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            Le Bûcher de Moorea

            Robert Laffont
            EAN : 9782221242582
            Façonnage normé : EPUB3
            DRM : Watermark (Tatouage numérique)
            Le Bûcher de Moorea

            Collection : La Bête noire
            Date de parution : 16/05/2019
            Derrière chaque paradis, il y a un enfer. Bienvenue en Polynésie !

            Dans le lagon de Moorea, les eaux calmes et bleues bercent quelques voiliers tranquilles. Les cocotiers dansent au vent. Les tiarés exhalent leur parfum. Pourtant, à l’abri de la forêt, des flammes se fraient un chemin vers le ciel. Lilith Tereia, jeune photographe, tourne son appareil vers le bûcher. Devant...

            Dans le lagon de Moorea, les eaux calmes et bleues bercent quelques voiliers tranquilles. Les cocotiers dansent au vent. Les tiarés exhalent leur parfum. Pourtant, à l’abri de la forêt, des flammes se fraient un chemin vers le ciel. Lilith Tereia, jeune photographe, tourne son appareil vers le bûcher. Devant son objectif, des bras, des jambes, des troncs se consument. Et quatre têtes.
            Pour quels dieux peut-on faire aujourd’hui de tels sacrifices ? Avec Maema, journaliste au quotidien de Tahiti, Lilith est happée dans le tourbillon de l’enquête. Les deux vahinés croiseront le chemin d’un homme venu de France chercher une autre vie. Un homme qui tutoie la mort.

            « La perle noire du polar. » Julie Malaure, Le Point.
            « Un diamant dans l’univers du noir. » Jérôme Pitt, libraire Furet du Nord, Lille.
            « Un polar azur qui démonte les clichés. » Chantal T. Spitz, auteure, directrice de la revue Littérama'ohi.
            « Un grand roman qui offre un voyage diabolique. » Benoît Minville, auteur, libraire Fnac Défense.

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            EAN : 9782221242582
            Façonnage normé : EPUB3
            DRM : Watermark (Tatouage numérique)
            Robert Laffont
            12.99 €
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            Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

            • MaggyM Posté le 7 Août 2019
              Premier polar noir azur pour moi. Mais keskesèksa un "polar noir azur"? Et bien c'est un polar qui en plus de se passer dans les îles Pacifiques s'imprègne directement de la culture, des traditions, de l'environnement... Bref, il ne suffit pas que l'intrigue se déroule sous les Tropiques, le lecteur doit "ressentir" les Tropiques. Et le Bûcher de Moorea remplit bien son office. L'atmosphère qui se dégage du roman est particulière, surtout pour un polar. Et les réactions de la police par exemple, ne sont pas conformes à ce qu'on a l'habitude de voir. Petite cerise sur le gâteau, le roman est truffé de mots tahitiens (un petit glossaire en fin d'ouvrage permet de tout comprendre sans problème). Patrice Guirao, sans nécessairement connaître son nom, on le connait tous. Parce qu'il a participé à l'écriture de plusieurs comédies musicales (Le Roi Solei, les Dix Commandements...) et c'est à lui qu'on doit les textes de chansons telles que "Ça ne change pas un homme" ou "Ça n'finira jamais" de notre Johnny. Il a aussi écrit pour Florent Pagny, Calogero, Jane Birkin... Et puis, un jour, il se met à écrire des romans et plus spécifiquement des polars noirs azur. Et il se débrouille... Premier polar noir azur pour moi. Mais keskesèksa un "polar noir azur"? Et bien c'est un polar qui en plus de se passer dans les îles Pacifiques s'imprègne directement de la culture, des traditions, de l'environnement... Bref, il ne suffit pas que l'intrigue se déroule sous les Tropiques, le lecteur doit "ressentir" les Tropiques. Et le Bûcher de Moorea remplit bien son office. L'atmosphère qui se dégage du roman est particulière, surtout pour un polar. Et les réactions de la police par exemple, ne sont