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Plon
EAN : 9782259221870
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Le Petit Copain

Collection : Feux croisés
Date de parution : 09/01/2014

Réédition du grand succès de Donna Tartt, vendu à près de 200.000 exemplaires depuis sa parution. Un roman sombre qui mélange la fantaisie de Mark Twain au charme de Carson McCullers et à la noirceur de William Faulkner…

Tableau de la nostalgie familiale et du chagrin, Le Petit Copain explore l’univers du crime et du châtiment. D’une puissance narrative exceptionnelle, ce deuxième roman confirme le talent étincelant de l’auteur du Maître des illusions.

Dans une petite ville du Mississippi, Harriet Cleve Dufresnes grandit dans l’ombre de son frère. Quand...

Tableau de la nostalgie familiale et du chagrin, Le Petit Copain explore l’univers du crime et du châtiment. D’une puissance narrative exceptionnelle, ce deuxième roman confirme le talent étincelant de l’auteur du Maître des illusions.

Dans une petite ville du Mississippi, Harriet Cleve Dufresnes grandit dans l’ombre de son frère. Quand elle était encore bébé, celui-ci a été retrouvé mort, pendu à un arbre du jardin. Son meurtrier n’a jamais été identifié. Harriet, farouchement déterminée, d’une précocité remarquable pour ses douze ans et imprégnée de la littérature d’aventures de Stevenson, Kipling et Conan Doyle, décide un été de trouver l’assassin et d’exercer sa vengeance.

Son unique allié dans cette quête, son copain Hely, lui est totalement dévoué. Mais ce qu’ils découvrent est bien éloigné de leurs jeux d’enfants : c’est un monde obscur d’adultes, chargé de menaces, où rôdent, hors de l’intimité familiale, des prédicateurs illuminés, des criminels, des trafiquants de drogue...

