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Omnibus
EAN : 9782258097469
Façonnage normé : EPUB2
DRM : DRM Adobe

Le pendu de Saint-Pholien

Maigret

Date de parution : 22/11/2012

Remords mortels…  - Au buffet de la gare d’une petite ville-frontière entre la Hollande et l’Allemagne, Maigret, intrigué par un individu, le suit jusqu'à son arrivée à Brême.

Remords mortels…
Au buffet de la gare d’une petite ville-frontière entre la Hollande et l’Allemagne, Maigret, intrigué par un individu, le suit jusqu'à son arrivée à Brême. L'inconnu, du nom de Jeunet, se suicide dans sa chambre d’hôtel après avoir constaté qu'on avait substitué à sa valise une autre absolument...

Remords mortels…
Au buffet de la gare d’une petite ville-frontière entre la Hollande et l’Allemagne, Maigret, intrigué par un individu, le suit jusqu'à son arrivée à Brême. L'inconnu, du nom de Jeunet, se suicide dans sa chambre d’hôtel après avoir constaté qu'on avait substitué à sa valise une autre absolument identique. Maigret, qui a procédé à la substitution lors du voyage en train, constate que ce bagage ne contient que de vieux vêtements tachés de sang.
Adapté pour la télévision anglaise en 1961, sous le titre The Children’s Party, dans une réalisation de Gerard Glaister, avec Rupert Davies (Commissaire Maigret) et pour la télévision française en 1981, sous le titre Maigret et le pendu de Saint-Pholien, par Yves Allégret, avec Jean Richard (Commissaire Maigret), Patrick Bouchitey (Jeunet), Michel Blanc (Belloir), Xavier Gélin (Van Damme).
Simenon chez Omnibus : les enquêtes du célèbre commissaire Maigret, et les très “noirs” Romans durs