pas conformes à ce qu'on a l'habitude de voir. Petite cerise sur le gâteau, le roman est truffé de mots tahitiens (un petit glossaire en fin d'ouvrage permet de tout comprendre sans problème). Patrice Guirao, sans nécessairement connaître son nom, on le connait tous. Parce qu'il a participé à l'écriture de plusieurs comédies musicales (Le Roi Solei, les Dix Commandements...) et c'est à lui qu'on doit les textes de chansons telles que "Ça ne change pas un homme" ou "Ça n'finira jamais" de notre Johnny. Il a aussi écrit pour Florent Pagny, Calogero, Jane Birkin... Et puis, un jour, il se met à écrire des romans et plus spécifiquement des polars noirs azur. Et il se débrouille bien l'artiste ! Le Bûcher de Moorea, ce sont deux "enquêtes" parallèles menées par Lilith, une jeune photographe qui vit à Moorea depuis toujours, très ancrée dans les traditions insulaires. D'un côté, on a retrouvé un bûcher où se consumaient les restes de 4 touristes; de l'autre, un tueur en série débarque du Périgord à la recherche de son "sosie" que Lilith a bien connu dans le passé. Raconter plus n'est pas possible sans déflorer l'une ou l'autre intrigue. L'écriture de Patrice Guirao est hyper dynamique. Des chapitres courts, des phrases très courtes et une phrase, ce n'est pas toujours sujet-verbe-complément quand on veut donner du rythme. Et en même temps, l'auteur nous la joue parfois poète quand il s'agit de décrire les paysages, les émotions... Et au lecteur de découvrir un Tahiti bien loin de la carte postale. Une deuxième aventure de Lilith est déjà prévue pour la fin d'année.
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            • CulturezMoi Posté le 4 Août 2019
              ⭐ Sur la plage abandonnée… ⭐ A peine quelques pages et j’avais plongé dans l’ambiance des cocotiers. Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce roman est complètement immersif. Les lagons bleus, la petite brise de l’océan, les rites et coutumes tout est retranscrit avec énormément de fidélité. Normal me direz-vous puisque l’auteur vit depuis ses 14 ans dans cette région paradisiaque du globe. L’auteur a d’ailleurs eu l’excellente idée de mettre de nombreux mots en tahitien dans le texte tout en nous proposant un petit glossaire à la fin du livre. Pour l’immersion c’est vraiment le top du top. Ce décor de carte postale c’est bien joli, mais vous allez me dire : ils sont où les cadavres ? Dès les premières pages, les corps de 4 touristes sont retrouvés démembrés, calcinés dans un immense bûcher sur l’île de Moorea. La police et bien… elle fait avec les moyens du bord. La réponse de la Métropole c’est « Débrouillez-vous ». Mais finalement, ce n’est pas tant la police qui nous intéresse pour résoudre cette enquête. Lilith et Maema, deux jeunes journalistes vont porter cette histoire avec une force incroyable. ⭐ Le danger vient d’ailleurs ⭐ Lilith est une jeune femme libre,... ⭐ Sur la plage abandonnée… ⭐ A peine quelques pages et j’avais plongé dans l’ambiance des cocotiers. Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce roman est complètement immersif. Les lagons bleus, la petite brise de l’océan, les rites et coutumes tout est retranscrit avec énormément de fidélité. Normal me direz-vous puisque l’auteur vit depuis ses 14 ans dans cette région paradisiaque du globe. L’auteur a d’ailleurs eu l’excellente idée de mettre de nombreux mots en tahitien dans le texte tout en nous proposant un petit glossaire à la fin du livre. Pour l’immersion c’est vraiment le top du top. Ce décor de carte postale c’est bien joli, mais vous allez me dire : ils sont où les cadavres ? Dès les premières pages, les corps de 4 touristes sont retrouvés démembrés, calcinés dans un immense bûcher sur l’île de Moorea. La police et bien… elle fait avec les moyens du bord. La réponse de la Métropole c’est « Débrouillez-vous ». Mais finalement, ce n’est pas tant la police qui nous intéresse pour résoudre cette