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            La Sonate hydrogène

            Robert Laffont
            EAN : 9782221140246
            Façonnage normé : EPUB2
            DRM : DRM Adobe
            La Sonate hydrogène
            Cycle de la Culture

            Patrick DUSOULIER (Traducteur)
            Collection : Ailleurs et Demain
            Date de parution : 24/10/2013

            Les Gziltes, une civilisation galactique alliée de la Culture depuis dix mille ans mais qui a choisi de ne pas la rejoindre, ont pris la décision collective de suivre la voie empruntée par des millions d’autres civilisations avancées : la Sublimation.
            Quitter l’espace normal et rejoindre un niveau plus élevé dont...

            Les Gziltes, une civilisation galactique alliée de la Culture depuis dix mille ans mais qui a choisi de ne pas la rejoindre, ont pris la décision collective de suivre la voie empruntée par des millions d’autres civilisations avancées : la Sublimation.
            Quitter l’espace normal et rejoindre un niveau plus élevé dont on ne sait pas grand-chose mais où tout est possible, où la vie est plus complexe et plus riche. Infiniment.
            Mais à quelques jours de la Sublimation des Gziltes, leur Quartier Général Militaire est détruit. Peut-être parce qu’il détenait un secret susceptible d’entraver cette Sublimation.
            Vyr Cossont, assistée d’un androïde et d’un avatar de la Culture, va parcourir la Galaxie à la recherche d’un homme qu’on dit vieux de dix mille ans et qui est censé connaître le secret des Gziltes.
            Iain Banks, disparu en 2013, nous offre un merveilleux voyage à travers mondes et paysages extraordinaires, l’ultime chapitre du cycle de la Culture.

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            EAN : 9782221140246
            Façonnage normé : EPUB2
            DRM : DRM Adobe
            Robert Laffont
            12.99 €
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            • micetmac Posté le 24 Mai 2018
              Écrivain prolifique et génial, (consacré sixième meilleur auteur britannique de tous les temps dans un sondage de la BBC), Iain M Banks s'est éteint le 9 juin 2013 suite à un cancer foudroyant. ain se savait-il condamné ? On pourrait le penser quand on songe que la Sublimation est l'arrière plan métaphysique de LA SONATE HYDROGÈNE. Cependant, la Sublimation hante une bonne partie du Cycle et il n'est pas étonnant qu'il se penche sur ce passage à une autre dimension sans rien en dire car comme le dit l'un des protagonistes : parler de Sublimation à une I.A. même surpuissante revient à expliquer la beauté d’une mélodie d’opéra à une guêpe. Il ne faut voir en LA SONATE HYDROGÈNE aucune conclusion définitive du cycle de La Culture mais un roman qui s'insère dans la trame et qui montre à quel point Banks a mûri son univers sur 25 ans. LA SONATE truste le haut du panier sidéral. Si elle n'atteint pas le niveau du SENS DU VENT, le chef d'oeuvre de La Culture ou encore L'USAGE DES ARMES le plus diaboliquement construit, il s'agit peut-être du chapitre le plus burlesque de la saga. Comme toujours, l'imagination sous stéroïde est au pouvoir. Qu'on... Écrivain prolifique et génial, (consacré sixième meilleur auteur britannique de tous les temps dans un sondage de la BBC), Iain M Banks s'est éteint le 9 juin 2013 suite à un cancer foudroyant. ain se savait-il condamné ? On pourrait le penser quand on songe que la Sublimation est l'arrière plan métaphysique de LA SONATE HYDROGÈNE. Cependant, la Sublimation hante une bonne partie du Cycle et il n'est pas étonnant qu'il se penche sur ce passage à une autre dimension sans rien en dire car comme le dit l'un des protagonistes : parler de Sublimation à une I.A. même surpuissante revient à expliquer la beauté d’une mélodie d’opéra à une guêpe. Il ne faut voir en LA SONATE HYDROGÈNE aucune conclusion définitive du cycle de La Culture mais un roman qui s'insère dans la trame et qui montre à quel point Banks a mûri son univers sur 25 ans. LA SONATE truste le haut du panier sidéral. Si elle n'atteint pas le niveau du SENS DU VENT, le chef d'oeuvre de La Culture ou encore L'USAGE DES ARMES le plus diaboliquement construit, il s'agit peut-être du chapitre le plus burlesque de la saga. Comme toujours, l'imagination sous stéroïde est au pouvoir. Qu'on en juge : - L'héroïne s'est fait greffer une paire de bras supplémentaire pour pouvoir jouer correctement