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EAN : 9782258097469
Façonnage normé : EPUB2
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Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • KiriHara Posté le 26 Septembre 2019
    J’avais tort !! Oui, bon, il me faut bien l’avouer, je suis imparfait, perfectible, mais je le reconnais, l’avoue, l’assume. Je suis passionné de littérature populaire du début du XXe siècle. Jusque là, rien à me reprocher. Je suis un fanatique du roman policier au point de ne lire qu’exclusivement ce genre qui, heureusement, est suffisamment poreux et perméable qu’il peut être miscible avec n’importe quel autre genre. Là non plus, il n’y a pas de quoi me tenir grief. Je ne lis plus qu’exclusivement des textes écrits en langue française (quel que soit le pays de l’auteur). Mais ne voyez pas là une quelconque xénophobie, un rejet des cultures étrangères, mais juste une volonté de lire l’exact produit de la plume de l’auteur, sans que celle-ci soit, au mieux, interprétée, au pire, pervertie par un traducteur si talentueux soit-il. Vous m’en voulez pour cela ? Bien sûr que non. J’aime beaucoup les romans courts, les préférant aux pavés, si ce n’est indigestes, du moins interminables, de la littérature policière actuelle. Là encore, pas grand-chose à redire là-dessus. Enfin, j’affectionne tout particulièrement les personnages récurrents, que je retrouve avec un grand plaisir d’épisode en épisode. Aussi, me direz-vous, il serait tout naturel que j’apprécie tout particulièrement la... J’avais tort !! Oui, bon, il me faut bien l’avouer, je suis imparfait, perfectible, mais je le reconnais, l’avoue, l’assume. Je suis passionné de littérature populaire du début du XXe siècle. Jusque là, rien à me reprocher. Je suis un fanatique du roman policier au point de ne lire qu’exclusivement ce genre qui, heureusement, est suffisamment poreux et perméable qu’il peut être miscible avec n’importe quel autre genre. Là non plus, il n’y a pas de quoi me tenir grief. Je ne lis plus qu’exclusivement des textes écrits en langue française (quel que soit le pays de l’auteur). Mais ne voyez pas là une quelconque xénophobie, un rejet des cultures étrangères, mais juste une volonté de lire l’exact produit de la plume de l’auteur, sans que celle-ci soit, au mieux, interprétée, au pire, pervertie par un traducteur si talentueux soit-il. Vous m’en voulez pour cela ? Bien sûr que non. J’aime beaucoup les romans courts, les préférant aux pavés, si ce n’est indigestes, du moins interminables, de la littérature policière actuelle. Là encore, pas grand-chose à redire là-dessus. Enfin, j’affectionne tout particulièrement les personnages récurrents, que je retrouve avec un grand plaisir d’épisode en épisode. Aussi, me direz-vous, il serait tout naturel que j’apprécie tout particulièrement la série « Commissaire Maigret » de l’illustre Georges Simenon, composés de textes qui réunissent à la perfection tous les éléments précités. Oui, mais non !! Du moins, pas jusqu’à très récemment. Et c’est là qu’entre en jeu mon mea culpa. Très longtemps, je ne m’étais fié qu’à ma première impression suite à la lecture du tout premier épisode de la série, « Pietr-le-Letton », qui m’avait fortement déplu. Et, du coup, je considérais la série surfaite et l’auteur nettement surestimé, lui préférant, et de très loin, ses confrères plus obscurs, voire, inconnus. Mais voilà qu’il y a quelques semaines, je décidais d’offrir enfin une seconde chance au personnage et à son auteur en lisant « Le chien jaune ». Sans que cette lecture m’enthousiasme outre mesure, elle était suffisamment agréable pour que je renouvelle l’expérience. C’est chose faite avec la lecture de « Le pendu de Saint-Pholien », une lecture qui, me poussant à revenir sur mon jugement par trop catégorique sur l’auteur, m’aura, vous l’aurez compris, plutôt été agréable. Et pourtant, moi qui déteste lire des romans par petites tranches (moins d’une demi-heure de lecture), mais qui ne lis, pour ma détente (en opposition avec mes lectures professionnelles), que la nuit, dans mon plumard (pour éviter la fausse répétition de « lit » que je fais pourtant en expliquant pourquoi je ne la fais pas) avant de m’endormir. Or, ces derniers jours, levé très tôt, couché très tard, et étant en retard de sommeil, mon temps de lecture s’est réduit à peau de chagrin, ce qui, généralement, nuit au plaisir que je peux tirer de ma découverte d’un roman. Et, malgré tout, la lecture de « Le pendu