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Belfond
EAN : 9782714495198
Façonnage normé : EPUB3
DRM : DRM Adobe

Le Berceau du monde

Chloé ROYER (Traducteur)
Collection : Le Cercle Belfond
Date de parution : 06/05/2021
Le captivant retour de l’auteure de La Reine des pluies avec un roman touché par la grâce des œuvres de Doris Lessing et de Karen Blixen, pour aborder la féminité et la maternité, dans la Tanzanie des années 1970 à la culture complexe et à l’infinie beauté.
Essie a quitté l’Angleterre pour suivre son mari Ian Lawrence, éminent archéologue, dans un campement au cœur de la brousse tanzanienne. Là, sur les bords du lac Natron, les Lawrence recherchent, depuis des générations, les traces d’une civilisation primaire.
Un jour, à la suite d’une rencontre avec le chef de la...
Essie a quitté l’Angleterre pour suivre son mari Ian Lawrence, éminent archéologue, dans un campement au cœur de la brousse tanzanienne. Là, sur les bords du lac Natron, les Lawrence recherchent, depuis des générations, les traces d’une civilisation primaire.
Un jour, à la suite d’une rencontre avec le chef de la discrète tribu nomade des Hadzas, la jeune chercheuse se voit confier une étonnante mission : veiller sur Mara, une petite orpheline de quelques semaines, pendant les trois mois de la saison sèche.
Rentrée au camp, Essie s’affole : elle qui n’a jamais voulu être mère, pourra-t-elle subvenir aux besoins du nourrisson ? Sans parler des conséquences de l’arrivée de Mara sur son couple, sur sa carrière, sur ses liens avec les autres Tanzaniens, qui semblent mal accepter la présence d’une petite Hadza à leurs côtés.
 
Trois mois. Rien à l’échelle d’une vie, d’une civilisation, mais bien assez de temps pour bousculer le monde d’Essie et la forcer à questionner son rapport à l’amour, à la vie. Qu’adviendra-t-il de la jeune femme et de la fillette lorsque reviendront les pluies ?   
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EAN : 9782714495198
Façonnage normé : EPUB3
DRM : DRM Adobe

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • alapagedesuzie Posté le 28 Septembre 2021
    J’ai découvert la plume de Katherine Scholes en 2017 avec son roman Leopard Hall. Je dois avouer que j’en suis ressortie quelque peu déçue. Par contre, en lisant le synopsis de La Reine des pluies, je me suis risquée et j’en suis ressortie conquise! Allais-je être déçue ou conquise à la lecture de ce nouveau roman? Le synopsis m’a charmé, mais il m’en fallait plus pour me convaincre! Eh bien, je peux vous confirmer que je ressors totalement séduite par cette lecture. Soit mes goûts littéraires ont changé depuis 2017, soit l’auteure a su perfectionner son style et sa plume. Toujours est-il que ce roman-ci est mon favori jusqu’à maintenant. Je peux même vous avouer qu’à certains endroits, l’auteure a réussi à me faire venir les larmes aux yeux. Ce fut un dépaysement total que de me plonger au sein de ce roman. J’ai adoré découvrir le métier d’archéologue, mais également la Tanzanie et ses habitants. Malgré que certains éléments soient fictifs, il n’en reste pas moins que l’auteure s’est basée sur des faits réels. Ce fut réellement intéressant! Quant à l’intrigue en elle-même, j’ai apprécié les liens que l’auteure a su faire avec la maternité et le féminisme. Il faut se resituer... J’ai découvert la plume de Katherine Scholes en 2017 avec son roman Leopard Hall. Je dois avouer que j’en suis ressortie quelque peu déçue. Par contre, en lisant le synopsis de La Reine des pluies, je me suis risquée et j’en suis ressortie conquise! Allais-je être déçue ou conquise à la lecture de ce nouveau roman? Le synopsis m’a charmé, mais il m’en fallait plus pour me convaincre! Eh bien, je peux vous confirmer que je ressors totalement séduite par cette lecture. Soit mes goûts littéraires ont changé depuis 2017, soit l’auteure a su perfectionner son style et sa plume. Toujours est-il que ce roman-ci est mon favori jusqu’à maintenant. Je peux même vous avouer qu’à certains endroits, l’auteure a réussi à me faire venir les larmes aux yeux. Ce fut un dépaysement total que de me plonger au sein de ce roman. J’ai adoré découvrir le métier d’archéologue, mais également la Tanzanie et ses habitants. Malgré que certains éléments soient fictifs, il n’en reste pas moins que l’auteure s’est basée sur des faits réels. Ce fut réellement intéressant! Quant à l’intrigue en elle-même, j’ai apprécié les liens que l’auteure a su faire avec la maternité et le féminisme. Il faut se resituer dans les années 70… je réalise que cinquante années ont passé et que les mœurs ont bien changé. Essie décide de prendre son destin en main et j’ai bien aimé l’évolution de son personnage. Bref, j’ai quitté la Tanzanie avec le cœur gros. Il est certain que je lirai le prochain roman que cette auteure publiera. Encore une fois, un livre de la collection Le Cercle a su me charmer et me faire vivre de belles émotions.
