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            L'amie de madame Maigret

            Omnibus
            EAN : 9782258096714
            Façonnage normé : EPUB2
            DRM : DRM Adobe
            L'amie de madame Maigret
            Maigret

            Date de parution : 22/11/2012

            Deux frères et des faux papiers  - Après avoir reçu un billet anonyme, la police perquisitionne chez le relieur Steuvels, rue de Turenne. Le soir même, Maigret l’arrête...

            Deux frères et des faux papiers
            Après avoir reçu un billet anonyme, la police perquisitionne chez le relieur Steuvels, rue de Turenne. Le soir même, Maigret l’arrête : on a trouvé deux dents humaines dans le calorifère de son atelier. Celui-ci nie tout crime, malgré certains faits accablants : disparition...

            Deux frères et des faux papiers
            Après avoir reçu un billet anonyme, la police perquisitionne chez le relieur Steuvels, rue de Turenne. Le soir même, Maigret l’arrête : on a trouvé deux dents humaines dans le calorifère de son atelier. Celui-ci nie tout crime, malgré certains faits accablants : disparition d'une mystérieuse valise, vêtements tachés de sang. Trois semaines plus tard, Mme Maigret se rend chez son dentiste ; elle attend l'heure de son rendez-vous sur un banc du square, où elle rencontre une jeune femme et un enfant de deux ans chaque fois qu’elle vient là. Or, ce jour-là, la jeune femme lui confie l'enfant « une minute » ; elle revient deux heures plus tard en taxi et emmène l'enfant sans autre explication…
            Adapté pour la télévision anglaise en 1962, sous le titre The White Hat, dans une réalisation de Andrew Osborn, avec Rupert Davies (Commissaire Maigret) et pour la télévision française en 1977, par Marcel Cravenne, avec Jean Richard (Commissaire Maigret), Annick Tanguy (Mme Maigret).
            Simenon chez Omnibus : les enquêtes du célèbre commissaire Maigret, et les très “noirs” Romans durs

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            EAN : 9782258096714
            Façonnage normé : EPUB2
            DRM : DRM Adobe

            Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

            • Polars_urbains Posté le 14 Juillet 2018
              Mme Maigret sympathise avec une jeune femme square d’Anvers alors qu’elle attend son rendez-vous chez le dentiste mais un jour, celle-ci disparait pendant plusieurs heures après lui avoir confié l’enfant qui l’accompagne. Non-évènement ? Depuis plusieurs jours, une affaire tient la P.J. et Paris en haleine : suite à une dénonciation anonyme, deux dents humaines ont été découvertes dans le calorifère d’un relieur de la rue de Turenne. Celui-ci a été arrêté mais l’enquête piétine. La presse est en effervescence et un jeune avocat sans scrupules essaie de tirer la situation à son avantage en assurant la défense du relieur Steuvels et se heurte à Maigret. L’amie de Madame Maigret est un roman intéressant à plus d’un titre. D’abord parce que l’épouse du commissaire y joue un rôle non négligeable, comme témoin tout d’abord et ensuite grâce à ses recherches. Alors que dans Le fou de Bergerac par exemple sa contribution se limitait à observer et à rendre compte, ici c’est elle qui mettra directement Maigret sur la piste d’une des victimes. Ensuite parce ce que le roman entremêle deux intrigues - qui est la mystérieuse femme du square d’Anvers et que s’est-il passé rue de Turenne ? - qui finissent... Mme Maigret sympathise avec une jeune femme square d’Anvers alors qu’elle attend son rendez-vous chez le dentiste mais un jour, celle-ci disparait pendant plusieurs heures après lui avoir confié l’enfant qui l’accompagne. Non-évènement ? Depuis plusieurs jours, une affaire tient la P.J. et Paris en haleine : suite à une dénonciation anonyme, deux dents humaines ont été découvertes dans le calorifère d’un relieur de la rue de Turenne. Celui-ci a été arrêté mais l’enquête piétine. La presse est en effervescence et un jeune avocat sans scrupules essaie de tirer la situation à son avantage en assurant la défense du relieur Steuvels et se heurte à Maigret. L’amie de Madame Maigret est un roman intéressant à plus d’un titre. D’abord