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Julliard
EAN : 9782260054771
Façonnage normé : EPUB3
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Le Dernier enfant

Date de parution : 07/01/2021
Prix de la Ville de Vannes 2021

« Elle le détaille tandis qu’il va prendre sa place : les cheveux en broussaille, le visage encore ensommeillé, il porte juste un caleçon et un tee-shirt informe, marche pieds nus sur le carrelage. Pas à son avantage et pourtant d’une beauté qui continue de l’époustoufler, de la gonfler d’orgueil....

« Elle le détaille tandis qu’il va prendre sa place : les cheveux en broussaille, le visage encore ensommeillé, il porte juste un caleçon et un tee-shirt informe, marche pieds nus sur le carrelage. Pas à son avantage et pourtant d’une beauté qui continue de l’époustoufler, de la gonfler d’orgueil. Et aussitôt, elle songe, alors qu’elle s’était juré de se l’interdire, qu’elle s’était répété non il ne faut pas y songer, surtout pas, oui voici qu’elle songe, au risque de la souffrance, au risque de ne pas pouvoir réprimer un sanglot : c’est la dernière fois que mon fils apparaît ainsi, c’est le dernier matin. »
Un roman tout en nuances, sobre et déchirant, sur le vacillement d’une mère le jour où son dernier enfant quitte la maison. Au fil des heures, chaque petite chose du quotidien se transforme en vertige face à l’horizon inconnu qui s’ouvre devant elle.

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EAN : 9782260054771
Façonnage normé : EPUB3
DRM : Watermark (Tatouage numérique)
Julliard
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Ils en parlent

« Philippe Besson sait si bien trouver les mots, toujours justes sans en faire trop, pour décrire la détresse d’une mère qui voit son dernier enfant se détacher d’elle. […]
Un roman d’ambiance qui rappelle combien la vie est faite de petits moments qui comptent… et aussi que cette vie-   là ne s’arrête pas avec le départ des enfants. » 
Valérie / Librairie Papeterie du Théâtre Zannini

