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Robert Laffont
EAN : 9782221134351
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Le bon coupable

Date de parution : 14/02/2013

Un dimanche d’été à l’heure de la messe, un village désert. Un homme en état d’ébriété qui le traverse au volant de sa jeep et s’en va finir sa course dans une rivière, non loin de là. Une Jaguar rutilante qui emprunte le même trajet à vive allure. Un accident...

Un dimanche d’été à l’heure de la messe, un village désert. Un homme en état d’ébriété qui le traverse au volant de sa jeep et s’en va finir sa course dans une rivière, non loin de là. Une Jaguar rutilante qui emprunte le même trajet à vive allure. Un accident sans témoins. Une fillette de dix ans tuée sur le coup. Un coupable tout désigné. Un second suspect potentiel – au-dessus, lui, de tout soupçon.
La soixantaine débonnaire, Carlo Mazure mène une vie de patachon assez misérable. Tout l’inverse de Régis Lagerman, procureur de son état, jeune fonctionnaire ambitieux, promis à un bel avenir. Deux hommes que tout oppose et dont les destins vont pourtant se confondre.
Le bon coupable porte le sceau inimitable de ces contes philosophiques cruels dont Armel Job s’est fait une spécialité. Sur les traces de Mazure et de Lagerman, il nous propose une nouvelle et déconcertante parabole du pharisien et du publicain.

