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Robert Laffont
EAN : 9782221112854
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

La Mère

Date de parution : 30/09/2010

Née en Vendée dans les années vingt, orpheline à sept ans... Son destin est tout tracé : elle sera épouse et mère, soumise à la volonté de Dieu.
Sa vie, déjà difficile, devient un véritable calvaire quand on la marie, trop jeune, à un homme sournois et cruel. Comme il est...

Née en Vendée dans les années vingt, orpheline à sept ans... Son destin est tout tracé : elle sera épouse et mère, soumise à la volonté de Dieu.
Sa vie, déjà difficile, devient un véritable calvaire quand on la marie, trop jeune, à un homme sournois et cruel. Comme il est d'usage dans la France de cette époque, ses souffrances resteront muettes, étouffées par le conformisme social et la rigueur religieuse. Face aux épreuves, elle opposera toujours une force extraordinaire - puisée dans l'amour total qu'elle porte à ses treize enfants et dans sa foi absolue en Dieu.
En retraçant cet itinéraire, proche par bien des côtés d'un chemin de croix, Yves Viollier a surtout voulu rendre hommage au courage et à la détermination dont savent souvent faire preuve les êtres humains les plus démunis.

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EAN : 9782221112854
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • CDemassieux Posté le 3 Octobre 2020
    Son vieil ami, le curé Papillon, dit un jour ceci à Reine : « Vous semez dans les larmes. Ceux qui sèment dans les larmes moissonnent en chantant… » Cette petite vendéenne lumineuse de vie et d’amour, empêchée de devenir religieuse pour ensuite enseigner, mariée finalement à un tyran ordinaire qui décidera de l’exiler, elle et ses treize enfants, en Charente, et l’isoler définitivement de sa famille, en versera des larmes durant cette vie de labeur et de peu de joies, sinon celle d’aimer malgré le poids d’un destin contraire. Avec des mots évidents, qui ne s’envolent pas dans le lyrisme facile, Yves Viollier raconte un chemin de Croix ; celui d’une sainte anonyme dont le miracle sera de répandre cet amour dont elle est pleine et qu’elle reçoit si peu en retour de la part d’un mari vaniteux, cruel et égoïste, qui, malgré les soins déployés par sa femme, la rudoie jusqu’au bout, jouissant du spectacle de son humiliation. Pauvre Reine, « qui ne demandait [à ce mari] qu’un peu plus de délicatesse et de tendresse pour s’abandonner davantage. Elle frissonnait de voir ses prunelles zébrées d’éclairs qui ressemblaient à de la haine. » Et pourtant : « Elle... Son vieil ami, le curé Papillon, dit un jour ceci à Reine : « Vous semez dans les larmes. Ceux qui sèment dans les larmes moissonnent en chantant… » Cette petite vendéenne lumineuse de vie et d’amour, empêchée de devenir religieuse pour ensuite enseigner, mariée finalement à un tyran ordinaire qui décidera de l’exiler, elle et ses treize enfants, en Charente, et l’isoler définitivement de sa famille, en versera des larmes durant cette vie de labeur et de peu de joies, sinon celle d’aimer malgré le poids d’un destin contraire. Avec des mots évidents, qui ne s’envolent pas dans le lyrisme facile, Yves Viollier raconte un chemin de Croix ; celui d’une sainte anonyme dont le miracle sera de répandre cet amour dont elle est pleine et qu’elle reçoit si peu en retour de la part d’un mari vaniteux, cruel et égoïste, qui, malgré les soins déployés par sa femme, la rudoie jusqu’au bout, jouissant du spectacle de son humiliation. Pauvre Reine, « qui ne demandait [à ce mari] qu’un peu plus de délicatesse et de tendresse pour s’abandonner davantage. Elle frissonnait de voir ses prunelles zébrées d’éclairs qui ressemblaient à de la haine. » Et pourtant : « Elle ne désespérait pas de l’amadouer, avec l’aide de l’amour de Dieu. » Un mari qui se croit souverain chez lui au point d’agenouiller physiquement ses enfants en signe de soumission à sa personne, lorsque Reine leur demande de le faire seulement pour prier et jamais sur le ton de l’injonction mais celui de l’invitation humble à demander le secours de plus haut que soi. Roman de la terre et du Ciel, pourrait-on dire à propos de La Mère. Parce que si l’ici-bas est dur, la promesse de l’au-delà n’en est que plus grande. Et n’y voyons là aucune bigoterie, car l’auteur n’est pas un juge austère mais bel et bien un vivant qui sait le poids de la vie. La Mère d’Yves Viollier est un récit de l’adversité, certes, mais il est aussi un hymne à l’abnégation maternelle ; abnégation qui sera récompensée par le souvenir intergénérationnel, cette immortalité terrestre… Certains y verraient un récit de la servitude ; ce qui serait une erreur, car l’espérance habite l’âme de cette mère dévouée, résumée tout entière dans cette phrase : « Reine s’est toujours voulu une servante. Elle n’a jamais pris le chemin des grandeurs. Elle n’a vécu que pour le bonheur des autres, entièrement donnée à sa famille, à ses voisins, à ce petit monde qui était le sien et le nôtre ? » Reine aurait sûrement aimé ces vers de Louis Aragon, si merveilleusement chantés par Jean Ferrat : « La souffrance enfante les songes / Comme la ruche les abeilles / L’homme crie où son fer le ronge / Et sa plaie engendre un soleil / Plus beau que les anciens mensonges. »
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  • ADAMSY Posté le 7 Janvier 2018
    La vie d'une femme entre les deux guerres. Elle a accouché de 13 enfants et s'est dévouée toute sa vie à sa famille, corps et âme. Elle a subi le harcèlement d'un mari qui n'avait pas de limites, était trop ambitieux. La misère était souvent au rendez-vous mais jamais elle ne s'est plainte ou découragée. Une écriture simple mais beaucoup d'émotions à la fin du roman.
  • CocoetYvette Posté le 10 Mai 2017
    Quel plus beau mot que celui de MAMAN ? Riche ou Pauvre une maman est la chose la plus importante dans une vie. Alors oui parfois vous trouverez Reine un peu trop passive, soumise mais elle est avant tout non pas une mère mais une MAMAN. Un roman plein de tendresse et d'émotions.
  • BATON Posté le 26 Juillet 2016
    TRES BIEN !!
  • Marigold Posté le 31 Décembre 2012
    J'ai lu ce petit livre d'une traite, j'ai bien accroché. Pourtant, à la longue, la passivité, la résignation de Reine, m'ont un peu énervé. Mais la foi et l'amour de cette femme, m'as fait un peu oublier cela. Le dernier paragraphe, m'a carrément mis la larme à l’œil et m'a fait finir le livre sur un bon sentiment. Un bel hommage à l'amour maternel.
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