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12-21
EAN : 9782823875638
Code sériel : 2028
Façonnage normé : EPUB3
DRM : DRM Adobe

La route de Los Angeles

Brice Matthieussent (traduit par)
Date de parution : 03/10/2019

Orgueilleux, emphatique, looser provocateur, Arturo Bandini bourlingue dans l’Amérique des années trente. Enfermé dans un placard qui lui sert de « bureau », errant de petits boulots en grosses galères, Bandini veut être écrivain. La Route de Los Angeles publiée après la mort de John Fante, marque la naissance d’un...

Orgueilleux, emphatique, looser provocateur, Arturo Bandini bourlingue dans l’Amérique des années trente. Enfermé dans un placard qui lui sert de « bureau », errant de petits boulots en grosses galères, Bandini veut être écrivain. La Route de Los Angeles publiée après la mort de John Fante, marque la naissance d’un anti-héros culte et le début d’une œuvre flamboyante.



« John Fante, avant les beatniks, a raconté l’aventure des laissés-pour-compte, des ivrognes. La Route de Los Angeles, c'est déjà le bréviaire d'une Amérique vulgaire et mal élevée. » 
Jacques-Pierre Amette, Le Point



Traduit de l’anglais (Etats-Unis)
par Brice Matthieussent

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EAN : 9782823875638
Code sériel : 2028
Façonnage normé : EPUB3
DRM : DRM Adobe