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  • Palinette Posté le 13 Septembre 2021
    Le berceau du monde, de Katherine Scholes 04.09.2021 #x1f476;Lecture terminée#x1f476; L'histoire: Années 1970, dans la Tanzanie profonde. Essie fait équipe avec son mari, Ian, archéologue de renom. Avant même leur mariage, ils étaient sur la même longueur d'onde, amis, amants et collègues. Jamais de désaccord, leur vie était réglée comme du papier à musique. Mais un jour, un africain de la tribu nomade des Hadzas demande à Essie de prendre soin d'un nouveau-né, la mère étant morte en donnant la vie. Pendant 3 mois seulement, le temps que la saison sèche se termine. Contrainte, Essie n'arrive pas à refuser. Mais ce petit être va bouleverser la vie du camp et la vie d'Essie, tant sur le plan professionnel que personnel, et c'est l'effet papillon. Mon avis: J'ai été assez mitigée par cette lecture. J'y ai trouvé des points positifs, mais aussi des points négatifs. J'ai beaucoup aimé l'idée de départ, une histoire de tolérance et d'amour, à une époque où ceci n'était sûrement pas banal. Essie est une archéologue, une femme épanouie et heureuse de sa vie. Du moins, c'est ce que l'on croit au départ . Puis quand Mara entre dans sa vie, elle réalise finalement que tout n'est pas si parfait, et change,... Le berceau du monde, de Katherine Scholes 04.09.2021 #x1f476;Lecture terminée#x1f476; L'histoire: Années 1970, dans la Tanzanie profonde. Essie fait équipe avec son mari, Ian, archéologue de renom. Avant même leur mariage, ils étaient sur la même longueur d'onde, amis, amants et collègues. Jamais de désaccord, leur vie était réglée comme du papier à musique. Mais un jour, un africain de la tribu nomade des Hadzas demande à Essie de prendre soin d'un nouveau-né, la mère étant morte en donnant la vie. Pendant 3 mois seulement, le temps que la saison sèche se termine. Contrainte, Essie n'arrive pas à refuser. Mais ce petit être va bouleverser la vie du camp et la vie d'Essie, tant sur le plan professionnel que personnel, et c'est l'effet papillon. Mon avis: J'ai été assez mitigée par cette lecture. J'y ai trouvé des points positifs, mais aussi des points négatifs. J'ai beaucoup aimé l'idée de départ, une histoire de tolérance et d'amour, à une époque où ceci n'était sûrement pas banal. Essie est une archéologue, une femme épanouie et heureuse de sa vie. Du moins, c'est ce que l'on croit au départ . Puis quand Mara entre dans sa vie, elle réalise finalement que tout n'est pas si parfait, et change, elle évolue. J'ai beaucoup aimé la relation qu'elle entretient avec Mara, l'amour qu'elle lui porte, malgré l'univers qui les sépare. J'ai également apprécié la relation Essie-Simon, et la manière dont elle évolue, entre respect et amitié. L'auteure nous donne aussi l'impression de pénétrer au cœur de la Tanzanie, avec parfois cette sensation poussiéreuse de chaleur étouffante. Les paysages sont décrits si justement que l'on a l'impression d'y être. Point négatif, j'ai ressenti trop souvent des longueurs dans le texte, des descriptions parfois trop longues, qui avaient pour effet de m'ennuyer et de me donner envie de sauter le paragraphe. Cela reste une jolie lecture malgré tout, une magnifique ôde à l'amour, peu importe les obstacles.