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EAN : 9782259221870
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)
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Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • dpmev Posté le 19 Août 2020
    Malgré son titre et son résumé trompeurs,Le petit copain n'est ni une romance,ni un polar. Peut-être un thriller,dans le sens où le lecteur est tenu en haleine par les aventures des jeunes personnages et se demande comment tout cela va bien pouvoir finir,mais pas pour l'importance donnée au crime -qui n'est ici pas présent dans le but d'être élucidé. Alors,que raconte Le petit copain ? Une fillette de douze ans,Harriet,entraîne lors d'un été son meilleur ami Hely dans une vengeance contre un jeune homme né la même année que son frère et qu'elle croit être coupable de la mort de ce dernier après avoir interprété les dires de sa bonne à sa façon enfantine,et sans doute influencée par son désir de savoir la vérité à ce sujet. Mais ces quelques lignes ne suffisent bien sûr pas à résumer l'intrigue d'un livre de 800 pages,bien plus riche qu'il n'en a l'air. L'intrigue n'est même pas ce qui importe vraiment -le meurtre et la vengeance sont un fil conducteur,et plutôt un prétexte pour évoquer une multitude d'autres sujets. Le petit copain est un livre sur l'amitié,la famille,les non-dits,l'enfance,la mort,l'apprentissage du renoncement et de la responsabilité,le deuil,la manipulation et d'autres thèmes que j'oublie sans... Malgré son titre et son résumé trompeurs,Le petit copain n'est ni une romance,ni un polar. Peut-être un thriller,dans le sens où le lecteur est tenu en haleine par les aventures des jeunes personnages et se demande comment tout cela va bien pouvoir finir,mais pas pour l'importance donnée au crime -qui n'est ici pas présent dans le but d'être élucidé. Alors,que raconte Le petit copain ? Une fillette de douze ans,Harriet,entraîne lors d'un été son meilleur ami Hely dans une vengeance contre un jeune homme né la même année que son frère et qu'elle croit être coupable de la mort de ce dernier après avoir interprété les dires de sa bonne à sa façon enfantine,et sans doute influencée par son désir de savoir la vérité à ce sujet. Mais ces quelques lignes ne suffisent bien sûr pas à résumer l'intrigue d'un livre de 800 pages,bien plus riche qu'il n'en a l'air. L'intrigue n'est même pas ce qui importe vraiment -le meurtre et la vengeance sont un fil conducteur,et plutôt un prétexte pour évoquer une multitude d'autres sujets. Le petit copain est un livre sur l'amitié,la famille,les non-dits,l'enfance,la mort,l'apprentissage du renoncement et de la responsabilité,le deuil,la manipulation et d'autres thèmes que j'oublie sans doute,traités parfois si subtilement qu'on ne s'en pas compte au moment de la lecture mais en y repensant plus tard. C'est aussi,comme tous les livres de Donna Tartt,un livre d'atmosphère : cette dernière est presque un personnage à part entière,avec une description méticuleuse et très détaillée du sud des Etats-Unis,autant dans la mentalité qui y règne -racisme,mépris des classes inférieures- que dans le décor et l'ambiance étouffante de l'été. Tout dans ce livre est très cinématographique : je n'ai eu aucun mal à visualiser les lieux décrits,et à m'imaginer les actions et les personnages. Ces personnages,justement,sont le deuxième élément qui ont rendu cette lecture fort agréable : Harriet est très attachante,même si on aimerait parfois la secouer et lui faire entendre raison,et son "petit copain" Hely l'est tout autant,à sa manière,par son dévouement et son amour envers Harriet tout comme par sa naïveté. Beaucoup de références me sont venues en tête lors de cette lecture : Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur pour l'ambiance,l'amitié entre les deux enfants et le caractère d'Harriet proche de celui de Scout,le film My girl pour l'époque -un été dans les années 70- et là encore pour le caractère de la fillette et son amitié avec un garçon amoureux d'elle,le film Léon pour la vengeance d'une fillette au fort caractère dont le frère a été assassiné -j'ai d'ailleurs imaginé la petite Harriet sous les traits de Natalie Portman enfant-,mais aussi Le lion de Kessel : la petite Patricia et la petite Harriet ont toutes deux un caractère bien trempé empreint en même temps d'une naïveté propre à une enfance qu'elles apprennent à quitter. Roman d'apprentissage donc,sur le renoncement : renoncement à ceux qu'on aime,renoncement à la vérité,renoncement à ses illusions,renoncement à l'enfance. Car à travers sa quête de vérité et de vengeance,Harriet apprend à grandir,et l'enfance s'achève en même temps que l'été et que l'histoire. Un roman qui traite aussi de l'imagination nécessaire pour échapper à une réalité terrible. Car si Harriet rentre dans ce délire de vengeance contre un homme dont elle s'est persuadée elle-même qu'il est le coupable,c'est parce qu'elle a désespérément besoin de réponses. Des réponses que personne ne veut lui donner : le nom de son frère ne peut être prononcé,parler de lui est interdit,on a rangé ses photos qu'elle ne peut voir qu'en cachette. Sa mère et sa soeur sont dépressives,son père a abandonné son rôle,ses tantes pourtant proches d'elle se murent dans le silence dès lors qu'est évoqué Robin. Harriet est ainsi une victime de non-dits qu'elle cherche,à sa façon d'enfant de douze ans,à combler toute seule,livrée à elle-même au point de pouvoir disparaître à sa guise et revenir dans un état lamentable ne suscitant comme réaction qu'une injonction à prendre un bain. Personne ne la comprend,car personne ne l'écoute. Un récit portant donc aussi sur l'enfance abandonnée,négligée,bien que cela ne paraisse pas évident au premier abord. Quitter les personnages m'a fait un petit pincement au coeur,et je retire une étoile pour la seule raison que la fin est trop abrupte -à nous à présent de jouer les Harriet et de combler les non-dits en cherchant par nous-mêmes des réponses qui ne nous sont pas données ...
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  • Nanali Posté le 10 Juin 2020
    J'appréhendais la lecture de ce livre car j'avais le souvenir d'avoir un peu souffert avec Le chardonneret (même si en relisant ma critique je me rends compte que ce n'est pas flagrant). Et bien mon appréhension était justifiée... Je crois que cette auteure n'est pas pour moi, même si elle est globalement très appréciée. Certes elle sait très bien nous plonger dans une atmosphère et nous emmener dans les méandres des pensées, réflexions et sentiments de ses personnages ; mais je me suis quand même souvent demandée où on allait et quel était le sens (tant la signification que la direction) de tout ça. Bref, je ne remets aucunement en cause la qualité de ce livre ni le talent de son auteure, je constate seulement que cela ne correspond pas à mes goûts ...