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • seb_sam_b Posté le 27 Décembre 2021
    En une journée, la vie d’Anne-Marie et de son époux Patrick bascule. En une journée, Théo ; tout comme son frère et sa soeur avant lui ; quitte le foyer familial pour s’installer dans un studio afin de poursuivre ses études. Dans une alternance du temps présent et de flashback, Philippe Besson avec 𝑳𝒆 𝒅𝒆𝒓𝒏𝒊𝒆𝒓 𝒆𝒏𝒇𝒂𝒏𝒕 aux éditions Julliard réussit habilement à aborder ce moment particulier connu par de nombreux parents et de leurs enfants. Vibrant et émouvant, ce roman mêle les souvenirs, la mélancolie et de nombreuses questions autours de la parentalité et du sentiment d’abandon.
  • chezchafran Posté le 23 Décembre 2021
    Anne-marie a 3 enfants dont les 2 premiers ont déjà quittés le nid familial . Mais quand Théo le petit dernier déménage ,cela fait un grand vide dans le cœur de cette mère qui se questionne sur ce que sera sa vie sans enfant à la maison .Un roman feel good auquel je donne 7/10.
  • MaminouG Posté le 8 Décembre 2021
    "Le dernier enfant", nouveau roman de Philippe Besson, dédicacé par l’auteur, m’a été offert par une amie. Il m’attendait sur une étagère depuis quelques semaines, en deux soirées je l’avais lu. J’ai été happée par cette histoire, personnelle sans doute, mais à portée universelle. Quelle mère pourrait échapper à l’émotion qui s’en échappe ? L’émotion, c’est ce qui m’a habitée pendant cette lecture. Depuis le premier, jusqu’au dernier mot, je me suis sentie solidaire de cette maman : Anne-Marie. Le jour est, en effet, arrivé. C’est le jour redouté, celui où son fils Théo, vingt ans, va quitter le nid familial pour vivre sa vie, rejoindre un petit studio dans une ville proche et poursuivre ses études. Théo est le petit dernier, le troisième enfant d’Anne-Marie et Patrick. Son frère et sa sœur sont déjà partis depuis un certain temps mais lui, forcément, ce n’est pas pareil. "Elle dit : « C’est passé vite, quand on y pense. » Elle parle de la vie, elle parle de sa vie… …Oui, c’est allé trop vite quand on y pense." L’auteur a choisi l’unité de temps pour parler de ce moment, celui du départ, de l’envolée, celui où tout remonte à la surface de la vie... "Le dernier enfant", nouveau roman de Philippe Besson, dédicacé par l’auteur, m’a été offert par une amie. Il m’attendait sur une étagère depuis quelques semaines, en deux soirées je l’avais lu. J’ai été happée par cette histoire, personnelle sans doute, mais à portée universelle. Quelle mère pourrait échapper à l’émotion qui s’en échappe ? L’émotion, c’est ce qui m’a habitée pendant cette lecture. Depuis le premier, jusqu’au dernier mot, je me suis sentie solidaire de cette maman : Anne-Marie. Le jour est, en effet, arrivé. C’est le jour redouté, celui où son fils Théo, vingt ans, va quitter le nid familial pour vivre sa vie, rejoindre un petit studio dans une ville proche et poursuivre ses études. Théo est le petit dernier, le troisième enfant d’Anne-Marie et Patrick. Son frère et sa sœur sont déjà partis depuis un certain temps mais lui, forcément, ce n’est pas pareil. "Elle dit : « C’est passé vite, quand on y pense. » Elle parle de la vie, elle parle de sa vie… …Oui, c’est allé trop vite quand on y pense." L’auteur a choisi l’unité de temps pour parler de ce moment, celui du départ, de l’envolée, celui où tout remonte à la surface de la vie avec l’enfant. Les souvenirs sont là, ancrés, les bons et les mauvais, surtout les bons. On s’active pour ne pas trop penser. Et chacun à sa manière tente de surmonter le chagrin, la peur du vide, les regrets, les remords parfois, tente de supporter cette journée particulière. Il y a celle qui parle et qui s’agite et puis le père, taiseux mais véritable roc, présent, solide. Et puis le fils… La force de ce roman vient de l’écriture toute en retenue, élégante, de la simplicité des grands. Nul besoin de circonvolutions pour envoûter la lectrice que je suis. Elle vient de la sobriété des mots, des attitudes, des regards, des non-dits qui disent tout. Elle vient aussi de la prouesse de l’auteur de se mettre dans la peau d’une femme, d’être capable de traduire ses sentiments profonds, la crainte de n’avoir pas été à la hauteur, la peur de voir son fils face à tous les dangers. Elle vient du regard sur le père, en retrait et pourtant présent au moment fatidique. J’ai aimé ce récit d’un départ annoncé, d’une rupture dans la vie d’une femme : celle du départ de son petit. Un portrait tout en pudeur et en amour. Magnifique.
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  • ChtiBaboun Posté le 30 Novembre 2021
