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Robert Laffont
EAN : 9782221139264
Façonnage normé : EPUB3
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

La Servante écarlate

The Handmaid's tale

Sylviane RUÉ (Traducteur)
Collection : Pavillons Poche
Date de parution : 15/06/2017
La Servante écarlate dans une traduction inédite de Michèle Albaret-Maatsch qui rend toute sa profondeur à ce texte intemporel où transparait toute la finesse et l'intelligence de Margaret Atwood. 
Devant la chute drastique de la fécondité, la république de Galaad, récemment fondée par des fanatiques religieux, a réduit au rang d’esclaves sexuelles les quelques femmes encore fertiles. Vêtue de rouge, Defred, « servante écarlate » parmi d’autres, à qui l’on a ôté jusqu’à son nom, met donc son corps... Devant la chute drastique de la fécondité, la république de Galaad, récemment fondée par des fanatiques religieux, a réduit au rang d’esclaves sexuelles les quelques femmes encore fertiles. Vêtue de rouge, Defred, « servante écarlate » parmi d’autres, à qui l’on a ôté jusqu’à son nom, met donc son corps au service de son Commandant et de son épouse. Le soir, en regagnant sa chambre à l’austérité monacale, elle songe au temps où les femmes avaient le droit de lire, de travailler… En rejoignant un réseau secret, elle va tout tenter pour recouvrer sa liberté. Paru pour la première fois en 1985, La Servante écarlate s’est vendu à des millions d’exemplaires à travers le monde. Devenu un classique de la littérature anglophone, ce roman, qui n’est pas sans évoquer le 1984 de George Orwell, décrit un quotidien glaçant qui n’a jamais semblé aussi proche, nous rappelant combien fragiles sont nos libertés. La série adaptée de ce chef-d’oeuvre de Margaret Atwood, diffusée sous le titre original The Handmaid’s Tale, avec Elisabeth Moss dans le rôle principal, a été unanimement saluée par la critique.

« J’ai commencé [La Servante écarlate] à Berlin Ouest, en 1984 – oui, George Orwell regardait par-dessus mon épaule –, sur une machine à écrire allemande que j’avais louée. Le Mur était tout autour de nous. De l’autre côté, il y avait Berlin Est, et aussi la Tchécoslovaquie et la Pologne, que j’ai visités tous les trois à l’époque. Je me souviens de ce que me disaient les gens, et de ce qu’ils ne me disaient pas. Je me souviens des pauses significatives. Je me souviens que j’étais moi-même obligée de faire attention à ce que je disais, de peur de mettre quelqu’un en danger par inadvertance. Tout cela s’est retrouvé dans mon livre. » Margaret Atwood (extrait de la préface inédite)
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EAN : 9782221139264
Façonnage normé : EPUB3
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ils en parlent

Margaret Atwood décrypte La Servante écarlate à l’ère de Donald Trump
Courrier international
Au milieu des années 80, la prolifique écrivaine canadienne imagine l’histoire de “La Servante écarlate”, bien connue depuis qu’Elisabeth Moss incarne à l’écran la domestique rebelle. Portrait de cette féministe engagée et visionnaire.
Nathalie Crom / Télérama

Il y a trente ans, dans « La Servante écarlate », Margaret Atwood imaginait les Etats-Unis en théocratie totalitaire asservissant les femmes. L’élection de Donald Trump en a fait un livre prophétique. Et un manuel de résistance.
 
