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Archipoche
EAN : 9782352873600
Façonnage normé : EPUB2
Nombre de pages : 447
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

La Trace du serpent

CHARLES BERNARD DEROSNE (Traducteur), Isabelle Vieville degeorges (Préface)
Date de parution : 01/11/2012
Le jeune Richard Marwood est injustement accusé du meurtre de son oncle et se retrouve condamné à un enfermement à vie dans l'asile d'aliénés du comté. Au bout de huit ans, il s'échappe afin de retrouver les vrais coupables.Son chemin va croiser celui de Jabez North, orphelin et manipulateur voué... Le jeune Richard Marwood est injustement accusé du meurtre de son oncle et se retrouve condamné à un enfermement à vie dans l'asile d'aliénés du comté. Au bout de huit ans, il s'échappe afin de retrouver les vrais coupables.Son chemin va croiser celui de Jabez North, orphelin et manipulateur voué au crime, que rien ne semble pouvoir arrêter ; Valerie de Cevennes, une riche héritière tombé dans son piège diabolique ; et Mr Peters, un détective muet qui traduit ses brillants raisonnements dans le langage des signes...Intrigues familiales, morts suspectes, vengeance et injustice, meurtres sordides, intrigue machiavélique... Dans la plus pure tradition du roman à sensation, Sur la trace du serpent mêle habilement rebondissements, éléments mélodramatiques et une bonne dose d'ironie à la Dickens.
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EAN : 9782352873600
Façonnage normé : EPUB2
Nombre de pages : 447
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Melpomene125 Posté le 2 Septembre 2016
    Charles Dickens m’a fait découvrir Wilkie Collins, un de ses amis et contemporains. De la même façon, grâce à Wilkie Collins, j’ai découvert Mary Elizabeth Braddon, tous deux auteurs des premiers romans dits « à sensation », précurseurs du thriller. La Trace du serpent est un excellent roman qui mériterait d’être davantage connu. Il offre une peinture de la société anglaise du XIXe siècle à travers le regard souvent satirique de Mary Elizabeth Braddon. Comme dans la célèbre série Colombo, qui m’a fait découvrir, enfant, le genre policier, l’identité du coupable n’est pas un mystère. L’essentiel du suspense réside dans la question suivante : comment Richard Marwood, condamné à l’enfermement à vie dans l’asile d’aliénés du comté à la place du coupable, parviendra-t-il à confondre Jabez North ? Celui-ci, criminel rusé, sans vergogne, est prêt à tout pour grimper l’échelon social et ne jamais redevenir un orphelin misérable que sa propre famille avait jeté à la rivière bébé car elle ne pouvait pas nourrir deux enfants. Cet arrière-plan ne le rend pas sympathique mais aide à mieux comprendre ses motivations. Il est le pur produit d’une époque où la misère de certains est telle qu’elle les oblige parfois à devenir... Charles Dickens m’a fait découvrir Wilkie Collins, un de ses amis et contemporains. De la même façon, grâce à Wilkie Collins, j’ai découvert Mary Elizabeth Braddon, tous deux auteurs des premiers romans dits « à sensation », précurseurs du thriller. La Trace du serpent est un excellent roman qui mériterait d’être davantage connu. Il offre une peinture de la société anglaise du XIXe siècle à travers le regard souvent satirique de Mary Elizabeth Braddon. Comme dans la célèbre série Colombo, qui m’a fait découvrir, enfant, le genre policier, l’identité du coupable n’est pas un mystère. L’essentiel du suspense réside dans la question suivante : comment Richard Marwood, condamné à l’enfermement à vie dans l’asile d’aliénés du comté à la place du coupable, parviendra-t-il à confondre Jabez North ? Celui-ci, criminel rusé, sans vergogne, est prêt à tout pour grimper l’échelon social et ne jamais redevenir un orphelin misérable que sa propre famille avait jeté à la rivière bébé car elle ne pouvait pas nourrir deux enfants. Cet arrière-plan ne le rend pas sympathique mais aide à mieux comprendre ses motivations. Il est le pur produit d’une époque où la misère de certains est telle qu’elle les oblige parfois à devenir cruels et sans scrupules. Le crime devient alors l’énergie du désespéré qui souhaite échapper de manière radicale aux déterminismes sociaux et combattre cette fatalité, elle aussi sans pitié. Mr Peters, le détective muet qui ne communique que grâce au langage des signes est, quant à lui, un personnage original. Il préfigure l’inénarrable Hercule Poirot d’Agatha Christie. L’introduction d’un enquêteur dans le récit, qui cherche à lever le voile sur les vices et les perversions cachés, était à l’époque novatrice et donc sujette à controverse. Ce genre de lecture pouvait pervertir les esprits, encourager à commettre des crimes. Cette problématique est toujours d’actualité, avec le cinéma notamment. Un film peut-il générer de la violence ou ne fait-il que représenter celle qui existe déjà ? J’aime beaucoup Mary Elizabeth Braddon, bien qu’elle soit peu connue en France. Femme de lettres britannique, elle parvint à gagner sa vie grâce à sa plume et au théâtre. Comme George Sand, elle fut jugée scandaleuse par ses contemporains à cause de son mode de vie anticonformiste.
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