où qu’ils soient ces odeurs fortes, faites de poissons, d’essences, d’embruns, de tempêtes… Les odeurs sont vraiment la force du souvenir, heureux ou malheureux.
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            • Bazart Posté le 9 Mars 2015
              Jusqu'où peut on aller pour garder son travail et assurer sa survie ? Cette question se pose aux pêcheurs de Loyalty Island lorsque le propriétaire des bateaux et de tout le matériel meurt, laissant pour unique héritier son fils, qui envisage fortement de se débarrasser de tout en vendant à l'étranger. A quoi vont se résoudre les pêcheurs ? Au meurtre ? Peut etre pire encore ? Le narrateur se trouvera face à un effroyable dilemne que nous ne saurions l'aider à résoudre. Voilà un beau romen, juste et sensible qui parvient parfaitement à sonder les liens pouvant se tisser entre des hommes soumis à de certaines conditions, à une certaine tension. La mer les emportera est un roman passionnant, il nous prouve une fois de plus que derrière chaque honnete homme peut se cacher un bourreau, et que la vie change tout etre humain.
            • dom007 Posté le 31 Octobre 2014
              Il n’est pas facile de faire la critique d’un livre qui ne m’a trop passionnée mais qui ne m’a pas non plus laissé indifférente. Finalement ce qui m’a dérangé-et c’est là le paradoxe- c’est l’atmosphère : tendue, dramatique. Mais le but était sans doute de communiquer au lecteur le malaise des personnages. Ils sont complexes, le climat glacial, le métier de pêcheur rude. Mais aucun d’entre eux n’échangerait sa place. A chaque saison de pêche, ils quittent leur famille pour plusieurs mois. John Gaut, patron de l’entreprise de pêche vient de mourir et son fils Richard hérite de toute sa fortune. C’est sur lui que repose la décision de donner ou non du travail aux pêcheurs. Henri, l’un d’entre eux est très inquiet et va tout faire pour influencer Richard. Mais Cal, son fils devine ses intentions. Quelle va être alors sa décision ? J’ai eu du mal à suivre le déroulement de leurs pensées et bien du mal également à comprendre les états d’âme de la mère qui souvent s’enferme dans son sous-sol avec sa musique. Je remercie les éditions presses de la cité et Babélio qui m’ont permis une nouvelle fois de découvrir un roman que je n’aurais peut –être pas choisi moi-même... Il n’est pas facile de faire la critique d’un livre qui ne m’a trop passionnée mais qui ne m’a pas non plus laissé indifférente. Finalement ce qui m’a dérangé-et c’est là le paradoxe- c’est l’atmosphère : tendue, dramatique. Mais le but était sans doute de communiquer au lecteur le malaise des personnages. Ils sont complexes, le climat glacial, le métier de pêcheur rude. Mais aucun d’entre eux n’échangerait sa place. A chaque saison de pêche, ils quittent leur famille pour plusieurs mois. John Gaut, patron de l’entreprise de pêche vient de mourir et son fils Richard hérite de toute sa fortune. C’est sur lui que repose la décision de donner ou non du travail aux pêcheurs. Henri, l’un d’entre eux est très inquiet et va tout faire pour influencer Richard. Mais Cal, son fils devine ses intentions. Quelle va être alors sa décision ? J’ai eu du mal à suivre le déroulement de leurs pensées et bien du mal également à comprendre les états d’âme de la mère qui souvent s’enferme dans son sous-sol avec sa musique. Je remercie les éditions presses de la cité et Babélio qui m’ont permis une nouvelle fois de découvrir un roman que je n’aurais peut –être pas choisi moi-même ainsi qu’un nouvel auteur.
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