Macha Séry / Le Monde

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Nowowak Posté le 7 Juillet 2021
    Bing bang. Prends-ça dans la tronche. Paf pif poum pim tchlaak. C’est sidérant tous ces mecs qui confondent leurs nanas avec des punching-balls. C’est devenu un sport international pratiqué à toutes heures du jour et de la nuit, principalement après une bonne cuite ou une défaite d’une équipe de foot locale. La coupe du monde se déroule toute l’année et comme sur les hippodromes ou dans les arènes les victimes désossées sont remplacées par d’autres. « Notre fonction est la reproduction : nous ne sommes pas des concubines, des geishas ni des courtisanes. Au contraire : tout a été fait pour nous éliminer de ces catégories. Rien en nous ne doit séduire, aucune latitude n’est autorisée pour que fleurissent des désirs secrets, nulle faveur particulière ne doit être extorquée par des cajoleries, ni de part ni d’autre ; l’amour ne doit trouver aucune prise. Nous sommes des utérus à deux pattes, un point c’est tout : vases sacrés, calices ambulants. » Nourries de pensées écarlates, même la nuit ne leur appartient pas. C’est connu, elles n’ont pas d’âme, ce sont des meubles, au mieux des bibelots. Des garnitures. Surtout quand les règles dépassent de la marge. Les femmes possèdent des maux... Bing bang. Prends-ça dans la tronche. Paf pif poum pim tchlaak. C’est sidérant tous ces mecs qui confondent leurs nanas avec des punching-balls. C’est devenu un sport international pratiqué à toutes heures du jour et de la nuit, principalement après une bonne cuite ou une défaite d’une équipe de foot locale. La coupe du monde se déroule toute l’année et comme sur les hippodromes ou dans les arènes les victimes désossées sont remplacées par d’autres. « Notre fonction est la reproduction : nous ne sommes pas des concubines, des geishas ni des courtisanes. Au contraire : tout a été fait pour nous éliminer de ces catégories. Rien en nous ne doit séduire, aucune latitude n’est autorisée pour que fleurissent des désirs secrets, nulle faveur particulière ne doit être extorquée par des cajoleries, ni de part ni d’autre ; l’amour ne doit trouver aucune prise. Nous sommes des utérus à deux pattes, un point c’est tout : vases sacrés, calices ambulants. » Nourries de pensées écarlates, même la nuit ne leur appartient pas. C’est connu, elles n’ont pas d’âme, ce sont des meubles, au mieux des bibelots. Des garnitures. Surtout quand les règles dépassent de la marge. Les femmes possèdent des maux dont les hommes ne connaissent même pas les noms. Endo… endémo… endométri… machinchose… c’est quoi cette connerie ? Les cauchemars féminins sont peuplés de créatures ménopausées qui emménagent sur leur pallier. C’est plein d’agents de la CPAM qui les harcèlent avec des kilos de paperasse. Des rêves qui débordent de feu qui les noie dans d’atroces souffrances dont elles se réveillent pour aller aux urgences avec le petit qui a des coliques à la tête. Vie d’esclave vie de martyre, les femmes mériteraient des médailles chaque jour. A la place elles reçoivent des coups dans la gueule. L’ordinaire d’un homme, c’est l’extraordinaire d’une femme. Elle aimerait bien aller boire un petit café au bistrot sans être emmerdée ou fumer une clope en allant descendre les poubelles. Ben non y aura toujours un connard pour la trouver bonne cette boniche. Allez zou à la cuisine ! C’est pour cela que les mecs veulent que les filles portent des talons. Elles sont à la bonne hauteur pour attraper les pots de confiture en haut de l’armoire et pour être tabassées si elles les font tomber ces pétasses. Les menotter au lit c’est bien aussi pour les frapper après le plaisir sans qu’elles ne mouftent. Allez ils ne sont pas tous comme ça, n’exagérons rien, le beau-frère du cousin de l’oncle du frère de mon voisin est très gentil et n’a jamais porté la main sur sa femme. Sauf pour la faire taire. « Elle avait alors les cheveux gris, bien sûr. Elle refusait de les teindre. Pourquoi faire semblant? disait-elle. De toute façon, à quoi bon, je ne veux pas d’un homme chez moi, à quoi servent-ils en dehors des dix secondes qu’il faut pour faire la moitié d’un bébé ? Un homme, c’est juste une stratégie de femme pour fabriquer d’autres femmes.« Les femmes avalent la pilule pendant que les les hommes coincent la bulle. En 2021 mais probablement en 2121 l’individu lambda pense que les femmes aiment que l’on les prenne sans les comprendre. S’il habite la république de Galaad c’est la grande régalade. L’homme avec un petit hache bien coupant adore se livrer à ces joutes d’hématomes crochus. Un poing c’est tout. Nowowak
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  • aurore_fleury Posté le 3 Juillet 2021