la Sonate Hydrogène, morceau censé représenter la complexité des atomes composant l’univers dont l'hydrogène. Un morceau de musique célébrant la pureté et la beauté du cosmos mais qui se révèle aussi dissonant qu'un ongle sur un tableau avec Céline Dion jodlant une chanson à boire en fonds musical. - Un groupe de vaisseaux de la Culture enquillant les noms improbables : le J'ai Vu De La Lumière Et Je Suis Entré ou bien encore le C'est Toujours Mieux Que Bosser etc (un gros etc). Sans oublier le N'allez Pas Confondre... Dont le nom entier est le plus réussi du cycle. - La description hallucinée d'un ballon dirigeable rassemblant les futurs Sublimés dans une sorte de partouze géante et continue les cinq années précédant la Transition. Le capitaine de Zeppelin qui s'est fait installer trois cœurs supplémentaires pour pouvoir alimenter la trentaine de pénis auxiliaires greffés sur l'ensemble de son corps... Et bien... C'est quelque chose. Etc, etc. Banks ne se départit pas de ce ton décalé, cette musicalité qui fait dire que son space tient parfois autant du cake que de l'opéra. La causticité rigolarde de la plume ne masque pas totalement la profondeur de Banks qui ne manque jamais de s'interroger sur le Sens de tout ça, sur les limites et les dangers d'une toute puissance technologique. LA SONATE HYDROGÈNE est clairement le plus "baston" des romans Culturiens, ça fighte méchamment. La plume de Iain fait encore une fois merveille pour donner vie à ces combats épiques, même si, je l'avoue, ce n'est pas ce que je préfère. In fine, on ne peut que constater que Banks évacue quelque peu son dénouement et que le grand secret ressemble à un têtard rouillé. Mais peu importe, le voyage compte bien plus que la destination, la route empruntée que le point de vue final.
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            • FeydRautha Posté le 9 Juin 2016
              La Sonate Hydrogène est donc le neuvième est dernier chapitre du Cycle de la Culture d'Iain Banks qui a eu le mauvais goût de se sublimer juste après sa sortie. Se sublimer ? Oui, c'est le thème central de ce livre. Iain Banks nous l'explique ainsi : "Le Sublime. le nirvana presque tangible, entièrement crédible, mathématiquement vérifiable, situé juste à quelques virages à angle droit par rapport à la chère vieille réalité ennuyeuse : une vaste ultra-existence, infinie, meilleure que le virtuel, sans interrupteur, dans lequel des espèces et des civilisations traînaient leurs vieux corps fatigués depuis l'époque - à ce qu'on disait - où la galaxie était encore pour ainsi dire en culotte courte. le Sublime était l'endroit où on allait quand on avait le sentiment de ne plus pouvoir contribuer à la vie de la grande méta-civilisation galactique, et aussi - motivation parfois plus importante selon les espèces - quand on avait l'impression qu'elle ne pouvait plus rien vous apporter." Banks a t'il eu l'impression qu'il n'avait plus rien à contribuer à sa grande oeuvre, la Culture ? Sans doute pas, disons simplement pour l'excuser de son départ que parfois les "bios" se font emporter par une imperfection de... La Sonate Hydrogène est donc le neuvième est dernier chapitre du Cycle de la Culture d'Iain Banks qui a eu le mauvais goût de se sublimer juste après sa sortie. Se sublimer ? Oui, c'est le thème central de ce livre. Iain Banks nous l'explique ainsi : "Le Sublime. le nirvana presque tangible, entièrement crédible, mathématiquement vérifiable, situé juste à quelques virages à angle droit par rapport à la chère vieille réalité ennuyeuse : une vaste ultra-existence, infinie, meilleure que le virtuel, sans interrupteur, dans lequel des espèces et des civilisations traînaient leurs vieux corps fatigués depuis l'époque - à ce qu'on disait - où la galaxie était encore pour ainsi dire en culotte courte. le Sublime était l'endroit où on allait quand on avait le sentiment de ne plus pouvoir contribuer à la vie de la grande méta-civilisation galactique, et aussi - motivation parfois plus importante selon les espèces - quand on avait l'impression qu'elle ne pouvait plus rien vous apporter." Banks a t'il eu l'impression qu'il n'avait plus rien à contribuer à sa grande oeuvre, la Culture ? Sans doute pas, disons simplement pour l'excuser de son départ que parfois les "bios" se font emporter par une imperfection de leur conception qu'on appelle la maladie. le fait est qu'en neuf livres, Banks aura manifestement pris un immense plaisir à imaginer la Culture, à