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Robert Laffont
EAN : 9782221129708
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Le Soldat oublié

Collection : Vécu
Date de parution : 20/12/2012

Guy Sajer n'a pas dix-sept ans quand, en juillet 1942, il endosse l'uniforme de la Wehrmacht. Il est français par son père, allemand par sa mère ; il habite alors l'Alsace.
A cause de son jeune âge, il n'est pas affecté à une unité combattante, mais dans le train des équipages....

Guy Sajer n'a pas dix-sept ans quand, en juillet 1942, il endosse l'uniforme de la Wehrmacht. Il est français par son père, allemand par sa mère ; il habite alors l'Alsace.
A cause de son jeune âge, il n'est pas affecté à une unité combattante, mais dans le train des équipages. Dès novembre, l'hiver s'abat sur la plaine russe ; le froid, la neige, les partisans rendent la progression des convois extrêmement difficile : jamais l'unité de Sajer n'atteindra Stalingrad qu'elle devait ravitailler ; la VIe Armée aura capitulé avant. Mais Sajer sait déjà que la guerre n'est pas une partie de plaisir, que survivre dans l'hiver russe est déjà un combat. Et pourtant, ce premier hiver, il n'a pas vraiment fait la guerre.
La vraie guerre, celle du combattant de première ligne, il la découvre lors-qu'il est versé dans la division "Gross Deutschland", division d'élite, avec laquelle, à partir de l'été 1943, il va se trouver engagé dans les plus grandes batailles du front d'Ukraine, quand la Wehrmacht plie sous l'offensive russe. De Koursk à Kharkov, de jour comme de nuit, dans la boue, la neige, quand le thermomètre marque -40°, sous le martèlement terrifiant de l'artillerie russe, face aux vagues d'assaut d'un adversaire désormais puissamment armé et qui ne se soucie pas des pertes, les hommes de la "Gross Deutschland", portés toujours aux endroits les plus exposés, toujours en première ligne, combattant à un contre vingt, connaissent l'enfer. La bataille de Bielgorod, le passage du Dniepr (la Bérésina à l'échelle de la Seconde Guerre mondiale) constituent, vécus au niveau du simple soldat, deux des plus hauts moments de ce récit d'Apocalypse. Plus tard, quand le front allemand s'est désagrégé, quand l'immense armée reflue, aux-combats réguliers s'ajoutera la lutte contre les partisans, plus sauvage et plus impitoyable. Plus tard encore, c'est la retraite des derniers survivants de la division d'élite à travers la Roumanie et les Carpathes jusqu'en Pologne. Dans l'hiver 1944-1945, Sajer et ses camarades sont lancés dans les combats désespérés que les Allemands livrent en Prusse-Orientale pour interdire l'entrée du Vaterland aux Russes. C'est encore Memel, où l'horreur atteint à son comble, et Dantzig, au milieu de l'exode des populations allemandes de l'Est. Enfin, malade, épuisé. Sajer sera fait prisonnier par les Anglais dans le Hanovre...
Si ce récit de la guerre en Russie ne ressemble à aucun autre, s'il surpasse en vérité, en horreur et en grandeur tout ce qui a été écrit, ce n'est pas seulement parce que l'auteur a réellement vécu tout ce qu'il rapporte, ce n'est pas seulement parce que, sous sa plume, les mots froid, faim, fièvre, sang et peur prennent l'accent et la force terrible de la réalité, c'est aussi parce que Sajer sait voir et faire voir dans le détail avec une puissance de trait vraiment extraordinaire. Alors, le lecteur ne peut douter que tout ce qui est rapporté là est vrai, vrai au détail près ; il sait de science certaine qu'il n'y a pas là de «littérature», pas de morceaux de bravoure - mais que c'était ainsi : ainsi dans le courage et ainsi dans la peur, ainsi dans la misère et ainsi dans l'horreur.