    L'ambiance de ce roman dystopique vous colle à la peau encore longtemps après la lecture terminée. Il est terrible de s'imaginer que les femmes soient réduites à un organe reproducteur. La perte d'identité est le sort réservé à ces femmes encore capables de donner la vie. Autoriser à se déplacer en binôme dans un silence le plus total, dans leur tenue de nonne. Personne ne doit les remarquer, personne ne doit leur parler. Leurs vies est ponctuées de rituels de procréation, d'accouchement. Malheur à elles si elles n'arrivent pas à accomplir leur mission, offrir à leur commandant et sa femme un enfant. J'ai retrouvé dans cette dystopie des côtés de 1984 de Georges Orwell. Offred doit faire attention en permanence à ce qu'elle fait. Chaque action doit être calculée, anticipée. Dans cette noirceur perce parfois la lumière par le souvenir de la vie d'avant, de l'enfant que l'on a porté, que l'on a élevé et que l'on nous a enlevé. Tout autoritarisme, toute répression engendre une rébellion, une rébellion invisible qui attend son temps pour renverser la tendance. Cela ne se fera malheureusement pas sans perte et sacrifice mais Margaret Atwood nous montre que pour retrouver sa liberté la jeu en vaut parfois... L'ambiance de ce roman dystopique vous colle à la peau encore longtemps après la lecture terminée. Il est terrible de s'imaginer que les femmes soient réduites à un organe reproducteur. La perte d'identité est le sort réservé à ces femmes encore capables de donner la vie. Autoriser à se déplacer en binôme dans un silence le plus total, dans leur tenue de nonne. Personne ne doit les remarquer, personne ne doit leur parler. Leurs vies est ponctuées de rituels de procréation, d'accouchement. Malheur à elles si elles n'arrivent pas à accomplir leur mission, offrir à leur commandant et sa femme un enfant. J'ai retrouvé dans cette dystopie des côtés de 1984 de Georges Orwell. Offred doit faire attention en permanence à ce qu'elle fait. Chaque action doit être calculée, anticipée. Dans cette noirceur perce parfois la lumière par le souvenir de la vie d'avant, de l'enfant que l'on a porté, que l'on a élevé et que l'on nous a enlevé. Tout autoritarisme, toute répression engendre une rébellion, une rébellion invisible qui attend son temps pour renverser la tendance. Cela ne se fera malheureusement pas sans perte et sacrifice mais Margaret Atwood nous montre que pour retrouver sa liberté la jeu en vaut parfois la chandelle.
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  • RazKiss Posté le 2 Juillet 2021
    Defred nous partage son quotidien et ses souvenirs du passé. Son quotidien se résume à une petite chambre sans grand confort et une brève promenade pour faire les courses. Dans la maison du Commandant, tout le monde n'attend qu'une seule chose d'elle : un bébé. Defred est une Servante écarlate, elle doit fournir une progéniture aux riches couples dont l'Epouse est stérile (car les problèmes de fertilité concernent uniquement les femmes, bien entendu). Le passé de Defred est tout autre : avant, elle avait un autre nom, elle vivait avec Luke et ils élevaient ensemble leur fille, Hannah. Cette lecture fut une immersion dans un monde où il ne fait pas bon vivre lorsqu'on est une femme. Defred nous fournit beaucoup de détails sur sa nouvelle vie, sa formation de Servante et le basculement de la normalité à la dictature. On passe assez brusquement du passé au présent, mais c'est quelque chose que j'ai apprécié. La fin est assez abrupte, je ne m'attendais pas à ce qu'on me laisse autant dans le flou quant au devenir de Defred ! Même si cela fait froid dans le dos, je me réjouis de revivre cette histoire grâce à la série TV et de la... Defred nous partage son quotidien et ses souvenirs du passé. Son quotidien se résume à une petite chambre sans grand confort et une brève promenade pour faire les courses. Dans la maison du Commandant, tout le monde n'attend qu'une seule chose d'elle : un bébé. Defred est une Servante écarlate, elle doit fournir une progéniture aux riches couples dont l'Epouse est stérile (car les problèmes de fertilité concernent uniquement les femmes, bien entendu). Le passé de Defred est tout autre : avant, elle avait un autre nom, elle vivait avec Luke et ils élevaient ensemble leur fille, Hannah. Cette lecture fut une immersion dans un monde où il ne fait pas bon vivre lorsqu'on est une femme. Defred nous fournit beaucoup de détails sur sa nouvelle vie, sa formation de Servante et le basculement de la normalité à la dictature. On passe assez brusquement du passé au présent, mais c'est quelque chose que j'ai apprécié. La fin est assez abrupte, je ne m'attendais pas à ce qu'on me laisse autant dans le flou quant au devenir de Defred ! Même si cela fait froid dans le dos, je me réjouis de revivre cette histoire grâce à la série TV et de la prolonger en lisant "Les testaments".
