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Archipoche
EAN : 9782352878995
Façonnage normé : EPUB2
Nombre de pages : 267
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Le professeur

Catherine Rihoit (Préface), Henriette Loreau (Traducteur)
Date de parution : 01/06/2016
Orphelin depuis l’enfance, William Crimsworth étudie dans la prestigieuse école d’Eton, grâce à l’aide financière de sa famille.À la fin de ses études, il rejoint son frère aîné Edward, qui mène carrière dans l’industrie. Mais les deux frères ne s’entendent pas : victime du caractère irascible d’Edward, William choisit de... Orphelin depuis l’enfance, William Crimsworth étudie dans la prestigieuse école d’Eton, grâce à l’aide financière de sa famille.À la fin de ses études, il rejoint son frère aîné Edward, qui mène carrière dans l’industrie. Mais les deux frères ne s’entendent pas : victime du caractère irascible d’Edward, William choisit de s’exiler en Belgique. Une nouvelle vie s’offre à lui dans un pensionnat pour garçons à Bruxelles, où il devient professeur d’anglais.Intègre et pragmatique, William est vite remarqué. On lui propose d’enseigner également dans le « pensionnat pour demoiselles ». Sous le charme de sa directrice, Mlle Reuter, il lui ouvre son cœur… et apprend qu’elle est sur le point de se marier.Mais lorsqu’il s’éprend par la suite de Frances Henri, la professeure de couture, c’est Mlle Reuter qui en prend ombrage. Et un matin, sans prévenir, William apprend que Mrs Henri a changé d’établissement…
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EAN : 9782352878995
Façonnage normé : EPUB2
Nombre de pages : 267
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Gwen21 Posté le 15 Décembre 2019
    Roman tardif (et publié à titre posthume si je ne me trompe), "Le professeur" de Charlotte Brontë est bien moins connu que le monument "Jane Eyre". Et pour de bonnes raisons. Non que "Le professeur" ne soit pas un bon roman, c'est même un beau roman plein de sensibilité mais il n'a pas l'envergure de son aîné. William, le narrateur, est orphelin. Issu d'une famille naguère prospère, aujourd'hui ruinée, il cherche à s'employer chez son frère industriel dans le Nord de l'Angleterre (cette partie se ressent de l'influence du superbe "Nord et Sud" d'Elizabeth Gaskell). Devant l'échec de la relation fraternelle, William passe à l'étranger et s'installe à Bruxelles en qualité de professeur dans un pensionnat de jeunes filles en fleur... Charlotte Brontë en connaît long sur la servitude de l'état d'enseignant. Gouvernante ou professeur, elle connaît les arcanes du métier et le décrit avec précision. Il est intéressant de constater que bien qu'une femme tienne la plume, le jugement qu'elle porte sur ses consœurs n'est pas toujours tendre même si, personnellement, je le trouve plutôt juste, et toujours pondéré par l'expérience de Charlotte et de ses sœurs, des femmes de tête et de lettres dont l'existence fut tout un roman à... Roman tardif (et publié à titre posthume si je ne me trompe), "Le professeur" de Charlotte Brontë est bien moins connu que le monument "Jane Eyre". Et pour de bonnes raisons. Non que "Le professeur" ne soit pas un bon roman, c'est même un beau roman plein de sensibilité mais il n'a pas l'envergure de son aîné. William, le narrateur, est orphelin. Issu d'une famille naguère prospère, aujourd'hui ruinée, il cherche à s'employer chez son frère industriel dans le Nord de l'Angleterre (cette partie se ressent de l'influence du superbe "Nord et Sud" d'Elizabeth Gaskell). Devant l'échec de la relation fraternelle, William passe à l'étranger et s'installe à Bruxelles en qualité de professeur dans un pensionnat de jeunes filles en fleur... Charlotte Brontë en connaît long sur la servitude de l'état d'enseignant. Gouvernante ou professeur, elle connaît les arcanes du métier et le décrit avec précision. Il est intéressant de constater que bien qu'une femme tienne la plume, le jugement qu'elle porte sur ses consœurs n'est pas toujours tendre même si, personnellement, je le trouve plutôt juste, et toujours pondéré par l'expérience de Charlotte et de ses sœurs, des femmes de tête et de lettres dont l'existence fut tout un roman à elle seule. Challenge SOLIDAIRE 2019 Challenge XIXème siècle 2019 Challenge PLUMES FÉMININES 2020
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  • Khalya Posté le 2 Octobre 2019
