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            La Puissance et la gloire

            Robert Laffont
            EAN : 9782221131619
            Façonnage normé : EPUB2
            DRM : DRM Adobe
            La Puissance et la gloire

            Armand PIERHAL (Traducteur), Marcelle SIBON (Traducteur)
            Collection : Pavillons
            Date de parution : 17/10/2013

            La photographie qui illustre cette édition a été prise en 1939, l’année où Graham Greene travaillait à La Puissance et la gloire. Il avait trente-cinq ans. On lui demanda un jour lequel de ses livres était le plus important pour lui. Il répondit : « Je crois que c’est La...

            La photographie qui illustre cette édition a été prise en 1939, l’année où Graham Greene travaillait à La Puissance et la gloire. Il avait trente-cinq ans. On lui demanda un jour lequel de ses livres était le plus important pour lui. Il répondit : « Je crois que c’est La Puissance et la gloire… Parce que je pense… du point de vue de la construction peut-être, je pense que c’est mon meilleur livre. »

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            EAN : 9782221131619
            Façonnage normé : EPUB2
            DRM : DRM Adobe
            Robert Laffont
            12.99 €
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            Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

            • tiptop92 Posté le 5 Juin 2019
              «La puissance et la gloire» faisait partie des romans de Graham Greene désignés comme catholique par la critique de l'époque. L'auteur traversait alors une grave crise mystique qui l'amena à se replonger dans ses racines chrétiennes. Ce livre mettait en scène un pretre au prise avec la révolution anticléricale mexicaine des années 30. C’était beaucoup en réduire sa portée que de le circonscrire à la sphère purement religieuse, car même si son aventure s’apparentait à un chemin de croix, ce sont bien des sentiments humains qui bouleversait ce serviteur de dieu. Menacé de toute part, recherché, poursuivi, il refusait la fuite en avant cherchant la rédemption de ses péchés dans le martyr. Dans un moment de faiblesse quelques années plus tôt, il avait eu une petite fille avec une paysanne de sa paroisse. Alors qu' il le souhaitait ardemment il lui était impossible maintenant de se confesser, tous les prêtes mexicains étant en fuite et ceux qui restaient ne pratiquaient plus l’absolution par peur des représailles. Malgré la peur qui l’étreignait devant l'éternité la seule solution qui lui restait pour gagner le paradis était la mort dans l’exercice de ses fonctions sacerdotales. Ce livre était remarquable dans le traitement des... «La puissance et la gloire» faisait partie des romans de Graham Greene désignés comme catholique par la critique de l'époque. L'auteur traversait alors une grave crise mystique qui l'amena à se replonger dans ses racines chrétiennes. Ce livre mettait en scène un pretre au prise avec la révolution anticléricale mexicaine des années 30. C’était beaucoup en réduire sa portée que de le circonscrire à la sphère purement religieuse, car même si son aventure s’apparentait à un chemin de croix, ce sont bien des sentiments humains qui bouleversait ce serviteur de dieu. Menacé de toute part, recherché, poursuivi, il refusait la fuite en avant cherchant la rédemption de ses péchés dans le martyr. Dans un moment de faiblesse quelques années plus tôt, il avait eu une petite fille avec une paysanne de sa paroisse. Alors qu' il le souhaitait ardemment il lui était impossible maintenant de se confesser, tous les prêtes mexicains étant en fuite et ceux qui restaient ne pratiquaient plus l’absolution par peur des représailles. Malgré la peur qui l’étreignait devant l'éternité la seule solution qui lui restait pour gagner le paradis était la mort dans l’exercice de ses fonctions sacerdotales. Ce livre était remarquable dans le traitement des personnages en ne cédant jamais à un manichéisme facile. Ainsi le militaire chargé d’arrêter le prêtre, malgré les tueries dont il se rendait coupable attirait presque la compassion du lecteur tant il souffait dans sa chair d'une enfance misérable vecue dans une une société dominé par un ordre social aisé maintenant le peuple dans un avilissement sans nom. L’écriture était aride presque désenchantée, elle rendait parfaitement compte du grand désert qui habitait le paysage et le cœur de ces hommes pris dans la tourmente. Ce livre poignant était au combien représentatif du talent de Graham Greene, grand écrivain britannique injustement oublié…
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            • araucaria Posté le 22 Décembre 2018
