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        La Purge

        Julliard
        EAN : 9782260034377
        Façonnage normé : EPUB3
        DRM : Watermark (Tatouage numérique)
        Nouveauté
        La Purge

        Date de parution : 16/08/2018

        « Vous, Mademoiselle, dites-nous ce que vous en pensez, vous qui avez raté votre devoir. » Aucune forteresse ne résiste à cela. Blême, frissonnante, l’expression fissurée par la déflagration, l’estomac enfoncé, l’espérance perdue, elle se faisait violence avec un héroïsme en tous points admirable pour ne pas fondre en larmes...

        « Vous, Mademoiselle, dites-nous ce que vous en pensez, vous qui avez raté votre devoir. » Aucune forteresse ne résiste à cela. Blême, frissonnante, l’expression fissurée par la déflagration, l’estomac enfoncé, l’espérance perdue, elle se faisait violence avec un héroïsme en tous points admirable pour ne pas fondre en larmes ou sombrer sous la table.
        Sans complaisance, un étudiant décrit le quotidien d’une année d’hypokhâgne, sacro-sainte filière d’excellence qui prépare au concours d’entrée à l’École normale supérieure. Face au bachotage harassant, au formatage des esprits et aux humiliations répétées de professeurs sadiques, la révolte gronde dans l’esprit du jeune homme…
        Féroce et virtuose, La Purge dénonce la machine à broyer les individus qu’est l’éducation élitiste à la française. Avec pour toutes armes la tendresse d’un Prévert et les fulgurances d’un Rimbaud, Arthur Nesnidal y taille en pièces l’académisme rance de ses professeurs et retourne contre l’oppresseur sa prose ciselée. Dans la plus pure tradition du roman d’apprentissage, un manifeste pour la liberté.

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        EAN : 9782260034377
        Façonnage normé : EPUB3
        DRM : Watermark (Tatouage numérique)
        Julliard
        10.99 €
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        Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