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  • Marie-Nel Posté le 10 Septembre 2021
    J'ai découvert Katherine Scholes l’année dernière avec son roman La Reine des pluies que j'avais énormément aimé. Ce fut une lecture totalement dépaysante et j’étais vraiment  enchantée par la plume de l'autrice. J'avais donc très envie de lire ce nouveau roman, Le berceau du monde, pour repartir en voyage et être à nouveau dépaysée par ma lecture. Je suis à nouveau conquise par Katherine Scholes et par sa façon de m'emmener dans son monde.   Ce roman m’a fait voyager jusqu'en Tanzanie, un pays d’Afrique que j’ai très peu l’habitude de rencontrer dans mes lectures. J’ai fait la connaissance du couple Lawrence, Essie et Ian. Ils sont Anglais d'origine, et archéologues réputés. Ils vivent en Tanzanie, au pied d'un volcan où ils mènent des fouilles approfondies à la recherche des origines de l'Homme. Ils sont entourés et aidés par des indigènes de tribus locales, dont les Massaïs. Ian se consacre entièrement à son travail. Julia, sa mère vit avec eux, elle-même a été mariée à un archéologue célèbre. Un drame dans l’enfance de Ian les a endurcis tous deux et fait que Ian n'a pas la vision classique du couple. Il ne veut pas d'enfants, et souhaite se consacrer avec sa... J'ai découvert Katherine Scholes l’année dernière avec son roman La Reine des pluies que j'avais énormément aimé. Ce fut une lecture totalement dépaysante et j’étais vraiment  enchantée par la plume de l'autrice. J'avais donc très envie de lire ce nouveau roman, Le berceau du monde, pour repartir en voyage et être à nouveau dépaysée par ma lecture. Je suis à nouveau conquise par Katherine Scholes et par sa façon de m'emmener dans son monde.   Ce roman m’a fait voyager jusqu'en Tanzanie, un pays d’Afrique que j’ai très peu l’habitude de rencontrer dans mes lectures. J’ai fait la connaissance du couple Lawrence, Essie et Ian. Ils sont Anglais d'origine, et archéologues réputés. Ils vivent en Tanzanie, au pied d'un volcan où ils mènent des fouilles approfondies à la recherche des origines de l'Homme. Ils sont entourés et aidés par des indigènes de tribus locales, dont les Massaïs. Ian se consacre entièrement à son travail. Julia, sa mère vit avec eux, elle-même a été mariée à un archéologue célèbre. Un drame dans l’enfance de Ian les a endurcis tous deux et fait que Ian n'a pas la vision classique du couple. Il ne veut pas d'enfants, et souhaite se consacrer avec sa femme à ses recherches. Essie, justement, plus effacée et discrète, partage l'avis de son mari, elle travaille, entretient une relation cordiale avec sa belle-mère et ne dit jamais rien contre son mari. Tout va être changé et bouleversé dans sa vie suite à une rencontre avec une tribu nomade, les Hadzas. Le chef va lui faire une demande particulière, celle de garder pendant trois mois un de leurs bébés. La petite fille n'a que quelques semaines, sa mère est morte et il n'y a personne pour s'en occuper. Bien que réticente, Essie accepte, plus ou moins forcée d'ailleurs. Elle qui ne voulait pas d'enfant, la voilà avec un bébé à charge. En plus, l’arrivée du nourrisson est très mal vue par Ian, il ne compte pas aider Essie et celle-ci va devoir jongler entre son travail, les soins du bébé et sa vie de couple. Et petit à petit, elle va s'attacher à elle. Au début, elle était contente de ne garder Mara, nom qu'elle a donné à la petite, que trois mois, mais au fur et à mesure du temps qui passe, que l'attachement se fait plus fort, le temps semble aller trop vite pour Essie et elle voudrait garder Mara avec elle…mais elle a promis aux Hadzas, elle a approuvé le marché, il faut donc qu'elle s’y tienne…   L’arrivée du bébé Hadza va changer la perception des autres tribus face à Essie. Celle-ci va pouvoir compter sur l'aide précieuse de Simon, un homme issu aussi des Hadzas mais qui veut vivre avec le temps moderne. On va voir évoluer petit à petit Essie, elle va prendre de la maturité, ses réflexions vont changer, son comportement face à son mari aussi, ce qui provoquera pas mal de heurts entre eux. Surtout qu’une autre femme, soi-disant bienfaitrice, envie le poste de Essie. Elle va à la fois utiliser les méthodes modernes pour élever Mara et se rendre compte que les femmes des tribus ont elles aussi des méthodes d’éducation très efficaces, surtout quand on habite dans la jungle.   