enquête. Lilith et Maema, deux jeunes journalistes vont porter cette histoire avec une force incroyable. ⭐ Le danger vient d’ailleurs ⭐ Lilith est une jeune femme libre, forte et assumée. Si à première vue ses tatouages, notamment au visage, peuvent effrayer, on se rend vite compte que c’est une fille exceptionnelle. Elle travaille comme photographe pour le journal local et fait équipe avec Maema, une petite bonne femme un peu rondelette, toujours de bonne humeur malgré une tumeur sournoise qui lui ronge le cerveau. Très vite, les deux coéquipières seront affectées sur l’enquête du bûcher de Moorea. Le duo fonctionne vraiment très bien. Tout sonne très juste, aussi bien au niveau des dialogues, que des descriptions. Comme elles, on ne se pose qu’une question : Qui peut être capable de telles atrocités dans ce lieu si calme ? Mais le massacre de Moorea n’est pas la seule intrigue de ce roman. A des milliers de kilomètres de là, Nael entre en piste. Nael est un tueur. Un tueur froid, méthodique. Il se présente comme un artiste de la mort mettant en scène des crimes aussi variés que sordides. La multiplicité de ses méthodes a réussi à brouiller les pistes et il échappe toujours à la police même après des dizaines de victimes. Mais, un soir, tout bascule. Alors qu’il est en train d’achever une petite grand-mère ayant croisé sa route, il tombe sur le cadavre d’Arianne, son ex femme. Dans sa main, une photo de lui à ses côtés, sous les cocotiers, à Moorea. Mais Nael n’a aucun souvenir de ces moments, de cette vie. Il prend alors l’avion, direction la Polynésie, en quête de réponses. Les chapitres vont ainsi alterner entre l’enquête de Lilith à Moorea et l’histoire de Nael… jusqu’à ce que les deux récits se percutent… ⭐ Aux frontières du réalisme ⭐ Je fais rarement de chroniques en 3 parties, mais il fallait que j’aborde un aspect particulier du roman. Pour lire Le bucher de Moorea, il faut parfois avoir l’esprit très ouvert. Pour être claire, Nael est barré, mais vraiment complètement barré. Il ne sait pas qui il est. Il doute de son identité, de sa vie, de son histoire. On atteint un point culminant de l’impossible lorsqu’il se met à converser avec un animal et que celui-ci lui répond. Tout au long du roman, on écoutera Nael converser avec ce compagnon improbable. Personnellement, cela ne m’a pas ni gênée ni choquée. Après tout c’est un tueur, un psychopathe. Il peut très bien avoir des hallucinations, entendre des voix et tout simplement imaginer cet espèce de « Jiminy Cricket » qui se balade à ses côtés. Cependant, je sais que certains lecteurs ont fait un blocage sur cet aspect surréaliste du récit. C’est vrai qu’on frôle presque le fantastique. Alors, pour ceux qui ne veulent que du réalisme pur et dur, la pilule aura peut-être un peu de mal à passer. Moi, j’ai préféré ouvrir mes chakras et accepter cette tourne assez inattendue de l’histoire. ⭐ En bref ⭐ La bonne nouvelle, c’est que je passé un moment de lecture extrêmement agréable. La mauvaise, c’est que maintenant j’ai envie de prendre l’avion pour Moorea et que je vais être obligée de vendre un rein. Parce qu’en quelques lignes, mon esprit était déjà parti à Tahiti. J’ai tout aimé dans ce roman : le dépaysement, les personnages (mention spéciale à Lilith, force majeure de cette histoire), les différents arcs du récit, la réalité de la situation politique et économique de l’île, tout. La plume de Patrice Guirao est très douce, poétique et travaillée. L’écriture est très riche tout en restant fluide et on se laisse porter tout doucement par l’intrigue. Le dénouement est peut être un peu trop rapide à mon goût mais il n’enlève rien à la qualité exceptionnelle de ce thriller. A défaut de pouvoir prendre l’avion vers les récifs de corail, je vais sagement attendre la prochaine enquête de Lilith et Maema prévue pour le mois de janvier 2020 toujours dans la collection La Bête Noire des éditions Robert Laffont.
