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12-21
EAN : 9782823875638
Code sériel : 2028
Façonnage normé : EPUB3
DRM : DRM Adobe

La route de Los Angeles

Brice MATTHIEUSSENT (Traducteur)
Date de parution : 03/10/2019

Orgueilleux, emphatique, looser provocateur, Arturo Bandini bourlingue dans l’Amérique des années trente. Enfermé dans un placard qui lui sert de « bureau », errant de petits boulots en grosses galères, Bandini veut être écrivain. La Route de Los Angeles publiée après la mort de John Fante, marque la naissance d’un...

Orgueilleux, emphatique, looser provocateur, Arturo Bandini bourlingue dans l’Amérique des années trente. Enfermé dans un placard qui lui sert de « bureau », errant de petits boulots en grosses galères, Bandini veut être écrivain. La Route de Los Angeles publiée après la mort de John Fante, marque la naissance d’un anti-héros culte et le début d’une œuvre flamboyante.



« John Fante, avant les beatniks, a raconté l’aventure des laissés-pour-compte, des ivrognes. La Route de Los Angeles, c'est déjà le bréviaire d'une Amérique vulgaire et mal élevée. » 
Jacques-Pierre Amette, Le Point



Traduit de l’anglais (Etats-Unis)
par Brice Matthieussent

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EAN : 9782823875638
Code sériel : 2028
Façonnage normé : EPUB3
DRM : DRM Adobe