    Le professeur est le tout premier écrit de Charlotte Brontë et on dit souvent qu’il est le moins abouti. Personnellement, j’ai bien aimé la simplicité qu’il y a dans l’écriture de ce roman. Pour autant, si le professeur est le premier écrit de l’auteur, il n’est pas à proprement parlé une œuvre de jeunesse puisqu’il est daté de 1847 et que Charlotte, qui avait 31 ans, avait déjà occupé un poste d’enseignante à Bruxelle dans la pension de Mme Heger. C’est d’ailleurs probablement le mari de cette dernière qui lui a inspiré le personnage de William et la relation qu’il y a entre lui et Mlle Henri, à la fois élève et sous-maitresse. Elle prend un risque en écrivant à la première personne alors que son personnage principal est masculin. Difficile de se mettre dans la peau d’un jeune homme quand on n’en fréquente guère, mais, à part quelques petites descriptions un peu trop détaillées des tenues vestimentaires, étonnantes dans les pensées d’un homme, elle s’en tire plutôt pas mal. William ne m’a pas semblé très sympathique. Il a beaucoup de principes rigoristes qui ne reposent sur rien si ce n’est son sentiment de supériorité sur toutes ces personnes sans lesquelles il serait sans doute... Le professeur est le tout premier écrit de Charlotte Brontë et on dit souvent qu’il est le moins abouti. Personnellement, j’ai bien aimé la simplicité qu’il y a dans l’écriture de ce roman. Pour autant, si le professeur est le premier écrit de l’auteur, il n’est pas à proprement parlé une œuvre de jeunesse puisqu’il est daté de 1847 et que Charlotte, qui avait 31 ans, avait déjà occupé un poste d’enseignante à Bruxelle dans la pension de Mme Heger. C’est d’ailleurs probablement le mari de cette dernière qui lui a inspiré le personnage de William et la relation qu’il y a entre lui et Mlle Henri, à la fois élève et sous-maitresse. Elle prend un risque en écrivant à la première personne alors que son personnage principal est masculin. Difficile de se mettre dans la peau d’un jeune homme quand on n’en fréquente guère, mais, à part quelques petites descriptions un peu trop détaillées des tenues vestimentaires, étonnantes dans les pensées d’un homme, elle s’en tire plutôt pas mal. William ne m’a pas semblé très sympathique. Il a beaucoup de principes rigoristes qui ne reposent sur rien si ce n’est son sentiment de supériorité sur toutes ces personnes sans lesquelles il serait sans doute à la rue. Il ne cesse de montrer à quel point il se sent supérieur à eux, sur un plan moral surtout, quand ce n’est pas du fait de sa naissance, dont il n’a pas vraiment de quoi être fier. En fait, l’ensemble des personnages, à l’exception notable de Mlle Henri, est plutôt antipathique. Bien entendu personne ne va apprécier Edward, le frère de William, qui est un être odieux et méprisable et qui semble rongé par l’appréhension que quelqu’un, fusse son propre frère, puisse ramasser une miette qu’il aurait laissé tomber. Je n’ai pas plus apprécié Hudsen, qui, s’il est un peu le salut de William, semble totalement dépourvu de convenance et décide de certaines choses sans l’avis du principal concerné. Quant aux directeurs des deux pensions où va travailler William, le seule chose que j’ai apprécié chez eux, que ce soit Mr Pelet ou Mme Reuter, c’est leurs mères respectives, deux bonnes femmes toutes simples et sans malice que j’ai regretté de ne pas voir davantage. Quand je vois la haute opinion que William a de lui-même, ainsi que sa perception des femmes qui l’entourent, notamment de ses élèves, je déplore une certaine facilité dans l’atteinte des buts qu’il se fixe. Certes, il évolue au fil du roman, mais si peu finalement. J’aurais aimé que quelques désillusions plus sérieuses, sans personne cette fois pour lui tendre une main secourable, balaient un peu sa fierté et le force à se remettre sérieusement en question. Malgré cette antipathie pour les personnages, j’ai vraiment aimé l’histoire, l’écriture de Charlotte Brontë, si elle utilise ici un style plus simple que dans Jane Eyre, n’en demeure pas moins aussi belle et prenante. J’ai eu beaucoup de mal à lâcher ce livre, qui, Dieu merci pour mon sommeil en retard, ne fait que 382 pages et n’a donc pas provoqué une trop longue insomnie.
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  • les_lectures_de_marion Posté le 13 Mai 2019
    Le Professeur est un récit extrêmement moderne et visionnaire, et c'est ce qui m'a le plus plu dans ma lecture. On y lit le désir d'émancipation de Charlotte, mais aussi son histoire personnelle, puisqu'elle relate, au travers de ce roman, sa propre relation avec un professeur alors qu'elle était encore élève à Bruxelles. Elle signe avec ce premier roman son combat pour l'indépendance de la femme sous le point de vue d'un protagoniste masculin. - Je tiens à applaudir le travail de traduction, qui est excellent ! L'écriture est agréable, fluide, et pourra plaire au plus grand nombre. Je ne peux pas ne pas souligner la beauté de cette édition inédite, qui met à l'honneur les différents écrits des sœurs Brontë.