de Saint-Pholien » s’est révélée très agréable, c’est dire ce qu’elle aurait été dans des conditions optimales. D’autant que tout m’a plu, dans ce livre : l’histoire, la narration, la structure du roman, le personnage, le contexte et la conclusion... Le Commissaire Maigret porte son regard sur un individu qui, immédiatement, lui paraît suspect. Il surprend celui-ci envoyant une grosse liasse de billets par la Poste. Il continue à le suivre, le voit acheter une valise, achète la même et, à la gare, fait l’échange sans que l’homme s’en aperçoive. Maigret suit sa cible dans le train, puis dans un hôtel où il loue la chambre voisine. Alors qu’il observe l’homme par la serrure de la porte séparant les deux chambres, il le voit ouvrir la valise, rager, puis se suicider d’une balle dans la bouche... D’abord rongé par les remords d’être responsable de la mort de l’homme, Maigret décide d’enquêter à son compte pour comprendre pourquoi cet homme s’est suicidé, d’autant que sa valise ne contenait qu’un vieux costume élimé et taché de sang. Lors de son enquête, il ne va cesser de croiser un jovial homme d’affaires, bien trop sympathique pour être honnête. Je mettais déjà en avant, dans « Le chien jaune » la capacité de Simenon à disséminer, au sein d’une intrigue et d’un roman en apparences simples, une foultitude d’éléments. Je ne peux que réitérer cette constatation à la lecture de « Le pendu de Saint-Pholien ». Car là encore, si l’intrigue n’est pas d’une efficacité extrême (mais ce n’est pas ce que l’on recherche dans ce genre d’ouvrages), Simenon la développe de manière intelligente à travers les découvertes de son personnage. On retrouve alors un commissaire Maigret qui, lui aussi, sous des allures pataudes, parfois lymphatiques, se révèle être plus complexe qu’il n’y paraît. On retrouve chez lui les qualités et les défauts déjà entrevus dans « Le chien jaune » avec, en point d’orgue, cette particularité qu’a le policier à se concentrer sur un détail, détail parfois futile, mais qui va guider son enquête, commander ses gestes. Cette fois-ci ce seront les enfants, les enfants qu’il ne cesse de compter, les enfants qui vont guider ses choix sans que le lecteur ne le comprenne immédiatement. Mais Simenon parvient ici à rythmer son récit avec lenteur ce qui, chez un autre, s’avérerait probablement une contradiction. Je m’explique. Maigret n’est pas réputé pour être un hyper actif, du moins en apparence, ni même un policier pressé. Ses enquêtes avancent aussi lentement que la péniche de « L’homme du Picardie », métaphore que seuls les plus anciens d’entre vous pourront saisir. Et, pourtant, Simenon rend l’enquête, si ce n’est exaltante, du moins candencée par l’intermédiaire de ce personnage que Maigret croise sans cesse durant son enquête. Ce rythme finit même par être imposé au policier qui doit se presser pour devancer son adversaire... On retrouve également chez l’auteur cette obsession de la « confrérie » qui, me semble-t-il, constelle l’entièreté de son œuvre (du moins était-elle déjà présente dans « Le chien jaune »). Du coup, l’impression de retrouver le personnage tout en le découvrant un peu plus à chaque fois est omniprésente et cela rend les lectures bougrement intéressantes. Si on ajoute une écriture à la fois précise et humaine et que l’intrigue puise son essence dans le passé de l’auteur, tant à travers la confrérie d’artistes très inspirée de celle à laquelle Simenon a appartenu jeune (La Caque) que dans le fameux pendu, un des membres de la Caque, Joseph Kleine, qui s’est pendu à la poignée de l’église Saint-Pholien, en 1922... on obtient un excellent roman. Au final, un très bon livre dans lequel l’auteur met beaucoup de lui.
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  • Nadouch Posté le 29 Avril 2019
    Un épisode assez sombre des enquêtes de Maigret, dans lequel, en plus, il se sent passablement responsable d'un étrange suicide... J'ai aimé le déroulé de l'enquête, par contre c'est très pesant, vraiment sombre, donc un opus que je vais sans doute oublier assez vite...
  • Variation6 Posté le 13 Septembre 2018
