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Presses de la cité
EAN : 9782258194113
Façonnage normé : EPUB3
DRM : DRM Adobe

Le Jardin secret de Violette

Collection : Terres de France
Date de parution : 25/03/2021
Pour subvenir aux besoins de son foyer, la jeune Violette est contrainte de quitter son nourrisson et son mari sans travail, pour « partir en nourriture » à Paris. Un roman qui évoque la mémoire des femmes morvandelles, nourrices prisées dans la capitale à la fin du XIXe siècle.
1885. Dans l’attente de son premier enfant, Violette cultive un bonheur simple avec son mari Bertin. Même s’ils vivent de peu dans leur masure morvandelle, et qu’elle est souvent seule quand lui, galvacher, s’en va des mois durant avec ses bœufs pour se louer.
Mais Bertin est las de sa vie...
1885. Dans l’attente de son premier enfant, Violette cultive un bonheur simple avec son mari Bertin. Même s’ils vivent de peu dans leur masure morvandelle, et qu’elle est souvent seule quand lui, galvacher, s’en va des mois durant avec ses bœufs pour se louer.
Mais Bertin est las de sa vie itinérante. Il a une idée en tête... Que sa douce épouse aille « en nourriture » chez des bourgeois à Paris. En effet, les nourrices y sont choyées un an ou plus, puis rentrent avec un joli pécule. Au prix d’un lourd sacrifice : se séparer de leur enfant.
Bientôt, l’argent vient à manquer et Bertin peine à trouver du travail. La jeune mère doit se résoudre à partir, et confie sa fille aux bons soins de sa sœur.
Devenue une nourrice appréciée, elle va faire dans la capitale une rencontre qui la bouleversera à jamais… Qu’en sera-t-il de Violette, loin des siens ?
 
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EAN : 9782258194113
Façonnage normé : EPUB3
DRM : DRM Adobe

Ils en parlent

« Lyliane Mosca nous entraîne dans le Morvan et à Paris, dans les quartiers huppés de la capitale. Un contraste saisissant que l’auteure maîtrise à la perfection, nous offrant un roman délicat et délicieux, que l’on déguste comme une friandise. »
Les Affiches d'Alsace et de Lorraine

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • ninachevalier Posté le 15 Juillet 2021
    Avez-vous entendu parler de ces femmes originaires du Morvan qui montaient à la capitale pour aller « en nourriture » en 1885-1886 ? Lyliane Mosca revisite ce fait historique et relate le destin de Violette. Au début du récit, Violette ,18 ans, enceinte de sept mois, vit telle une Pénélope :elle espère le retour de son mari Bertin, qui se loue comme galvacher pour faire bouillir la marmite. Un homme porté sur la bouteille, qui ne veut plus trimer ainsi, et caresse une idée pour sa femme, toute jeune maman. Celle-ci devine ses intentions , ose répondre non et pourtant elle va bien être obligée de se lancer dans cette aventure, pleine de remords de laisser sa fille «  pour allaiter un autre enfant ». On peut deviner le sacrifice, l’abnégation que cela demande. Un roman qui oppose deux milieux sociaux : celui de Violette dont la masure laisse passer la bise lors des hivers rigoureux de l’époque, des siens qui vivent chichement et ceux des bourgeois comme la famille qui la reçoit et où elle découvre le luxe du cabinet de toilette, d’un lit immense. L’écrivaine montre le poids de la tradition : les cheveux cachés sous une coiffe de batiste, alors que Violette rêve... Avez-vous entendu parler de ces femmes originaires du Morvan qui montaient à la capitale pour aller « en nourriture » en 1885-1886 ? Lyliane Mosca revisite ce fait historique et relate le destin de Violette. Au début du récit, Violette ,18 ans, enceinte de sept mois, vit telle une Pénélope :elle espère le retour de son mari Bertin, qui se loue comme galvacher pour faire bouillir la marmite. Un homme porté sur la bouteille, qui ne veut plus trimer ainsi, et caresse une idée pour sa femme, toute jeune maman. Celle-ci devine ses intentions , ose répondre non et pourtant elle va bien être obligée de se lancer dans cette aventure, pleine de remords de laisser sa fille «  pour allaiter un autre enfant ». On peut deviner le sacrifice, l’abnégation que cela demande. Un roman qui oppose deux milieux sociaux : celui de Violette dont la masure laisse passer la bise lors des hivers rigoureux de l’époque, des siens qui vivent