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EAN : 9782221134351
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • majero Posté le 6 Mars 2019
    Clara, huit ans, si merveilleuse quand elle joue Schumann, traverse la grand route du village, accident, personne n'a rien vu. Les parents culpabilisent, leur dispute, c'est la mère qui a envoyé Clara chercher son père, mais il y a aussi le chapeau qu'on fait porter à Carlo tellement saoul qu'il ne se souvient pas avoir planté le van quelques kilomètres après la traversée du village, le procureur Lagerman bien trop rapide dans sa Jaguar, hanté par le visage souriant de Clara quand elle a bondi sur la route et aussi Hector, père de Clara, carrossier, découvrira-t-il des indices sur la Jaguar? Armel Job construit des personnages vrais, avec leurs drames, leurs souffrances, leur médiocrité parfois avec des remises en questions qui en font de vrais 'grands'. C'est magnifique!
  • Beausir Posté le 20 Mars 2018
    une petite fille est tuée par un conducteur qui prend la fuite.pas de témoins..... chaque protagonistes. se retrouve face à ses souffrances,ses failles, sa conscience... je trouve ce livre touchant , l auteur nous envoie loin en nous même. De plus l auteur est belge ce quo est plaisant. j ai beaucoup aimé
  • spleen Posté le 28 Janvier 2016
    Un village belge mais il pourrait être français , tous les habitants se connaissent mais qui sait vraiment ce qui se passe une fois la porte close : disputes, infidélités , tricheries et magouilles ... le lot ordinaire et peu reluisant de la nature humaine . Dimanche midi, le 17 juillet 1960, Clara va chercher son père parti se réfugier dans son garage après une nouvelle brouille avec sa femme , une voiture passe trop vite dans la ruelle et l'enfant est projetée sans vie sur le trottoir. Le chauffard s'est enfui, personne n'a rien vu . Qui est coupable ? les parents qui se servent de l'enfant comme le messager de leur mésentente, le maquignon filou qui boit trop et qui mérite cent fois la prison, le procureur du Roi qui se dit irréprochable mais quitte précipitamment sa maitresse pour retrouver Bobonne et le rôti du dimanche et pense être, du fait de sa fonction, au dessus des lois ? Sur fond de fait divers dramatique, Armel Job dresse un portrait sans concession de nos petits arrangements avec la morale, nos mesquineries et notre vision parfois raccourcie de la notion de justice.
  • latina Posté le 3 Novembre 2015
    Qu’est-ce que c’est, une « tête d’écraseur d’enfant » ? Une tête de petit magouilleur, traficoteur de bétail malade ? Ou une tête de procureur du Roi, bien propre sur lui, bien lisse ? Cet enfant, c’est une petite fille à la bouche de cerise, aux cheveux de soie, cette petite Clara claire et fraîche, qui, le dimanche 17 juillet 1960 entre midi et midi quart, s’élançait vers le garage de son père, de l’autre côté de la route, à la demande de sa mère. Un chauffard l’écrase. Un chauffard l’écrase...et prend la fuite. Un chauffard prend la fuite...et c’est l’univers qui se déchire. La culpabilité se lève du fond des consciences et des inconscients. Chaque personne proche de Clara se sent concernée. La maman et le papa, d’abord, mais aussi le grand frère. Et puis le chauffard...mais lequel est-ce ? Le juriste irréprochable ou le magouilleur ? C’est qu’ils sont mariés, ces deux-là, et leurs femmes s’en mêlent et s’emmêlent... Une lourde bourbe remue en chacun des personnages - tous ceux qui, de près ou de loin, sont mêlés au drame - une insidieuse remise en question commence à les tenailler : leur passé... Qu’est-ce que c’est, une « tête d’écraseur d’enfant » ? Une tête de petit magouilleur, traficoteur de bétail malade ? Ou une tête de procureur du Roi, bien propre sur lui, bien lisse ? Cet enfant, c’est une petite fille à la bouche de cerise, aux cheveux de soie, cette petite Clara claire et fraîche, qui, le dimanche 17 juillet 1960 entre midi et midi quart, s’élançait vers le garage de son père, de l’autre côté de la route, à la demande de sa mère. Un chauffard l’écrase. Un chauffard l’écrase...et prend la fuite. Un chauffard prend la fuite...et c’est l’univers qui se déchire. La culpabilité se lève du fond des consciences et des inconscients. Chaque personne proche de Clara se sent concernée. La maman et le papa, d’abord, mais aussi le grand frère. Et puis le chauffard...mais lequel est-ce ? Le juriste irréprochable ou le magouilleur ? C’est qu’ils sont mariés, ces deux-là, et leurs femmes s’en mêlent et s’emmêlent... Une lourde bourbe remue en chacun des personnages - tous ceux qui, de près ou de loin, sont mêlés au drame - une insidieuse remise en question commence à les tenailler : leur passé ressurgit, leurs drames et leurs déboires, leurs petites vies si anodines et pourtant si vastes. Avec un sens inné de la justesse et de la profondeur, sans tomber dans le pathos mais avec toute l’humanité du monde, Armel Job m’a encore une fois emmenée dans le magma intense des sentiments. Intense, oui. Et terrible. Sous couvert d’une écriture légère et perlée de poésie, Armel Job touche la véritable nature des choses, la véritable nature humaine, ô combien complexe. Le tout ancré dans un petit village, coin de verdure où coule une rivière. Ce village, c’est en Belgique, dans les Ardennes ; je viens d’y passer 2 jours, c’est un paradis de calme et de douceur. Et pourtant, c’est là qu’Armel Job a choisi d’y planter son drame, détonateur d’implosions intimes. « On est tous coupables, d'une façon ou d'une autre. Chacun doit se débrouiller avec ses propres fautes ». Je conseille ce livre pénétrant à ceux qui n’ont pas peur de creuser en eux-mêmes. Ils y trouveront réponse à des questions, peut-être, et un vif plaisir, certainement. Un chef-d’œuvre !
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  • beatriceferon Posté le 20 Avril 2015
    Alma et Hector se disputent, comme souvent. Comme souvent, bien que ce soit dimanche, Hector part bouder dans son atelier de garagiste. La gentille petite Clara est envoyée pour chercher son père, mais, sur la route, elle fait la rencontre d'un chauffard qui prend la fuite. Qui a tué Clara, projetant le petit corps disloqué sur le seuil d'une maison? Qui est le bon coupable? Le récit consacré à l'accident et l'enquête qui le suit est assez court. Mais l'auteur l'entrecoupe de rétrospectives qui nous permettent de faire la connaissance de chacun des protagonistes et de les découvrir sous un autre jour que celui des apparences. Il se veut aussi une habile parabole d'un apologue biblique dont toute la portée philosophique nous sera révélée à la fin. Cette fin, elle est frustrante et révoltante, d'autant plus qu'elle est logique et la seule possible. Je ne peux toutefois pas m'empêcher de ressentir un grand sentiment d'injustice et de colère en constatant que, comme dans la vie, hélas, ce sont toujours les mêmes qui paient et les mêmes qui s'en sortent! Ce roman, je l'ai dévoré comme tous ceux d'Armel Job et comme toujours, je l'ai adoré. Je le recommande chaudement à tous.
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