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            La Rivière et son secret

            Robert Laffont
            EAN : 9782221136683
            Façonnage normé : EPUB2
            DRM : Watermark (Tatouage numérique)
            La Rivière et son secret
            Des camps de Mao à Jean-Sébastien Bach, l'itinéraire d'une femme d'exception

            Collection : Documento
            Date de parution : 14/03/2013

            De Pékin à Paris, de Hong Kong à Los Angeles, le témoignage déchirant d’une femme broyée par la Révolution culturelle chinoise et sauvée par la musique.
            Pékin, 1969 : Zhu Xiao-Mei est un « être de mauvaise origine » . Autrement dit, avant la révolution maoïste, ses parents étaient des...

            De Pékin à Paris, de Hong Kong à Los Angeles, le témoignage déchirant d’une femme broyée par la Révolution culturelle chinoise et sauvée par la musique.
            Pékin, 1969 : Zhu Xiao-Mei est un « être de mauvaise origine » . Autrement dit, avant la révolution maoïste, ses parents étaient des bourgeois cultivés. Une tare d’autant plus lourde à porter pour la jeune Xiao-Mei qu’elle a un don précoce pour le piano et une passion pour la musique décadente – Schumann, Mozart, Bach. Elle est donc envoyée en camp de rééducation : il faut éradiquer en elle tout désir autre que celui de mourir pour Mao.
            Les années passent… Xiao-Mei est devenue une bonne révolutionnaire. Mais, un jour, elle trouve dans le camp un vieil accordéon. Elle caresse les touches, se risque à jouer un accord, quelques notes de musique s’élèvent... Par enchantement le temps perdu s’efface, les rêves reviennent, l’espoir renaît. Xiao-Mei jure qu’elle rejouera du piano. Il lui faudra encore dix ans pour atteindre son but, dix ans de souffrances, de lutte acharnée, d’exil.
            Aujourd’hui, Xiao-Mei est célébrée dans le monde entier comme une pianiste virtuose et une immense artiste.

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            EAN : 9782221136683
            Façonnage normé : EPUB2
            DRM : Watermark (Tatouage numérique)
            Robert Laffont
            7.99 €
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            Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