chichement et ceux des bourgeois comme la famille qui la reçoit et où elle découvre le luxe du cabinet de toilette, d’un lit immense. L’écrivaine montre le poids de la tradition : les cheveux cachés sous une coiffe de batiste, alors que Violette rêve de sortir « en cheveux »comme les Parisiennes. Contraste également entre la vie rurale du Morvan, «  région sauvage, repliée sur elle-même », « pays vert au climat rude », à Bazoches, à Lormes et celle de la capitale traversée par les calèches et fiacres où Violette fréquente les grands magasins afin de s’habiller de façon raffinée selon le désir de sa patronne. Cette dernière est intriguée et s’interroge, qui est cet homme qui envoie des fleurs à la nourrice du train? Violette s’intègre vite dans le microcosme des employés au point de préférer prendre les repas avec eux plutôt que seule dans sa chambre. Adoptée par ce groupe de domestiques, elle est même conviée à l’anniversaire de Francine, la cuisinière. Ne va-t-elle prendre goût à son quotidien douillet, aux mets raffinés ? Sa curiosité sera éveillée par une chambre fermée, mais elle a compris qu’un secret y était associé. C’est Lambert de Brissac qui le lèvera, ayant besoin doublement de nounou, lors des vacances à La Baule. Mais elle panique quand Pierre refuse de boire son lait, prend l’initiative ( en l’absence des parents) de faire appel à cet homme providentiel, croisé dans le train, le médecin Zacharie Mayer. Tous deux sont troublés de se revoir dans ces circonstances. Le hasard les fera se rencontrer de nouveau lorsque la nounou promène Pierre, Zacharie fréquentant une librairie devant laquelle elle passe régulièrement. Nouvelle confusion de sentiments d’autant qu’elle accepte l’invitation du médecin, dans la quarantaine alors qu’elle n’a que 19 ans. Leur culture ne paraît pas un fossé, Violette est une jeune femme qui lit, désireuse d’apprendre, qui est sensible à la musique jouée par sa patronne, même si elle ignore tout sur Chopin. Violette espère secrètement une prochaine rencontre après 3 mois de silence. Elle est habitée par cet homme si délicat à l’opposé de son rustre mari, au point d’y songer la nuit, de convoquer sa voix, son visage, son sourire et pourtant elle se morigène . Une amitié amoureuse se tisse au fil de leurs rencontres, Violette avoue être heureuse aux côtés de Zacharie, qui voit en elle «  une sensibilité de poète ». Mais la gouvernante, au coeur sec, jalouse de la nourrice lui fait du tort. Cette dernière victime de ragots, accumule et encaisse humiliations et déceptions. D’autre part, elle a « l’impression que ses sentiments pour son conjoint se fanent au rythme de ses lettres sans âme », courrier que ses maîtres lisent avant. Ne dévoilons pas comment cet amour courtois va évoluer d’autant que Violette renonce à une rencontre , pensant/subodorant avoir été trahie. Mais pour venir en aide à son amie Clémence qui risque une infection, elle se résout à joindre le médecin du train,«  celui qui est une lumière dans son jardin secret ». Les nouvelles de Bertin sont rares et hélas parfois porteuses de malheur, comme l’annonce de la disparition de la mère de Violette, celle-ci peine à cacher sa douleur, mais fait bonne figure devant les Brissac. Elle est en plus taraudée à l’idée de prolonger de 6 mois son emploi, craignant que sa fille chérie Alexine la rejette et déçue du peu de reconnaissance de son mari malgré les mandats envoyés. Lyliane Mosca explore le lien de la sororité, montrant que «  le malheur réunit parfois plus que le bonheur », lors du drame qui s’abat sur leur famille ( décès accidentel de son beau-frère). «Il n’existe pas de mots pour exprimer sa compassion ». Confier le bébé à sa sœur Célie, pour Violette, cela avait nécessité une totale confiance, mais elle avait espéré que le sourire de sa fille mettrait du soleil dans le coeur de la jeune veuve éplorée. Elle aura de quoi déchanter à son retour, surtout que les potins sont vite colportés entre lavandières.Après la révélation de la langue de vipère au lavoir, les soupçons qui habitaient la nounou morvandelle deviennent réalité.La voir confrontée à tant de tourments, d’épreuves, et enfin de trahisons, elle qui a fait montre de droiture, de loyauté, de perspicacité et de bon sens, qui a économisé, bouleverse profondément