la développer et à penser ses différents aspects. de façon étourdissante, il semble lorsqu'on entre dans ce cycle, qu'il avait déjà entièrement conçu cet univers dans sa totalité dès le départ. Et qu'il a ensuite pris soin d'explorer minutieusement les recoins du monde. Si les livres qui composent le cycle sont tous largement indépendants les uns des autres, il en est certains (comme Excession) par lesquels il ne faut pas commencer. La Sonate Hydrogène ne fait pas partie de ceux là. Il sera sans doute surprenant pour le Culturien novice, mais ne l'empêchera pas de devenir citoyen. D'autant que ce livre montre à quel point l'auteur a mûri son cycle sur une période de 25 ans . Si vous débarquez d'un planète primitive qui n'aurait pas encore croisé le chemin d'un vaisseau de Contact, ou de son avatar, ni même un de ses drones et que vous ignorez tout de la Culture, je vous fais un petit rappel. La Culture est une civilisation utopique imaginée par Ian Banks et qui constitue la toile de fond du cycle de la Culture. Diaspora d'humains, d'intelligences artificielles et de quelques autres espèces disséminées très largement dans la galaxie et au delà, La Culture assure le bien-être et la longévité de tous ses citoyens. La Culture est entièrement gérée par des Mentaux, c'est à dire des intelligences artificielles assez bienveillantes, dans l'ensemble, mais assez caractérielles voire parfois excentriques. Au sein de la Culture, tout va bien et c'est très certainement sous son égide qu'il fait bon vivre que l'on possède deux jambes ou quatre ou aucune, un corps organique ou minéral. Et comme c'est plutôt tranquille comme société, Iain Banks s'intéresse surtout à ce qui se passe en dehors de la culture, à ses frontières, souvent la où Contact, le service diplomatique et militaire de la Culture intervient. Et disons que sous leurs airs de ne pas y toucher, certains membres de la culture ont une tendance prononcée à l'interventionnisme. La Sonate Hydrogène se déroule lors des 25 derniers jours de la civilisation Gzilte avant le grand saut dans le Sublime. C'est le moment où les autres civilisations viennent présenter leur respect, négocier quelques contrats de brocanteurs (de charognards dit Banks), et révéler les deux ou trois petits choses qu'ils ont pu leur cacher du temps ou cela comptait encore d'avoir des secrets entre civilisations voisines. C'est autour de cette dernière intention qu'un petit indicent va se produire. Forcément, s'il y a un micro-incident quelque part dans cet univers, vous pouvez être sûr qu'un vaisseau de la Culture va pointer son propulseur dans le jardin du voisin pour y retourner quelques pierres. A partir de là s'en suit une enquête digne d'un roman d'espionnage et comme on est dans le Cycle de la Culture, cela va se transformer rapidement en feu d'artifice. On retrouve donc dans la Sonate Hydrogène les rapports plus ou moins cordiaux entre civilisations, les complots et les traîtrises, et les échanges d'amabilité à coup d'ogives nucléaires et d'anti-matière malencontreusement balancée dans la tronche du gars d'en face. le cycle de la Culture, c'est du space opéra sous stéroïdes. La Sonate ressemble par certains aspects à Excession. Les personnages principaux ne sont pas les humains, ou assimilés, mais les vaisseaux et leurs intelligences artificielles. L'histoire est donc en partie racontée à travers les échanges entre vaisseaux de la Culture. Mais pas seulement. Il y a aussi quelques personnages, assez nombreux au regard des standards du cycle, qui interviennent directement. La grande différence avec les romans précédents, est que tout est y de plus grande ampleur. Les vaisseaux sont plus vieux, ou plus grands, les espèces extraterrestres plus exotiques, les combats plus nombreux et plus violents, etc...La Sonate, c'est un peu le Cycle de la Culture sous stéroïdes. Et si l'humour est toujours présent chez Iain Banks, dans la Sonate il l'est plus encore. C'est un roman bourré d'idées diverses et originales. Mais aussi de pas mal de réflexions philosophiques. la Sonate est une mine d'or pour les amateurs de citations burlesques. En conclusion, c'est pour moi un des livres plus attrayants du Cycle et je ne les ai pas tous lus. Je me suis gardé en réserve quelques volumes car je n'ai l'intention de quitter la Culture de si tôt ! PS : il faut ajouter que le nom entier du N'allez Pas Confondre… (que je ne vous révèle pas) s'affirme comme étant le meilleur nom de vaisseau de tout le cycle.
