Lisez! icon: Search engine
Robert Laffont
EAN : 9782221141229
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Le K

Jacqueline REMILLET (Traducteur)
Collection : Pavillons
Date de parution : 14/09/2017

«Comme son fils insistait, il alla prendre sa longue-vue et scruta la surface de la mer, en direction du sillage. Stefano le vit pâlir.
- Qu'est-ce qu'il y a ? Pourquoi tu fais cette figure-là, dis, papa ?
- Oh ! si seulement je ne t'avais pas écouté, s'écria le capitaine. Je...

«Comme son fils insistait, il alla prendre sa longue-vue et scruta la surface de la mer, en direction du sillage. Stefano le vit pâlir.
- Qu'est-ce qu'il y a ? Pourquoi tu fais cette figure-là, dis, papa ?
- Oh ! si seulement je ne t'avais pas écouté, s'écria le capitaine. Je vais me faire bien du souci pour toi, maintenant. Ce que tu vois émerger de l'eau et qui nous suit n'est pas une chose, mais bel et bien un K.»
 «Le défunt par erreur», «Un amour trouble», «Le secret de l’écrivain», «Le veston ensorcelé», «Suicide au parc», «Jeune fille qui tombe… tombe», «Le magicien», «Le chien vide», «Petites histoires du soir», «Ubiquité», «Les bosses dans le jardin», «Petite Circé», «Dix-huitième trou», «Douce nuit»…
Chacune des cinquante-deux nouvelles de ce recueil est frappée du sceau du merveilleux, du même poignant fantastique. Dino Buzzati possède, à un degré suprême, cette rare vertu de ne pas refuser l'humour à la conscience et à la présence de la mort...
Buzzati est l'un des plus grands écrivains de notre temps.

Lire la suite
En lire moins
EAN : 9782221141229
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)
Robert Laffont