Je me suis très vite attachée à Essie, j'ai aimé la voir changer, la voir se révéler en tant que femme, car elle avait légèrement tendance à s'oublier avec une présence masculine trop forte qu’est son mari. Je me suis souvent mise à sa place et demandé comment moi-même j'aurais réagi. Me connaissant, je me serais très vite attachée au bébé, et j'aurais sûrement très mal vécu de ne la garder que 3 mois. J’ai trouvé Essie très courageuse. Ian, quant à lui, est un personnage qui m'a énervée, je l'ai trouvé imbu de sa personne, et en même temps, il a toujours été honnête dans ce qu'il voulait faire de sa vie. Sa décision de ne pas avoir d’enfants se comprend vu le drame de son enfance. Il est vrai qu’Essie savait tout ça en se mariant, mais on se rend compte de ses véritables désirs parfois trop tard.   Comme avec La reine des pluies, j’ai énormément appris sur la vie en Tanzanie, sur les paysages, sur la façon de vivre des tribus nomades ou des Massaïs, leurs rites, et aussi leur philosophie de vie qui sont sur certains points très beaux. Ils vivent dans le présent, ne regardent pas derrière eux et continuent d'avancer, même s'ils vivent des drames, même s'ils pleurent, ils tirent toujours du positif de leurs situations. Ils pourraient nous apprendre beaucoup, et on ferait bien d'appliquer certains de leurs principes, notre vie n'en serait que meilleure. Par exemple, une jeune Massaï dit à Essie, au sujet du bébé : « Tu es sa mère en ce moment. Le futur est un autre temps. » Quelle richesse dans ces paroles ! Ou encore, comme dit Kisani, l'un des personnages, « il faut laisser le passé derrière soi pour que quelque chose de nouveau puisse commencer. » Des phrases que l'on devrait appliquer, même si c’est très difficile…revenir à plus de simplicité.   J'ai également effectué un merveilleux voyage dans un pays que je ne connais pas. Les décors sont très bien décrits par l'autrice, avec beaucoup de beauté et de délicatesse, sans alourdir pour autant le texte. L'ambiance est très bien décrite aussi, j'ai réussi à ressentir la chaleur du soleil, à voir la couleur de la terre, à ressentir les différentes odeurs chaudes, épicées. J'arrivais à tout m'imaginer, à voir défiler les images devant mes yeux. Je verrais bien ce livre adopter en film, un peu dans la même veine que Out of Africa, inspiré d'un roman de Karen Blixen.   Tout ceci est magnifié grâce au très bon style de Katherine Scholes. Elle a une plume si fluide que la lecture se fait aisément, sans heurts. Les phases descriptives  ne sont pas lourdes et ne ralentissent pas la lecture. Elle sait immerger le lecteur dès le début et ne le lâcher qu’à la toute fin. Je n'arrivais pas à quitter ma lecture tellement je me sentais bien. Les émotions sont également bien retranscrites. Le choix narratif est à la troisième personne du singulier, il m'a permis de garder une certaine distance avec les personnages, à les regarder évoluer. Mais ce n'est pas pour autant que je n'ai rien ressenti, bien au contraire. J'ai été émue plus d'une fois, j'ai même versé ma larme à un certain moment que je tairais. Je ne m'attendais pas aux événements de la fin, je ne peux bien sûr rien dire, mais j'ai été surprise tout de même, j'ai bien aimé ce que l'autrice a fait.   Je pense que vous l’aurez compris, j'ai adoré cette lecture. C’est un réel plaisir. Je vais continuer à suivre Katherine Scholes, je vais me procurer aussi ses romans précédents, il y en a un qui me tente beaucoup, Leopard Hall, qui est celui qui se rapproche le plus de l'autrice. Car elle sait de quoi elle parle, elle connaît le pays, puisqu'elle y est née. Lorsqu'elle a épousé son mari cinéaste, elle s'est intéressée aux écrivains de scénarios et essaie de se rapprocher le plus d'eux, et elle y arrive très bien. Pour écrire le personnage d'Essie, elle s'est inspirée de la vraie vie d'une paléoanthropologue Mary Leakey. J'ai aimé le dépaysement, ainsi que les messages que véhicule ce roman sur la maternité. Au travers de Julia, Essie et les femmes Massaïs et Hadzas, l'autrice nous livre des portraits différents de mères très intéressants. Je relirai avec grand plaisir Katherine Scholes et je vais continuer à la suivre de près.   Je ne peux que vous conseiller ce roman si vous aimez les histoires fortes et délicates à la fois, dépaysantes et très bien écrites. Katherine Scholes est une autrice que je vous recommande fortement. Tous ces livres sont un bonheur à lire.
