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Robert Laffont
EAN : 9782221141342
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

La Plus belle histoire de la philosophie

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Collection : La Plus belle histoire
Date de parution : 09/01/2014

De l’Antiquité à nos jours, la grande aventure des explorateurs de la pensée racontée par l’un de nos meilleurs philosophes.

Une longue épopée engagée depuis l’Antiquité, une conquête menée au cours des siècles par une poignée d’explorateurs qui, soudain, découvrent une nouvelle clef pour donner un sens à la condition humaine et bouleversent notre manière de penser… Telle est l’histoire de la philosophie, vue et racontée par Luc Ferry. Comment... Une longue épopée engagée depuis l’Antiquité, une conquête menée au cours des siècles par une poignée d’explorateurs qui, soudain, découvrent une nouvelle clef pour donner un sens à la condition humaine et bouleversent notre manière de penser… Telle est l’histoire de la philosophie, vue et racontée par Luc Ferry. Comment les grands concepts se sont-ils succédé ? Comment et pourquoi Platon, Descartes, Schopenhauer, Marx, Nietzsche, Heidegger et quelques autres ont-ils eu l’intuition qui a tout changé ? Dans un dialogue limpide avec Claude Capelier, Luc Ferry déroule le fil chronologique des origines à nos jours et décrit les cinq étapes décisives qui nous ont ouvert un autre univers.
C’est la belle originalité de ce livre que de nous faire apparaître la philosophie comme une quête essentielle, à la fois millénaire et furieusement actuelle, qui nous rapproche progressivement de l’essence de l’homme. Où en est-on à l’heure de la globalisation et des intégrismes recyclés d’un autre âge ? Comment répondre à notre désarroi face à un monde qui, encore et toujours, nous glisse entre les doigts ? Par l’amour, suggère le philosophe, ce concept à la fois si banal et si complexe, susceptible de nous offrir une meilleure compréhension de notre temps, et peut-être de nous-mêmes.
 
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EAN : 9782221141342
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • MichelDeLaCoteOuest Posté le 30 Juillet 2020
    Luc commence par revenir sur la mythologie Pour expliquer le monde, on a commencé par inventer des divinités : Chaos, un trou sans fin, Gaïa, la terre et la mère, avec son fils Ouranos qui aura le kiki tranché par Chronos. Qui lui-même se fera démolir par son fiston Zeus. Tout ça pour arriver à un monde harmonieux : le cosmos. Les présocratiques vont séculariser les mythes et garder le cosmos. Le premier vrai système philosophique, c'est celui de Platon. Nous venons du monde des Idées, descendons sur terre et à cause de nos sens, nous perdons cette vérité initiale et c'est le boulot du philosophe de nous la faire retrouver. Vient ensuite Aristote, un dissident, qui aura une approche plus scientifique. Les chrétiens, avec St Augustin, seront d'abord platoniciens. Puis avec les progrès de la science, ils feront évoluer leur boutique et deviendront avec St Thomas, plus proche d'Aristote. Avec cette différence, c'est qu'avec Aristote la vie éternelle sur terre est possible, si on arrive à vivre en parfait équilibre avec le cosmos. Chez les chrétiens, elle est au ciel, et sous certaines conditions. Ensuite ce sera les Lumières. Avec pour précurseur, Pic de la Mirandole. « Un génial monsieur je-sais-tout. » du 15ème siècle. Le principal travers de ce... Luc commence par revenir sur la mythologie Pour expliquer le monde, on a commencé par inventer des divinités : Chaos, un trou sans fin, Gaïa, la terre et la mère, avec son fils Ouranos qui aura le kiki tranché par Chronos. Qui lui-même se fera démolir par son fiston Zeus. Tout ça pour arriver à un monde harmonieux : le cosmos. Les présocratiques vont séculariser les mythes et garder le cosmos. Le premier vrai système philosophique, c'est celui de Platon. Nous venons du monde des Idées, descendons sur terre et à cause de nos sens, nous perdons cette vérité initiale et c'est le boulot du philosophe de nous la faire retrouver. Vient ensuite Aristote, un dissident, qui aura une approche plus scientifique. Les chrétiens, avec St Augustin, seront d'abord platoniciens. Puis avec les progrès de la science, ils feront évoluer leur boutique et deviendront avec St Thomas, plus proche d'Aristote. Avec cette différence, c'est qu'avec Aristote la vie éternelle sur terre est possible, si on arrive à vivre en parfait équilibre avec le cosmos. Chez les chrétiens, elle est au ciel, et sous certaines conditions. Ensuite ce sera les Lumières. Avec pour précurseur, Pic de la Mirandole. « Un génial monsieur je-sais-tout. » du 15ème siècle. Le principal travers de ce premier humanisme sera de vouloir s'imposer à tous. Même, et surtout, à ceux qui n'avaient rien demandé. Les progrès scientifique ouvrent la perspective d'un monde entièrement rationnel. Une première. Mais il y aura des excès, comme toujours. Quand la science n'a plus d'objectif, que l'innovation devient folle. Où va-t-on ? Je vous le demande. Luc espère un deuxième humanisme, qu'il appelle la révolution de l'amour. Maintenant qu'on se marie avec qui on veut et que nos gosses sont nos biens les plus précieux. N'allons-nous pas devenir plus raisonnables ? J'ai été très intéressé par l'articulation entre mythologie et philo, et philo et religion. Je ne suis pas fan (et c'est un euphémisme) de l'homme politique et médiatique, mais je trouve que pour raconter l'histoire de la philo il est très bien : clair et passionné.