        • SophieWag Posté le 9 Octobre 2018
          Ah! Ces "classes prépa" qui préparent nos élites à la française en sacrifiant sur l'autel de la connaissance des milliers d'étudiants pourtant doués et travailleurs. Ce livre retrace bien l'ambiance angoissée, stressée que vivent tous ces jeunes espérant décrocher la timbale, le Graal, l'entrée dans une grande école quitte à ne plus dormir, ne plus manger, ne plus vivre... Un livre nécessaire même si le style volontairement ampoulé manque un tantinet de simplicité pour être accessible à tous.
        • Delphine-Olympe Posté le 4 Octobre 2018
          A lire Arthur Nesnidal, je ne regrette pas d’avoir quitté naguère, au terme de deux semaines édifiantes, la classe d’hypokhâgne où j’avais été admise pour gagner les bancs de la fac ! Il m’est tout de suite apparu que ce type d’enseignement et surtout cette approche très académique et élitiste n’étaient pas pour moi... Ce jeune auteur aura quant à lui tenu nettement plus longtemps... ce qui lui aura au moins permis de trouver la matière d’un premier roman ! Au fil de brefs chapitres, le narrateur égrène les divers aspects de la vie de ce type d’établissement, comme autant de saynètes finissant par composer un tableau... pour le moins effrayant. Fatuité des enseignants, condescendance de l’encadrement administratif, conditions de vie plus que rudimentaires auxquelles sont soumis les pensionnaires sommés de se gaver de connaissances ultranormées plutôt que d’apprendre à réfléchir par eux-mêmes, tout cela contribue à la reproduction d’une élite autoproclamée ne manifestant que mépris pour qui n’en ferait pas partie. Certes, d’autres élèves auront sans doute un point de vue radicalement différent. Mais l’auteur n’a pas cherché à signer un essai. Il offre au contraire un texte très personnel à travers le regard et l’expérience de son personnage principal. En... A lire Arthur Nesnidal, je ne regrette pas d’avoir quitté naguère, au terme de deux semaines édifiantes, la classe d’hypokhâgne où j’avais été admise pour gagner les bancs de la fac ! Il m’est tout de suite apparu que ce type d’enseignement et surtout cette approche très académique et élitiste n’étaient pas pour moi... Ce jeune auteur aura quant à lui tenu nettement plus longtemps... ce qui lui aura au moins permis de trouver la matière d’un premier roman ! Au fil de brefs chapitres, le narrateur égrène les divers aspects de la vie de ce type d’établissement, comme autant de saynètes finissant par composer un tableau... pour le moins effrayant. Fatuité des enseignants, condescendance de l’encadrement administratif, conditions de vie plus que rudimentaires auxquelles sont soumis les pensionnaires sommés de se gaver de connaissances ultranormées plutôt que d’apprendre à réfléchir par eux-mêmes, tout cela contribue à la reproduction d’une élite autoproclamée ne manifestant que mépris pour qui n’en ferait pas partie. Certes, d’autres élèves auront sans doute un point de vue radicalement différent. Mais l’auteur n’a pas cherché à signer un essai. Il offre au contraire un texte très personnel à travers le regard et l’expérience de son personnage principal. En cela j’ai pu retrouver quelque chose de Vallès, comme je l’ai lu quelque part. Tous deux dépeignent en effet la même atmosphère carcérale et un semblable pédantisme professoral dans un un style original. Celui de Nesnidal ne manquera certainement pas de surprendre - comme du reste le fit en son temps celui de Vallès. Riche de formules enlevées, d’un vocabulaire parfois délicieusement désuet, d’assonances, de phrases empreintes d’un rythme poétique, il présente une saveur toute particulière qui n’a pas été sans me rappeler la langue du XIXe siècle. Tous les ingrédients étaient donc réunis pour me séduire et me convaincre de la qualité de ce tout jeune auteur, dont je suivrai à n’en pas douter les pas.
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        • Raphael39 Posté le 21 Septembre 2018
          La Purge a été le premier livre que j'ai lu de cette rentrée littéraire (lu le 31 août) et a su me séduire de par son fond et sa forme. Certes, sur cette dernière, il abuse un tantinet des longueurs et des ajouts. Le livre se veut tel d'ailleurs, comme une parodie de ce qui est attendu des étudiants en classes préparatoires. Mais le fond est bien traité, témoignage plus que roman, très au présent malgré son chapitre introductif semblant se tourner vers un passé révolu. J'ai rencontré l'auteur au salon du livre de Besançon au cours d'un échange très constructif. J'ai hâte qu'il en écrive d'autres, une fois maîtrisée la fougue des débuts.
        • hcdahlem Posté le 12 Septembre 2018