    Nous sommes un week end de fin d'été. La rentrée universitaire approche. Anne Marie et Patrick mariés depuis 30 ans voit partir le dernier enfant. Situation classique d'une famille dont les enfants les uns après les autres quittent le nid. Il y a d'abord eu Julien , puis Laura et enfin aujourd'hui Théo. Situation classique et ordinaire pour des répercussions psychologiques et sociales qui ne le sont pas. Comme à son habitude Philippe Besson dissèquent les situations. Autour de huit chapitres bien ancrés dans le temps du week end , Philippe Besson nous rapporte le mal être d'Anne Marie. Rien de sensationnel. Que de la réalité. Réalité que la plupart des parents ont vécu. Le déchirement du départ du dernier enfant - la peur de la perte - la vie qui roule sur une nouvelle pente. Philippe Besson a l'art, en quelques mots précis, de faire comprendre le vertige qui peut envahir ces personnages même sile père est un taiseux. Nous sommes au cœur d'une famille lambda , le père et la mère travaillant au Leclerc du coin, nous sommes au cœur de sentiments et émotions connus. Rien que du banal , du quotidien. Mais ce banal, ce quotidien vous imprègne. le départ d'un enfant - la séparation . Des... Nous sommes un week end de fin d'été. La rentrée universitaire approche. Anne Marie et Patrick mariés depuis 30 ans voit partir le dernier enfant. Situation classique d'une famille dont les enfants les uns après les autres quittent le nid. Il y a d'abord eu Julien , puis Laura et enfin aujourd'hui Théo. Situation classique et ordinaire pour des répercussions psychologiques et sociales qui ne le sont pas. Comme à son habitude Philippe Besson dissèquent les situations. Autour de huit chapitres bien ancrés dans le temps du week end , Philippe Besson nous rapporte le mal être d'Anne Marie. Rien de sensationnel. Que de la réalité. Réalité que la plupart des parents ont vécu. Le déchirement du départ du dernier enfant - la peur de la perte - la vie qui roule sur une nouvelle pente. Philippe Besson a l'art, en quelques mots précis, de faire comprendre le vertige qui peut envahir ces personnages même sile père est un taiseux. Nous sommes au cœur d'une famille lambda , le père et la mère travaillant au Leclerc du coin, nous sommes au cœur de sentiments et émotions connus. Rien que du banal , du quotidien. Mais ce banal, ce quotidien vous imprègne. le départ d'un enfant - la séparation . Des moments de vie qui s'estompent, des relations fils mères qui vont s'étioler. Un enfant qui s'en va , un au revoir. Jusqu'où sommes nous touchés par ce départ. Remet il notre vie en cause ? Rien que la vie. Philippe Besson est passé maitre pour nous dire que la vie est sentiments, émotions , mouvements, gestes , non dits et silence. Impressions délicates. Le tableau de la vie.
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  • cecilestmartin Posté le 10 Novembre 2021
    Un sujet qui vient toucher très profondément la mère que je suis et qui a aussi connu le départ de ses enfants. Quelques passages sont très réussis et posent de vraies questions sur le couple, la famille, la maternité et la place que cela tient dans la vie d'une femme, sur la vieillesse, etc. Le récit se déroule le jour du déménagement de Théo - le petit dernier d'Anne-Marie et Patrick, qui part s'installer à 40 km, dans un studio. Anne-Marie essaie de faire bonne figure mais elle est dévastée. Patrick, lui, pudique, se réfugie dans l'action : monter l'armoire IKEA, plier les cartons, etc. Tout est mis en place par les parents pour retarder la séparation et Théo, qui comprend leur tristesse mais aspire à son autonomie, supporte leurs attentions et menues inquiétudes. Si l'émotion pointe quelques fois, j'avoue ne pas être totalement convaincue par le roman de Besson. Alors que le roman se déroule a priori de nos jours, le couple, et surtout la mère, semble tout droit sorti de la France des années 70. Il y a un petit côté caricatural dans cette description d'une famille provinciale, dont les deux parents travaillent dans un magasin Leclerc. J'ai trouvé également... Un sujet qui vient toucher très profondément la mère que je suis et qui a aussi connu le départ de ses enfants. Quelques passages sont très réussis et posent de vraies questions sur le couple, la famille, la maternité et la place que cela tient dans la vie d'une femme, sur la vieillesse, etc. Le récit se déroule le jour du déménagement de Théo - le petit dernier d'Anne-Marie et Patrick, qui part s'installer à 40 km, dans un studio. Anne-Marie essaie de faire bonne figure mais elle est dévastée. Patrick, lui, pudique, se réfugie dans l'action : monter l'armoire IKEA, plier les cartons, etc. Tout est mis en place par les parents pour retarder la séparation et Théo, qui comprend leur tristesse mais aspire à son autonomie, supporte leurs attentions et menues inquiétudes. Si l'émotion pointe quelques fois, j'avoue ne pas être totalement convaincue par le roman de Besson. Alors que le roman se déroule a priori de nos jours, le couple, et surtout la mère, semble tout droit sorti de la France des années 70. Il y a un petit côté caricatural dans cette description d'une famille provinciale, dont les deux parents travaillent dans un magasin Leclerc. J'ai trouvé également que Besson se laissait aller à quelques stéréotypes de classe un peu faciles.
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