              Roman qui raconte la traque du dernier prêtre qui officie encore clandestinement dans une région du Mexique, au début du 20 ème siècle, alors que les autres ont été contraints de se marier, se sont enfuis, ou considérés comme traîtres ont été jugés et fusillés. Ce prêtre ci, et il en convient est un mauvais prêtre, qui a beaucoup pêché et n'hésite pas à enfreindre une loi interdisant la consommation d'alcool. Il se rappelle que, jeune religieux, il a vécu une vie facile et a été orgueilleux, mais que reste-t-il de tout cela, à l'approche de la vieillesse, il tente bien de fuir, sans vraiment s'y résoudre sérieusement et mène une vie de misérable sur les routes du Mexique, faisant des rencontres et se questionnant sur son utilité. Roman questionnant sur la valeur réelle d'un homme mais aussi sur la religion et de qu'on est en droit d'attendre de l'Eglise et d'un prêtre en particulier. Un roman qui ne laisse pas indifférent.
            • Frederic524 Posté le 28 Août 2018
              Le roman de l'écrivain britannique Graham Green "La puissance et la gloire" se déroule au Mexique durant ce que l'on a nommé la Guerre des Cristeros (1926-1929). Un séjour au Mexique en 1937 lui inspira ce livre incroyable, le seul roman à thèse qu'il est écrit. Dès sa publication en 1940, ce roman fut considéré comme un chef d'oeuvre et un sommet des romans catholiques. Afin d'épouser la femme qu'il aimait il devînt catholique en 1926, et ne cessa alors de réfléchir sur le catholicisme, la foi, le dogme, le sens de notre existence, le bien et le mal. Un livre qui n'est pas sans me rappeller un autre chef d'oeuvre "Barabbas" qui valut à son auteur Pär Lagerkvist le prix nobel de littérature. Le clergé mexicain est persécuté par le gouvernement révolutionnaire. Il ne reste qu'un seul prêtre dont la vie est menacé à chaque instant, recherché par le pouvoir mexicain en place. Ce prêtre n'est pas ce que l'on appelle un modèle de sainteté : il boît trop, il a eu un enfant avec l'une de ses paroissiennes. Mais cet homme va donner sa vie "sans perdre à aucun moment le sentiment de sa bassesse et de sa... Le roman de l'écrivain britannique Graham Green "La puissance et la gloire" se déroule au Mexique durant ce que l'on a nommé la Guerre des Cristeros (1926-1929). Un séjour au Mexique en 1937 lui inspira ce livre incroyable, le seul roman à thèse qu'il est écrit. Dès sa publication en 1940, ce roman fut considéré comme un chef d'oeuvre et un sommet des romans catholiques. Afin d'épouser la femme qu'il aimait il devînt catholique en 1926, et ne cessa alors de réfléchir sur le catholicisme, la foi, le dogme, le sens de notre existence, le bien et le mal. Un livre qui n'est pas sans me rappeller un autre chef d'oeuvre "Barabbas" qui valut à son auteur Pär Lagerkvist le prix nobel de littérature. Le clergé mexicain est persécuté par le gouvernement révolutionnaire. Il ne reste qu'un seul prêtre dont la vie est menacé à chaque instant, recherché par le pouvoir mexicain en place. Ce prêtre n'est pas ce que l'on appelle un modèle de sainteté : il boît trop, il a eu un enfant avec l'une de ses paroissiennes. Mais cet homme va donner sa vie "sans perdre à aucun moment le sentiment de sa bassesse et de sa honte", selon les mots de François Mauriac, auteur de la préface. Ce livre est profond, émouvant, magnifiquement écrit, on y voit un homme ivrogne, impur, un homme qui doute jusqu'au bout, implorant la miséricorde de Dieu face au supplice qui l'attend... Le roman monte crescendo, et l'on semble assister à la rédemption d'un homme qui se révèle dans des circonstances particulièrement difficiles. La force de ce roman c'est de ne pas présenter ce prêtre comme un exemple, Green nous présente un homme fait de chair et de sang, assaillit par la peur, le doute, capable d'accès de courage aussi, en somme un homme ordinaire face à des événements terribles. Une réflexion sur la religion, le sens du sacrifice, une démysthification du martyr tel qu'on l'a toujours vu depuis l'origine de l'Eglise. Les pages nous montrant cet homme seul dans sa cellule sont bouleversantes : (p.300) "Il se plaignait, lamentablement : tout cela est très bien... pour les saints (...), ensuite il se mit à pleurer, en se frappant doucement la tête contre le mur." On ne peut s'empêcher de faire le parallèle avec ce qui arriva au Christ, là encore c'est la trahison d'un homme qui mène le prêtre au supplice, mais le père n'ignore rien de la fourberie du métis (appellé comme cela dans le livre), il se livre en pâture à la folie des hommes, comme l'agneau que l'on va sacrifier...il n'ignore pas l'inutilité de son sacrifice : (p.299) "Si seulement j'avais une âme à offrir, afin de pouvoir dire : voilà ce que j'ai fait...Des gens étaient morts pour lui. Ils auraient mérité que ce fût pour un saint (...)". Afin de terminer mon propos j'ai choisi ce passage que je trouve particulièrement beau et qui nous amènent à réfléchir : (p.141) "Les hommes sont si limités : ils n'ont même pas l'habileté d'inventer un vice nouveau : les animaux en savent autant qu'eux. Et c'est pour ce monde que le Christ est mort; plus l'on voit de corruption autour de soi, plus la gloire qui entoure sa mort resplendit. C'est trop facile de mourir pour ce qui est bon ou beau, son foyer, ses enfants ou la civilisation... il fallait un Dieu pour mourir afin de sauver des hommes lâches et corrompus". Un grand moment de lecture, un livre qui marque et qui mérite amplement son statut d'oeuvre majeure, non seulement dans la carrière littéraire de Graham Greene, mais aussi dans l'histoire de la littérature.