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • criscat Posté le 24 Novembre 2021
    Publié à titre posthume, ce livre est le premier écrit par John Fante , roman autobiographique comme son œuvre. Je comprends qu’il n’est pas été publié à l’époque , il y a beaucoup de violence chez cet adolescent perturbé et maladroit qui est seul à faire vivre la famille ( sa mère et sa sœur ) depuis le décès de son père Que dire de plus c’est du Fante , c’est le plus noir que j’ai lu de lui même s’ il y a beaucoup de pointes d’humour dans ce livre .
  • Clariuss51 Posté le 4 Novembre 2021
    Poursuite dans la découverte de John FANTE. Quelques années se sont passées après son enfance exposée dans son premier opus « Bandini ». Jeune homme, l’auteur se découvre, se cherche et poursuit sa quête dans la littérature et l’écriture. Son écriture directe me plait toujours autant et me captive.
  • celestineh Posté le 20 Octobre 2021
    Je crois que c'était le dernier Fante que je n'avais pas lu. Depuis deux ans environ, je découvre avec bonheur cet auteur, son humour irrésistible et son style virevoltant. Si je ne me trompe pas, La route de Los angeles est son premier roman bien que publié après sa disparition. Et bien ceci explique peut-être cela mais cela ne restera pas mon préféré. le livre se déroule à Los Angeles où Arturo grandit entre sa mère et sa soeur. Il se veut le meilleur futur écrivain du monde. Il est paresseux et menteur, orgueilleux et obsédé par le corps des femmes ! La route a donc pour personnage principal Arturo Bandini déjà rencontré dans Demande à la poussière ou Bandini que j'avais adorés. Mais dans celui-ci, il a un côté vraiment emphatique et exagéré qui m'a un peu lassé. Il y a toujours beaucoup d'humour et ce style si particulier et vivant, mais j'ai trouvé ce roman moins fin que ceux cités ci-dessus.
  • NicolasGuyomarch Posté le 21 Août 2021
    La route de Los Angeles est le premier roman que je lis de John Fante. J'ai l'impression d'avoir choisi de gravir l'Everest par la face nord. C'est un véritable brûlot mêlant colères, délires et schizophrénie. L'écriture est tenue de bout en bout : toujours excessive, souvent sèche, parfois exubérante, quelque fois burlesque. Fante et son double, le narrateur, balaye tout sur son passage. Par moments, on pense à Céline. Mais ce sera du Céline sous emprise de substances illicites... On trouve des points communs : la misère sociale, l'étouffement familial, ... et à chaque fois l'envie de s'en extraire. Avec un point commun : Fante comme pour Céline, est un styliste (même traduit). Et tous deux en remontrent aux écrivains engagés dans la dénonciation sociale. Eux écrivent "les deux pieds dans la misère" sans misérabilisme. Hâte de lire ses autres romans.
  • Edouard22 Posté le 1 Mai 2021
    Qu'il est difficile de devenir américain lorsque l'on est issu d'une famille italienne imprégnée de catholicisme, arrivée aux États-Unis depuis une génération. Et ce d'autant plus si l'on est pauvre, avec un père instable (Svevo), coureur, alcoolique et joueur, mais aimé des siens, et bon maçon lorsqu'il travaille, et si de surcroît on n'a pas fait d'études. Malgré ses efforts, Arturo est systématiquement rattrapé par ses origines, comme si un élastique l'y ramenait violemment. Comme beaucoup d'immigrés et enfants d'immigrés, il est aussi tiraillé entre ses aspirations américaines et le souvenir fantasmé de l'Italie. Arturo, bien sûr, c'est John Fante lui-même qui nous raconte sa vie, sa famille, ses petits boulots et ses galères, ses amours, ses délires et ses rêves dans ces quatre romans du "cycle Bandini" : - Dans "Bandini", écrit en 1938, Arturo est jeune et nous raconte la vie à Denver de son père Svevo, vue par lui ; - Dans "La Route de Los Angeles", écrit en 1936, ayant quitté ses études prématurément, il vit de petits boulots et partage la vie des laissés pour compte dans un port de la côte californienne ; - "Demande à la poussière", écrit en 1939, nous le montre jeune écrivain en galère à... Qu'il est difficile de devenir américain lorsque l'on est issu d'une famille italienne imprégnée de catholicisme, arrivée aux États-Unis depuis une génération. Et ce d'autant plus si l'on est pauvre, avec un père instable (Svevo), coureur, alcoolique et joueur, mais aimé des siens, et bon maçon lorsqu'il travaille, et si de surcroît on n'a pas fait d'études. Malgré ses efforts, Arturo est systématiquement rattrapé par ses origines, comme si un élastique l'y ramenait violemment. Comme beaucoup d'immigrés et enfants d'immigrés, il est aussi tiraillé entre ses aspirations américaines et le souvenir fantasmé de l'Italie. Arturo, bien sûr, c'est John Fante lui-même qui nous raconte sa vie, sa famille, ses petits boulots et ses galères, ses amours, ses délires et ses rêves dans ces quatre romans du "cycle Bandini" : - Dans "Bandini", écrit en 1938, Arturo est jeune et nous raconte la vie à Denver de son père Svevo, vue par lui ; - Dans "La Route de Los Angeles", écrit en 1936, ayant quitté ses études prématurément, il vit de petits boulots et partage la vie des laissés pour compte dans un port de la côte californienne ; - "Demande à la poussière", écrit en 1939, nous le montre jeune écrivain en galère à Los Angeles, pas encore reconnu, avec ses amours agitées avec Camilia Lopez ; - Dans "Rêves de Bunker Hill" (1982) il est déjà reconnu comme écrivain et vit à Los Angeles. Tout cela est raconté avec verve, gouaille même, dans un style nerveux et imagé, bien mis en valeur par la traduction de Brice Matthieussent, style précurseur indiscutable de la "beat generation" et faisant penser, plus tard, à "Sur la Route" de Jack Kerouac. À ce titre, il a tout pour "choquer le bourgeois", ce qui explique que les premiers opus n'ont pas été publiés immédiatement. Un style à tendance déjantée donc, imprégné de rage, qui a mûri au cours de la vie de l'auteur en s'assagissant légèrement (pas complétement, bien heureusement). Le premier écrit de ces ouvrages, "La Route de Los Angeles", comporte quelques enfantillages de jeunesse, mais est le plus déjanté et le plus spontané, ce qui fait de lui mon préféré, même si cette opinion est peu partagée ("Demande à la Poussière" étant le plus reconnu, à juste titre bien sûr). Toute l'oeuvre de John Fante, dont naturellement le "cycle des Bandini", est à recommander chaudement à tout amateur de littérature américaine et, plus simplement, de très bonne littérature.
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