parce que l’épouse du commissaire y joue un rôle non négligeable, comme témoin tout d’abord et ensuite grâce à ses recherches. Alors que dans Le fou de Bergerac par exemple sa contribution se limitait à observer et à rendre compte, ici c’est elle qui mettra directement Maigret sur la piste d’une des victimes. Ensuite parce ce que le roman entremêle deux intrigues - qui est la mystérieuse femme du square d’Anvers et que s’est-il passé rue de Turenne ? - qui finissent pas se rejoindre. Ensuite encore parce que n’est que dans les toutes dernières pages que l’on saura enfin si quelqu’un a réellement été tué dans l’atelier du relieur. Enfin et c’est là certainement le point fort du roman parce que Maigret doit mettre pratiquement tout son service à la disposition d’un enquête qui piétine tout en partant dans tous les sens. C’est donc une impression de ne plus contrôler les choses, de perdre pied, qui domine et le fait même envisager de tout reprendre à zéro à sa manière, « tout seul, lentement, pesamment, selon sa méthode favorite… ». Ce qu’il fera en partie tout en réfléchissant quand même à sa façon de travailler. Après tout l’avocat de Steuvels ne l’a-t-il pas accusé d’être « un homme qui date » ! L’Amie de Madame Maigret est un roman policier de procédure complexe avec une enquête impliquant plusieurs des inspecteurs du commissaire (dont le « petit » Lapointe qui fait ses débuts et que l’on retrouvera dans Maigret au Picratt’s), les services scientifiques (le fidèle Moers) et un juge d’instruction compréhensif, sans oublier Louise Maigret, souvent dépeinte comme une femme au foyer timide, voire « popote » mais qui se montre ici résolue et débrouillarde. C’est aussi un roman avec des personnages secondaires bien typés comme Fernande, par exemple, l’épouse du relieur ou l’avocat Liotard. Concernant ce dernier, on soulignera la mansuétude du commissaire qui voudra bien oublier un évènement qui aurait pu lui valoir la radiation du barreau.
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            • missmolko1 Posté le 2 Juillet 2015
              Maigret, forcement je connaissais la série télévisée avec Bruno Cremer, mais je n'avais encore jamais lu Simenon. J'ai été ravie donc de retrouver Maigret et je suis conquise par la plume de l'auteur. J'ai beaucoup aimé cette enquête pour le moins intrigante qui commence avec l'intervention de madame Maigret, elle est assise dans un parc quand une femme lui confie son fils pour quelques instants seulement elle s'absente pour plusieurs heures et Madame Maigret rate son rendez vous chez le dentiste: "C'était une situation ridicule. Maigret se moquerait encore d'elle. Tout à l'heure, elle téléphonerait au dentiste pour s'excuser. Oserait-elle lui raconter ce qui s'était passé ? Elle avait chaud soudain, parce que sa nervosité lui mettait le sang à la peau. - "Comment t'appelle-t-on ?" demanda-t-elle à l'enfant. Mais il se contenta de la regarder de ses yeux sombres sans répondre. - "Tu sais où tu habites ?" Il ne l'écoutait pas. L'idée était déjà venue à Mme Maigret qu'il ne comprenait pas le français. - "Pardon, monsieur. Pourriez-vous me dire l'heure, s'il vous plaît ? - Midi moins vingt-deux, madame." La maman ne revenait pas. A midi, quand les sirènes hurlèrent dans le quartier et que des maçons envahirent un bar voisin, elle n'était toujours pas là. Le... Maigret, forcement je connaissais la série télévisée avec Bruno Cremer, mais je n'avais encore jamais lu Simenon. J'ai été ravie donc de retrouver Maigret et je suis conquise par la plume de l'auteur. J'ai beaucoup aimé cette enquête pour le moins intrigante qui commence avec l'intervention de madame Maigret, elle est assise dans un parc quand une femme lui confie son fils pour quelques instants seulement elle s'absente pour plusieurs heures et Madame Maigret rate son rendez vous chez le dentiste: "C'était une situation ridicule. Maigret se moquerait encore d'elle. Tout à l'heure, elle téléphonerait au dentiste pour s'excuser. Oserait-elle lui raconter ce qui s'était passé ? Elle avait chaud soudain, parce que sa nervosité lui mettait le sang à la peau. - "Comment t'appelle-t-on ?" demanda-t-elle à l'enfant. Mais il se contenta de la regarder de ses