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • NicolasGuyomarch Posté le 21 Août 2021
    La route de Los Angeles est le premier roman que je lis de John Fante. J'ai l'impression d'avoir choisi de gravir l'Everest par la face nord. C'est un véritable brûlot mêlant colères, délires et schizophrénie. L'écriture est tenue de bout en bout : toujours excessive, souvent sèche, parfois exubérante, quelque fois burlesque. Fante et son double, le narrateur, balaye tout sur son passage. Par moments, on pense à Céline. Mais ce sera du Céline sous emprise de substances illicites... On trouve des points communs : la misère sociale, l'étouffement familial, ... et à chaque fois l'envie de s'en extraire. Avec un point commun : Fante comme pour Céline, est un styliste (même traduit). Et tous deux en remontrent aux écrivains engagés dans la dénonciation sociale. Eux écrivent "les deux pieds dans la misère" sans misérabilisme. Hâte de lire ses autres romans.
  • Edouard22 Posté le 1 Mai 2021
    Qu'il est difficile de devenir américain lorsque l'on est issu d'une famille italienne imprégnée de catholicisme, arrivée aux États-Unis depuis une génération. Et ce d'autant plus si l'on est pauvre, avec un père instable (Svevo), coureur, alcoolique et joueur, mais aimé des siens, et bon maçon lorsqu'il travaille, et si de surcroît on n'a pas fait d'études. Malgré ses efforts, Arturo est systématiquement rattrapé par ses origines, comme si un élastique l'y ramenait violemment. Comme beaucoup d'immigrés et enfants d'immigrés, il est aussi tiraillé entre ses aspirations américaines et le souvenir fantasmé de l'Italie. Arturo, bien sûr, c'est John Fante lui-même qui nous raconte sa vie, sa famille, ses petits boulots et ses galères, ses amours, ses délires et ses rêves dans ces quatre romans du "cycle Bandini" : - Dans "Bandini", écrit en 1938, Arturo est jeune et nous raconte la vie à Denver de son père Svevo, vue par lui ; - Dans "La Route de Los Angeles", écrit en 1936, ayant quitté ses études prématurément, il vit de petits boulots et partage la vie des laissés pour compte dans un port de la côte californienne ; - "Demande à la poussière", écrit en 1939, nous le montre jeune écrivain en galère à... Qu'il est difficile de devenir américain lorsque l'on est issu d'une famille italienne imprégnée de catholicisme, arrivée aux États-Unis depuis une génération. Et ce d'autant plus si l'on est pauvre, avec un père instable (Svevo), coureur, alcoolique et joueur, mais aimé des siens, et bon maçon lorsqu'il travaille, et si de surcroît on n'a pas fait d'études. Malgré ses efforts, Arturo est systématiquement rattrapé par ses origines, comme si un élastique l'y ramenait violemment. Comme beaucoup d'immigrés et enfants d'immigrés, il est aussi tiraillé entre ses aspirations américaines et le souvenir fantasmé de l'Italie. Arturo, bien sûr, c'est John Fante lui-même qui nous raconte sa vie, sa famille, ses petits boulots et ses galères, ses amours, ses délires et ses rêves dans ces quatre romans du "cycle Bandini" : - Dans "Bandini", écrit en 1938, Arturo est jeune et nous raconte la vie à Denver de son père Svevo, vue par lui ; - Dans "La Route de Los Angeles", écrit en 1936, ayant quitté ses études prématurément, il vit de petits boulots et partage la vie des laissés pour compte dans un port de la côte californienne ; - "Demande à la poussière", écrit en 1939, nous le montre jeune écrivain en galère à Los Angeles, pas encore reconnu, avec ses amours agitées avec Camilia Lopez ; - Dans "Rêves de Bunker Hill" (1982) il est déjà reconnu comme écrivain et vit à Los Angeles. Tout cela est raconté avec verve, gouaille même, dans un style nerveux et imagé, bien mis en valeur par la traduction de Brice Matthieussent, style précurseur indiscutable de la "beat generation" et faisant penser, plus tard, à "Sur la Route" de Jack Kerouac. À ce titre, il a tout pour "choquer le bourgeois", ce qui explique que les premiers opus n'ont pas été publiés immédiatement. Un style à tendance déjantée donc, imprégné de rage, qui a mûri au cours de la vie de l'auteur en s'assagissant légèrement (pas complétement, bien heureusement). Le premier écrit de ces ouvrages, "La Route de Los Angeles", comporte quelques enfantillages de jeunesse, mais est le plus déjanté et le plus spontané, ce qui fait de lui mon préféré, même si cette opinion est peu partagée ("Demande à la Poussière" étant le plus reconnu, à juste titre bien sûr). Toute l'oeuvre de John Fante, dont naturellement le "cycle des Bandini", est à recommander chaudement à tout amateur de littérature américaine et, plus simplement, de très bonne littérature.
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  • alexastoria Posté le 20 Avril 2021
    John Fante à travers son premier roman La route de Los Angeles (écrit en 1933 mais publié en 1985) nous compte une vie de galérien fait de petits boulots, de prise de becs avec sa génitrice et de paluchage sur l’ancêtre de playboy. Une sorte d’Orelsan old school, un joyeux loser qui l’assume pleinement. La trame se situe au lendemain de la grande dépression de 1930 et met en scène Arturo Bandini, écrivain en devenir. On peut aisément spéculer qu’Arturo Bandini se trouve être l’alter ego de Fante qui y fait ici ses premières armes en biture. L’ambiance est posée, c’est celle d’un capitalisme moderne et de l’exploitation de l’homme par l’homme mais sous couvert d’humour et d’absurdité. Bandini encourage Manuel un ouvrier de l’usine à se rebeller en demandant « du lait » car « les gosses de riche barbotent dans des hectolitres de lait ». On trouve aussi des passages dithyrambiques ou le héros se voit comme le plus grand écrivain que le monde ait connu. Il paie des dizaines de milliers de dollars à des prostitués imaginaires et se rêve en grand seigneur alors que son travail à la conserverie de poisson imbibe le plus petit centimètre de sa peau. On en sentirait... John Fante à travers son premier roman La route de Los Angeles (écrit en 1933 mais publié en 1985) nous compte une vie de galérien fait de petits boulots, de prise de becs avec sa génitrice et de paluchage sur l’ancêtre de playboy. Une sorte d’Orelsan old school, un joyeux loser qui l’assume pleinement. La trame se situe au lendemain de la grande dépression de 1930 et met en scène Arturo Bandini, écrivain en devenir. On peut aisément spéculer qu’Arturo Bandini se trouve être l’alter ego de Fante qui y fait ici ses premières armes en biture. L’ambiance est posée, c’est celle d’un capitalisme moderne et de l’exploitation de l’homme par l’homme mais sous couvert d’humour et d’absurdité. Bandini encourage Manuel un ouvrier de l’usine à se rebeller en demandant « du lait » car « les gosses de riche barbotent dans des hectolitres de lait ». On trouve aussi des passages dithyrambiques ou le héros se voit comme le plus grand écrivain que le monde ait connu. Il paie des dizaines de milliers de dollars à des prostitués imaginaires et se rêve en grand seigneur alors que son travail à la conserverie de poisson imbibe le plus petit centimètre de sa peau. On en sentirait presque la puanteur. Charles Bukowski vénérait Fante. Même vie d’ivrogne, même Los Angeles mythique, ses rades pourris et son cortège de femmes qui passe et trépasse. Les similitudes sont légion. Les boulots alimentaires s’enchainent et on y retrouve le même dédain pour toute forme d’autorité. On touche certains moments de grâce lorsque dans une introspection Arturo se demande si Nietzsche « soutien la comparaison » avec une jolie fille de magazine. Je me suis essayé à un exercice, lire des passages à haute voix. C’est vivant, c’est méditerranéen, ça gueule et ça fait du bien !
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  • alucca Posté le 13 Avril 2021
    I remember the difficult years I had when starting a business in a far away country while reading this book. It reminds me of a vague feeling with no fulcrum. A feeling of sadness, even though life is getting better now, maybe I still feel resisted.
  • ollieGg Posté le 25 Janvier 2021
    Chose importante à savoir: La route de Los Angeles a été écrit en 1933, et publié en 1986, après le décès de John Fante. Il n'avait pas été édité car jugé trop provoquant pour l'Amérique puritaine des années 30. John Fante nous raconte ce personnage, Arturo Bandini, odieux, provocateur, raciste, tantôt misogyne, tantôt obsédé par les femmes, mais surtout amateur de littérature, bien qu'il ne comprenait pas tout ce qu'il lisait. On finit par s'attacher à lui, fils d'immigré italien. Malgré tout ça, ce livre a beaucoup de tendresse. C'est une #x0153uvre majeure de la littérature américaine des années 30. Roman blanc qu'il faut faire vivre, je vous le recommande vivement. Un très gros coup de coeur.
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