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Robert Laffont
EAN : 9782221145838
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Le Chant des plaines

Benjamin LEGRAND (Traducteur)
Collection : Pavillons Poche
Date de parution : 07/05/2014
« Un roman si puissant, si délicat et si jouissif qu’il a le pouvoir d’exalter le lecteur. » The New York Times.

Kent Haruf nous entraîne au coeur de cette Amérique profonde que l’on ne connaît pas assez. Nous sommes dans un bled perdu du Colorado : dans le bruissement des éoliennes et le piétinement des troupeaux, des destins se croisent. Une lycéenne demi-indienne de dix-sept ans, enceinte d’un garçon parti sans...

Kent Haruf nous entraîne au coeur de cette Amérique profonde que l’on ne connaît pas assez. Nous sommes dans un bled perdu du Colorado : dans le bruissement des éoliennes et le piétinement des troupeaux, des destins se croisent. Une lycéenne demi-indienne de dix-sept ans, enceinte d’un garçon parti sans laisser d’adresse, est jetée à la rue par sa mère. Un prof du lycée du coin tente de s’en sortir avec deux gamins sur les bras après la fuite de sa femme dépressive. Ce petit monde se retrouve bientôt dans la ferme des McPheron, deux vieux célibataires aux mains calleuses mais au coeur en or.
Dans l’attention minutieuse qu’il porte à ses personnages et à leur vie quotidienne, Haruf, tout en émotion contenue, n’est pas sans faire songer au grand Richard Yates. On n’oubliera pas de sitôt la poussière soulevée par les vieux pick-up sillonnant les grandes plaines.

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EAN : 9782221145838
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • nanouche Posté le 25 Juin 2021
    A Holt, petite ville du Colorado perdue au milieu des Grandes plaines, vit Tom Guthrie. Professeur au lycée de la ville il élève seul ses fils de 9 et 10 ans depuis le départ de leur mère. Ike et Bobby sont deux petits garçons débrouillards et intelligents, frères inséparables. Ils livrent le journal à Mme Stearns, une vieille femme qui vit isolée dans son appartement encombré. Il y a aussi Victoria Roubideaux, lycéenne de 17 ans, enceinte et, pour cette raison, chassée par sa mère du domicile familial. Elle a d'abord trouvé refuge chez Maggie Jones, professeur au lycée. A l'occasion Tom donne un coup de main à la ferme des frères Harold et Raymond McPheron. Quand Maggie doit chercher un nouvel hébergement pour Victoria, elle demande à ces deux vieux célibataires de l'accueillir. Avis mitigé sur ce roman qui présente une tranche de vie dans l'Amérique rurale. Le style est plat et très descriptif de nombreux petits détails. Il m'a fallu une centaine de pages pour m'y faire et pouvoir apprécier le récit sans voir d'abord la façon dont il était écrit. Après cela se lit plutôt facilement car les personnages principaux sont des gens bien. Parmi tous ces personnages positifs je... A Holt, petite ville du Colorado perdue au milieu des Grandes plaines, vit Tom Guthrie. Professeur au lycée de la ville il élève seul ses fils de 9 et 10 ans depuis le départ de leur mère. Ike et Bobby sont deux petits garçons débrouillards et intelligents, frères inséparables. Ils livrent le journal à Mme Stearns, une vieille femme qui vit isolée dans son appartement encombré. Il y a aussi Victoria Roubideaux, lycéenne de 17 ans, enceinte et, pour cette raison, chassée par sa mère du domicile familial. Elle a d'abord trouvé refuge chez Maggie Jones, professeur au lycée. A l'occasion Tom donne un coup de main à la ferme des frères Harold et Raymond McPheron. Quand Maggie doit chercher un nouvel hébergement pour Victoria, elle demande à ces deux vieux célibataires de l'accueillir. Avis mitigé sur ce roman qui présente une tranche de vie dans l'Amérique rurale. Le style est plat et très descriptif de nombreux petits détails. Il m'a fallu une centaine de pages pour m'y faire et pouvoir apprécier le récit sans voir d'abord la façon dont il était écrit. Après cela se lit plutôt facilement car les personnages principaux sont des gens bien. Parmi tous ces personnages positifs je me suis plus particulièrement attachée à Ike et Bobby, du fait de leur jeune âge. Le principal intérêt que j'ai trouvé à cette lecture c'est la description de la vie dans cette Amérique profonde. Cela correspond à ce que j'ai pu voir au cinéma : les gamins qui livrent le journal avant l'école, les soirées au pub local, les lycéens qui conduisent leur voiture et se donnent rendez-vous dans des maisons abandonnées.