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            • kadeline Posté le 4 Août 2019
              Le bûcher de Moorea a été une lecture mitigée pour moi car je n’ai pas retrouvé ce que le titre, la couverture et le résumé annonçaient. Je voulais un récit sur îles du Pacifique, Papeete, Moorea, la vie des locaux à travers une enquête qui semble être un rituel et ce n’est finalement pas le coeur du récit. On commence bien avec le bûcher, on a bien des locaux qui donne envie de les suivre sauf que très vite on suit un tueur en série métropolitain. Et ce satané bonhomme inintéressant au possible prend toute la place finalement. Très vite le meurtre du titre et de la 4eme devient un détail et définitivement je ne voulais lire que cette histoire. Je n’ai pas eu ma dose de soleil et de tempêtes tropicales, de philosophie de vie différente, de mode de vie particulier… Maintenant que le point qui m’a dérangée est évacué, passons à tout le reste qui est super (et rend d’autant plus irritant ce métropolitain). Le duo photographe/journaliste est décapant. Ces deux héroïnes sortent des sentiers battus, sont attachantes, très différentes l’une de l’autre et le duo marche super bien. J’ai adoré les découvrir et suivre leur façon d’appréhender la... Le bûcher de Moorea a été une lecture mitigée pour moi car je n’ai pas retrouvé ce que le titre, la couverture et le résumé annonçaient. Je voulais un récit sur îles du Pacifique, Papeete, Moorea, la vie des locaux à travers une enquête qui semble être un rituel et ce n’est finalement pas le coeur du récit. On commence bien avec le bûcher, on a bien des locaux qui donne envie de les suivre sauf que très vite on suit un tueur en série métropolitain. Et ce satané bonhomme inintéressant au possible prend toute la place finalement. Très vite le meurtre du titre et de la 4eme devient un détail et définitivement je ne voulais lire que cette histoire. Je n’ai pas eu ma dose de soleil et de tempêtes tropicales, de philosophie de vie différente, de mode de vie particulier… Maintenant que le point qui m’a dérangée est évacué, passons à tout le reste qui est super (et rend d’autant plus irritant ce métropolitain). Le duo photographe/journaliste est décapant. Ces deux héroïnes sortent des sentiers battus, sont attachantes, très différentes l’une de l’autre et le duo marche super bien. J’ai adoré les découvrir et suivre leur façon d’appréhender la vie en fonction de leur vécu. Il y a un autre personnage au petit oignon : le tonton qui présente de manière si intéressante la philosophie de vie du coin. Autre point qui m’a vraiment plu, c’est le quotidien décrit de manière réaliste sans tomber ni dans une vision paradisiaque ni dans un pessimisme excessif. L’enquête au sujet du bûcher était interessante et aurait largement suffit. Même si ce livre-ci ne m’a pas complètement convaincu, je lirai avec plaisir le prochain tome en espérant qu’il se concentrera plus sur les îles.
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            • christi45 Posté le 18 Juillet 2019
              Envie de soleil, de sable fin, de mer bleue, de cocotiers et de chaleur ? Envie de lire un polar d'un nouveau genre ? Alors plongez dans "Le Bûcher de Moorea". Un polar de Patrice Guirao, oui mais un polar noir azur : dans ce nouveau style littéraire, l'auteur mêle l'intrigue policière dans une zone géographique exotique (ici Tahiti) et les traditions de la population. Et le résultat est réussi. Avec un style poétique et une écriture agréable, l'auteur propose un voyage dépaysant à Tahiti et sur l'île paradisiaque de Moorea, décrivant des paysages idylliques et les traditions tahitiennes, éveillant les sens du lecteur. Mais derrière ce décor de cartes postales, on découvre aussi la délinquance, le chômage et la pauvreté. C'est dans ce cadre que Lilith, jeune photographe, et Maema, journaliste, mènent l'enquête sur un horrible crime. Des corps découpés, entremêlés, calcinés sont retrouvés dans la forêt, rappelant une scène de sacrifice. En parallèle, Nael un psychopathe tueur en série débarque sur l'île à la recherche de son passé. L'intrigue est bien menée, précise, carrée. L'auteur nous offre même une bonne dose de fantastique à travers Gaspard, le très étonnant compagnon de route de Nael.
