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Robert Laffont
EAN : 9782221121757
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Le journal de Louise B.

Date de parution : 15/09/2011

Un roman porté par une écriture d’une rare puissance, une bouleversante critique de notre monde.

Louise Anarchange, trente et un ans, est professeur. Elle n’a jamais quitté la maison familiale, où elle vit sous la coupe d’un père jaloux. Sauf une fois. Ce jour-là elle subira la violence la plus terrible. Louise Anarchange, Louise A., devient schizophrène. Elle s’invente un double, Louise B., qui exercera...

Louise Anarchange, trente et un ans, est professeur. Elle n’a jamais quitté la maison familiale, où elle vit sous la coupe d’un père jaloux. Sauf une fois. Ce jour-là elle subira la violence la plus terrible. Louise Anarchange, Louise A., devient schizophrène. Elle s’invente un double, Louise B., qui exercera sa vengeance. Face à Louise il y a ce flic, Kowalski, géant blessé, hanté par son passé. Témoin, après le premier meurtre, de la fuite de Louise, il va tricher avec son métier et se laisser fasciner par la criminelle… D’un côté une femme victime, mais aussi meurtrière, de l’autre un flic alcoolique qui a perdu toute illusion…

Partagés entre leurs rêves de pureté et une existence difficile, les héros de ce roman montrent que la frontière entre le Bien et le Mal demeure plus floue que jamais. Une seule chose reste sûre: dans notre société, la violence se trouve à tous les carrefours de la présence humaine. Et le chaos est dans les cœurs et les esprits. Cela, Jean Vautrin le dit dans une langue étonnante de souplesse, capable selon ce qu’il veut exprimer de la verve la plus alerte, de la cruauté la plus franche, de la poésie la plus poignante.