le lecteur et force l’admiration. A travers Colombe , la nièce autiste de Madame Brissac, est abordé le thème de la différence. Grâce à sa finesse Violette a su débusquer la sensibilité artistique, l’oreille musicale de l’adolescente orpheline que sa famille a longtemps cachée. L’écrivaine décrypte le maelstrom qui taraude Violette, cette culpabilité qui la ronge, pensant à sa fille Alexine, ( qui va certainement trop s’attacher à sa sœur), s’inquiétant (à tort!) pour son époux car le métier de flotteur est épuisant. En filigrane, la journaliste auboise rappelle d’ailleurs cette activité florissante depuis le seizième siècle et qui a employé les maris des deux soeurs : le flottage du bois jusqu’au quai de Bercy pour assurer le chauffage des Parisiens. La littérature et la musique sont mises à l’honneur : Violette lit Maupassant, Sand, reçoit des livres et se fera lectrice auprès de son dernier employeur. Lyliane Mosca signe un roman prenant et émouvant, à l’écriture fluide,qui met en scène une héroïne écartelée entre deux amours, un vrai dilemme qui chamboule son destin. N’a-t-elle pas droit enfin à une vie sereine, apaisée après tous ses tourments ? L’épilogue nous le laisse heureusement subodorer. Après avoir été témoin de cette lutte intérieure entre raison et coeur, on aurait envie de partager ce précieux message de Susanna Tamaro :«  Va où ton coeur te porte. »
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  • bebi Posté le 24 Juin 2021
    Violette vient d’épouser celui qu’elle aime. Mais après les noces, Bertin montre un autre caractère. Lorsqu’elle tombe enceinte, elle se centre sur cette vie à venir, planifie les quelques mois après la naissance. Mais c’est sans compter les décisions de son mari. En effet, ayant perdu son emploi, il décide que son épouse partira en nourriture, allaiter un bébé de bonne famille parisienne. La mort dans l’âme, la jeune maman s’exécute. Et avec cette décision, Violette voit son petit univers basculer… Lyliane Mosca a une façon bien à elle de raconter des histoires. Par petites touches, doucement, comme un conte de mille et une nuits. Elle distille dans son récit de petits moments de poésie tendre. Violette est à l’image de cette façon de faire: Une jeune femme douce, aimante et tellement patiente. Son instinct maternel est puissant, et sa fidélité familiale à toute épreuve. A travers son regard, on quitte une campagne simple pour une capitale trépidante. Le changement de rythme est un choc pour celle qui ne connaît que son cher petit village. Avec elle, nous découvrons les plaisirs des terrasses, des balades dans les parcs, de la complicité féminine. C’est un roman qui n’a pas pour prétention... Violette vient d’épouser celui qu’elle aime. Mais après les noces, Bertin montre un autre caractère. Lorsqu’elle tombe enceinte, elle se centre sur cette vie à venir, planifie les quelques mois après la naissance. Mais c’est sans compter les décisions de son mari. En effet, ayant perdu son emploi, il décide que son épouse partira en nourriture, allaiter un bébé de bonne famille parisienne. La mort dans l’âme, la jeune maman s’exécute. Et avec cette décision, Violette voit son petit univers basculer… Lyliane Mosca a une façon bien à elle de raconter des histoires. Par petites touches, doucement, comme un conte de mille et une nuits. Elle distille dans son récit de petits moments de poésie tendre. Violette est à l’image de cette façon de faire: Une jeune femme douce, aimante et tellement patiente. Son instinct maternel est puissant, et sa fidélité familiale à toute épreuve. A travers son regard, on quitte une campagne simple pour une capitale trépidante. Le changement de rythme est un choc pour celle qui ne connaît que son cher petit village. Avec elle, nous découvrons les plaisirs des terrasses, des balades dans les parcs, de la complicité féminine. C’est un roman qui n’a pas pour prétention de révolutionner la littérature. Pour autant, c’est un style qui me plaît, celui que l’on peut lire au bord de l’eau, sous un arbre. Celui qui nous fait parfois quitter les pages pour poser un regard rêveur sur le paysage qui nous entoure. Ce n’est pas le premier livre que je lis de cette auteure, et c’est chaque fois un plaisir renouvelé lorsque je découvre un nouveau titre.