            • Leoniee Posté le 14 Octobre 2018
              Parmi les brimades qu'elle a endurées à cause de la Révolution chinoise, Xhu Xiao-Mei regrette particulièrement d'avoir été amenée à ne pas respecter sciemment une promesse faite à sa grand-mère : celle de partager un dernier repas avec elle. Il était considéré comme petit bourgeois de prendre soin de sa famille. Brisée par des séances d'auto-critique dès l'adolescence, elle s'est raccrochée à son piano pour avancer. Sa force fut d'oser demander. Elle parcourut ainsi les continents, grappillant les opportunités. Et elle travailla avec acharnement en ouvrant son coeur. L'humilité de Zhu Xiao-mei nous permet de comprendre comment les Chinois ont pu adhérer au communisme délirant de Mao, car elle ne se cherche pas d'excuse et expose ses velléités honteuses avec simplicité. Nous la suivons ensuite dans ses succès que nous sentons bien mérités.
            • Marech20 Posté le 12 Juin 2018
              Quelle vie! Quelle résilience. Quel double courage. Double car il faut une première fois avoir du courage pour arriver à passer de Mao à Bach, une deuxième fois pour "avouer" ce qu'elle a été "capable" de faire sous l'emprise de Mao justement. Un fabuleux destin, une fabuleuse pianiste. Que je remercierai d'une part pour les morceaux qu'elle joue, et d'autre part pour nous faire connaître, à défaut de comprendre, ce qui se passait avant (?) en Chine, de l'intérieur.
            • Givry Posté le 14 Novembre 2017
              Zhu Xiao-Mei raconte son histoire de femme chinoise, pianiste virtuose, dont le destin a été brisé par la révolution culturelle. Profondément marquée dans sa chair, dans ses relations familiales et amicales, elle tente - avec beaucoup de difficultés - de recommencer sa vie d'artiste en Occident. Son regard sur celui-ci n'est pas très tendre car les valeurs de notre monde lui semblent futiles. Le mercantilisme nous éloigne d'un bonheur à rechercher. Elle n'est pas au bout de ses peines puisqu'elle est atteinte d'un cancer au moment où sa situation lui permet enfin de jouer en public. Cette femme, merveilleuse pianiste que j'ai eu la chance d'entendre, force le respect par son intelligence. Le livre est très limpide, très fin. Elle est très courageuse, ne se plaint jamais, ne démontre aucune colère, elle évoque les moments douloureux par petites touches; c'est l'éducation qu'elle a reçue. Elle est souvent seule, ce n'est pas un choix, c'est la conséquence de sa situation. Comment imaginer et accepter toutes les souffrances qu'elle a pu subir ? Enfin les pages relatives à la musique sont un enchantement, elle écrit avec justesse sur ses morceaux préférés, en particulier les variations Goldberg de Bach. C'est un témoignage exceptionnel, plein d'espoir et... Zhu Xiao-Mei raconte son histoire de femme chinoise, pianiste virtuose, dont le destin a été brisé par la révolution culturelle. Profondément marquée dans sa chair, dans ses relations familiales et amicales, elle tente - avec beaucoup de difficultés - de recommencer sa vie d'artiste en Occident. Son regard sur celui-ci n'est pas très tendre car les valeurs de notre monde lui semblent futiles. Le mercantilisme nous éloigne d'un bonheur à rechercher. Elle n'est pas au bout de ses peines puisqu'elle est atteinte d'un cancer au moment où sa situation lui permet enfin de jouer en public. Cette femme, merveilleuse pianiste que j'ai eu la chance d'entendre, force le respect par son intelligence. Le livre est très limpide, très fin. Elle est très courageuse, ne se plaint jamais, ne démontre aucune colère, elle évoque les moments douloureux par petites touches; c'est l'éducation qu'elle a reçue. Elle est souvent seule, ce n'est pas un choix, c'est la conséquence de sa situation. Comment imaginer et accepter toutes les souffrances qu'elle a pu subir ? Enfin les pages relatives à la musique sont un enchantement, elle écrit avec justesse sur ses morceaux préférés, en particulier les variations Goldberg de Bach. C'est un témoignage exceptionnel, plein d'espoir et de force, à l'instar de son auteur. Magnifique.
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            • gercat Posté le 5 Octobre 2017
              Livre passionnant et qui semble très honnête.
            • brumaire Posté le 14 Septembre 2017
              " [....] Grâce à la création de conditions où la conscience n'est plus d'aucun secours , où bien faire devient radicalement impossible, la complicité consciemment organisée de tous les hommes dans les crimes des régimes totalitaires s'étend aux victimes et prend ainsi un caractère vraiment total. " Cette phrase de Hannah Arendt , retranscrite par Zhu Xiao-Mei dans son autobiographie , s'accorde remarquablement au destin de la pianiste chinoise. Née en 1949 dans une famille cultivée de Shanghaï elle montre très tôt de bonnes dispositions pour la musique. Dans n'importe quel autre pays elle aurait pu suivre un cursus sans histoire et finir diplômée d'un conservatoire quelconque. Elle aurait alors commencé une carrière classique par le parcours obligé de tout concertiste : concours internationaux , masterclass à l'étranger avec de grands aînés, engagements pour des concerts, gravure de disques.....Mais la Chine n'est pas un pays comme les autres , surtout à cette époque . Les communistes ont désormais pris le pouvoir à l'issue d'une guerre civile implacable. Tout est censé venir du peuple et aller au peuple. Or non seulement la musique dite "classique" est déconsidérée car venant de l'Occident honni, mais plus grave encore, Zhu Xiao-Mei est porteuse d'une tare... " [....] Grâce à la création de conditions où la conscience n'est plus d'aucun secours , où bien faire devient radicalement impossible, la complicité consciemment organisée de tous les hommes dans les crimes des régimes totalitaires s'étend aux victimes et prend ainsi un caractère vraiment total. " Cette phrase de Hannah Arendt , retranscrite par Zhu Xiao-Mei dans son autobiographie , s'accorde remarquablement au destin de la pianiste chinoise. Née en 1949 dans une