Lisez! icon: Search engine
Presses de la cité
EAN : 9782258163010
Façonnage normé : EPUB3
DRM : DRM Adobe

La Passagère du Saint-Louis

Valérie BOURGEOIS (Traducteur)
Date de parution : 19/09/2019
Le bouleversant périple d’une jeune fille et de sa famille, en quête d’une terre d’accueil
Berlin, 1939. Avant que l’Europe plonge dans le chaos, Hannah Rosenthal, douze ans, avait une vie de rêve. À présent, après avoir vu de menaçants drapeaux envahir les rues et assisté à la longue descente aux enfers des siens, elle erre en ville en compagnie de son ami Leo. Survivant... Berlin, 1939. Avant que l’Europe plonge dans le chaos, Hannah Rosenthal, douze ans, avait une vie de rêve. À présent, après avoir vu de menaçants drapeaux envahir les rues et assisté à la longue descente aux enfers des siens, elle erre en ville en compagnie de son ami Leo. Survivant tant bien que mal, les deux adolescents et leurs familles cherchent à quitter le Reich par tous les moyens. L’espoir renaît bientôt sous la forme du Saint-Louis, un paquebot transatlantique faisant route vers Cuba, sur lequel ils embarquent, avec de nombreux autres juifs. Mais, au fil de la traversée, les portes se ferment les unes après les autres au nez des exilés, et Hannah comprend que le navire auquel ils doivent leur salut pourrait bien les conduire à leur perte...
New York, 2014. Le jour de son douzième anniversaire, Anna Rosen reçoit un paquet en provenance de Cuba, dont le contenu la pousse à se rendre à La Havane…

Inspirée de faits réels et entrelaçant deux époques, La Passagère du Saint-Louis met en lumière une terrible odyssée, à l’aube de la Seconde Guerre mondiale. Et puisque l’Histoire ne cesse de se répéter, l’auteur nous offre une ode poignante et nécessaire à la liberté et à la solidarité.
Lire la suite
En lire moins
EAN : 9782258163010
Façonnage normé : EPUB3
DRM : DRM Adobe

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • YsaM Posté le 24 Mars 2020
    Je ne connaissais absolument pas l'histoire du Saint-Louis que je découvre grâce à ce magnifique roman d'Armando Lucas Correa, dont c'est le premier livre. Berlin, 1939, la drôle de guerre comme on l'appelle, sauf que pour les juifs elle a déjà commencé depuis longtemps, sous différentes formes. C'est là que vit la famille Rosenthal, ils occupent un appartement dans une grande bâtisse dont ils sont les propriétaires depuis bien longtemps. Hannah nous raconte son histoire, celle d'une petite fille juive de 12 ans qui vit une vie de rêve avec son meilleur ami Léo et qui ne pensait pas qu'elle pourrait,  un jour, être pourchassée et traitée de vermine à cause de sa religion. La nuit de Cristal (novembre 1938) a été violente. Chaque jour, de nouvelles restrictions font leur apparition  et le père d'Hannah, -éminent professeur à l'université qui est privé de son emploi-,  comprend qu'en restant à Berlin ils risquent leur vie. Il décide de quitter le pays et prépare le départ de sa famille ainsi que celui de son comptable et ami, qui sera accompagné de son fils Léo, et quand il est arrêté par les nazis et emprisonné, ce besoin de quitter l'Allemagne s'accélère, c'est la mère d'Hannah qui... Je ne connaissais absolument pas l'histoire du Saint-Louis que je découvre grâce à ce magnifique roman d'Armando Lucas Correa, dont c'est le premier livre. Berlin, 1939, la drôle de guerre comme on l'appelle, sauf que pour les juifs elle a déjà commencé depuis longtemps, sous différentes formes. C'est là que vit la famille Rosenthal, ils occupent un appartement dans une grande bâtisse dont ils sont les propriétaires depuis bien longtemps. Hannah nous raconte son histoire, celle d'une petite fille juive de 12 ans qui vit une vie de rêve avec son meilleur ami Léo et qui ne pensait pas qu'elle pourrait,  un jour, être pourchassée et traitée de vermine à cause de sa religion. La nuit de Cristal (novembre 1938) a été violente. Chaque jour, de nouvelles restrictions font leur apparition  et le père d'Hannah, -éminent professeur à l'université qui est privé de son emploi-,  comprend qu'en restant à Berlin ils risquent leur vie. Il décide de quitter le pays et prépare le départ de sa famille ainsi que celui de son comptable et ami, qui sera accompagné de son fils Léo, et quand il est arrêté par les nazis et emprisonné, ce besoin de quitter l'Allemagne s'accélère, c'est la mère d'Hannah qui prend les choses en