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  • Taekwondodo Posté le 29 Juin 2021
    Un livre très bien écrit, on est plongé dans ce monde difficilement imaginable ! Malgré quelques longueurs, les pages se tournent les unes après les autres avec une nouvelle horreur à chaque chapitre.. Petite deception par contre car il y a énormément de descriptions mais je n'ai pas réussi à m'attacher au personnage comme je l'aurais voulu. Ça reste tout de même une lecture intéressante malgré une fin ouverte quelque peu frustrante mais je me laisserai sûrement tenter par Les Testaments.
  • SaigneurDeLivres Posté le 22 Juin 2021
    Comme beaucoup, je pense, j'ai connu le livre de Margaret Atwood grâce à la série La Servante Ecarlate. J'ai donc logiquement acquis le livre éponyme. On m'avait prévenu que l'héroïne de la série était beaucoup plus rebelle que celle du roman. Et je trouve cette dernière plus intéressante que la première qui a une aura d'invincibilité propre à son rôle de personnage principale. Les actes de l'héroïne de la série à donc pour moi beaucoup moins d'impact que celle du livre car on sait qu'elle s'en sortira toujours. Defred du livre est donc beaucoup plus passive et n'enfreint que très peu de règles. Elle commence un début de rebellion qu'à la moitié du roman et encore la plupart de ses actes rebelles sont entraîné par d'autres personnages. Mais d'un côté c'est pas plus mal car la tension est plus importante. Le récit est à la première personne et prend la forme d'un témoignage de la période (confirmée à la fin) où le passé et le présent de Defred s'entremêlent. Un témoignage anonyme car finalement, on ne connaît pas le véritable nom de Defred. Cinq nom sont cité à la fin du premier chapitre : "Alma. Janine. Dolorès. Moira. June". Il me semble que... Comme beaucoup, je pense, j'ai connu le livre de Margaret Atwood grâce à la série La Servante Ecarlate. J'ai donc logiquement acquis le livre éponyme. On m'avait prévenu que l'héroïne de la série était beaucoup plus rebelle que celle du roman. Et je trouve cette dernière plus intéressante que la première qui a une aura d'invincibilité propre à son rôle de personnage principale. Les actes de l'héroïne de la série à donc pour moi beaucoup moins d'impact que celle du livre car on sait qu'elle s'en sortira toujours. Defred du livre est donc beaucoup plus passive et n'enfreint que très peu de règles. Elle commence un début de rebellion qu'à la moitié du roman et encore la plupart de ses actes rebelles sont entraîné par d'autres personnages. Mais d'un côté c'est pas plus mal car la tension est plus importante. Le récit est à la première personne et prend la forme d'un témoignage de la période (confirmée à la fin) où le passé et le présent de Defred s'entremêlent. Un témoignage anonyme car finalement, on ne connaît pas le véritable nom de Defred. Cinq nom sont cité à la fin du premier chapitre : "Alma. Janine. Dolorès. Moira. June". Il me semble que seul les noms d'Alma, Janine et Moira sont cité dans le récit comme des personnes n'étant pas Defred (n'hésitez pas à me dire si je me trompe !!). Du coup je me demande si la série a pris l'un des deux noms au hasard pour l'héroïne ou si l'auteure connaît le nom de son personnage mais ne nous le dévoile pas. Et je trouve ce dernier point très intelligent car ça rend le série général. En faite ce témoignage ne décrit par la situation d'une servante écarlate mais bien de toutes les servantes. D'ailleurs la fin est assez flou sur le destin de Defred Dans l'ensemble, l'histoire je la connaissais déjà à cause de la série, donc pas beaucoup de surprise (enfin si, la surprise de voir que la série a vraiment pris toutes les scènes du livres ce qui n'est pas forcément courant !). Mais je me demande si je serai allé jusqu'au bout si je n'avais pas vu la série avant. Mon intérêt principal pour ce roman était de voir le matériel original d'une série que j'aime bien. Et je remarque que Margaret Atwood aime les descriptions et les digressions. Elle le fait très bien, c'est très agréable à lire ça amène du suspens, ça nous procure différents sentiments, mais parfois je n'ai pas pu m'empecher de trouvait ça un peu long. D'un autre côté, on est sur une transcription d'un témoignage d'une femme qui raconte les événements qu' elle a vécu et ce qu'elle pense au moment où cela se passe. Conclusion, j'ai aimé ce roman mais ce n'est pas une claque comme je m'attendais à avoir pour ce genre de livre. J'en attendais peut être trop. Cependant, je ne désespère pas et j'attaque immédiatement la suite : Les testaments.
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