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            • gloubik Posté le 11 Avril 2016
              Une lecture que je vous conseille si vous aimez le Space Op. Sans être, à mon goût, le meilleur volume du cycle de la Culture, vous pouvez sans hésiter vous lancer dans sa lecture que ce soit pour découvrir cette saga ou pour continuer, comme moi, à lire cette écrivain de talent.
            • michelblondeau Posté le 28 Mars 2016
              La Sonate Hydrogène est l’ultime roman du cycle de la Culture, qui en compte donc au total neuf, auxquels on peut ajouter quelques nouvelles sorties dans L’Essence de l’art. Il en partage l’essentiel des caractéristiques, et des qualités. Iain M. Banks a su renouveler le genre du space opera . Dans ses romans, il y a du souffle, du chatoyant, de l’astucieux, du grandiose. Et aussi de l’humour et une vision. Une vision ? Les civilisations technologiquement très avancées évoquées par Banks ont dépassé, de par le seul effet du progrès technoscientifique, toutes les variantes de l’exploitation de l’homme par l’homme (de l’humanoïde par l’humanoïde, ou de l’alien bizarre par l’alien bizarre, pour être plus exact), les autoritarismes et les totalitarismes, et même, assez souvent, les notions de pouvoir politique, économique ou militaire. La Culture, civilisation principale sur la scène galactique, est une société anarchiste pure, plutôt anarchiste individualiste, dans laquelle des individus autonomes et libérés du travail se regroupent librement selon leurs affinités et leurs projets. Elle est aussi dépourvue de religion et de toute idéologie aliénante. L’anarchie est fille de la science, n’est-ce pas ? Voilà un écrivain de speculative fiction optimiste, bien dans la tradition inaugurée par H.G.... La Sonate Hydrogène est l’ultime roman du cycle de la Culture, qui en compte donc au total neuf, auxquels on peut ajouter quelques nouvelles sorties dans L’Essence de l’art. Il en partage l’essentiel des caractéristiques, et des qualités. Iain M. Banks a su renouveler le genre du space opera . Dans ses romans, il y a du souffle, du chatoyant, de l’astucieux, du grandiose. Et aussi de l’humour et une vision. Une vision ? Les civilisations technologiquement très avancées évoquées par Banks ont dépassé, de par le seul effet du progrès technoscientifique, toutes les variantes de l’exploitation de l’homme par l’homme (de l’humanoïde par l’humanoïde, ou de l’alien bizarre par l’alien bizarre, pour être plus exact), les autoritarismes et les totalitarismes, et même, assez souvent, les notions de pouvoir politique, économique ou militaire. La Culture, civilisation principale sur la scène galactique, est une société anarchiste pure, plutôt anarchiste individualiste, dans laquelle des individus autonomes et libérés du travail se regroupent librement selon leurs affinités et leurs projets. Elle est aussi dépourvue de religion et de toute idéologie aliénante. L’anarchie est fille de la science, n’est-ce pas ? Voilà un écrivain de speculative fiction optimiste, bien dans la tradition inaugurée par H.G. Wells, l’ancêtre spirituel de tant d’auteurs britanniques. Ce qui ajoute beaucoup au plaisir ressenti à le lire.