mains et gère les formalités du départ. Le père d'Hannah est libéré aux conditions de partir dans les 6 mois et de laisser leur immeuble  ainsi que tous leurs biens aux Allemands. Il s'exécute et le 13 mai 1939 la famille Rosenthal embarque sur le Saint-Louis, direction Cuba où ils devraient s'installer avant d'obtenir ensuite, un visa pour les USA. Hannah nous embarque avec elle dans cette longue traversée de l'Atlantique, avec des rêves et des espoirs, des souvenirs aussi et cette peur qui les tenaille même s'ils sont loin du troisième reich et des persécutions. Quand le paquebot accoste à la Havane et que les passagers ne sont pas autorisés à débarquer, l'histoire prend une autre tournure dramatique qui changera le cours des vies.  En parallèle on fait la connaissance d'Anna Rosen, nous sommes en 2014, elle vit à New-York et n'a jamais connu son père. Un matin elle reçoit un courrier qui vient de la famille de son géniteur, dans l'enveloppe des photos dont une qui attire particulièrement son attention, 1939, une jeune fille de son âge, sur un paquebot dénommé le "Saint-Louis" qui lui ressemble étrangement.  Les deux époques s'entremêlent sans jamais nous perturber. Il y a Hannah et Anna, deux destins différents mais qui ont forcément quelque chose en commun. L'auteur nous dévoile les lignes de l'histoire doucement mais sûrement.  Anna finit par quitter New-York pour se rendre à la Havane et découvrir ses racines et cette famille qu'elle ne connaît pas. Ce roman est bouleversant, rempli d'amour et d'humanité malgré la noirceur de cette guerre qui a chamboulé et détruit tant de destins. La transmission et les racines familiales y prennent tout leur sens, parce que pour savoir où l'on va il faut aussi savoir d'où l'on vient.  Ces révélations seront importantes pour Anna, elles l'aideront à grandir et s'épanouir. Hannah semblera quant à elle délivrée d'un poids, parce qu'une bonne partie de l'histoire repose sur ses frêles épaules et qu'un moment donné, quand le fardeau est trop lourd à porter, il faut enfin le poser. Un beau coup de coeur pour ce livre qui est un récit historique dont peu connaissent l'histoire, parce que cette épopée du Saint-Louis n'est pas mentionnée dans les livres et ne figure pas non plus dans les archives nationales cubaines.
    Lire la suite
    En lire moins
  • Valmyvoyou_lit Posté le 11 Mars 2020
    Berlin, en 1939. Les Ogres sont dans la ville et la famille Rosenthal comprend qu’il leur faut fuir. Les Ogres, ce sont eux qui ont détruit toutes les vitrines, une nuit de novembre, ce sont eux qui veulent prendre les biens des Juifs, ce sont eux qui arrêtent ces derniers. La petite Hannah, âgée de douze ans, est blonde, elle a même été, en première page du magazine de propagande des Ogres : « Das Deutsche Mädel » (La fille allemande). Oui, mais elle est Juive, il faut partir. Son ami, Léo, qui a les oreilles qui traînent partout, a entendu leurs parents respectifs parler de Cuba. Le temps d’attente pour entrer aux Etats-Unis est très long, aussi l’île des Caraïbes serait une étape. Cuba, qui est prêt à accueillir les réfugiés, sous certaines conditions financières, représente l’espoir de ceux qui ont de l’argent. Les deux familles montent à bord du Saint-Louis. Sur ce paquebot, Hannah et Léo vivent des moments heureux, sans se douter que la politique d’accueil de Cuba est en train d’évoluer. Au moment de débarquer, les exilés Juifs, malgré les sommes payées, découvrent que le gouvernement cubain refuse de les recevoir. Seuls quelques-uns sont sauvés et des... Berlin, en 1939. Les Ogres sont dans la ville et la famille Rosenthal comprend qu’il leur faut fuir. Les Ogres, ce sont eux qui ont détruit toutes les vitrines, une nuit de novembre, ce sont eux qui veulent prendre les biens des Juifs, ce sont eux qui arrêtent ces derniers. La petite Hannah, âgée de douze ans, est blonde, elle a même été, en première page du magazine de propagande des Ogres : « Das Deutsche Mädel » (La fille allemande). Oui, mais elle est Juive, il faut partir. Son ami, Léo, qui a les oreilles qui traînent partout, a entendu leurs parents respectifs parler de Cuba. Le temps d’attente pour entrer aux Etats-Unis est très long, aussi l’île des Caraïbes serait une étape. Cuba, qui est prêt à accueillir les réfugiés, sous certaines conditions financières, représente l’espoir de ceux qui ont de l’argent. Les deux familles montent à bord du Saint-Louis. Sur ce paquebot, Hannah et Léo vivent des moments heureux, sans se douter que la politique d’accueil de Cuba est en train d’évoluer. Au moment de débarquer, les exilés Juifs, malgré les sommes payées, découvrent que le gouvernement cubain refuse de les recevoir. Seuls quelques-uns sont sauvés et des familles sont séparées. Le Commandant Schröder demande l’asile aux Etats-Unis et au Canada qui refusent. Le paquebot et 906 passagers sont obligés de répartir en Europe, là où règnent les ogres. 