          Quand on se replongera dans les archives pour tenter de comprendre comment, au début du XXIe siècle, le système s’est délité avant de faillir complètement et d’entraîner conflits et destructions, alors on retrouvera sans doute un épais dossier consacré à l’éducation et à la fabrication des soi-disant élites qui devaient conduire le pays à la réussite. Un chapitre y sera sûrement consacré aux classes préparatoires qui, comme leur nom l’indique, devaient préparer les meilleurs élèves à intégrer les grandes écoles. Peut-être fera-t-il aussi référence à un ouvrage intitulé La purge et qui démontait alors, point par point, ce système défaillant. Un témoignage édifiant – de l’intérieur – sur les curieux us et coutumes qui présidaient alors dans ce lycée que l’on n’aura guère de peine à situer à Clermont-Ferrand. «Tout, dans cet établissement, dégageait ce délicat fumet de rance et de désuet, de poussière et de moisi, dont nos enseignants se délectaient volontiers, s’extasiant sans retenue sur l’immuabilité réactionnaire des classes préparatoires. Les couloirs vomissaient leur papier peint en lambeaux, le carrelage d’avant-guerre se disloquait à tout-va, et la craie, sur nos tableaux encore noirs, n'en finissait plus d’agoniser en crissements déchirants. »  Après les infrastructures et le cadre de vie proposé... Quand on se replongera dans les archives pour tenter de comprendre comment, au début du XXIe siècle, le système s’est délité avant de faillir complètement et d’entraîner conflits et destructions, alors on retrouvera sans doute un épais dossier consacré à l’éducation et à la fabrication des soi-disant élites qui devaient conduire le pays à la réussite. Un chapitre y sera sûrement consacré aux classes préparatoires qui, comme leur nom l’indique, devaient préparer les meilleurs élèves à intégrer les grandes écoles. Peut-être fera-t-il aussi référence à un ouvrage intitulé La purge et qui démontait alors, point par point, ce système défaillant. Un témoignage édifiant – de l’intérieur – sur les curieux us et coutumes qui présidaient alors dans ce lycée que l’on n’aura guère de peine à situer à Clermont-Ferrand. «Tout, dans cet établissement, dégageait ce délicat fumet de rance et de désuet, de poussière et de moisi, dont nos enseignants se délectaient volontiers, s’extasiant sans retenue sur l’immuabilité réactionnaire des classes préparatoires. Les couloirs vomissaient leur papier peint en lambeaux, le carrelage d’avant-guerre se disloquait à tout-va, et la craie, sur nos tableaux encore noirs, n'en finissait plus d’agoniser en crissements déchirants. »  Après les infrastructures et le cadre de vie proposé aux élèves et aux enseignants, concentrons-nous sur les méthodes. On trouvera particulièrement motivant la haute considération affichée par le corps enseignant pour des élèves «médiocres, mauvais, incultes, vides». Les professeurs ne vont du reste pas manquer une occasion de souligner leurs propos, allant jusqu’à humilier ces cancres qui n’ont pas assimilé toutes les subtilités du latin, du grec ou des mathématiques : « il annonçait tout haut la note qui tombait; puis, sans élever la voix, il faisait des remarques sur les fautes grossières que l’on avait commises, sur les égarements qu’on eût pu éviter, sur tout ce qui faisait de nos humbles travaux d’immondes petits torchons; on aurait dit une hyène rôdant parmi les chats.» Arthur Nesnidal s’en donne à cœur joie dans ce roman à charge, flinguant à tout va, massacrant avec cruauté, dézinguant sans discernement. C’est ce qui rend son brûlot tout autant jouissif qu’excessif. Car pour lui, il n’y a qu’à jeter le bébé avec l’eau du bain. On le suit volontiers lorsqu’il dénonce la nourriture qui leur est servie ou lorsqu’il met en avant les absurdités de l’administration. On se régale notamment de cette scène ubuesque lorsqu’il vient expliquer à la comptabilité qu’il s’acquittera de sa dette lorsque l’argent de la bourse lui sera versée: « Maintenant que vous savez que je paierai, et quand je le ferai, pourriez-vous arrêter d’envoyer des courriers de rappel ?  – On ne peut pas, c’t’automatique, récita-t-elle d’un ton embarrassé qu’une rage incontrôlée faussait de plus en plus.  Automatique, bien sûr. Comment n‘y avais-je pas songé? Ils avaient certainement inventé pour le soin du service une sorte de rotative à timbrer les enveloppes, et une autre machine plus ingénieuse encore pour reproduire l’écriture manuelle et ses fautes de français. Sans compter le robot à poster, merveille de technique, qui se glissait la nuit pour se faire discret jusques aux boîtes aux lettres les plus proches des bureaux. »  En revanche, le romancier donne avec son livre la preuve que la théorie du formatage des esprits, du modèle unique, peut très bien voler en éclats pour peu que l’on cherche à s’émanciper de ce modèle unique et stérile. Laissant de côté les « plaisirs d’ignorance, de paresse et d’orgueil » il nous offre un exercice de style vivifiant servi par une plume trempée dans l’acide.
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        • tamar63 Posté le 10 Septembre 2018
          Un livre époustouflant ... A lire en urgence !
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