famille cultivée de Shanghaï elle montre très tôt de bonnes dispositions pour la musique. Dans n'importe quel autre pays elle aurait pu suivre un cursus sans histoire et finir diplômée d'un conservatoire quelconque. Elle aurait alors commencé une carrière classique par le parcours obligé de tout concertiste : concours internationaux , masterclass à l'étranger avec de grands aînés, engagements pour des concerts, gravure de disques.....Mais la Chine n'est pas un pays comme les autres , surtout à cette époque . Les communistes ont désormais pris le pouvoir à l'issue d'une guerre civile implacable. Tout est censé venir du peuple et aller au peuple. Or non seulement la musique dite "classique" est déconsidérée car venant de l'Occident honni, mais plus grave encore, Zhu Xiao-Mei est porteuse d'une tare rédhibitoire : elle est d'ascendance bourgeoise ! Qu' à cela ne tienne , elle s'efforcera d'effacer cette tâche en devenant une militante parfaite : s'ensuivent des séances d'autocritiques avilissantes , seul moyen d'après le Parti de laver son ascendance impure. Mais cela ne suffit pas au Moloch communiste. Il faudra désormais qu'elle prenne une part active au "crime" en dénonçant chez ses amis toute velléité bourgeoise, toute déviation des commandements du Petit Livre Rouge. Et bien sûr ce n'est jamais assez. La "faute" des parents est implacablement rejetée sur leurs descendants. Ce qui est pour le moins paradoxal pour une idéologie qui se réclame du marxisme.... S'enchaînent alors vexations et humiliations qui culmineront au moment de la Révolution Culturelle initiée par Mao pour garder le pouvoir et dont sa femme, Jiang Qing sera la grande manipulatrice. Zhu Xiao-Mei est exilée dans un camp de travail pour y être rééduquée. Pendant cinq longues années elle travaillera dans les champs avec ses autres compagnons. Pendant cinq ans elle ne jouera aucune musique. le travail harassant ne suffisant pas à formater les cerveaux il lui sera demander de se livrer à de nombreuses autocritiques et de dénoncer chez ses compagnes de misère tout manquement au crédo maoïste. La phrase de Hannah Arendt citée plus haut prenant alors toute sa signification. Victimes et bourreaux liés par la même complicité organisée par le Pouvoir. A la mort de Mao et à la chute de Jiang Qin les camps se vident lentement. Xiao-Mei retrouve ses parents à Pékin. La vie est toujours difficile et l'avenir incertain. Une suite d'heureux concours de circonstances vont permettre à notre musicienne d'obtenir un visa pour les Etats-Unis où elle pourra poursuivre ses études dans des écoles prestigieuses. Elle a alors 31 ans, un âge où de nombreux pianistes ont déjà acquis la notoriété. Son expérience des USA lui a laissé un goût amer. Certes elle a étudié quelque temps avec un grand pédagogue bostonien, Gabriel Chodos, et s'est fait des amis dévoués, mais là-bas tout se paye. Elle a dû faire un tas de petits boulots pour payer ses études et se loger , handicapée par sa mauvaise maîtrise de l'anglais. C'est donc un peu , certainement, pour ces raisons et d'autres plus sentimentales (le prestige culturel de la France n'est pas un vain mot) que Xiao-Mei choisit notre pays pour s'y perfectionner et comme lieu de résidence. Arrivée en 1984 elle est dans un premier temps aussi désemparée qu'aux USA, mais grâce à une indéfectible chaîne d'amis et au système D français elle deviendra la merveilleuse pianiste que nous connaissons aujourd'hui. Certes tout ne fut pas rose : elle connut les files d'attente de 8 heures à l'OFFPRA pour le renouvèlement de son titre de séjour (une honte pour notre pays ces queues ! ) , et son premier éditeur fit faillite quelques jours avant la sortie de son premier CD consacré à Bach. En 1991 elle obtint enfin la nationalité française. Le livre de Zhu Xiao-Mei (écrit avec son ami Michel Mollard) s'intitule "La Rivière et son secret" , un titre qui présagerait plus un roman de Danielle Steel qu'une autobiographie de musicien. Il faut alors remarquer que rivière est écrit avec un R majuscule. Et rivière, ruisseau dans la langue de Goethe se dit Bach. Car on ne peut faire l'impasse sur l'importance de la musique de Jean Sébastien Bach dans la destinée de Xiao-Mei. Même si elle connaissait certaines de ses oeuvres ce n'est qu'en exil qu'elle entreprit d'approfondir la science musicale du compositeur allemand, la confrontant régulièrement aux enseignements du grand Lao Tseu. A cet égard la découverte des Variations Goldberg lui fut une révélation qui marquera sa vision de l'existence. Les Variations Goldberg (écrites pour soigner les insomnies du comte Keyserling...) ne peuvent se comparer à aucune autre oeuvre de la musique occidentale. Alors que toutes suivent la flèche du temps, les Variations , au bout d'un parcours de trente variations, reviennent au thème du début, une aria que l'on retrouve apparemment identique à la fin de l'oeuvre. Cette forme cyclique ne pouvait que s'accorder avec le taoïsme , "religion" chinoise par excellence. Pour terminer cette note trop longue, je ne saurais trop vous inviter à écouter cette oeuvre de JS Bach. Dans l'interprétation de Xiao-Mei , bien sûr , que l'on trouve sur YouTube , mais aussi dans l'interprétation de Gould et , pour moi insurpassable de Murray Perahia. A noter que sur You tube vous trouverez deux versions des Variations par Zhu Xiao-Mei : une gravée chez Harmonia Mundi et l'autre en "live". C'est celle "live" qu'il faut écouter malgré quelques fausses notes. S'en dégage une émotion d'autant plus poignante. Car sachez le (là c'est juste une information pour les Babéliens peu au fait de la musique "classique" ) , Zhu Xiao-Mei c'est l'anti Lang Lang (voir Wikipedia :-) , c'est aussi l'anti Kathia Buniatishvili , cette superbe pianiste (la Beyoncé du piano ! ) géorgienne (mais maintenant aussi française) . Ce n'est pas Xiao-Mei qui jetterait à la foule de ses admirateurs sa serviette ayant servi à éponger sa sueur, ou jouant à l'ouverture d'une coupe du monde de foot comme Lang Lang.....
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