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  • Wyoming Posté le 26 Janvier 2021
    Une écriture dépouillée, simple, sans artifices pour faire partager au lecteur des vies simples, leurs joies, leurs peines, leurs errements, le bien, le mal, dans le Colorado profond, avec la vie d'une bourgade, d'une ferme et de tout un environnement magnifique qui est le cadre de ces histoires. Car ce sont quelques destinées qui vont se croiser ou se perdre, cheminer ensemble ou s'en aller, telle cette vieille dame, vers une mort solitaire, soudaine, sans doute paisible. Deux très jeunes frères, encore des enfants, deux vieux frères, paysans bourrus prêts à donner le meilleur d'eux-mêmes, simples dans leur existence, dans leur approche de la vie, du destin, des souvenirs préservés, leur père enseignant, et une très jeune fille, enceinte, sont les principaux protagonistes de ce roman. Chacun d'eux porte son histoire, les jeunes en découvrant les choses de la vie, le bien et le mal, souffrant de l'éloignement volontaire de leur mère, les vieux découvrant autre chose que les vaches et leurs veaux, et surtout la fille qui va les réunir peu à peu, épaulée par une autre enseignante. Ces destinées vont se croiser quasiment le temps d'une gestation -- durée identique pour vache et femme -- qui enrichira leurs existences. Les dialogues sont... Une écriture dépouillée, simple, sans artifices pour faire partager au lecteur des vies simples, leurs joies, leurs peines, leurs errements, le bien, le mal, dans le Colorado profond, avec la vie d'une bourgade, d'une ferme et de tout un environnement magnifique qui est le cadre de ces histoires. Car ce sont quelques destinées qui vont se croiser ou se perdre, cheminer ensemble ou s'en aller, telle cette vieille dame, vers une mort solitaire, soudaine, sans doute paisible. Deux très jeunes frères, encore des enfants, deux vieux frères, paysans bourrus prêts à donner le meilleur d'eux-mêmes, simples dans leur existence, dans leur approche de la vie, du destin, des souvenirs préservés, leur père enseignant, et une très jeune fille, enceinte, sont les principaux protagonistes de ce roman. Chacun d'eux porte son histoire, les jeunes en découvrant les choses de la vie, le bien et le mal, souffrant de l'éloignement volontaire de leur mère, les vieux découvrant autre chose que les vaches et leurs veaux, et surtout la fille qui va les réunir peu à peu, épaulée par une autre enseignante. Ces destinées vont se croiser quasiment le temps d'une gestation -- durée identique pour vache et femme -- qui enrichira leurs existences. Les dialogues sont ceux de la vie quotidienne, ils ne s'encombrent pas de mots inutiles, l'essentiel étant toujours dit, sans détour. C'est probablement les échanges entre les deux garçons et entre les deux vieux qui portent la plus grande charge émotionnelle de ce court texte. La fille doit se déterminer seule dans ses choix et ses renoncements. Et puis, un cadre : celui des grandes plaines du Colorado, de l'élevage des bovins, avec les éoliennes grinçantes, témoins immobiles de la vie qui s'écoule à leurs pieds. Quelques descriptions de tout cet ensemble avec quand même le regret de n'avoir pas suffisamment entendu, de la plume de l'auteur, le chant des plaines.