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EAN : 9782221121757
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • RAPHIKI Posté le 28 Juin 2017
    Dès le début de l’ouvrage, VAUTRIN annonce la couleur en citant BAUDELAIRE, « Ah Seigneur ! Donnez-moi la force et le courage de contempler mon cœur et mon corps sans dégoût » et O’CONNOR, « Et ce sont les violents qui l’emportent »… une capitulation devant le Mal ? Nous sommes prévenus et entrevoyions déjà l’atmosphère peu rassurante et chaleureuse des sentiers à emprunter. Chaque chapitre est introduit par une phrase d’accroche personnelle à l’auteur. L’ingéniosité du procédé réside dans le fait qu’une fois lue, vous ne pouvez vous refuser de dévorer les lignes qui se profilent. A l’aide d’une pointe d’acidité, VAUTRIN pique nos nerfs à vif, chatouille une curiosité voyeuse et malsaine. Il joue des mots à la façon d’un virtuose, tantôt en adoptant un style puissant et cru, frappe sans relâche les notes, tantôt en se lovant dans la douceur d’une poésie bourgeonnante, du bout des doigts caresse son clavier. A travers cet habile langage, il s’efforce de révéler la lourdeur du chaos que renferment les cœurs et les esprits. Étonnamment le thème du viol en réunion ne semble pas intéresser le romancier, il se focalise exclusivement sur la psychologie de son personnage. Il veut dire le corps souillé, la peau brûlée à vif, l’esprit dévasté et revanchard. Dans... Dès le début de l’ouvrage, VAUTRIN annonce la couleur en citant BAUDELAIRE, « Ah Seigneur ! Donnez-moi la force et le courage de contempler mon cœur et mon corps sans dégoût » et O’CONNOR, « Et ce sont les violents qui l’emportent »… une capitulation devant le Mal ? Nous sommes prévenus et entrevoyions déjà l’atmosphère peu rassurante et chaleureuse des sentiers à emprunter. Chaque chapitre est introduit par une phrase d’accroche personnelle à l’auteur. L’ingéniosité du procédé réside dans le fait qu’une fois lue, vous ne pouvez vous refuser de dévorer les lignes qui se profilent. A l’aide d’une pointe d’acidité, VAUTRIN pique nos nerfs à vif, chatouille une curiosité voyeuse et malsaine. Il joue des mots à la façon d’un virtuose, tantôt en adoptant un style puissant et cru, frappe sans relâche les notes, tantôt en se lovant dans la douceur d’une poésie bourgeonnante, du bout des doigts caresse son clavier. A travers cet habile langage, il s’efforce de révéler la lourdeur du chaos que renferment les cœurs et les esprits. Étonnamment le thème du viol en réunion ne semble pas intéresser le romancier, il se focalise exclusivement sur la psychologie de son personnage. Il veut dire le corps souillé, la peau brûlée à vif, l’esprit dévasté et revanchard. Dans cette noirceur, reste l’espoir d’un monde plus juste. Un roman porté par une écriture d’une rare puissance, bouleversant de franchise. Inquiétant par la rudesse du langage employé ou encore par la position dans laquelle le lecteur se retrouve ; il assiste et se substitue aux souffrances et jouissances de l’héroïne, un travail de transposition fort déroutant. On a mal pour elle, on s’essouffle avec elle, on La devient entièrement, on l’usurpe.
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  • saphoo Posté le 13 Mai 2016
    Un roman remarquable non pas par l'histoire mais pour le portrait que nous offre l'auteur d'un être qui bascule dans la démence, il faut bien le dire. En effet sans être psychiatre, il me semble que le dédoublement de la personnalité relève de la schizophrénie. Une vrai réussite dans le scénario de cette folie qui s'installe au fil du temps, un incident bénin pour Louise A quand son père maltraite son premier amoureux. On comprendra ensuite les raisons qui ont fait agir le paternel ainsi, pensez donc, un homme touche à sa petite fifille tant aimée... Louise depuis cet incident se retire dans une bulle protectrice, le cocon familial, une vie bien rangée de prof de collège quand un soir tout dérape. Le texte laisse entrevoir Louise B qui se dessine, on ne sait pas clairement, si le drame que va subir Louise A n'est pas aussi de son fait ou si c.est déjà Louise B (son double diablesse) qui prend naissance ou si c'est vraiment cette violence qu'elle subit qui est le fait déclencheur de cette folie. Puis il y a encore cette bulle familiale, qu'elle fait éclater, est ce une révélation ou ce trop plein de... Un roman remarquable non pas par l'histoire mais pour le portrait que nous offre l'auteur d'un être qui bascule dans la démence, il faut bien le dire. En effet sans être psychiatre, il me semble que le dédoublement de la personnalité relève de la schizophrénie. Une vrai réussite dans le scénario de cette folie qui s'installe au fil du temps, un incident bénin pour Louise A quand son père maltraite son premier amoureux. On comprendra ensuite les raisons qui ont fait agir le paternel ainsi, pensez donc, un homme touche à sa petite fifille tant aimée... Louise depuis cet incident se retire dans une bulle protectrice, le cocon familial, une vie bien rangée de prof de collège quand un soir tout dérape. Le texte laisse entrevoir Louise B qui se dessine, on ne sait pas clairement, si le drame que va subir Louise A n'est pas aussi de son fait ou si c.est déjà Louise B (son double diablesse) qui prend naissance ou si c'est vraiment cette violence qu'elle subit qui est le fait déclencheur de cette folie. Puis il y a encore cette bulle familiale, qu'elle fait éclater, est ce une révélation ou ce trop plein de contenu depuis tant d'années mêlé à ce viol de ses propres élèves, qui la fait "péter les plombs". Louise B grandit, envahit Louise A, et c.est le début d'une folle vengeance. Au fil du temps, on comprend cette vie étouffée par un trop plein d'amour couvé par son père limite incestueux, et une mère complètement prostrée dans cette infâme impuissance face à son mari envahissant la vie de sa fille. Louise B est la parallèle de Louise A, et tout la beauté d'un texte en miroir est remarquable, avec des instants de lucidité, puis de faiblesse ce jeu du chat et de la souris. On espère que la souris finira par échapper au chat à cette démence. Un espoir naît quand Louise croise le chemin d'un être meurtri comme elle, violé. Un rapprochement, une lumière commence à jaillir, mais la fin se dessine sous d'autres auspices, il n'y a qu'une solution même si Louise B n'a pas dit son dernier mot, il semble pourtant au lecteur que le dénouement semble prendre la voie la plus sensée. Jusqu'au bout, on ressent cette souffrance que porte Louise, on aimerait l'aider, mais subir un tel acte y a t il une issue heureuse ? J'en doute. Je ne dévoilerais pas la fin qui ne m'a pas surprise outre mesure même si j'espérais qu'elle aurait su sauter dans le train de la seconde chance. Très beau roman avec de très beaux passages , et cette interprétation magnifiquement bien peinte de la souffrance mentale. Un auteur que je ne connaissais pas ce fut une belle surprise. Le seul point négatif à ce scénario, c'est le flic Roman et sa folie aussi de voir sa défunte épouse sur son chemin, je n'ai pas compris l'intérêt de ce personnage dans le détail de son histoire sans réel rapport avec Louise hormis professionnel.
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  • migo Posté le 11 Novembre 2011
    Themes de l'amour filial qui frole par instant un inceste larvé, jamais abouti mais qui détruit à petit feu. Cette enseignante d'une trentaine d'années est toujours au foyer familial. Elle ne vit qu'au ralenti, entièrement tournée vers son ego d'intellectuelle, sans fantaisie, sans amour et sans relations autre que son entourage de profs. Une tournante, idiote montée par des ados aboutit à cette prise de conscience, faite de dégout d'elle même et de ses agresseurs, et qui petit à petit, fait place à un désir de vengeance à l'encontre de n'importe quel homme. Malheur à qui se trouve sur son chemin. En elle, 2 personnages, Louise A. d'origine et la Louise B. née de ces circonstances. C'est elle qui souffle les désirs les plus inavoués, le changement de look et sa haine de ses parents. Drame, sans issue et refletant la transformation d'un être après de multiples refoulements de sa conscience. A la lisière du polar et de l'étude psychologique. Difficile, néanmoins de se passionner pour ce livre.
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