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12-21
EAN : 9782823870565
Code sériel : 3153
Façonnage normé : EPUB3
DRM : DRM Adobe

La route du retour

Brice Matthieussent (traduit par)
Date de parution : 19/03/2020

Dans ce roman choral où s’entrecroisent les parcours de Dalva et de ses proches, Jim Harrison exorcise sa hantise de la mort et brasse l'histoire de l'Amérique, depuis les guerres indiennes jusqu'à nos jours. Derrière cette fresque truculente et nostalgique, La Route du retour témoigne de l’amour de Big Jim...

Dans ce roman choral où s’entrecroisent les parcours de Dalva et de ses proches, Jim Harrison exorcise sa hantise de la mort et brasse l'histoire de l'Amérique, depuis les guerres indiennes jusqu'à nos jours. Derrière cette fresque truculente et nostalgique, La Route du retour témoigne de l’amour de Big Jim pour ce pays aux horizons aussi grands que ses mythes.

« La Route du retour est un pur chef-d'œuvre. Ambitieux, foudroyant. » Lire, Catherine Argand

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EAN : 9782823870565
Code sériel : 3153
Façonnage normé : EPUB3
DRM : DRM Adobe
12-21
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Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Pattyberglund Posté le 15 Août 2021
    Ce roman nous plonge au coeur de la nature sauvage des hommes et de la terre qu'ils habitent. Les personnages vivent leur vie dans toute sa complexité. Ils tracent leur chemin, porté par des idéaux, des désirs, comme nous tous, empêchés par les mauvais tours et les aléas de la vie, comme nous tous. La structure du roman nous empêche de porter des jugements trop marqués et on se sent grandir avec eux au fur et à mesure des leçons qu'ils arrivent à tirer de leur parcours. C'est une fabuleuse lecture initiatique pour celui qui ouvre ce roman.
  • Eric_G Posté le 18 Juillet 2021
    « Sur la route du retour » ressemble aux contreforts de ces montagnes rocheuses qui trônent et dominent l’horizon sans fin des plaines du Nebraska. Leur majesté impressionne et étouffe de ne pouvoir les embraser d’un seul regard. Un pavé de plus de sept cent pages qui vous défie d’en affronter la complexité et la richesse. Autant s’en détourner plutôt que d’essayer en vain d’affronter le génie foisonnant d’Harrison. Comment en être digne ? Et puis gagné par la brûlure d’une fièvre incontrôlable à retrouver Dalva, on vient doucement goûter à la préface de François BUSNEL. On y savoure le premier conseil. Dieu quel admirable conseil « On doit suivre nos rêves sous peine de passer à côté de nos vies. ». Alors on s’aventure plus avant… On pousse la porte et on entre. Frieda doit être en cuisine d'où arrive l'odeur de l'oignon qui frit et du café chaud. Pendant que Lundquist est allé chercher du bois pour charger le feu, le jour commence à se coucher, et le soleil à rougir derrière les sommets. Dalva ne devrait plus tarder à rentrer... Et, Harrison est là !  Dans cette grande pièce au plafond de bois charpenté, une cigarette tombant sur le bout de sa lèvre, un verre de cristal épais... « Sur la route du retour » ressemble aux contreforts de ces montagnes rocheuses qui trônent et dominent l’horizon sans fin des plaines du Nebraska. Leur majesté impressionne et étouffe de ne pouvoir les embraser d’un seul regard. Un pavé de plus de sept cent pages qui vous défie d’en affronter la complexité et la richesse. Autant s’en détourner plutôt que d’essayer en vain d’affronter le génie foisonnant d’Harrison. Comment en être digne ? Et puis gagné par la brûlure d’une fièvre incontrôlable à retrouver Dalva, on vient doucement goûter à la préface de François BUSNEL. On y savoure le premier conseil. Dieu quel admirable conseil « On doit suivre nos rêves sous peine de passer à côté de nos vies. ». Alors on s’aventure plus avant… On pousse la porte et on entre. Frieda doit être en cuisine d'où arrive l'odeur de l'oignon qui frit et du café chaud. Pendant que Lundquist est allé chercher du bois pour charger le feu, le jour commence à se coucher, et le soleil à rougir derrière les sommets. Dalva ne devrait plus tarder à rentrer... Et, Harrison est là !  Dans cette grande pièce au plafond de bois charpenté, une cigarette tombant sur le bout de sa lèvre, un verre de cristal épais à la main, dans lequel il boit à courtes gorgées un whisky brun ; il raconte. On prend place en silence, mollement accroupi, sur la peau de fourrure couchée à distance de l’âtre qui diffuse une chaleur suffisante à chasser le froid du dehors, où le souffle du vent glacial descendu du nord reste collé aux carreaux qui assourdissent sa morsure, tout en laissant la sensation de sa lointaine piqûre qui s’efface devant la flamme. Alors on écoute, et on s’abreuve de ce récit fabuleux qui lentement coule pour envelopper l’âme d’horizons fabuleux. C’est la Niobrara qui semble s’écouler et se rependre au plus profond de soi. On écoute, et on rêve. C’est magistral. Magistral que d’être invité à la compréhension soudain simple et éclairée de cette œuvre titanesque. Je n’ai parcouru qu’un peu plus d’une centaine pages. Je les ai bues. Une bonne centaine de pages déjà alors que je n’ai entrepris la lecture qu’hier soir. Je suis déjà conquis. C’est imposant, tranquille et magnifique. Et même si au loin, on croit entendre gronder un orage qui pourrait s’approcher, et que semblent appeler les chants perdus et lancinants des Lakotas, on l’attend avec la confiance et l’assurance qu’offre la solidité du gîte. Qu’il frappe, on est désormais prêt à le recevoir. Le drame peut s’inviter, l’œuvre est déjà souveraine.
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  • LivresdAvril Posté le 15 Mai 2021
