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Robert Laffont
EAN : 9782221141229
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Le K

Jacqueline Remillet (traduit par)
Collection : Pavillons
Date de parution : 14/09/2017

«Comme son fils insistait, il alla prendre sa longue-vue et scruta la surface de la mer, en direction du sillage. Stefano le vit pâlir.
- Qu'est-ce qu'il y a ? Pourquoi tu fais cette figure-là, dis, papa ?
- Oh ! si seulement je ne t'avais pas écouté, s'écria le capitaine. Je...

«Comme son fils insistait, il alla prendre sa longue-vue et scruta la surface de la mer, en direction du sillage. Stefano le vit pâlir.
- Qu'est-ce qu'il y a ? Pourquoi tu fais cette figure-là, dis, papa ?
- Oh ! si seulement je ne t'avais pas écouté, s'écria le capitaine. Je vais me faire bien du souci pour toi, maintenant. Ce que tu vois émerger de l'eau et qui nous suit n'est pas une chose, mais bel et bien un K.»
 «Le défunt par erreur», «Un amour trouble», «Le secret de l’écrivain», «Le veston ensorcelé», «Suicide au parc», «Jeune fille qui tombe… tombe», «Le magicien», «Le chien vide», «Petites histoires du soir», «Ubiquité», «Les bosses dans le jardin», «Petite Circé», «Dix-huitième trou», «Douce nuit»…
Chacune des cinquante-deux nouvelles de ce recueil est frappée du sceau du merveilleux, du même poignant fantastique. Dino Buzzati possède, à un degré suprême, cette rare vertu de ne pas refuser l'humour à la conscience et à la présence de la mort...
Buzzati est l'un des plus grands écrivains de notre temps.