    Malgré une histoire un peu tirée par les cheveux (au nom de quoi Maigret échange la valise au début du roman ?) , Simenon sait captiver son lecteur en l'immergeant rapidement dans une scène décrite grâce à des objets emblématiques (une pipe, une commode, le hall d'une gare de province, un café ...) Immédiatement, le lecteur français ou belge voit la scène. Son imagination ravive les images des petites villes de province, de la bouilloire posée sur le poëlle, des autos des années 30 .... L'écriture de Simenon: des descriptions simples, des énumérations, et surtout des non-dits (des échanges de regards, des sous-entendus, des mouvements subtiles). Tellement de non-dits que l'on doit attendre la fin du roman pour comprendre les tenants et les aboutissants. Il en résulte une histoire où la psychologie des personnages est le moteur du roman. Un bon petit roman à lire le temps d'un voyage aller-retour en train ...
  • Rylou Posté le 21 Août 2018
    En bonne liégeoise, il était impensable de ne pas encore avoir lu "Le pendu de Saint-Pholien" de Simenon! Et bien, voilà qui est réparé! Il faut avouer que, malgré une écriture un peu vieillotte, je me suis bien amusée à lire ce roman policier. Il est bien ficelé, surprenant et évolue de rebondissement en rebondissement. Bon, d'accord, c'est parfois un peu tiré par les cheveux... mais le lecteur se laisse prendre au jeu et passe un bon moment.
  • Polars_urbains Posté le 21 Novembre 2017
    Bien qu'ayant lu et relu tous les Maigret, je ne pensais pas me replonger dans le pendu de Saint-Pholien qui ne m'avait pas laissé un souvenir durable. La lecture des entretiens de François Guérif avec Philippe Blanchet (Rivages/Noir 2013) m'a amené à reconsidérer ma position. le quatrième roman des aventures de Maigret figurant dans les livres de la vie de Guérif, il n'y avait donc hésitation à avoir. Maigret suit un homme, un peu par hasard ou par curiosité et le voici donc lancé dans une enquête plus officieuse qu'officielle, à l'intuition pourrait-on dire, entre Bruxelles, Neushantz, Brême, Reims et Liège. Ou comment une soirée d'étudiants qui a mal tourné, bien des années avant l'action, peut avoir des conséquences dramatiques. Au point que certains des protagonistes n'hésiteront pas à prendre tous les risques, allant même jusqu'à tenter d'assassiner le commissaire Le pendu de Saint Pholien est une histoire pitoyable, sur les errements de la jeunesse, le remords et la honte. Quand tout cela devient trop lourd à porter et que le chantage s'en mêle, le désespoir se pointe. Mais c'est aussi une histoire sur la compassion car condamner ceux qui sont déjà punis par les souvenirs ne ferait que condamner leurs propres... Bien qu'ayant lu et relu tous les Maigret, je ne pensais pas me replonger dans le pendu de Saint-Pholien qui ne m'avait pas laissé un souvenir durable. La lecture des entretiens de François Guérif avec Philippe Blanchet (Rivages/Noir 2013) m'a amené à reconsidérer ma position. le quatrième roman des aventures de Maigret figurant dans les livres de la vie de Guérif, il n'y avait donc hésitation à avoir. Maigret suit un homme, un peu par hasard ou par curiosité et le voici donc lancé dans une enquête plus officieuse qu'officielle, à l'intuition pourrait-on dire, entre Bruxelles, Neushantz, Brême, Reims et Liège. Ou comment une soirée d'étudiants qui a mal tourné, bien des années avant l'action, peut avoir des conséquences dramatiques. Au point que certains des protagonistes n'hésiteront pas à prendre tous les risques, allant même jusqu'à tenter d'assassiner le commissaire Le pendu de Saint Pholien est une histoire pitoyable, sur les errements de la jeunesse, le remords et la honte. Quand tout cela devient trop lourd à porter et que le chantage s'en mêle, le désespoir se pointe. Mais c'est aussi une histoire sur la compassion car condamner ceux qui sont déjà punis par les souvenirs ne ferait que condamner leurs propres enfants : « Et tandis qu'ils étaient trois à le regarder, sans savoir s'ils devaient se réjouir ou se désespérer, sans oser parler, il enfonça les deux mains dans ses poches. Il y a cinq gosses dans l'histoire ». Car comme l'écrit Michel Carly, si le métier d'homme est difficile, celui de juger l'est plus encore. C'est également un roman intéressant en ce qu'il décrit un Maigret « fort des halles » (celui des romans des années 30) peu à son avantage : « Il était grand et large, large surtout, épais, solide, et ses vêtements sans recherche soulignaient ce qu'il ya avait de plébéien dans sa structure. Un visage lourd où les yeux étaient capables de garder une immobilité bovine. ». Mais la lourdeur n'empêche pas cette compassion dont je parlais précédemment. Déjà raccommodeur de destinées, Maigret est bien ce représentant de la « police de proximité humaine « si bien défini par Michel Carly.
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