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Tricape Posté le 15 Septembre 2020
    Je viens de butiner Buzzati et d'y savourer une cinquantaine de nouvelles. Un régal ! Buzzati porte un regard désabusé sur la société, les nantis, les crédules, en faisant souvent astucieusement basculer sa nouvelle vers le conte fantastique. Parfois, on entre directement dans un conte. Ainsi, par exemple et pour vous mettre l'eau à la bouche, dans "1980" Buzzati, (mort en 1972, il avait écrit cela avant 1966) nous raconte que, « excédé à la fin par tant de querelles, le Père éternel », tous les mardis soirs, faisait mourir subitement l'homme le plus puissant de la terre. Cela commença par le chef du gouvernement soviétique, puis une semaine plus tard par le président des États-Unis, etc. De Gaulle attend son tour. Mais il est obstinément épargné, comme si le Père éternel voulait lui faire comprendre l'écart entre l'opinion que le général avait de lui-même et la réalité de son pouvoir... Parfois, la nouvelle commence par une situation réelle plausible (un homme marié veut acheter une très belle voiture) mais glisse soudain dans le fantastique (quand, sa femme l'ayant quitté, on comprend qu'elle s'est métamorphosée dans... Je viens de butiner Buzzati et d'y savourer une cinquantaine de nouvelles. Un régal ! Buzzati porte un regard désabusé sur la société, les nantis, les crédules, en faisant souvent astucieusement basculer sa nouvelle vers le conte fantastique. Parfois, on entre directement dans un conte. Ainsi, par exemple et pour vous mettre l'eau à la bouche, dans "1980" Buzzati, (mort en 1972, il avait écrit cela avant 1966) nous raconte que, « excédé à la fin par tant de querelles, le Père éternel », tous les mardis soirs, faisait mourir subitement l'homme le plus puissant de la terre. Cela commença par le chef du gouvernement soviétique, puis une semaine plus tard par le président des États-Unis, etc. De Gaulle attend son tour. Mais il est obstinément épargné, comme si le Père éternel voulait lui faire comprendre l'écart entre l'opinion que le général avait de lui-même et la réalité de son pouvoir... Parfois, la nouvelle commence par une situation réelle plausible (un homme marié veut acheter une très belle voiture) mais glisse soudain dans le fantastique (quand, sa femme l'ayant quitté, on comprend qu'elle s'est métamorphosée dans la superbe voiture avec laquelle il frime). Une autre fois, Buzzati vous fait prendre l'ascenseur au 31e étage d'un gratte-ciel, fait monter à son bord au 27e une jeune femme et, parce que vous en êtes amoureux, ralentit la course descendante afin de vous permettre de faire votre cour, mais, comme cela ne suffit pas pour conquérir la belle, l'ascenseur continue de plonger dans les entrailles du sous-sol bien au-delà du dernier niveau affiché ... Bref, vous avez là de joyeux divertissements à portée de la main. Mais ce ne sont pas que des moments de rêve ou d'imagination qui vous sont offerts : la plaisante comédie sous-tend une réelle tragédie : celle de notre monde, avec les mesquineries des mortels que nous sommes, sans cesse à la poursuite de satisfactions illusoires.
    Lire la suite
    En lire moins
  • BordeauxMilan Posté le 3 Septembre 2020
    Un classique de la littérature italienne. Une belle histoire, de l'intrigue, une belle plume pour une lecture fluide. J'aime le relire régulièrement, on ne s'en lasse pas !
  • bfauriaux Posté le 20 Juin 2020
    Une decouverte avec cet auteur pour moi mais une belle decouverte ! Je me suis régalé à lire cet ouvrage unique, hors du temps à ne pas manquer en tout cas !
  • Misscontemplative Posté le 15 Mai 2020
    Juste WOW! j'ai été d'abord interpellée par le titre et la couverture du livre. Je l'ai acheté sur un coup de tête et l'ai lu en plusieurs fois de peur d'arriver à la fin du livre. Bon déjà j'aime particulièrement les recueils de nouvelles, et je dois avouer que Buzzati à détrôner dans mon coeur le célébre Maupassant. Ce livre certains le considère noir et angoissant, mais pour moi ce ne fut pas le cas, mon ressenti était différent c'est un livre qui pousse à la réflexion mais sans pour autant privé de la détente de lire, on prend plaisir à découvrir l'univers de l'auteur, et ça nous parle aussi personnellement en tout cas c'était mon cas. De plus il y en a pour tous les goûts alors pourquoi ce privé? :D Un livre à découvrir d'urgence ;)
  • tantquilyauradeslivres Posté le 21 Avril 2020
    Lorsque j’ai fait l’habituel bilan lecture de fin d’année, Le désert des Tartares de Dino Buzzatti figurait en bonne place dans mon top 5. Un livre sublime, de ceux que l’on a envie de mettre entre les mains de ceux qu’on aime « Lis ça ! ». Après ça je m’étais promis de rapidement relire l’auteur italien. Mon choix s’est porté sur ce recueil de nouvelles bien connu. Cinquante-deux nouvelles nous entraînant tantôt dans le fantastique, l’absurde, le tragique, le comique, à un moment en paradis, un autre en enfer. A travers ces textes se révèle la personnalité et les inquiétudes d’un homme posant un regard lucide et désabusé sur le monde qui l’entoure et la nature humaine, mais où subsistent malgré tout l’espérance et l’humour. Le K, nouvelle éponyme du recueil, donne le ton de ce qui va suivre. On y retrouve également le thème central du Désert des Tartares : l’homme passe sa vie à attendre un destin qui ne se réalisera jamais, sa vie lui échappe, la jeunesse est passée, la vieillesse est là et il est passé à côté du bonheur. Pessimiste. Mais cela signifie aussi que le bonheur est là, à portée de main, qu’il suffit... Lorsque j’ai fait l’habituel bilan lecture de fin d’année, Le désert des Tartares de Dino Buzzatti figurait en bonne place dans mon top 5. Un livre sublime, de ceux que l’on a envie de mettre entre les mains de ceux qu’on aime « Lis ça ! ». Après ça je m’étais promis de rapidement relire l’auteur italien. Mon choix s’est porté sur ce recueil de nouvelles bien connu. Cinquante-deux nouvelles nous entraînant tantôt dans le fantastique, l’absurde, le tragique, le comique, à un moment en paradis, un autre en enfer. A travers ces textes se révèle la personnalité et les inquiétudes d’un homme posant un regard lucide et désabusé sur le monde qui l’entoure et la nature humaine, mais où subsistent malgré tout l’espérance et l’humour. Le K, nouvelle éponyme du recueil, donne le ton de ce qui va suivre. On y retrouve également le thème central du Désert des Tartares : l’homme passe sa vie à attendre un destin qui ne se réalisera jamais, sa vie lui échappe, la jeunesse est passée, la vieillesse est là et il est passé à côté du bonheur. Pessimiste. Mais cela signifie aussi que le bonheur est là, à portée de main, qu’il suffit juste de regarder à côté de soi et non pas au loin. J’aime beaucoup le ton de Dino Buzzatti, son mordant, un semblant de férocité, son ironie. Son univers est parfois bien déconcertant, notamment lorsqu’il nous emmène au paradis, où les saints vivent une vie idéale, si parfaite qu’il ne leur manque qu’une chose : l’espoir. Ou lorsque l’on accompagne une jeune fille dans sa chute d’un building de 500 étages, elle observe par les fenêtres des vies qui lui échappent, le sol se rapproche, c’est la vieillesse et la mort. Comme toujours dans un recueil, certaines nouvelles nous marquent plus que d’autres. Pour moi, ce fut notamment Le K, L’œuf, Le défunt par erreur, Douce nuit. Vraiment, à découvrir absolument.
    Lire la suite
    En lire moins
ABONNEZ-VOUS À LA NEWSLETTER DE ROBERT LAFFONT
Les Éditions Robert Laffont publient de la littérature française et étrangère, des biographies, des témoignages, des mémoires, des romans policiers et d'espionnage, des livres de spiritualité ou encore des livres pratiques.
Chaque mois, recevez toutes les actualités de la maison en vous abonnant à notre newsletter.