2014. Anna Rosen, âgée de douze ans, est orpheline de père. Un jour, elle reçoit un paquet d’une femme qui a été importante dans la vie de ce dernier. Il provient de La Havane. Avec sa mère, elle fait le voyage et remonte le passé familial. Le récit est une alternance entre 1939 et 2014. Deux petites filles de douze ans, Hannah et Anna, racontent leur histoire. La folie des hommes a eu un impact sur leur existence à toutes les deux. La passagère du Saint-Louis est inspirée de faits réels[…] La suite sur mon blog
    Lire la suite
    En lire moins
  • Melpomene125 Posté le 29 Janvier 2020
    La Passagère du Saint-Louis est un roman tragique et bouleversant. L’histoire d’Hannah m’a beaucoup touchée, ainsi que celle de son homonyme américaine et contemporaine, Anna. Deux petites filles de douze ans que soixante-quinze années séparent. Soixante-quinze ans de souffrance pour l’une, seulement douze pour l’autre, s’il est possible de s’exprimer ainsi. Hannah avait douze ans en 1939, Anna en 2014. Deux petites filles qui souffrent pour des raisons différentes et dont la route va se croiser. Quel est ce lien qui unit leurs destins tourmentés ? J’ai deviné la réponse au fil des pages de ce roman qui m’a captivée et émue tant l’histoire racontée est poignante. J’ai découvert La Passagère du Saint-Louis grâce à une critique émouvante de mon ami babeliote Kielosa. Je m’attendais donc à une histoire forte mais j’ai été touchée par ce roman au-delà de ce que j’imaginais en le commençant. Je ne connaissais pas la tragédie des passagers du Saint-Louis et de leur capitaine Gustav Schröder. Passionnée d’Histoire mondiale récente, j’ai eu envie de lire ce livre qui la fait sortir de l’oubli. La honte qui pèse sur les pays concernés (Cuba, les États-Unis et le Canada) explique peut-être ce silence, de même que le désir... La Passagère du Saint-Louis est un roman tragique et bouleversant. L’histoire d’Hannah m’a beaucoup touchée, ainsi que celle de son homonyme américaine et contemporaine, Anna. Deux petites filles de douze ans que soixante-quinze années séparent. Soixante-quinze ans de souffrance pour l’une, seulement douze pour l’autre, s’il est possible de s’exprimer ainsi. Hannah avait douze ans en 1939, Anna en 2014. Deux petites filles qui souffrent pour des raisons différentes et dont la route va se croiser. Quel est ce lien qui unit leurs destins tourmentés ? J’ai deviné la réponse au fil des pages de ce roman qui m’a captivée et émue tant l’histoire racontée est poignante. J’ai découvert La Passagère du Saint-Louis grâce à une critique émouvante de mon ami babeliote Kielosa. Je m’attendais donc à une histoire forte mais j’ai été touchée par ce roman au-delà de ce que j’imaginais en le commençant. Je ne connaissais pas la tragédie des passagers du Saint-Louis et de leur capitaine Gustav Schröder. Passionnée d’Histoire mondiale récente, j’ai eu envie de lire ce livre qui la fait sortir de l’oubli. La honte qui pèse sur les pays concernés (Cuba, les États-Unis et le Canada) explique peut-être ce silence, de même que le désir de ne plus en parler des survivants afin de pouvoir avancer, tenter de tourner la page. En novembre 1938, après « la nuit de cristal », où les commerces juifs sont attaqués et les citoyens allemands de confession juive battus, arrêtés voire tués, les parents d’Hannah comprennent que l’heure est grave, leur vie est menacée, ils sont indésirables, désignés comme de la vermine, il faut tenter de fuir et acheter des capsules de cyanure, au cas où… pour mourir avec dignité, ne pas laisser le bourreau vous déshumaniser, choisir, affirmer son ultime liberté face à la cruauté de certains êtres humains qui ont pris le pouvoir et érigent de nouvelles lois... Hannah, du haut de ses douze ans, perçoit les nazis au gouvernement comme des « Ogres », c’est ainsi qu’elle les