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  • Pitchoubinou Posté le 13 Janvier 2021
    J'avais adoré "Nos âmes, la nuit", que je conseille très fréquemment. "Le chant des plaines" propose une belle galerie de personnages, des oubliés, dans un bled paumé. Que ça fait du bien de lire des histoires pleine d'empathie, d'entraide, et surtout sans jugement !
  • adtraviata Posté le 25 Octobre 2020
    Au début, j’étais un peu perplexe : tant de détails sur de tout petits gestes du quotidien me semblaient répétitifs… Mais assez vite, je me suis laissé prendre à la grâce sans fard des personnages de Kent Haruf. Je crois que c’est à partir du moment où Tom Guthrie va aider les frères McPheron à la ferme avec ses enfants que je me suis laissé charmer (et pourtant le vieux Raymond ne devait pas sentir très bon et cette vache rousse était bien effrayante). Et puis, vous savez, quand le coeur frémit dans la poitrine parce que ces vieux frères ont le coeur tellement bon, quand vous avez envie de crier à Victoria « Mais non, tu ne vas pas faire ça !! », quand vous avez envie de serrer Ike et Bobby dans vos bras tant ls sont courageux, ces deux petits frères… Vous savez, quand le frisson du coup de coeur s’installe peu à peu et ne vous lâche plus… La quatrième de couverture en dit pas mal pour rattraper mon billet aux impressions décousues (et enthousiastes). Il y a, dans ce roman, des formes de perte, de solitude, mais aussi de résilience sublime de simplicité. Il y a... Au début, j’étais un peu perplexe : tant de détails sur de tout petits gestes du quotidien me semblaient répétitifs… Mais assez vite, je me suis laissé prendre à la grâce sans fard des personnages de Kent Haruf. Je crois que c’est à partir du moment où Tom Guthrie va aider les frères McPheron à la ferme avec ses enfants que je me suis laissé charmer (et pourtant le vieux Raymond ne devait pas sentir très bon et cette vache rousse était bien effrayante). Et puis, vous savez, quand le coeur frémit dans la poitrine parce que ces vieux frères ont le coeur tellement bon, quand vous avez envie de crier à Victoria « Mais non, tu ne vas pas faire ça !! », quand vous avez envie de serrer Ike et Bobby dans vos bras tant ls sont courageux, ces deux petits frères… Vous savez, quand le frisson du coup de coeur s’installe peu à peu et ne vous lâche plus… La quatrième de couverture en dit pas mal pour rattraper mon billet aux impressions décousues (et enthousiastes). Il y a, dans ce roman, des formes de perte, de solitude, mais aussi de résilience sublime de simplicité. Il y a deux vieux frères et deux jeunes frères, tous très attachants, et qui vivent une forme d’initiation (bien la preuve qu’on peut apprendre et qu’on peut être ouvert d’esprit à tout âge, même au fin fond de l’Amérique). Il y a deux beaux personnages de femmes aussi, la jeune Victoria Roubideaux et Maggie Jones, des femmes qui parviennent à tracer leur route dans ce milieu assez traditionnel. Ces rencontres intergénérationnelles sont empreintes d’authenticité et de douceur, malgré une violence toujours prête à surgir. Il paraît que Kent Haruf a repris ses personnages et a écrit deux romans encore dans le cadre de cette petite ville du fin fond du Colorado. J’aimerais les retrouver et vibrer à nouveau avec eux, grâce à eux. J’aime définitivement bien cette collection Pavillons de Robert Laffont.