            • soniaboulimiquedeslivres Posté le 13 Juillet 2019
              En ce début de vacances d’été, une virée dans les lagons de Tahiti, ça vous tente ? Attention tout de même, il y aura des meurtres un peu gore à élucider, mais promis, l’évasion sera au rendez-vous. Un collier de fleurs de tiaré autour du cou, on revêt un joli paréo coloré, et on part se promener sur la plage, à l’abri des cocotiers et des palmiers, avec comme seul horizon le magnifique camaïeu bleu du lagon. Vous y êtes ? Parfait ! Le roman « noir azur », ce type de récit novateur mélangeant une intrigue policière dans un lieu paradisiaque va me plaire et assouvir ma soif d’évasion et de nouveauté, c’est certain ! La culture polynésienne n’aura plus de secret pour nous, merci à l’auteur pour le glossaire en fin de roman, cela m’a évité de chercher sur internet la signification des mots. L’immersion est totale, aussi bien géographiquement que culturellement. On va appréhender le Mana, ce pouvoir mystique, racine même de la dualité entre la vie et la mort. Au cœur des croyances et des traditions, Lilith, photographe pigiste de 27 ans et son amie et collègue, Maema, journaliste culturelle, vont tenter de résoudre un crime sordide. Une... En ce début de vacances d’été, une virée dans les lagons de Tahiti, ça vous tente ? Attention tout de même, il y aura des meurtres un peu gore à élucider, mais promis, l’évasion sera au rendez-vous. Un collier de fleurs de tiaré autour du cou, on revêt un joli paréo coloré, et on part se promener sur la plage, à l’abri des cocotiers et des palmiers, avec comme seul horizon le magnifique camaïeu bleu du lagon. Vous y êtes ? Parfait ! Le roman « noir azur », ce type de récit novateur mélangeant une intrigue policière dans un lieu paradisiaque va me plaire et assouvir ma soif d’évasion et de nouveauté, c’est certain ! La culture polynésienne n’aura plus de secret pour nous, merci à l’auteur pour le glossaire en fin de roman, cela m’a évité de chercher sur internet la signification des mots. L’immersion est totale, aussi bien géographiquement que culturellement. On va appréhender le Mana, ce pouvoir mystique, racine même de la dualité entre la vie et la mort. Au cœur des croyances et des traditions, Lilith, photographe pigiste de 27 ans et son amie et collègue, Maema, journaliste culturelle, vont tenter de résoudre un crime sordide. Une enquête qui va les mener jusqu’au darknet où elles vont y laisser leur âme et leurs tripes (et moi aussi par la même occasion). Deux univers totalement différents progressent côte à côte, d’une part celui des investigations menées par Lilith et Maema, et d’autre part, celui de Nael, homme tourmenté et psychopathe sur les bords. Sa rencontre avec Gaspard (je vous laisse découvrir qui il est !) va l’entraîner dans une fuite macabre et machiavélique. Longtemps j’ai cherché le rapport pouvant lier ces deux pans du roman. Je ne m’attendais pas à cela ! Au fur et à mesure que j’entrais dans ma lecture, je me suis rappelée le drame de Faaite qui s’est déroulé en 1987. Je ne sais pas si l’auteur a voulu rendre hommage aux victimes de ce drame, toujours est-il que pour moi, ce roman a une connotation bien différente d’une simple fiction. A priori, c’est le premier tome d’une série mettant en scène Lilith. Voilà un personnage que je serai ravie de retrouver ! Je l’ai trouvée touchante, à la fois émotive et déterminée. Je suis avide de découvrir de quelle manière elle va évoluer. Les autres personnages sont tous façonnés avec beaucoup d’épaisseur, que ce soit l’oncle Raymond, en vieux sage aux réparties savoureuses, en passant par Nael, dont le passé pourrait expliquer ses actes présents. Gaspard a son rôle a jouer dans ce drame : et Patrice laisse le choix de son interprétation au lecteur. Deux écoles s’affronteront, je pense : la subtilité résidant dans la propension de pouvoir accepter la vision proposée ou non. Avec sa plume légère, agréable, Patrice nous propose un voyage haletant, rythmé, loin des cartes postales, complètement dépaysant qui ne vous laissera pas indifférent. Il confronte le lecteur à la réalité de cette île, au chômage, à la délinquance et à la pauvreté, loin des vahinés. J’ai trouvé le style poétique, Patrice utilise de belles métaphores et les descriptions de l’île sont très « visuelles » et détaillées. Tout est parfaitement nuancé, entre le cadre idyllique et le sang qui suinte et dégouline. Patrice ménage un tant soi peu son lecteur pour ne pas le faire finir sur le bûcher à son tour ! La maîtrise est parfaite, chapeau ! La Bête Noire a encore frappé ! J’attends la sortie de la suite, prévue il me semble pour début 2020, avec une grande impatience !
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