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EAN : 9782221141229
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • SebastienFritsch Posté le 5 Juillet 2021
    Le premier texte de ce recueil, qui lui donne son titre, prend des airs de conte philosophique. Lecture plutôt plaisante, conclusion intelligente, bon départ. Hélas, en avançant un peu plus, j'ai peu a peu déchanté. J'avais l'impression désagréable de parcourir la pseudo-sagesse insipide d'un célèbre écrivain lyonnais exilé à Bruxelles (pour les bières et le chocolat, bien sûr, pas pour la fiscalité). Grosse erreur de ma part ! Etais-je insuffisamment réceptif ? Fatigué? Perturbé? Désarçonné de ne pas retrouver le ton unique et l'ambiance prenante du Désert des Tartares ? Peu importe, le fait est que, une fois passé ces quelques textes qui me semblaient un peu plus faibles, le talent de Buzzati m'a saisi de nouveau. Une construction ciselée, élément clé pour des textes courts de ce genre (nouvelles? fables? contes?). Plume précise, évocatrice, concrète et néanmoins poétique. Cette double qualité permet de s'identifier aux protagonistes, grâce au réalisme simple des descriptions et des situations initiales, puis de nous emporter hors de notre monde, par l'introduction progressive de nuances oniriques, surréalistes, voire fantastiques. Cela peut tenir à quelques détails ou se matérialiser dans des retournements de situations brusques et complets. Ces caractéristiques suffiraient déjà pour classer ce recueil dans... Le premier texte de ce recueil, qui lui donne son titre, prend des airs de conte philosophique. Lecture plutôt plaisante, conclusion intelligente, bon départ. Hélas, en avançant un peu plus, j'ai peu a peu déchanté. J'avais l'impression désagréable de parcourir la pseudo-sagesse insipide d'un célèbre écrivain lyonnais exilé à Bruxelles (pour les bières et le chocolat, bien sûr, pas pour la fiscalité). Grosse erreur de ma part ! Etais-je insuffisamment réceptif ? Fatigué? Perturbé? Désarçonné de ne pas retrouver le ton unique et l'ambiance prenante du Désert des Tartares ? Peu importe, le fait est que, une fois passé ces quelques textes qui me semblaient un peu plus faibles, le talent de Buzzati m'a saisi de nouveau. Une construction ciselée, élément clé pour des textes courts de ce genre (nouvelles? fables? contes?). Plume précise, évocatrice, concrète et néanmoins poétique. Cette double qualité permet de s'identifier aux protagonistes, grâce au réalisme simple des descriptions et des situations initiales, puis de nous emporter hors de notre monde, par l'introduction progressive de nuances oniriques, surréalistes, voire fantastiques. Cela peut tenir à quelques détails ou se matérialiser dans des retournements de situations brusques et complets. Ces caractéristiques suffiraient déjà pour classer ce recueil dans les livres incontournables (et me faire regretter mes préventions initiales), mais Buzzati va au-delà de l'exercice de style ou de la banale invitation à l'évasion. Il nous offre, dans (presque !) chacun de ces 51 textes des pistes de réflexions profondes. Les thèmes abordés sont la vanité du pouvoir, la vacuité de la possession, le rôle de l'art pour définir l'espèce humaine, le sacrifice de sa vie pour combler ceux qu'on aime (et qui ne le voient pas toujours), l'utilité (ou l'inutilité) de notre agitation quotidienne, la fuite du temps et ses corollaires qui sont l'espoir de trouver mieux en allant voir plus loin et la déception d'atteindre trop tard ce but fantasmé. Et il y en a bien d'autres. Alors, si les premières dizaines de pages de ce livre vous déçoivent un peu, ne vous y fiez pas : avancez. La beauté et l'intelligence sont au rendez-vous.
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  • Herchalex Posté le 28 Juin 2021
    Je suis très contente d'avoir découvert ce livre et d'être entrée dans le monde de Dino Buzzati. Quel talent ! Il maîtrise complètement ses mots en nous faisant ressentir de réelles émotions. J'étais été surprise, j'ai ri, j'ai eu de la peine, je me suis posée des questions. Ses histoires s'inscrivent dans le réel, et parfois il y ajoute du fantastique, mais juste ce qu'il faut. En tout cas, juste ce qu'il faut pour me plaire ! J'ai vraiment apprécié cet univers, et cette façon qu'a l'auteur de prendre des gens qui pourraient être n'importe qui, mais qui vivent des histoires qu'on aimerait parfois voir se réaliser. Quasiment tous sont des anti-héros, et pourtant, même en suivant les personnages sur seulement 5/6 pages, on réussit à s'y attacher. À avoir dans sa bibliothèque !
  • plumesauvage Posté le 7 Avril 2021
    L'un des meilleurs recueil de nouvelles que j'ai lu cette année ! La plupart des nouvelles relèvent du génie ; ma préférée est la première, "Le K". C'est là, la seule histoire comportant des éléments surréels qui ne m'ont pas dérangée. Les autres nouvelles, avec notamment Dieu, un diable et des anges, m'ont ennuyées ferme. Peut-être les personnages féminins sont-ils également trop insupportables. Toutefois, la plume de l'auteur est très belle et j'ai lu d'une traite cet œuvre.
  • NathCreteil Posté le 24 Février 2021
    Le K est un recueil de nouvelles fantastiques, parfois amusantes, quelquefois philosophiques, souvent intéressantes. C'est cependant un livre fantastique qui reste dans le style cartésien qui est le notre, où la capacité d'abstraction de l'auteur est confinée à des références traditionnelles ou mythiques (au sens premier du terme). Un recueil agréable à lire, mais qui ne supporte pas la comparaison avec les auteurs de Science-Fiction anglo-saxons, et c'est bien un des seuls domaines culturels dans lesquels ils m'apparaissent supérieurs aux reste du monde.
  • JulienDjeuks Posté le 14 Février 2021
    (résumés des nouvelles et commentaires particuliers sur le blog) On se demandera comment on aurait pu traduire « colombre », mot inventé, autrement que par ce « K » qui place immédiatement et trop facilement le recueil dans la filiation de Franz Kafka (K. étant le nom du personnage du Procès et du Château…). On retrouve effectivement l’absurde questionnant (forçant le lecteur à chercher un sens), typique de l’écrivain praguois, les cauchemars lourds de symboles, l’impression d’être oppressé, surveillé, pris au piège. Mais, à propos du recueil, on parle également de nouvelles fantastiques, à la manière de Balzac, mais aussi peut-être à la manière de Jorge Luis Borgès dans Fictions, où les procédés créateurs, l’exploration du potentiel littéraire de la fiction, tiennent une place importante et où c'est l'invention littéraire elle-même qui amène à la réflexion, à porter un regard original. C'est sans doute ce qui réunit le mieux ces cinquante nouvelles (la dernière en contient sept), qui sont un peu une exploration littéraire en cours, des exercices de style menant à la pensée, en témoignent les « Petites Histoires du soir » et surtout les « Progressions » qui fonctionnent comme des travaux d’ateliers d’écriture. D’ailleurs, « Le Voyage aux... (résumés des nouvelles et commentaires particuliers sur le blog) On se demandera comment on aurait pu traduire « colombre », mot inventé, autrement que par ce « K » qui place immédiatement et trop facilement le recueil dans la filiation de Franz Kafka (K. étant le nom du personnage du Procès et du Château…). On retrouve effectivement l’absurde questionnant (forçant le lecteur à chercher un sens), typique de l’écrivain praguois, les cauchemars lourds de symboles, l’impression d’être oppressé, surveillé, pris au piège. Mais, à propos du recueil, on parle également de nouvelles fantastiques, à la manière de Balzac, mais aussi peut-être à la manière de Jorge Luis Borgès dans Fictions, où les procédés créateurs, l’exploration du potentiel littéraire de la fiction, tiennent une place importante et où c'est l'invention littéraire elle-même qui amène à la réflexion, à porter un regard original. C'est sans doute ce qui réunit le mieux ces cinquante nouvelles (la dernière en contient sept), qui sont un peu une exploration littéraire en cours, des exercices de style menant à la pensée, en témoignent les « Petites Histoires du soir » et surtout les « Progressions » qui fonctionnent comme des travaux d’ateliers d’écriture. D’ailleurs, « Le Voyage aux enfers du siècle », vraisemblablement rajouté en fin de recueil, semble être un projet de roman (ou peut-être de trame narrative incluant des nouvelles), plutôt maladroit (écrit avant les nouvelles du recueil ?), faisant ressortir différents thèmes qui seront traités de manière plus fine dans le recueil : mise en abyme du métier de journaliste et d’écrivain ; surveillance du monde ; femmes tentatrices ; la manière dont la société se débarrasse des vieux ; l’accélération du temps ; le peu d’intérêt des grands pour les pauvres et pour la planète… Seule la partie « Fauve au volant », est vraiment convaincante. Il y a là une sorte de pacte de Faust (sa voiture est spécialement « gonflée ») dans lequel le journaliste devient fort et charismatique, réussira donc sa mission, en échange bien-sûr de ses états d’âme… L'invention littéraire n'est pas l'expression imagée, la belle enveloppe, d'une pensée déjà établie, mais plutôt le support, l'outil, permettant l'élaboration d'une pensée. Les angoisses de l’écrivain « Le K » ouvre et donne une direction au recueil. Ce Colombre, monstre mystique au nom un peu ridicule...
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