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  • JeanAugustinAmarDuRivier Posté le 5 Janvier 2019
    Il s'agit du premier volume de la collection intitulée: "La plus belle histoire" - éditeurs Seuil et Robert Laffont - que je lis. L'ouvrage, qui porte sur la Philosophie, remplit son but que j'interprète comme étant de : "Nourrir les réflexions au sujet des systèmes de pensées des airs du temps de l'antiquité à nos jours." Les auteurs Luc Ferry et Claude Capelier adoptent le style littéraire du Dialogue, cher aux philosophes, un mode de conversation qui comporte nécessairement raison, discernement, exactitude et sagesse. Ils nous présentent ainsi un panorama significatif et pertinent des systèmes de pensées avec leurs limites, leurs articulations autour d'une dualité spirituelle religieuse et séculière. Une période de déconstruction de toute transcendance marquée par Friedrich Wilhelm Nietzsche met en exergue la Technique déboussolée et très comptemporaine de Martin Heidegger qui associe le progrès à la servitude alors que dans l'humanisme d'Emmanuel Kant et des lumières celui-ci était corrélé à la liberté. Ainsi, ce recueil de philosophie nous conduirait à prendre conscience ou pas que , de nos jours, nous vivons une période d'obscurantisme séculier dont des symptômes se nommeraient l'ubérisation de la société jointe à son cortège de prétextes technologiques. A la fin du XIX éme siècle, à l'aube... Il s'agit du premier volume de la collection intitulée: "La plus belle histoire" - éditeurs Seuil et Robert Laffont - que je lis. L'ouvrage, qui porte sur la Philosophie, remplit son but que j'interprète comme étant de : "Nourrir les réflexions au sujet des systèmes de pensées des airs du temps de l'antiquité à nos jours." Les auteurs Luc Ferry et Claude Capelier adoptent le style littéraire du Dialogue, cher aux philosophes, un mode de conversation qui comporte nécessairement raison, discernement, exactitude et sagesse. Ils nous présentent ainsi un panorama significatif et pertinent des systèmes de pensées avec leurs limites, leurs articulations autour d'une dualité spirituelle religieuse et séculière. Une période de déconstruction de toute transcendance marquée par Friedrich Wilhelm Nietzsche met en exergue la Technique déboussolée et très comptemporaine de Martin Heidegger qui associe le progrès à la servitude alors que dans l'humanisme d'Emmanuel Kant et des lumières celui-ci était corrélé à la liberté. Ainsi, ce recueil de philosophie nous conduirait à prendre conscience ou pas que , de nos jours, nous vivons une période d'obscurantisme séculier dont des symptômes se nommeraient l'ubérisation de la société jointe à son cortège de prétextes technologiques. A la fin du XIX éme siècle, à l'aube de la révolution de la relativité générale et de la physique quantique, Lord Kelvin disait de la science que tout avait été trouvé. de façon analogue, il se pourrait ou pas que nous soyons à l'orée dune nouvelle façon de penser en cours de construction, d'un humanisme durable qui donnerait un sens à la vie dans le village monde qui dépasserait les contradictions apparentes du séculier et du religieux, de l'individualisme et du collectif, de l'être humain et de l'humanité à l'ère de la multitude. L'une des possibilités souligné par les auteurs serait "La révolution de l'amour." Il est cependant à noter que, depuis deux millénaires, le christianisme, par son alliance, nous ramène à renouer avec l'amour de Dieu, à assimiler l'amour séculier du prochain à cette véritable relation avec Dieu qui était celle d'Adam et Eve - à la fois individus et