  • LoloKiLi Posté le 21 Mai 2020
    Ceci n'est pas un polar. J'en veux pour preuve que certaines questions soulevées au début ne connaîtront pas de réponse à la fin, et j'ai cru comprendre que ça n'était pas le plus important. N'empêche, autant être prévenu, parce que s'envoyer les 850 pages du Petit copain pour parvenir à ce léger point de frustration… c'est quand même énervant (enfin moi ça m'a un peu énervée) je tenais à le souligner. Au-delà de ces considérations mesquines, reconnaissons à Miss Tartt un inestimable talent pour installer ses ambiances, ici la torpeur d'une petite ville du Mississipi, moite, hypnotique et oppressante, où se débat une môme obstinée en quête de vérité, voire de représailles si affinités. L'importance de l'intrigue se trouvant donc supplantée par la narration proprement dite, atmosphère et personnages remarquablement évoqués prennent vie sous nos yeux ébahis à mesure que montent en puissance les mésaventures de la jeune Harriet. Ce deuxième roman de Donna Tartt, publié en 2002, est chronologiquement pour moi le dernier, après le maître des illusions (1992) qui m'avait un peu déçue, et le Chardonneret (2013) dont je garde un souvenir ébloui. Vérification faite, et comme je l'envisageais dans ma critique du Maître des illusions, le petit copain fait finalement «... Ceci n'est pas un polar. J'en veux pour preuve que certaines questions soulevées au début ne connaîtront pas de réponse à la fin, et j'ai cru comprendre que ça n'était pas le plus important. N'empêche, autant être prévenu, parce que s'envoyer les 850 pages du Petit copain pour parvenir à ce léger point de frustration… c'est quand même énervant (enfin moi ça m'a un peu énervée) je tenais à le souligner. Au-delà de ces considérations mesquines, reconnaissons à Miss Tartt un inestimable talent pour installer ses ambiances, ici la torpeur d'une petite ville du Mississipi, moite, hypnotique et oppressante, où se débat une môme obstinée en quête de vérité, voire de représailles si affinités. L'importance de l'intrigue se trouvant donc supplantée par la narration proprement dite, atmosphère et personnages remarquablement évoqués prennent vie sous nos yeux ébahis à mesure que montent en puissance les mésaventures de la jeune Harriet. Ce deuxième roman de Donna Tartt, publié en 2002, est chronologiquement pour moi le dernier, après le maître des illusions (1992) qui m'avait un peu déçue, et le Chardonneret (2013) dont je garde un souvenir ébloui. Vérification faite, et comme je l'envisageais dans ma critique du Maître des illusions, le petit copain fait finalement « le lien chez moi entre enthousiasme et légère déception ». Oui, j'ai tout lu Donna dans le désordre, néanmoins je peux en déduire que la prochaine oeuvre tarttéienne – d'ici deux ou trois ans si l'on se fie à la cadence coutumière de l'auteure – devrait en toute logique friser les six étoiles babéliennes. Hâte !
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  • oree Posté le 20 Mars 2020
    Mon premier roman de Donna Tartt, ce pavé impressionnant qui dépeint l'Amérique profonde du sud du Mississipi, à l'atmosphère poisseuse fourmillant de serpents venimeux, de pauvres Noirs domestiques de Blancs aisés mais pas moins dépressifs, de miséreux des quartiers où la drogue circule autant que les armes, de pasteurs qui règnent sur le troupeau de fidèles soumis. Presque un thriller, avec une gamine qui veut reprendre une enquête ratée sur la mort de son frère assassiné quand elle était bébé et punir elle-même le coupable. J'ai eu quelquefois l'impression d'être dans un roman jeunesse, genre club des cinq, mais ce serait injuste; les personnages sont tous très bien campés et le propos sociétal est approfondi sans édulcoration ni style bisounours. C'est plutôt un roman d'initiation vers la maturité, la description d'une volonté farouche de s'en sortir avec un courage exceptionnel dans un monde dur et aveuglé. En ce temps de lecture , les gros livres ne devraient pas faire reculer!
  • Brooklyn_by_the_sea Posté le 18 Mai 2019
    J'ai dévoré ce gros roman comme une grosse tranche de gâteau. J'ai adoré l'histoire de cette gamine qui, du haut de ses 12 ans et dans l'ennui et la chaleur d'un été, se met en tête de trouver le meurtrier de son grand frère. J'ai adoré cette Harriet intelligente et effrontée, mélange de Zazie et de Frankie Addams, qui va vieillir malgré elle en se confrontant au monde des adultes. J'ai adoré sa solitude et son désarroi, entre une mère et une soeur éthérées, un père absent, et 4 tantes fantasques rêvant encore du temps où leur famille était riche et respectée dans ce coin propret du Mississippi. J'ai adoré sa colère et sa révolte face à la ségrégation raciale et sociale qui n'en finit pas de sévir. J'ai adoré son entêtement, sa hargne, son imagination délirante, et sa dureté envers elle-même et les autres. Et j'ai adoré l'ambiance imprégnée de langueur et de mystère, la régularité des détails sensoriels, l'impossibilité de dater précisément l'époque de cette histoire. Ce roman est comme un rêve flou. Il a reçu un moins bon accueil que les 2 autres, mais c'est désormais mon préféré de Donna Tartt. Elle a su y enfouir tous les trésors... J'ai dévoré ce gros roman comme une grosse tranche de gâteau. J'ai adoré l'histoire de cette gamine qui, du haut de ses 12 ans et dans l'ennui et la chaleur d'un été, se met en tête de trouver le meurtrier de son grand frère. J'ai adoré cette Harriet intelligente et effrontée, mélange de Zazie et de Frankie Addams, qui va vieillir malgré elle en se confrontant au monde des adultes. J'ai adoré sa solitude et son désarroi, entre une mère et une soeur éthérées, un père absent, et 4 tantes fantasques rêvant encore du temps où leur famille était riche et respectée dans ce coin propret du Mississippi. J'ai adoré sa colère et sa révolte face à la ségrégation raciale et sociale qui n'en finit pas de sévir. J'ai adoré son entêtement, sa hargne, son imagination délirante, et sa dureté envers elle-même et les autres. Et j'ai adoré l'ambiance imprégnée de langueur et de mystère, la régularité des détails sensoriels, l'impossibilité de dater précisément l'époque de cette histoire. Ce roman est comme un rêve flou. Il a reçu un moins bon accueil que les 2 autres, mais c'est désormais mon préféré de Donna Tartt. Elle a su y enfouir tous les trésors et les secrets de l'enfance, d'une façon qui relève du chef d'oeuvre. Je trouve dommage qu'il soit si peu coté, car il est le plus abouti à mon sens ; alors, laissez-lui une chance de vous envoûter à votre tour !
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