yeux sombres sans répondre. - "Tu sais où tu habites ?" Il ne l'écoutait pas. L'idée était déjà venue à Mme Maigret qu'il ne comprenait pas le français. - "Pardon, monsieur. Pourriez-vous me dire l'heure, s'il vous plaît ? - Midi moins vingt-deux, madame." La maman ne revenait pas. A midi, quand les sirènes hurlèrent dans le quartier et que des maçons envahirent un bar voisin, elle n'était toujours pas là. Le docteur Floresco sortit de l'immeuble et se mit au volant d'une petite auto noire sans qu'elle osât quitter le gamin pour aller s'excuser. Ce qui la tracassait à présent, c'était sa poule qui était au feu. Maigret lui avait annoncé qu'il rentrerait plus que probablement déjeuner vers une heure. Ferait-elle mieux d'avertir la police ? Pour cela encore, il fallait s'éloigner du square. Si elle emmenait l'enfant et que la mère revienne entretemps, celle-ci serait folle d'inquiétude. Dieu sait où elle courrait à son tour et où elles finiraient par se retrouver ! Elle ne pouvait pas non plus laisser un bambin de deux ans seul au milieu du square, à deux pas des autobus et des autos qui passaient sans répit. - "Pardon, monsieur, voudriez-vous me dire l'heure qu'il est ? - Midi et demi." La poule commençait certainement à brûler. Maigret allait rentrer. Ce serait la première fois, en tant d'années de mariage, qu'il ne la trouverait pas à la maison." Cette incident aurait pu rester un banal fait du quotidien mais quand on est la femme de Maigret, on en parle forcement a son mari. Ce dernier va donc faire le lien avec une des enquêtes sur laquelle il travaille. J'ai beaucoup aimé ce début de roman peut banal mais au final tellement original. J'ai beaucoup aimé rencontrer le couple dans leur quotidien et surtout la certaine lenteur des évènements. Et puis c'est un véritable voyage a la fin des années 40 que nous offre l'auteur. On entendrait presque les téléphones sonnaient et les touches des machines a écrire résonnaient. J'ai quelques autres aventures de Maigret qui attendent dans ma PAL, et une chose et sur c'est qu'ils vont vite en sortir.
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            • Woland Posté le 20 Décembre 2014
              Au titre, on s'attend à une grande et longue amitié liant Mme Maigret et, par exemple, l'une de ses relations d'Alsace. Mais cette "amie" est beaucoup plus modeste et de connaissance bien récente. Il s'agit d'une jolie petite jeune femme en tailleur bleu très simple, portant toujours un chapeau blanc - pas n'importe quel chapeau, nous dirait Mme Maigret : il ne vient pas des Champs-Elysées mais il n'a pas non plus été conçu chez une modiste de troisième rang - et, chose plus étonnante, des souliers faits sur mesure. Mme Maigret a lié conversation avec elle alors qu'elle attendait, sur un banc du square d'Anvers, l'heure de son rendez-vous chez le dentiste. La jeune femme est toujours accompagnée d'un petit garçon de deux / trois ans sur lequel elle veille avec le dévouement d'une mère. Pourtant, un jour, répondant à l'appel d'un homme aperçu dans un taxi, la jeune femme abandonne le petit aux bons soins de Mme Maigret, en lui promettant de revenir au plus vite. Voilà la femme du commissaire très ennuyée : non que garder le bambin la dérange - nul n'ignore combien Mme Maigret adore les enfants - mais enfin, il y a son rendez-vous... Au titre, on s'attend à une grande et longue amitié liant Mme Maigret et, par exemple, l'une de ses relations d'Alsace. Mais cette "amie" est beaucoup plus modeste et de connaissance bien récente. Il s'agit d'une jolie petite jeune femme en tailleur bleu très simple, portant toujours un chapeau blanc - pas n'importe quel chapeau, nous dirait Mme Maigret : il ne vient pas des Champs-Elysées mais il n'a pas non plus été conçu chez une modiste de troisième rang - et, chose plus étonnante, des souliers faits sur mesure. Mme Maigret a lié conversation avec elle alors qu'elle attendait, sur un banc du square d'Anvers, l'heure de son rendez-vous chez le dentiste. La jeune femme est toujours accompagnée d'un petit garçon de deux / trois ans sur lequel elle veille avec le dévouement d'une mère. Pourtant, un jour, répondant à l'appel d'un homme aperçu dans un taxi, la jeune femme