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  • Corboland78 Posté le 29 Septembre 2020
    Kent Haruf (1943 – 2014) est un écrivain américain. Fils d'un pasteur méthodiste et d'une enseignante, il étudie à la Nebraska Weslayan University où il obtient son diplôme. Avant de commencer à publier ses œuvres, il exerce différents métiers : agriculteur dans un élevage de poulets, ouvrier, bibliothécaire, enseignant dans un corps de paix en Turquie, puis enseignant à l'université. Son œuvre est très mince, quatre romans dont celui-ci, Le Chant des plaines, son premier ouvrage, datant de 1999. Holt, une toute petite ville du Colorado et décor habituel des romans de l’écrivain. Victoria, dix-sept ans, enceinte, chassée par sa mère de leur maison trouve refuge dans un premier temps chez Maggie Jones, une enseignante de son lycée. Tom Guthrie, lui aussi enseignant dans ce lycée, vit seul avec ses deux gamins, Ike et Bobby, depuis que sa femme dépressive s’est éloignée pour faire une pause. Et puis il y a les deux vieux (pas ceux du Muppet Show !), Harold et Raymond McPheron, frangins, célibataires, taiseux, fermiers à l’écart de la ville chez qui tout le monde finira par trouver un réconfort imprévu. Un de ces romans dont un résumé basique ne dit rien de son contenu. Ici aucun rebondissements... Kent Haruf (1943 – 2014) est un écrivain américain. Fils d'un pasteur méthodiste et d'une enseignante, il étudie à la Nebraska Weslayan University où il obtient son diplôme. Avant de commencer à publier ses œuvres, il exerce différents métiers : agriculteur dans un élevage de poulets, ouvrier, bibliothécaire, enseignant dans un corps de paix en Turquie, puis enseignant à l'université. Son œuvre est très mince, quatre romans dont celui-ci, Le Chant des plaines, son premier ouvrage, datant de 1999. Holt, une toute petite ville du Colorado et décor habituel des romans de l’écrivain. Victoria, dix-sept ans, enceinte, chassée par sa mère de leur maison trouve refuge dans un premier temps chez Maggie Jones, une enseignante de son lycée. Tom Guthrie, lui aussi enseignant dans ce lycée, vit seul avec ses deux gamins, Ike et Bobby, depuis que sa femme dépressive s’est éloignée pour faire une pause. Et puis il y a les deux vieux (pas ceux du Muppet Show !), Harold et Raymond McPheron, frangins, célibataires, taiseux, fermiers à l’écart de la ville chez qui tout le monde finira par trouver un réconfort imprévu. Un de ces romans dont un résumé basique ne dit rien de son contenu. Ici aucun rebondissements spectaculaires, ni finale grandiose, même le cours du récit suit un rythme tranquille et c’est très logique, car nous partageons la vie de gens très simples, presque anonymes. Des gens qui doivent vivre avec des problèmes de tous les jours, une gamine qui se retrouve enceinte et seule, un père avec deux garçonnets dont leur mère s’est éloignée pour retrouver ses esprits avant de revenir, peut-être ? Il y a des braves gens, tous ceux cités dans le résumé et puis bien entendu il y a ces connards habituels qui savent pourrir nos vies. J’écris « nos vies », car si le roman se déroule aux Etats-Unis, les acteurs sont universels. Il y a donc, le petit coq qui a séduit Victoria, et puis un crétin de cancre qui va pourrir l’air de Tom et faire souffrir Ike et Bobby lors d’une séquence qui m’a mis dans une rage folle. Un livre tout simplement magnifique, peut-être celui qui m’a le plus ému de toute ma longue carrière de lecteur ! Pas moins. Du début jusqu’à la fin, j’avais les larmes aux yeux, je ne crains pas de le dire. J’ai dit que l’histoire n’était pas tellement importante en tant que telle, mais la manière dont elle est écrite m’a terrassé. Kent Haruf utilise des mots d’une grande simplicité, décrit très précisément des situations très banales. Un autre pouvait écrire ce bouquin et nous rendre une copie bien nunuche, un truc pour midinette car il est vrai que nous flirtons avec cette ligne blanche mais Kent Haruf par je ne sais quel tour de magie, en fait une petite merveille. Je ne suis pas réellement surpris car j’avais déjà lu cet écrivain et toujours j’avais adoré. Alors, si ce roman n’est pas encore passé entre vos mains, n’hésitez pas une seule seconde, vous adorerez ses personnages et leur humanité, de ceux qu’on aimerait voir plus souvent dans ce monde.
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