humanité tout entière - dans le Paradis dont ils devaient prendre soin comme des jardiniers bienveillants (Genèse, chapitre 2, verset 15). Remarquons, comme le souligne Luc Ferry, que ces châteaux (les constructions philosophiques. NDLR) sont toujours habitables lorsqu'ils sont bien construits. D'ailleurs paradoxalement le château Descartes semblerait l'un des plus solides (So sorry ! I can't help joking). Quoi que ! dirait Raymond Devos. To be or not to be ? demeure la question. Elle souligne en particulier l'absurdité de toute sorte de discussion sur l'existence de Dieu puisque Dieu - le créateur- peut à la fois être et ne pas être (le "ou" de la question posée n'est pas exclusif.NDLR). Dieu a le choix. Son nom signifie cela. Il a son libre arbitre. C'est d'ailleurs, la principale spécificité de l'image parfaite de Dieu concrétisé en Adam, Eve et Jésus Christ le dernier Adam (1 Corinthiens 15:45). La question de l'existence de Dieu serait donc uniquement issue de la justification du fondement des églises, de leurs rapports à la politique puis par suite de leur rôle dans notre rapport à Dieu, dans la religion. En effet, Jésus dans son existence préhumaine est la sagesse personnifiée (Proverbe 8) : "Oui, moi, la sagesse, je réside avec la finesse et je trouve la connaissance de la capacité de réflexion". Il est le constructeur et non pas le créateur (jean 1:1-4) : "Au commencement était la Parole (le logos. NDLR), et la Parole était avec Dieu, et la Parole était un dieu. Celui-ci était au commencement avec Dieu.Toutes choses vinrent à l'existence par son intermédiaire, et pas même une chose ne vint à l'existence si ce n'est par son intermédiaire. Ce qui est venu à l'existence par son moyen était vie, et la vie était la lumière des hommes." Or le Sanhédrin a choisi César plutôt que le salut par Dieu (la rançon, la compensation parfaite du péché d'Adam, payée par le dernier Adam). le sanhédrin en faisant de nouveau comme bon lui semblait renouvelait, par là même, le péché originel sous l'influence de Satan (Luc 23:34) : « Père, pardonne-#8203;leur, car ils ne savent pas ce qu'ils font. ». Plus tard, l'église fit de même et préféra des accords politiques au salut par Dieu en grossissant artificiellement et en abusant du trousseau des trois clés de Saint Pierre déjà utilisées. Elle fit ainsi de nouveau comme bon lui semblait. L'un des corollaires fut de confondre le créateur et le constructeur puis de se servir de cette confusion pour ajuster son existence à celle de Dieu. Depuis sa résurrection, Jésus-Christ est notre grand-prêtre, en vie éternellement, par la justice de Dieu, le seul à pouvoir accéder au très saint. Il est notre intercesseur avec Dieu. Nous vivons dans une relation d'amour avec Dieu et non plus sous le coup d'une relation visant à apaiser sa colère. Cette relation véridique équivaut à aimer notre prochain comme nous-même. Elle est une condition sine qua num de notre réussite dans la lutte pour la vie bonne et durable. Elle équilibre le rapport entre l'individu et l'humanité et nous évite de sombrer dans un narcissisme délétère (Ézéchiel 28:11-19). Ainsi, l'humanisme et la relation à Dieu sont liées voire équivalents. Actuellement, où nous recherchons, pour tout le monde, des solutions durables, dans un monde déconstruit, où règne la Technique insensée de Heidegger, le principe chrétien de la religion démontre sa pertinence. Encore faudrait-il que les écrans et barrières terrestres érigés à son encontre, dont les églises, puissent être franchies alors que Dieu, lui, nous accorde de vivre spirituellement dans son amour.