abandonne le petit aux bons soins de Mme Maigret, en lui promettant de revenir au plus vite. Voilà la femme du commissaire très ennuyée : non que garder le bambin la dérange - nul n'ignore combien Mme Maigret adore les enfants - mais enfin, il y a son rendez-vous chez le dentiste à 11 h 15, soit dans un petit quart d'heure ... C'est par cet incident, qui mêle l'absurde au ridicule, que débute un roman où l'auteur fait intervenir de plein fouet le hasard. Pourtant, quand Maigret, rentrant ce jour-là par miracle chez lui pour déjeuner, trouve le pot-au-feu calciné et l'appartement rempli de fumée (Eustra nous en a déjà parlé ici ) et après avoir écouté le récit affolé de son épouse (la jeune femme a fini par passer reprendre le petit, mais il était plus de midi et demi), il ne se doute pas que cette petite histoire, en apparence sans importance, est l'une des pièces centrales d'un puzzle beaucoup plus vaste sur lequel lui-même et son équipe peinent depuis déjà plusieurs jours, sous les attaques que mène, dans la presse, un certain Philippe Liotard, avocat de son état, bien décidé, semble-t-il, à en découdre personnellement avec Maigret afin, c'est clair comme de l'eau de roche, de sortir de l'anonymat du barreau. L'affaire sur laquelle travaille Maigret est à la fois simple et complexe. Un courrier anonyme a prévenu la P. J. qu'un paisible relieur - l'un des plus cotés de Paris, d'ailleurs, même s'il vit très simplement dans une minuscule maison-atelier - aurait fait brûler dans son calorifère le cadavre d'un homme qu'il aurait bien sûr assassiné. Renseignements pris, on découvre bien deux molaires humaines dans ledit calorifère et, dans la garde-robe du relieur, Hans Steuvels - il est d'origine flamande - un complet bleu taché de sang. Bien sûr, Steuvels nie tout en bloc : il ignore tout des molaires et encore plus du complet qui, d'ailleurs, ne lui appartient pas. Sa femme, Fernande, une ancienne fille de joie, ayant été attirée à Concarneau par un télégramme-bidon lui annonçant les dernières heures de sa mère et y ayant passé une soirée et le début d'une journée, Steuvels fait même remarquer que, lorsqu'il travaillait dans son atelier et puisque Fernande était absente, n'importe qui avait pu s'introduire chez lui pour y déposer les objets compromettants.. Avec cela, le relieur demeure d'un calme de brave homme, d'honnête homme - d'homme qui n'a rien à se reprocher.. A cause des molaires, le procureur l'a fait tout de même arrêter mais à part cela ... les preuves sont pour le moins évanescentes. On ne sait d'ailleurs pas à qui appartiennent lesdites molaires, le mort n'ayant apparemment eu aucun rapport de son vivant avec les services anthropométriques. Là-dessus, M° Liotard, surgi d'on ne sait trop où et surtout à point nommé, a demandé à assurer la défense de l'inculpé. Sa méthode : attaquer celles de Maigret et convaincre le public qu'elles sont obsolètes et ne servent à sauvegarder la célébrité du commissaire - célébrité imméritée, cela va de soi. Et ça marche. En tous cas au début. Jusqu'à ce que ... Roman classique, sans beaucoup d'action, roman presque banal en ce qui concerne l'intrigue, "L'Amie de Mme Maigret" vaut surtout pour l'analyse des rapports entre, d'une part, Maigret et son épouse et, d'autre part, celle de la relation qui unit Frans Steuvels à Fernande. A notre avis, ce n'est pas un "grand" Maigret mais, sur un mode plus intime et en dépit des développements de l'enquête, il nous en apprend beaucoup sur le couple que le commissaire forme avec sa femme. A réserver aux inconditionnels et, si vous voulez découvrir l'univers de Maigret, ne commencez pas par ce livre-là : il ne vous expliquerait en rien le succès immense de la série. Cet "Amie de Mme Maigret" n'est qu'un maillon dans une chaîne, un petit maillon, pas faible, non (au contraire, croyez-moi, il tient bien et il est à sa place), nécessaire, mais modeste et qui se refuse à se mettre en avant, un peu comme Louise Maigret, d'ailleurs. Mais, comme celle-ci, il a vraiment son utilité, vous le verrez en le lisant.. ;o) Nota Bene : n'oubliez pas de lire aussi sur notre forum la fiche consacrée à "L'Amie de Mme Maigret" par notre amie Eustrabirbéonne, ici, en page 3 de ce post.