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            • belcantoeu Posté le 10 Août 2018
              Quand on a lu le résumé de l’éditeur et la critique de Krout, de Migdal et d'auttes,, que dire de plus ? Le «faux mauvais prêtre» (selon l’expression de Mauriac) qui est le héros du roman, se sent indigne parce qu’alcoolique et ayant « fauté » avec une paroissienne, mais il lui reste l’héroïsme des humbles. Sous la persécution du clergé au Mexique, qui en rappelle d’autres du même genre (Le Dialogue des carmélites, etc.), il est le dernier prêtre à ne pas encore avoir été fusillé, ce qui fait peser sur lui une écrasante responsabilité. Il cherche plusieurs fois à se sauver en gagnant la frontière, mais chaque fois, on l’appelle pour un malade, pour un bandit mourant, pour baptiser, absoudre et rassurer, dans tel ou tel village qui n’a plus vu de prêtre depuis des années. Il fait passer son devoir avant sa sécurité. Héros de l’ombre, il finit par tomber dans un piège et est fusillé. Avant cela, il distribue le peu de biens qui lui reste. On le priera bientôt comme un saint. Le dernier prêtre a enfin été éradiqué, quand arrive à la dernière demi-page du roman un étranger qui a remonté le fleuve pendant... Quand on a lu le résumé de l’éditeur et la critique de Krout, de Migdal et d'auttes,, que dire de plus ? Le «faux mauvais prêtre» (selon l’expression de Mauriac) qui est le héros du roman, se sent indigne parce qu’alcoolique et ayant « fauté » avec une paroissienne, mais il lui reste l’héroïsme des humbles. Sous la persécution du clergé au Mexique, qui en rappelle d’autres du même genre (Le Dialogue des carmélites, etc.), il est le dernier prêtre à ne pas encore avoir été fusillé, ce qui fait peser sur lui une écrasante responsabilité. Il cherche plusieurs fois à se sauver en gagnant la frontière, mais chaque fois, on l’appelle pour un malade, pour un bandit mourant, pour baptiser, absoudre et rassurer, dans tel ou tel village qui n’a plus vu de prêtre depuis des années. Il fait passer son devoir avant sa sécurité. Héros de l’ombre, il finit par tomber dans un piège et est fusillé. Avant cela, il distribue le peu de biens qui lui reste. On le priera bientôt comme un saint. Le dernier prêtre a enfin été éradiqué, quand arrive à la dernière demi-page du roman un étranger qui a remonté le fleuve pendant la nuit. Il se présente : «Je suis prêtre».
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            • migdal Posté le 31 Juillet 2018
              Graham Greene publia « la puissance et la gloire » en 1940, époque où les chrétiens étaient martyrisés en Union Soviétique, en Espagne et au Mexique, dans ce que le Pape Pie XI appelait « le triangle terrible », époque où les juifs étaient eux martyrisés en Allemagne … Au Mexique, la persécution, sous différentes formes, existait depuis le début du XIX siècle mais en 1917 la loi Calles imposa l'éradication de l'église catholique et dans la province de Tabasco « les chemises rouges » assassinèrent les uns après les autres les membres du clergé, comme ce fut le cas en Espagne dans les années 30 à l'époque du « front crapulaire ». Persécutions vécues à notre époque dans certaines provinces de l'Inde, du Vietnam ou en Chine et au Nigéria, par exemple. C'est dire que ce roman est toujours bouleversant, et que ce pécheur, prêtre fort peu exemplaire, parce qu'il est fusillé en tant qu'ecclésiastique, devient martyr et que son témoignage conserve de nos jours une telle force et un telle actualité comme François Mauriac le soulignait : « grande leçon donnée à ces obsédés de la perfection, à ces scrupuleux qui coupent en quatre leurs misérables manquements et qui oublient qu'au dernier jour, selon le mot de Saint Jean... Graham Greene publia « la puissance et la gloire » en 1940, époque où les chrétiens étaient martyrisés en Union Soviétique, en Espagne et au Mexique, dans ce que le Pape Pie XI appelait « le triangle terrible », époque où les juifs étaient eux martyrisés en Allemagne … Au Mexique, la persécution, sous différentes formes, existait depuis le début du XIX siècle mais en 1917 la loi Calles imposa l'éradication de l'église catholique et dans la province de Tabasco « les chemises rouges » assassinèrent les uns après les autres les membres du clergé, comme ce fut le cas en Espagne dans les années 30 à l'époque du « front crapulaire ». Persécutions vécues à notre époque dans certaines provinces de l'Inde, du Vietnam ou en Chine et au Nigéria, par exemple. C'est dire que ce roman est toujours bouleversant, et que ce pécheur, prêtre fort peu exemplaire, parce qu'il est fusillé en tant qu'ecclésiastique, devient martyr et que son témoignage conserve de nos jours une telle force et un telle actualité comme François Mauriac le soulignait : « grande leçon donnée à ces obsédés de la perfection, à ces scrupuleux qui coupent en quatre leurs misérables manquements et qui oublient qu'au dernier jour, selon le mot de Saint Jean de la Croix, c'est sur l'amour qu'ils seront jugés. »
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