nomme. Du plus profond de son cœur, elle désire vivre une vie normale mais devine que ce n’est pas possible, qu’elle n’a pas le choix. Armando Lucas Correa n’a pas choisi cet âge au hasard. Douze ans, c’est l’âge où l’on est encore enfant tout en comprenant les horreurs et les abjections du monde des adultes, l’infâme marchandage dont ses parents sont les victimes. S’ils avaient été pauvres, les Ogres les auraient tués tout de suite mais ils ont un appartement, des immeubles etc. S’ils cèdent leurs biens, peut-être auront-ils la vie sauve, ils ont en tout cas le droit d’embarquer sur le Saint-Louis, censé les amener à Cuba. Ils doivent payer aussi le prix du billet retour, alors qu’ils ne sont pas censés revenir… Tant d’ignominie soulève le cœur ! Que Cuba, les États-Unis et le Canada aient fermé la porte à ces désespérés, promis à une mort certaine, qui erraient dans l’Océan Atlantique, avec pour seule protection le capitaine du navire, ne les honore pas. Il aura fallu attendre 2009 aux États-Unis et 2011 au Canada pour que cette tragédie honteuse sorte de l’ombre. La Grande-Bretagne, la Belgique et la France avaient finalement accueilli ces exilés politiques. Ceux qui ont débarqué en France ont été raflés et déportés le 16 juillet 1942, lors de la rafle du Vel’ d’Hiv’, organisée par la gendarmerie française en collaboration avec les autorités allemandes nazies de l’Occupation. « Tant pis si tout ce que nous avons souffert est oublié. Ça ne m’intéresse pas de me souvenir », dit Hannah. Cette phrase résume assez bien la douleur des survivants et la réponse à la louable proposition du Secrétaire d’État américain, en 2012, qui les invita dans ses bureaux afin qu’ils puissent raconter leur histoire. Armando Lucas Correa, journaliste et écrivain cubain qui vit à Manhattan, dédie ce roman à ses trois enfants et à deux passagers du Saint-Louis qui avaient l’âge de ses enfants lorsqu’ils ont embarqué dans le port de Hambourg en 1939: Judith Köppel Steel et Herbert Karliner. C’est sa grand-mère qui lui a parlé la première lorsqu’il était lui-même enfant de cette tragédie. Ils avaient un voisin juif, injustement surnommé « le nazi » car il venait d’Allemagne. Ce roman poignant ne parle pas que de cette traversée. Il est riche de plusieurs thèmes, au-delà de la souffrance et du deuil, il évoque aussi l’amour d’une fille pour son père disparu, les rêves que nous faisons, comme Hannah et son ami Leo, pour tenter de faire face à l’indicible et l’horreur, les promesses qui donnent du courage, les stratagèmes que nous mettons en place pour affronter les rudesses de l’existence, comme lorsque Anna parle à la photo de son père et s’imagine qu’il est toujours là, vivant peut-être sur une île, Cuba… Armando Lucas Correa est un humaniste qui analyse bien le drame de l’exil, l’écart qui se creuse entre les générations, entre ceux qui vivent dans le passé et ceux qui ne l’ont pas connu et ne se considèrent plus comme des exilés mais comme des citoyens à part entière du pays d’accueil. Lorsque Gustavo, le frère d’Hannah, s’engage dans la révolution cubaine, Alma, sa mère, ne le comprend pas. De quoi se mêle-t-il ? Elle n’y voit qu’un éternel retour de la violence et un nouveau pouvoir qui désigne lui aussi « les indésirables », la « vermine », cette fois-ci non sur des critères raciaux ou physiques mais intellectuels, il faut rééduquer leur esprit dans des camps. Gustavo ne comprend pas l’immobilisme de sa mère et de sa sœur. Dans ce roman, j’ai découvert les persécutions dont les témoins de Jéhovah avaient été victimes, aussi bien pendant la Seconde Guerre mondiale, où, dans les camps, ils portaient un triangle violet, qu’après la révolution cubaine où leur religion n’était pas autorisée. Armando Lucas Correa, en suivant Hannah sur plusieurs générations, de 1939 à 2014, donne une portée à la fois universelle et contemporaine à son roman. L’Histoire n’est-elle qu’un perpétuel recommencement ? Combien de temps encore des enfants devront souffrir à cause de la violence, de la guerre, de la désignation de « l’ennemi à abattre », des « indésirables », de la « vermine » et des manipulations qui consistent à persuader des désespérés que s’ils éliminaient telle cible, tout irait ensuite beaucoup mieux. Ce roman m’a beaucoup touchée et je me souviendrai longtemps du final poignant qui m’a fait méditer : pourquoi tant de vies gâchées ?