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            • Apophis Posté le 13 Janvier 2016
              Le dernier, mais non des moindres La Sonate Hydrogène constitue le dernier chapitre du cycle de la Culture, qui s’est en tout étalé sur un quart de siècle et 8 romans (9 si on compte Inversions, 10 en comptant le recueil de nouvelles). Et mille fois hélas, par « dernier », je ne veux pas seulement dire « dernier en date », mais bel et bien « ultime ». Iain Banks, l’auteur, nous a hélas quittés, victime d’une forme rare et très agressive de cancer diagnostiquée très tard. Le fan du cycle, dont je suis, attendait donc cet ultime volet avec une certaine émotion, mais aussi avec une certaine appréhension : ce volet final allait-il être à la hauteur des attentes ? Précision importante, l’auteur ne se savait pas (à ma connaissance) malade lors de l’écriture de ce roman, et donc il ne clôt en rien l’histoire de la Culture. Peut-être que, s’il avait vécu plus longtemps, il aurait rédigé un dernier volet au cycle, pour lui donner une certaine forme de conclusion, mais nous n’en saurons probablement jamais rien. Donc, la Sonate constitue « juste » un roman de plus dans l’univers de la Culture. Ceci étant posé, que vaut ce... Le dernier, mais non des moindres La Sonate Hydrogène constitue le dernier chapitre du cycle de la Culture, qui s’est en tout étalé sur un quart de siècle et 8 romans (9 si on compte Inversions, 10 en comptant le recueil de nouvelles). Et mille fois hélas, par « dernier », je ne veux pas seulement dire « dernier en date », mais bel et bien « ultime ». Iain Banks, l’auteur, nous a hélas quittés, victime d’une forme rare et très agressive de cancer diagnostiquée très tard. Le fan du cycle, dont je suis, attendait donc cet ultime volet avec une certaine émotion, mais aussi avec une certaine appréhension : ce volet final allait-il être à la hauteur des attentes ? Précision importante, l’auteur ne se savait pas (à ma connaissance) malade lors de l’écriture de ce roman, et donc il ne clôt en rien l’histoire de la Culture. Peut-être que, s’il avait vécu plus longtemps, il aurait rédigé un dernier volet au cycle, pour lui donner une certaine forme de conclusion, mais nous n’en saurons probablement jamais rien. Donc, la Sonate constitue « juste » un roman de plus dans l’univers de la Culture. Ceci étant posé, que vaut ce livre ? Tout est dans le titre de mon commentaire : c’est peut-être, par la force des choses, l’ultime volet du cycle de la Culture, mais en tout cas on peut sans problème le classer parmi les meilleurs romans du cycle. Pour les connaisseurs du cycle, justement, sachez que la Sonate a pas mal de points communs avec Excession, que ce soit sur la forme (le « tchat » entre Mentaux de vaisseaux) ou une partie du fond (là aussi, un groupe de Mentaux se forme pour enquêter sur des événements inhabituels -précisons qu’il ne s’agit pas de la Bande des Temps intéressants d’Excession, puisqu’elle est explicitement évoquée et mise « hors de cause »-). Ceux qui ont apprécié ce volet du cycle risquent donc fortement d’apprécier la Sonate, tandis que ceux qui ne l’ont pas aimé risquent d’avoir, de fait, un peu plus de mal. La Sonate poursuit d’ailleurs la tendance amorcée à la fin de Les Enfers Virtuels et assez nouvelle chez Banks de faire référence explicitement à des personnages d’autres romans du cycle (jusque là, à part des références assez régulières à la guerre Idirane et le cadre commun -la Culture-, chaque roman était largement indépendant des autres). De même, suivant la tendance initiée dans Les Enfers Virtuels, nous en apprenons plus sur un autre des au-delà (à part les Virtualités) vers lesquels les habitants de la galaxie peuvent se diriger, à savoir la Sublimation (nous en reparlerons). Autre caractéristique marquante : c’est le roman du Cycle le plus orienté combats et action, à l’exception peut-être d’Une forme de guerre. Combats de vaisseaux, entre drones, androïdes ou même, pour la première fois, impliquant un avatar de vaisseau, il y en a pour tous les goûts et à toutes les échelles. Il est d’ailleurs fascinant de découvrir la puissance d’un avatar, qui n’étaient jusque là jamais entrés en action. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que ce sont des « clients sérieux ». Au niveau des combats de vaisseaux, ceux de la Culture font encore la preuve de leurs considérables capacités, même si, pour la première fois, l’un d’eux perd un combat face à un adversaire pourtant largement inférieur. Comme quoi, même la Culture n’est pas toute-puissante. Remarquons d’ailleurs que même s’il ne prend pas part à l’action, le plus gros vaisseau de la Culture jamais décrit par Iain Banks fait une apparition remarquée : avec ses 200 km de long et ses 13 milliards d’habitants, l’Empiriste fait son petit effet tout de même. Au chapitre nouveautés technologiques, remarquons au passage l’évocation de deux nouveaux types de Mentaux de vaisseaux, une conscience de groupe d’esprits biologiques téléchargés et un mental hybride culture / alien. Plus qu’un aspect martial renforcé par rapport à la moyenne du cycle, on a aussi le sentiment que le roman est soit plus, soit mieux rythmé que la plupart de ses prédécesseurs. On pourra par contre émettre une légère critique sur la fin, le « grand secret » se révélant au final plus que fade. Mais peu importe, ce qui compte, ce n’est pas la destination, mais le voyage. Et quel voyage ! Un roman du cycle de la Culture, c’est avant tout un panel extraordinaire de machines fabuleuses, d’extraterrestres étonnants, de mondes étranges, de personnages hauts en couleurs et de noms de vaisseaux pittoresques. Sur ce plan, la Sonate constitue probablement le sommet du cycle : plus encore que dans les autres livres consacrés à la Culture, on en prend plein les yeux. La variété des personnages a de quoi laisser rêveur : une militaire à quatre bras, son familier en forme de cape intelligente, un avatar de vaisseau, un androïde persuadé qu’il est dans une simulation tout au long du roman, un individu réputé avoir dix mille ans, un adepte des reconstructions physiques aux goûts disons… extrêmes, etc. Bref, du pur Banks, mais puissance dix même par rapport aux « standards » du cycle. Un mot sur l’histoire : nous en apprenons désormais beaucoup sur la Sublimation, un procédé dont nous entendions en fait parler depuis le tout début du cycle. Il s’agit d’une méthode consistant, pour une civilisation, à quitter l’espace-temps « normal » pour des dimensions supérieures, autrement inaccessibles, où l’existence est plus riche, plus complète, et surtout éternelle. C’est un concept bien connu en SF, ne serait-ce que chez Clarke. Alors qu’une race cousine de celles ayant formé la Culture va se sublimer, une autre race, comme il est de coutume de le faire en pareil cas, vient lui révéler un secret qu’elle lui cachait avant qu’elle ne parte vers le Sublime. Mais le vaisseau messager est détruit, et pire encore, la faction qui a eu connaissance de l’événement voit son QG détruit… par un vaisseau ami ! Mais le crime ne restera pas impuni, car dans les deux cas, les vaisseaux de la Culture ont bien vu que quelque chose clochait, et ils mènent donc l’enquête. Enquête qui va les mener à travers la moitié de la galaxie vers un membre de la Culture réputé vieux de dix mille ans, et pouvant confirmer le secret. D’où la mise en place d’un groupe de vaisseaux coordinateurs, et les nombreux dialogues entre eux qui parsèment le livre. Bien entendu, les meurtriers vont essayer de cacher leur crime, les espèces en concurrence pour s’emparer de la technologie et des territoires abandonnés post-Sublimation vont en venir aux mains, et qui va se retrouver au milieu ? Mais la Culture bien sûr ! Bref, pour résumer, un très bon ultime roman du cycle de la Culture, rythmé, intéressant, et nous en apprenant plus sur deux grands thèmes, la Sublimation et les origines de la Culture. C’est peut-être un peu facile, mais j’ai envie de conclure en disant que grâce à ce bon texte, nous assistons à une très belle Sublimation… de la Culture. Elle nous manquera, en tout cas.
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