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  • folivier Posté le 2 Novembre 2017
    Essai très intéressant. Au travers d'un dialogue avec Claude Capelier, Luc Ferry synthétise l'histoire de la pensée et de la philosophie "occidentale" (précision qui aurait mérité d'être ajouté au titre de l'ouvrage) au travers de cinq grandes périodes : l'Antiquité et l'ordre harmonieux du monde, l'âge judéo-chrétien et le salut par Dieu et la foi, le premier humanisme et le salut par l'histoire et le progrès, le temps de la déconstruction et enfin l'avènement du deuxième humanisme et la révolution de l'amour. Luc Ferry en excellent pédagogue et vulgarisateur (au sens noble du terme) permet d'appréhender des concepts philosophique parfois ardu (Kant, Schopenhauer, Nietzsche,...) et éclaire d'une vision très intéressante l'histoire des idées et leurs relations. La force de ce recueil, synthèse et vulgarisation, se heurte à certaine limite. Par exemple l'impact des évènements (politique, scientifique, géographique,...) sur le cours de idées est très peu abordé.Par ailleurs, je trouve qu'il passe très (trop) vite sur l'analyse de nos sociétés occidentales actuelles et sur le fait que plus personne ne semble avoir prise sur les évènements, laissant croire que le système s'auto-alimente échappant à tout contrôle. Pour Luc Ferry, la philosophie a comme but (voir mission) essentiel de donner dans un schéma général de... Essai très intéressant. Au travers d'un dialogue avec Claude Capelier, Luc Ferry synthétise l'histoire de la pensée et de la philosophie "occidentale" (précision qui aurait mérité d'être ajouté au titre de l'ouvrage) au travers de cinq grandes périodes : l'Antiquité et l'ordre harmonieux du monde, l'âge judéo-chrétien et le salut par Dieu et la foi, le premier humanisme et le salut par l'histoire et le progrès, le temps de la déconstruction et enfin l'avènement du deuxième humanisme et la révolution de l'amour. Luc Ferry en excellent pédagogue et vulgarisateur (au sens noble du terme) permet d'appréhender des concepts philosophique parfois ardu (Kant, Schopenhauer, Nietzsche,...) et éclaire d'une vision très intéressante l'histoire des idées et leurs relations. La force de ce recueil, synthèse et vulgarisation, se heurte à certaine limite. Par exemple l'impact des évènements (politique, scientifique, géographique,...) sur le cours de idées est très peu abordé.Par ailleurs, je trouve qu'il passe très (trop) vite sur l'analyse de nos sociétés occidentales actuelles et sur le fait que plus personne ne semble avoir prise sur les évènements, laissant croire que le système s'auto-alimente échappant à tout contrôle. Pour Luc Ferry, la philosophie a comme but (voir mission) essentiel de donner dans un schéma général de pensée les principes de la connaissance et de la vérité permettant à partir de là d'élaborer une base morale afin de donner un sens de la vie et de sa vie. J'ai beaucoup apprécié pour cela la dernière section du livre qui donne à penser qu'il existe une voie positive pour sortir du marasme de nos sociétés occidentales, sans repères, sans sens de la vie, nécrosées par l'individualisme, la compétition et l'immédiateté.
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  • Jean-Daniel Posté le 14 Octobre 2016
    Une nouvelle fois Luc Ferry propose une introduction claire et instructive à la philosophie, une vue d’ensemble des courants de pensée depuis l’antiquité. Il s’agit d’un ouvrage de vulgarisation, une sorte « d’histoire de la philosophie pour les nuls ». Ecrit sous forme de dialogues entre Luc Ferry et Claude Capelier, également philosophe, le livre développe chronologiquement l’histoire de la philosophie, de l’antiquité à aujourd’hui, en cinq étapes décisives. Limpide et précis l’ouvrage fait régulièrement appel à l’actualité. Destiné principalement aux néophytes, il peut également être très instructif et passionnant pour les initiés
  • biblivore56 Posté le 20 Octobre 2015
    Plaisant et agréable à parcourir. Simple et abordable, cela nous change des essais philosophiques gavés de néologisme et autres concepts obscures laissant imaginer des cérémonies d'initiations à la philosophie dans le sous sol de cathédrales ou de vieux monastères. Un philosophe tourné vers les autres et qui ne passe pas son temps à méditer sur la forme transcendantale de son nombril.
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