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            La mer

            Robert Laffont
            EAN : 9782221130223
            Façonnage normé : EPUB2
            DRM : DRM Adobe
            La mer

            Michéle ALBARET-MAATSCH (Traducteur)
            Collection : Pavillons
            Date de parution : 13/09/2012

            « Anna est morte avant l'aube. À dire vrai, je n'étais pas là quand c'est arrivé. J'étais allé sur le perron de la clinique respirer à fond l'air noir et lustré du matin. Et pendant ce moment si calme, si lugubre, j'ai repensé à un autre moment, des années auparavant,...

            « Anna est morte avant l'aube. À dire vrai, je n'étais pas là quand c'est arrivé. J'étais allé sur le perron de la clinique respirer à fond l'air noir et lustré du matin. Et pendant ce moment si calme, si lugubre, j'ai repensé à un autre moment, des années auparavant, dans l'eau, ce fameux été à Ballymoins. J'étais allé nager tout seul, je ne sais pas pourquoi, ni où Chloé et Myles étaient passés ; sans doute étaient-ils partis quelque part avec leurs parents, ce devait être une des dernières balades qu'ils ont faites ensemble, la toute dernière peut-être. »

            Après la mort de sa femme, Max se réfugie dans le petit village du bord de mer où, enfant, il vécut l'été qui allait façonner le reste de son existence. Assailli par le chagrin, la colère, la douleur de la vie sans Anna, Max va comprendre ce qui s'est vraiment produit, cet été-là. Comprendre pourquoi « le passé cogne en lui, comme un second coeur ».

            « John Banville est l'un des plus grands écrivains de langue anglaise. Captivant de bout en bout, profondément émouvant, extrêmement pénétrant, La Mer est son chef-d'oeuvre. » Synopsis
            « L'un des meilleurs romans, et des plus humains, de ces dernières années. » The Observer

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            EAN : 9782221130223
            Façonnage normé : EPUB2
            DRM : DRM Adobe
            Robert Laffont

            Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

            • Aouan Posté le 1 Juillet 2018
              Même lu en anglais, j’ai été saisi par l’atmosphère de ce livre qui est un long récit des sensations de l'auteur entre son enfance et aujourd’hui, la question du sens de la vie entre l’amour et la mort. Il ne se passe quasiment rien avant la fin et pourtant on est pris, attirés par les protagonistes d’hier et d’aujourd’hui qui nous deviennent aussi proche que l’auteur dont on partage les tourments. Un beau livre sur la vie qui va qui n’apporte pas de réponse mais qui nous a fait partager un moment d’humanité.
            • JMLire17 Posté le 4 Août 2017
              John Banville nous entraîne dans les souvenirs et la détresse de Max qui ne se remet pas du décès de sa femme Anna, il est revenu vivre aux Cèdres, une propriété dans laquelle il a des souvenirs d'enfance, il y a fréquenté la famille Grace, qui l'a fasciné, qui lui a offert ses premiers émois, mais dont la vie au bord de mer a basculé. Les moments que Max a vécu avec les Grace, ceux de l'agonie de sa femme, ceux des dernières rencontres avec sa fille et ceux qu'il vit dans sa vie présente, alternent dans sa mémoire brouillée par le chagrin. Les jours heureux, les jours de peines, tous se bousculent autour d'un personnage omniprésent: la mer.
            • le_Bison Posté le 17 Mars 2017
              Mélancolique, Max retourne vers son passé. Il revoit les courbes de Grace, son premier fantasme, comme d’autres trouvent la paix dans les élans de la mer. Le vent fouette le visage de cet homme, caban noir col remonté jusqu’aux oreilles, le regard absent, il fixe l’au-delà, derrière les vagues. Ces vagues qui se projettent en avant, des rouleaux compresseurs qui déchirent le sable. Les nuages s’amoncellent à l’horizon, affichant une barrière infranchissable. Derrière lui, les falaises de granite s’élèvent vers les cieux et les Dieux. Le bruit se fait assourdissant entre la mer sauvage qui fulmine de sa vapeur et de sa rage, entre les cailloux qui glissent de la falaise pour s’éventrer une centaine de mètres plus bas se fracassant contre la paroi comme les corps plongeant des suicidés. L’homme porte toujours le regard au loin. Un regard fixe qui contemple autant sa vie que sa dérive. Mélancolique, on peut le dire. Il revoit son passé, premier amour et ses vacances, au bord de ces falaises irlandaises. Sa femme vient de mourir, il a besoin de se replonger dans les souvenirs, seuls instants qui le tiennent encore hors de l’eau. Jusqu’à quand ? Alors la mélancolie, cela le connait, la tristesse... Mélancolique, Max retourne vers son passé. Il revoit les courbes de Grace, son premier fantasme, comme d’autres trouvent la paix dans les élans de la mer. Le vent fouette le visage de cet homme, caban noir col remonté jusqu’aux oreilles, le regard absent, il fixe l’au-delà, derrière les vagues. Ces vagues qui se projettent en avant, des rouleaux compresseurs qui déchirent le sable. Les nuages s’amoncellent à l’horizon, affichant une barrière infranchissable. Derrière lui, les falaises de granite s’élèvent vers les cieux et les Dieux. Le bruit se fait assourdissant entre la mer sauvage qui fulmine de sa vapeur et de sa rage, entre les cailloux qui glissent de la falaise pour s’éventrer une centaine de mètres plus bas se fracassant contre la paroi comme les corps plongeant des suicidés. L’homme porte toujours le regard au loin. Un regard fixe qui contemple autant sa vie que sa dérive. Mélancolique, on peut le dire. Il revoit son passé, premier amour et ses vacances, au bord de ces falaises irlandaises. Sa femme vient de mourir, il a besoin de se replonger dans les souvenirs, seuls instants qui le tiennent encore hors de l’eau. Jusqu’à quand ? Alors la mélancolie, cela le connait, la tristesse aussi. Cette histoire est triste à l’image de sa vie. Putain de vie. Il se sert une bouteille de whisky, un rouge gorge par exemple, au coin de la cheminée, les volets clos signes que sa vie est derrière lui, maintenant. Mélancolique, le silence plongé dans son regard, le regard plongé dans la mer, les noyés plongés dans la mer. Il aime ce silence, un silence imperturbable de ses pensées face à l’immensité de la mer, l’infini de l’horizon, ce ciel lourd qui se mêle au bleu foncé de la mer. Les vagues se déchiquettent contre lui, mais son silence reste constant, ligne de conduite, ligne de fuite. Sa vie n’a été que silence face à l’adversité de sa vie. Il garde en lui cette rage qui le compose depuis des années. La perte de sa femme ne fait qu’accentuer son mal-être, se demandant pourquoi elle et pourquoi pas lui. Il voudrait prendre sa place, en silence. S’enfoncer dans la mer, nager le plus loin possible, s’enfoncer dans la nuit, dans l’eau, froide et noire. Les vagues affluent, elles déchirent la côte, elles assomment les âmes. Face à elles, sa vie plonge dans un silence lourd dont il ne peut plus s’échapper. En regardant la mer, en écoutant son silence, il a senti que sa vie était derrière lui. Il n’attend plus rien. Il n’est plus homme. Juste un type reclus dans son silence avec sa flasque de whisky dans sa poche. Il garde en lui ses souvenirs, ses instants heureux, ses silences pour une autre vie. Son passé, c’est maintenant sa vie, celui qui le fera vivre encore un peu, pendant qu’il marche le long des falaises, face au soleil couchant, avec toujours cette pointe d’envie de rejoindre à la nage l’astre qui illumina son cœur.
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            • ClarenceM Posté le 16 Février 2017
              Un homme perd sa femme atteinte d'un cancer de l'estomac et choisit comme cadre funeste de cette dernière retraite, le hameau de villégiature de son enfance. Un enfant délaissé par ses parents trouve refuge le temps des vacances dans une famille avec des enfants de son âge et une mère dont la voluptueuse silhouette maternelle constituera la base de ses premiers émois amoureux. Ces deux récits se développent en parallèle et ont pour narrateur une seule et même personne, à des différentes périodes de sa vie. Le procédé, s'il semble assez bien marcher dans l'ensemble, donne parfois lieu à des imbrications surprenantes. Par exemple le romancier décrit l'agonie de sa femme sur son lit de mort puis évoque aussitôt après son dépucelage avec la fille de la femme bedonnante et sensuelle. Sans avoir l'air de rien, avec un style dépouillé et une plume approximative (le narrateur cherche ses mots, nomme sans certitude, ne dévoile rien et tâtonne plus qu'il ne dirige son propos), John Banville raconte son histoire crûment et ne cherche à épargner personne. Sa fille est décrite d'une manière peu avantageuse, sa femme fait des photographies qu'il méprise. Je n'ai malheureusement pas réussit à savoir si le récit traite... Un homme perd sa femme atteinte d'un cancer de l'estomac et choisit comme cadre funeste de cette dernière retraite, le hameau de villégiature de son enfance. Un enfant délaissé par ses parents trouve refuge le temps des vacances dans une famille avec des enfants de son âge et une mère dont la voluptueuse silhouette maternelle constituera la base de ses premiers émois amoureux. Ces deux récits se développent en parallèle et ont pour narrateur une seule et même personne, à des différentes périodes de sa vie. Le procédé, s'il semble assez bien marcher dans l'ensemble, donne parfois lieu à des imbrications surprenantes. Par exemple le romancier décrit l'agonie de sa femme sur son lit de mort puis évoque aussitôt après son dépucelage avec la fille de la femme bedonnante et sensuelle. Sans avoir l'air de rien, avec un style dépouillé et une plume approximative (le narrateur cherche ses mots, nomme sans certitude, ne dévoile rien et tâtonne plus qu'il ne dirige son propos), John Banville raconte son histoire crûment et ne cherche à épargner personne. Sa fille est décrite d'une manière peu avantageuse, sa femme fait des photographies qu'il méprise. Je n'ai malheureusement pas réussit à savoir si le récit traite de faits réels mais l'auteur fait preuve d'une sincérité et d'un courage qui force l'admiration.
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            • Rhodopsine Posté le 7 Novembre 2016
              Défi ABC 2016-2017 Défi Atout prix Le titre dit tout: le personnage principal n'est ni le narrateur, ni sa défunte épouse, ni Rosie, l'intrigue n'est pas (seulement) celle qui se dévoile au fil des pages. Non, l'essentiel de ce roman, c'est bien la mer. La mer et les marées, la mer et sa menace, la mer et sa beauté, la mer et ses bruits. Après la mort de sa femme, Max revient sur les lieux de son enfance, d'un été en particulier. Il s'est lié avec une famille voisine: deux enfants, faux jumeaux, une jeune gouvernante et les parents. Tout se passe bien, presque. John Banville saisit délicatement les petits riens qui rompent l'harmonie apparente, une femme endormie, une jeune fille un peu trop éloignée, une confidence inattendue. Et le drame que l'on sent arriver n'est pas celui qu'on croit. Un roman à déguster doucement, d'une grande sensibilité, qui donne envie de découvrir les autres livres de l'auteur.
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