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            • mogador83 Posté le 9 Décembre 2014
              Un roman très agréable à lire avec une place importante donnée pour une fois à Madame Maigret même si l'auteur n'est pas tendre avec elle et la décrit comme une vieille mémére. Deux histoires qui se rapprochent et qui donnent du fil à retordre à Maigret.
            • caryatide Posté le 29 Juillet 2014
              Je viens de relire une dizaine de Maigret et je les ai beaucoup appréciés. Pendant que je relisais l'Amie de madame Maigret, justement, j'ai entendu un débat à la radio pendant lequel un militant anti-tabac demandait la disparition de la pipe de Maigret. Maigret sans sa pipe ? Je partage entièrement l'avis de la critique précédente : Maigret boit trop ! Les bières, les petits vins blancs de Loire ( qui viennent directement de la famille du tenancier du bistrot et qu'on ne trouve pas dans le commerce), les vins rouges, les Pastis ou portos, cognacs ou armagnacs, les champagnes rarement...C'est clair que je ne tiendrais pas le coup à ce régime là. Dans ce livre en particulier, policiers et journalistes sont en embuscade toute la journée dans deux cafés situés de part et d'autre d'un carrefour...Il n'y a pas que Maigret qui boit ! Pourquoi, dans le cadre de la lutte contre l'alcool, ne supprimerait-on pas tous ces petits bistrots parisiens qui jalonnent invariablement les enquêtes du commissaire ? Maigret sans ses petits verres ? Autre chose pourrait choquer dans ce livre : les rapports entre Monsieur et Madame Maigret . madame quitte le domicile pour se rendre chez son dentiste et se trouve retenue pour... Je viens de relire une dizaine de Maigret et je les ai beaucoup appréciés. Pendant que je relisais l'Amie de madame Maigret, justement, j'ai entendu un débat à la radio pendant lequel un militant anti-tabac demandait la disparition de la pipe de Maigret. Maigret sans sa pipe ? Je partage entièrement l'avis de la critique précédente : Maigret boit trop ! Les bières, les petits vins blancs de Loire ( qui viennent directement de la famille du tenancier du bistrot et qu'on ne trouve pas dans le commerce), les vins rouges, les Pastis ou portos, cognacs ou armagnacs, les champagnes rarement...C'est clair que je ne tiendrais pas le coup à ce régime là. Dans ce livre en particulier, policiers et journalistes sont en embuscade toute la journée dans deux cafés situés de part et d'autre d'un carrefour...Il n'y a pas que Maigret qui boit ! Pourquoi, dans le cadre de la lutte contre l'alcool, ne supprimerait-on pas tous ces petits bistrots parisiens qui jalonnent invariablement les enquêtes du commissaire ? Maigret sans ses petits verres ? Autre chose pourrait choquer dans ce livre : les rapports entre Monsieur et Madame Maigret . madame quitte le domicile pour se rendre chez son dentiste et se trouve retenue pour des motifs complètement indépendants de sa volonté. Elle revient donc chez elle très en retard et là elle fond en larmes en voyant son "pauvre Maigret" en train de manger du pain et du fromage sur un coin de table ! Epouse indigne, elle n'était pas là pour mettre le couvert et servir le repas à son cher mari ! On peut sans doute imaginer la suppression de toutes les scènes où, par exemple, Madame Maigret travaille avec application à préparer un repas pour son mari, alors que celui-ci ne déjeunera finalement pas chez lui, et oubliera éventuellement de la prévenir ? Maigret sans madame Maigret ? Moi, l'idée que l'on puisse trafiquer des photos, déjà, des films et pourquoi pas Maigret pour les faire correspondre à nos critères actuels me parait tout simplement absurde.
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