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  • roxymusic Posté le 14 Juin 2021
    Le jardin secret de violette est un roman qui se déroule à la fin du XIXe siècle. On suit une jeune mère, qui n'a pas 20 ans et qui doit abandonner son jeune bébé à sa sœur et partir "en nourriture" à Paris pour allaiter l'enfant d'une autre afin de gagner de l'argent pour sa famille. Ce livre est joliment écrit. Il décrit une petite histoire telle qu'elle devait se dérouler régulièrement à l'époque. J'aurai peut être aimé connaître un peu mieux le quotidien de Violette dans cette nouvelle famille et me plonger dans le paris de l'époque. Néanmoins, l'histoire est jolie et agréable et, contrairement à ce que je croyais au départ, la chute est inattendue. Grace à ce livre j'ai appris que mon propre grand père avait bénéficié des soins d'une de ces nourrices et qu'il garde pour elle une profonde affection.
  • AUDRIT Posté le 5 Mai 2021
    Epoque 1885 - Un joli roman plein de sensibilité, une belle histoire que celle d'une jeune femme qui, à la naissance de son premier enfant, va se voir contrainte par son mari égoïste et peu courageux, de partir en nourriture à Paris pour renflouer les finances. Nous découvrons à travers ce roman le travail de nourrices qui, venant d'une Région, le Morvan, où le travail était rare et la misère le lot de beaucoup, montaient à Paris au sacrifice de leur propre enfant qu'elles laissaient à des proches, pour nourrir de leur lait la progéniture des bourgeois. Bien traitées dans l'ensemble, choyées, habillées, logées, blanchies, nourries, elles amassaient un joli pécule à la fin de leur contrat. Mais vivre dans ce monde différent, fait de luxe et de lumières ne transformait-il pas leur caractère et leur vision de la vie ? Un bel hommage rendu à ces femmes morvandelles, qui étaient très sollicitées par la bourgeoisie parisienne en cette fin de 19ème siècle Une belle histoire que j'ai dévorée, très vite, impossible de lâcher Violette, prise dans une ronde de tourments, où ses sentiments vacillent entre cœur et raison. Mais osera-t-elle se lâcher où gardera-t-elle son jardin secret... Epoque 1885 - Un joli roman plein de sensibilité, une belle histoire que celle d'une jeune femme qui, à la naissance de son premier enfant, va se voir contrainte par son mari égoïste et peu courageux, de partir en nourriture à Paris pour renflouer les finances. Nous découvrons à travers ce roman le travail de nourrices qui, venant d'une Région, le Morvan, où le travail était rare et la misère le lot de beaucoup, montaient à Paris au sacrifice de leur propre enfant qu'elles laissaient à des proches, pour nourrir de leur lait la progéniture des bourgeois. Bien traitées dans l'ensemble, choyées, habillées, logées, blanchies, nourries, elles amassaient un joli pécule à la fin de leur contrat. Mais vivre dans ce monde différent, fait de luxe et de lumières ne transformait-il pas leur caractère et leur vision de la vie ? Un bel hommage rendu à ces femmes morvandelles, qui étaient très sollicitées par la bourgeoisie parisienne en cette fin de 19ème siècle Une belle histoire que j'ai dévorée, très vite, impossible de lâcher Violette, prise dans une ronde de tourments, où ses sentiments vacillent entre cœur et raison. Mais osera-t-elle se lâcher où gardera-t-elle son jardin secret ? Le retour au pays sera encore plus difficile que le départ pour la capitale d'autant qu'il lui réservera son lot de mauvaises surprises. Je remercie les Éditions Presses de la Cité collection Terres de France et Marie-Jeanne en particulier pour l'envoi en SP.
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  • Sofia3478 Posté le 17 Avril 2021
    Lyliane Mosca conte le destin de Violette, mariée à Bertin. Tous deux vivent dans le Morvant. Là, pas de mer, mais des côtes dorées, des vallons verts et des forêts giboyeuses. Un éden ! Pourtant, en 1885, Paris fait office de phare, une capitale qui attire celles et ceux qui aspirent à la réussite sociale, qui cherchent un emploi ou qui briguent de faire fortune. Après la naissance de son premier enfant, le couple décide d’adopter un tournant à son quotidien, en envoyant la maman chez des bourgeois cossus comme nourrice. Un travail bien rémunéré et pas trop désagréable. Les pavés de la ville lumière et l’accueil de ses employeurs dissipent bien vite les appréhensions de la jeune femme. Choyée par les Brissac, elle découvre un confort dont elle ignorait tout, un train de vie qu’elle n’imaginait même pas. Puis, le temps se met à progresser au point de métamorphoser l’opinion qu’elle avait de son existence passée, à mettre en déséquilibre ses certitudes, à l’éloigner de son bagage d’habitudes. Une rencontre la bouleverse au point de ne plus savoir que faire. Rentrer chez son époux serait la sagesse, un devoir, mais …
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