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  • LaureLiseuseHyperfertile Posté le 6 Septembre 2021
    J’ai découvert Katherine Scholes en 2019 avec un coup de cœur inoubliable pour La reine des pluies, un tel coup de cœur que j’ai voulu de suite la relire. J’avais alors été mitigée par Les fleurs sauvages des bougainvilliers et avait beaucoup aimé La lionne. Quitte ou double cette fois-ci ? J’appréhendais un peu ma lecture car j’avais vu passer quelques avis bien mitigés de cette lecture. Mais non, j’ai replongé, j’ai voyagé, j’ai été transportée, j’ai une nouvelle fois adoré et été captivée par la beauté des images que Katherine Scholes a tissé devant mes yeux. On rencontre une héroïne dont la vie est bien cadrée, épouse d’un archéologue, elle travaille à ses côtés à des fouilles au cœur de l’Afrique. Nous sommes dans les années 70 et les archéologues sont convaincus que les premiers hommes ont vécu sur ce continent, c’est donc là que l’espoir est fort de faire une découverte. Mais Essie et Ian n’ont pas encore eu de chance. Un jour, un bouleversement inattendu survient dans la vie d’Essie, un événement qui va la contraindre à des choix qui ne seront pas en accord avec le quotidien qu’elle menait jusque là. En effet, une tribu hadza la sollicite... J’ai découvert Katherine Scholes en 2019 avec un coup de cœur inoubliable pour La reine des pluies, un tel coup de cœur que j’ai voulu de suite la relire. J’avais alors été mitigée par Les fleurs sauvages des bougainvilliers et avait beaucoup aimé La lionne. Quitte ou double cette fois-ci ? J’appréhendais un peu ma lecture car j’avais vu passer quelques avis bien mitigés de cette lecture. Mais non, j’ai replongé, j’ai voyagé, j’ai été transportée, j’ai une nouvelle fois adoré et été captivée par la beauté des images que Katherine Scholes a tissé devant mes yeux. On rencontre une héroïne dont la vie est bien cadrée, épouse d’un archéologue, elle travaille à ses côtés à des fouilles au cœur de l’Afrique. Nous sommes dans les années 70 et les archéologues sont convaincus que les premiers hommes ont vécu sur ce continent, c’est donc là que l’espoir est fort de faire une découverte. Mais Essie et Ian n’ont pas encore eu de chance. Un jour, un bouleversement inattendu survient dans la vie d’Essie, un événement qui va la contraindre à des choix qui ne seront pas en accord avec le quotidien qu’elle menait jusque là. En effet, une tribu hadza la sollicite pour veiller sur un nouveau né dont la mère est décédée. C’est un accord temporaire car la tribu sait qu’elle ne pourra veiller sur le bébé et le garder en vie. Essie n’a aucune envie de devoir remplir ce rôle qui va perturber son quotidien mais va néanmoins finir par accepter. La petite Mara va chambouler la vie du groupe d’archéologues et amener de nouveaux questionnements dans la vie d’Essie. Je la voyais s’attacher au bébé, ressentir à quel point l’amour pour cet enfant allait changer tout son être, sa vie, ses rêves et ses souhaits pour l’avenir. On comprend vite également que Ian ne partagera jamais le ressenti de sa femme et que la venue du bébé sera donc perturbante pour le couple. J’ai pris un plaisir immense à suivre cette héroïne, à partager les émotions qui vont l’habiter et à la voir prendre de nouvelles décisions pour l’avenir. Tout est si cohérent, la façon dont elle change, les évidences qui lui viennent à l’esprit. En toile de fond du roman, je me suis aussi passionnée pour le cadre des recherches archéologiques, un sujet vraiment passionnant très bien documenté par l’auteure. Elle nous explique tout comme si on