  • margueritejaune Posté le 13 Avril 2019
    Première lecture de Charlotte Bronte, franchement...l'histoire un peu vieillotte mais quel charme et super bien écrit. J'ai voyagé dans le temps et j'ai adoré.
  • AgatheDumaurier Posté le 2 Avril 2019
    Premier roman que Charlotte Brontë chercha à publier-et non premier texte d'une grande maîtresse de la littérature car, rappelons-le nous, les enfants Brontë ont noirci des milliers de pages avant de créer leurs grands chefs d'oeuvre, Le Professeur fut refusé par les éditeurs et ne fut publié qu'après la mort de son autrice. Comment expliquer ce rejet constant, même après l'éclatant succès de Jane Eyre, et alors que Charlotte aimait son roman mal aimé et ne le reniait en rien ? Je ne sais pas trop. le narrateur-William Crimsworth-est un jeune homme mi-aristocrate mi-bourgeois, déclassé et passablement insupportable à donner à tous des leçons de morale...Mais Charlotte n'use jamais d'aucun subterfuge narratif pour lui donner raison de l'extérieur, donc rien ne dit qu'elle l'approuve entièrement. Quand on a su que l'auteur de Jane Eyre était une femme, on lui a reproché de n'avoir pas su, dans ce premier texte, créer un homme crédible...Comme si les héroïnes d'auteurs mâles du XIXème siècle, ces purs anges de douceur (madame de Rénal, madame de Mortsauf, madame de Bidule et autres …) l'étaient plus...Bref, mystère. Le roman n'est pas Jane Eyre. Point de romantisme échevelé, de gothique, de folles enfermées, de pasteur fanatique, d'homme sombre,... Premier roman que Charlotte Brontë chercha à publier-et non premier texte d'une grande maîtresse de la littérature car, rappelons-le nous, les enfants Brontë ont noirci des milliers de pages avant de créer leurs grands chefs d'oeuvre, Le Professeur fut refusé par les éditeurs et ne fut publié qu'après la mort de son autrice. Comment expliquer ce rejet constant, même après l'éclatant succès de Jane Eyre, et alors que Charlotte aimait son roman mal aimé et ne le reniait en rien ? Je ne sais pas trop. le narrateur-William Crimsworth-est un jeune homme mi-aristocrate mi-bourgeois, déclassé et passablement insupportable à donner à tous des leçons de morale...Mais Charlotte n'use jamais d'aucun subterfuge narratif pour lui donner raison de l'extérieur, donc rien ne dit qu'elle l'approuve entièrement. Quand on a su que l'auteur de Jane Eyre était une femme, on lui a reproché de n'avoir pas su, dans ce premier texte, créer un homme crédible...Comme si les héroïnes d'auteurs mâles du XIXème siècle, ces purs anges de douceur (madame de Rénal, madame de Mortsauf, madame de Bidule et autres …) l'étaient plus...Bref, mystère. Le roman n'est pas Jane Eyre. Point de romantisme échevelé, de gothique, de folles enfermées, de pasteur fanatique, d'homme sombre, fatal et ténébreux, de landes hantées...Mais les régions industrielles d'Angleterre et la sereine Belgique. Un "héros" en proie à des dilemmes pédagogiques très actuels (nihil novi sub sole) : comment éviter de se faire ratatiner par une classe, de garçons comme de filles (et on sent l'expérience chez Charlotte, qui donne de très bons conseils pour les débutants) des problèmes de famille et des problèmes d'argent. Des amours compliqués mais banals. Quoi de génial là-dedans ? Les interstices, les failles, les non-dits : d'où vient la dépression qui accable parfois William ? Pourquoi, à la fin, les personnages sont-ils si inquiets pour leur fils Victor ? Qui est Hudson Yorke Hudson, l'homme qui suit toujours de loin William et l'aide toujours, sans qu'il sache vraiment pourquoi ni ne s'y intéresse vraiment, au grand désespoir de la lectrice devant son aveuglement ? Pourquoi la si raisonnable et matérialiste mademoiselle Reuter tombe-t-elle si follement amoureuse du narrateur ? Celui-ci insiste sur sa grande myopie, qui lui rend difficile de saisir les visages et leurs expressions. Sa myopie est aussi intellectuelle, et les obscurités qu'il laisse dans sa vie nous travaille et nous obsèdent. Ses préjugés sur les Européens nous hérissent, d'autant que ses compatriotes l'ont fort mal traité...William est un homme dans le déni, qui ne voit pas les ténèbres...Peut-être est-ce là le sens du personnage météorite de Victor, son fils, environné d'ombre alors que le roman semble annoncer une happy end...Une vision de son propre père, le pasteur Brontë, n'ayant pas vu à temps les démons de son fils Branwell, trop sûr de lui et trop aveugle. Quoiqu'elles écrivent, je suis fascinée par les Brontë, et par Le Professeur comme par tous les autres.
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