    Alors que j'avais moyennement apprécié "Dalva" (notamment à cause du personnage de Michael qui m'avait prodigieusement agacée), "La Route du retour" m'a bien plus convaincue. J'ai adoré le journal de John Wesley Northbridge, patriarche au caractère bien trempé. Mon seul regret est qu'après avoir suivi un personnage si flamboyant sur près de la moitié du roman, il est difficile pour ses successeurs de se faire une place. Par comparaison, Nelse, Naomi, Paul et Dalva m'ont semblé presque ternes, et leurs journaux parfois un peu en long. Mais comme les récits se répondent, se complètent, et que la multiplication des points de vue éclaire les motivations des autres narrateurs, j'ai tout de même été emportée. L'ensemble forme une impressionnante fresque sur l'histoire américaine, les rapports humains et la passion familiale pour la faune et la flore. Jusqu'à ce que l'imminence de la mort impose d'accepter que le souvenir conservé par nos proches sera la seule trace qui restera de notre passage au moment de s'engager sur la route du départ.
  • danaella Posté le 3 Mai 2021
    J'attendais avec impatience la suite de Dalva, et même si l'émotion est un peu moindre, ce roman a le mérite d'éclaircir, à travers le récit des autres personnages qui gravitent autour de Dalva, la fresque familiale et ses tourments principaux. Qu'est-ce que serait une bonne histoire sans ses racines tordues intérieures? Le ton est donné par le grand-père Northridge, un homme de son temps au caractère bien trempé, qui nous transmet au crépuscule de son existence les péripéties et désillusions qui l'ont façonné. Adulé par son John Wesley, le père de Dalva mort lors de la guerre de Corée, et haï par Paul son cadet qui a coupé les ponts avec ce père féroce. Mais c'est lui qui prendra soin de Rachel, la mère de Duane, l'amant sang-mêlé de Dalva. Vient ensuite le journal de Nelse, le fils abandonné, puis adopté, un nomade qui parcourt l'Amérique avec l'idée d'assouvir sa curiosité:" la raison principale de mon errance semblait être la simple curiosité". C'est un personnage cru, sauvage et indiscipliné qui libéré du joug de la normalisation possède une culture propre, riche et tournée vers le monde naturel. Mais cette curiosité le poussera à retrouver ses racines biologiques et à aimer... J'attendais avec impatience la suite de Dalva, et même si l'émotion est un peu moindre, ce roman a le mérite d'éclaircir, à travers le récit des autres personnages qui gravitent autour de Dalva, la fresque familiale et ses tourments principaux. Qu'est-ce que serait une bonne histoire sans ses racines tordues intérieures? Le ton est donné par le grand-père Northridge, un homme de son temps au caractère bien trempé, qui nous transmet au crépuscule de son existence les péripéties et désillusions qui l'ont façonné. Adulé par son John Wesley, le père de Dalva mort lors de la guerre de Corée, et haï par Paul son cadet qui a coupé les ponts avec ce père féroce. Mais c'est lui qui prendra soin de Rachel, la mère de Duane, l'amant sang-mêlé de Dalva. Vient ensuite le journal de Nelse, le fils abandonné, puis adopté, un nomade qui parcourt l'Amérique avec l'idée d'assouvir sa curiosité:" la raison principale de mon errance semblait être la simple curiosité". C'est un personnage cru, sauvage et indiscipliné qui libéré du joug de la normalisation possède une culture propre, riche et tournée vers le monde naturel. Mais cette curiosité le poussera à retrouver ses racines biologiques et à aimer à son tour. Naomi, la mère de Dalva est le personnage doux, lumineux qui stabilise ce chaos familial. Adepte inconditionnée des oiseaux, elle sera celle qui fera le pont entre la mère biologique et le fils perdu. Nous trouverons son témoignage reposant après celui des autres! Puis c'est le journal de Paul, l'oncle de Dalva, qui nous fait partager son expérience, et son amour finalement partagé par Naomi, une liaison douce et suave qui se conforte avec le temps. Mais Dalva reste la protagoniste du roman qui clôt de manière poignante cette saga familiale. Et je n'en dirai pas plus . Mais c'est aussi une ode au monde naturel, des portraits de femmes magnifiques, la place des autochtones dans ce monde moderne, une incroyable culture de l'auteur qui m'a surprise agréablement. Un préjugé de ma part en pensant aux cow-boys bouseux et ignorants! Jim Harrison est un sacré conteur! Je reprends ces mots pour clore à mon tour ce petit journal:" une fois morts, nous ne sommes plus que des histoires dans l'esprit d'autrui".
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  • Delivresmoi Posté le 13 Novembre 2020
    Après avoir eu un véritable coup de coeur, pour Dalva, j ai débuté la lecture de La route du retour avec joie. Et pourtant, j ai vraiment eu du mal à accrocher. Le livre se compose des journaux intimes de divers personnages présents dans Dalva. On suit donc des morceaux de leur vie. Si j ai trouvé les descriptions de la nature agréables, on y plonge littéralement, j ai néanmoins trouvé le reste assez descriptif. C était long et sans grand intérêt parfois. Peut-être cet avis et même sûrement, est-il le résultat d'une trop grande attente, après mon coup de coeur pour Dalva que je vous recommande toujours très vivement. J ai néanmoins aimé plus particulièrement le journal de Dalva et de Naomi, qui sont, je trouve, plus touchants que les autres. Je n ai donc tout de même pas détesté. La fin est d ailleurs bouleversante. Il est indéniable que Jim Harrison est un grand écrivain et je découvrirai donc encore l une ou l' autre de ses oeuvres avec plaisir. Autre chose certaine, je relirai Dalva un jour.
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