y était, on mesure l’enjeu, le procédé, l’impact aussi de la présence des archéologues pour les populations locales dont certains membres travaillent aux fouilles à leurs côtés. Comme dans La reine des pluies, c’est aussi un roman qui évoque les liens entre les blancs et les noirs, ce qu’ils peuvent partager, la richesse de leurs échanges aussi bien que le poids des traditions et des us et coutumes qui les éloignent tant les uns des autres. Vous le ressentez certainement, je me suis délectée avec cette lecture. Je ne connais pas d’autre auteure qui sache me passionner ainsi et m’emmener avec elle en Tanzanie, un lieu où je me sens terriblement bien en compagnie des beaux personnages de Katherine Scholes. Une lecture sublime, à découvrir pour le voyage, la culture, la beauté des liens entre les Hommes.
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  • nathys Posté le 4 Septembre 2021
    Le berceau du monde est une histoire racontée avec des mots plein de pudeur et de délicatesse, qui nous étreignent et nous font ressentir énormément d'émotion. J'avais un à priori en commençant cette lecture, ayant lu beaucoup d'avis mitigés pointant ses fréquentes longueurs. Le récit est certes très contemplatif mais j'ai adoré cet aspect. On suit Essie au jour le jour dans son quotidien et on se sent proche d'elle. La voir changer au contact de Mara, le bébé de la tribu Hazda qu'elle recueille pour quelques semaines, est très émouvant. Au départ elle est passive, dans l'ombre de son mari, et elle va finalement s'affirmer et s'épanouir. Le sentiment maternel est magnifiquement décrit à travers l'évolution d'Essie. En parallèle le milieu de la paleo-anthropologie des années 70 est très intéressant à découvrir, tout comme les peuples habitant en Tanzanie. La fin est cohérente avec le reste du roman et je n'en aurais pas voulu une autre [masquer] c'est déchirant lorsqu'Essie doit finalement rendre Mara après s'être tant attachée à elle. J'étais contente que Simon parte avec elle et fasse le lien entre Essie et Milena. J'ai beaucoup aimé aussi l'évolution de Julia, qui semble prendre la décision un peu tardive... Le berceau du monde est une histoire racontée avec des mots plein de pudeur et de délicatesse, qui nous étreignent et nous font ressentir énormément d'émotion. J'avais un à priori en commençant cette lecture, ayant lu beaucoup d'avis mitigés pointant ses fréquentes longueurs. Le récit est certes très contemplatif mais j'ai adoré cet aspect. On suit Essie au jour le jour dans son quotidien et on se sent proche d'elle. La voir changer au contact de Mara, le bébé de la tribu Hazda qu'elle recueille pour quelques semaines, est très émouvant. Au départ elle est passive, dans l'ombre de son mari, et elle va finalement s'affirmer et s'épanouir. Le sentiment maternel est magnifiquement décrit à travers l'évolution d'Essie. En parallèle le milieu de la paleo-anthropologie des années 70 est très intéressant à découvrir, tout comme les peuples habitant en Tanzanie. La fin est cohérente avec le reste du roman et je n'en aurais pas voulu une autre [masquer] c'est déchirant lorsqu'Essie doit finalement rendre Mara après s'être tant attachée à elle. J'étais contente que Simon parte avec elle et fasse le lien entre Essie et Milena. J'ai beaucoup aimé aussi l'évolution de Julia, qui semble prendre la décision un peu tardive de vivre pour elle et non en tant que représentante de la famille Lawrence. Le roman se termine sur une note d'espoir concernant l'avenir de Julia, Essie et Mara. [/masquer]
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