    Lire la suite
    En lire moins
  • Koala589 Posté le 3 Décembre 2019
    « Plus personne n’entendait mes propres pleurs. Plus personne ne s’en souciait. Papa me disait que j’étais forte. Que je survivrais quoi qu’il advienne. Contrairement à maman. La douleur la rongeait intérieurement et elle était comme une enfant dans une maison où la lumière du jour n’avait plus droit de cité. Cela faisait quatre mois qu’elle sanglotait tous les soirs – depuis ce jour où les rues de la ville s’étaient couvertes de verre brisé et emplies d’une odeur pestilentielle de poudre, de métal et de fumée, destinée à durer. C’était à ce moment-là que mes parents avaient commencé à planifier notre fuite. Ils avaient décidé qu’on abandonnerait l’appartement dans lequel j’étais née et m’avaient interdit d’aller à l’école, où plus personne ne m’aimait. Après ça, papa m’avait offert mon second appareil photo. Pour que tu puisses sortir du labyrinthe grâce aux photos que tu prendras sur ton chemin, comme Ariane avec son fil, avait-il murmuré ce jour-là. » Voilà un extrait ed ce très beau livre écrit par Armando Lucas Correa, un écrivain doté d'une belle plume.
  • lyanea Posté le 2 Novembre 2019
    Merci aux Presses de la Cité de m’avoir permis de découvrir un livre, un auteur et une tragédie liée aux atrocités de la seconde guerre mondiale ; ces tragédies qui, malheureusement, se renouvellent autour des réfugiés et qui se noient dans les eaux de l’indifférence, au pied des murs du silence. Je n’avais pas prévu de lire un roman d’une telle intensité mais je n’ai pas pu abandonner les deux Hannah – Anna ; c’était le moins que je puisse faire face aux drames de cette famille juive que l’on suit de 1939 à 2014. J’avoue avoir été un peu perdue entre les différents chapitres qui mélangeaient les époques et les personnages mais cela ne pouvait qu’être le terreau idéal pour faire pousser l’incompréhension face aux destins malmenés et brisés des familles riches qui passaient sans vouloir y croire du paradis à l’enfer. Même si ce roman est une fiction, on lit bien en filigrane l’odyssée tragique du Saint-Louis qui avait embarqué 899 passagers en 1939 pour les amener à Cuba, en attendant de pouvoir leur laisser poser le pied sur le sol américain dont le gouvernement ne les acceptait que dans la limite des « quotas ». J’ai... Merci aux Presses de la Cité de m’avoir permis de découvrir un livre, un auteur et une tragédie liée aux atrocités de la seconde guerre mondiale ; ces tragédies qui, malheureusement, se renouvellent autour des réfugiés et qui se noient dans les eaux de l’indifférence, au pied des murs du silence. Je n’avais pas prévu de lire un roman d’une telle intensité mais je n’ai pas pu abandonner les deux Hannah – Anna ; c’était le moins que je puisse faire face aux drames de cette famille juive que l’on suit de 1939 à 2014. J’avoue avoir été un peu perdue entre les différents chapitres qui mélangeaient les époques et les personnages mais cela ne pouvait qu’être le terreau idéal pour faire pousser l’incompréhension face aux destins malmenés et brisés des familles riches qui passaient sans vouloir y croire du paradis à l’enfer. Même si ce roman est une fiction, on lit bien en filigrane l’odyssée tragique du Saint-Louis qui avait embarqué 899 passagers en 1939 pour les amener à Cuba, en attendant de pouvoir leur laisser poser le pied sur le sol américain dont le gouvernement ne les acceptait que dans la limite des « quotas ». J’ai souvent trouvé dans les lignes de ce roman la flamme de l’espoir, la force de la dignité et l’énergie du désespoir ; une lecture douloureuse face à un style puissant porté par le souffle du « DIRE ». La couverture du livre est élégante, un peu surannée, mystérieuse et ouverte sur le grand large, environnement principal du livre. Armando Lucas Correa, vous avez redonné vie à des martyrs ; j’y ai trouvé des leçons pour aujourd’hui.
    Lire la suite
    En lire moins
Toute l'actualité des éditions Presses de la Cité
Des comédies hilarantes aux polars les plus noirs, découvrez chaque mois nos coups de cœur et de nouvelles idées de lecture.