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EAN : 9782221129708
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • marcsuzzoni1 Posté le 5 Avril 2021
    Un beau récit....soi disant une écriture moyenne...je trouve au contraire que l'auteur est un grand écrivain...des phrases fortes et de belles images...il a du style... celui de la simplicité qui vous transporte.. Bémol... parfois trop descriptif... des scènes de guerre trop détaillées ou alors des scènes trop répétitives...en même temps, c'était la guerre tous les jours... sur memel, je commençais à me lasser... J'aurais souhaité en savoir plus aussi sur ses camarades halls Wiener l'ancien... Et aussi que devint cette Paula... Mais surtout n'hésitez pas, lisez ce livre...car j'ai même honte d'avoir émis mes Petites réserves..ce livre m'a accompagné et je l'oublierai jamais...
  • Eugenie3945 Posté le 3 Avril 2021
    LE SOLDAT OUBLIÉ de Guy Sager. Un livre témoignage vraiment très poignant qui mérite son succès de + de 3 millions d'exemplaires. Le nombre de pages (765#x1f604;) m'a un peu fait peur et pourtant j'ai l'habitude de lire, mais Sajer et sa plume excellente pourtant lambda nous emporte dans son récit des plus touchant. Une réalité dure et sinistre de la guerre à travers les saisons et les fronts où la bataille de Memel atteint le paroxysme des difficultés. "La nuit glisse lentement, violée continuellement par la lueur de l'énorme brasier. La plage, sur laquelle notre démence maintient nos pupilles dilatées est rose où orangée selon l'intensité de l'enfer... La fin de Memel ne se calcule plus d'une manière humaine Personne n'a jamais pu préciser la durée d'un cauchemar." J'ai pleuré comme une vraie madeleine #x1f631; à son chapitre sur sa jolie Paula de Berlin #x1f614;. Sajer à 17 ans lorsqu'il endosse l'uniforme de la Wehrmacht en juillet 1942. Français par son père , allemand par sa mère, il admire les nouveaux maîtres de l'Europe et rêve d'aventure. Ce sera le front russe dans la division d'élite Gross Deutschland avec laquelle il va être engagé dans les grandes batailles du front d'Ukraine... LE SOLDAT OUBLIÉ de Guy Sager. Un livre témoignage vraiment très poignant qui mérite son succès de + de 3 millions d'exemplaires. Le nombre de pages (765#x1f604;) m'a un peu fait peur et pourtant j'ai l'habitude de lire, mais Sajer et sa plume excellente pourtant lambda nous emporte dans son récit des plus touchant. Une réalité dure et sinistre de la guerre à travers les saisons et les fronts où la bataille de Memel atteint le paroxysme des difficultés. "La nuit glisse lentement, violée continuellement par la lueur de l'énorme brasier. La plage, sur laquelle notre démence maintient nos pupilles dilatées est rose où orangée selon l'intensité de l'enfer... La fin de Memel ne se calcule plus d'une manière humaine Personne n'a jamais pu préciser la durée d'un cauchemar." J'ai pleuré comme une vraie madeleine #x1f631; à son chapitre sur sa jolie Paula de Berlin #x1f614;. Sajer à 17 ans lorsqu'il endosse l'uniforme de la Wehrmacht en juillet 1942. Français par son père , allemand par sa mère, il admire les nouveaux maîtres de l'Europe et rêve d'aventure. Ce sera le front russe dans la division d'élite Gross Deutschland avec laquelle il va être engagé dans les grandes batailles du front d'Ukraine alors que les allemands plient sous l'offensive soviétique. De jour comme de nuit, dans la boue ou la neige, quand le thermomètre affiche -40° il est avec ses camarades en première ligne, ils vont connaître l'enfer. Un livre qui décrit bien les traumatismes psychologiques et physiques de la guerre l'épuisement, le froid, la famine, les camarades qui décèdent, les civils en détresse, le corps et l'esprit mit à bout de ce qu'on peut supporter et pourtant certains y survivent ... L'avez vous lu ? Il est dans mon top 5 #x1f64f;
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  • Wendat69 Posté le 10 Février 2021
    « Quand la guerre commence, l'enfer s'ouvre ». Ce proverbe polonais, Guy Sajer l'a vécu en plénitude, une bien terrible plénitude. Celui qui est connu sous le pseudonyme de Dimitri a laissé un témoignage d'une rare intensité en écrivant le Soldat oublié. Pour avoir lu nombre de romans de guerre, il m'a rarement été donné de percevoir un si profond élan de vérité sur ce que peut ressentir un homme confronté aux affres de la guerre, de la guerre totale. Et quand je dis un homme, je devrais plutôt dire un adolescent devenu un homme malgré lui (Sajer pris l'uniforme à 17 ans), par la force impitoyable des événements disloquant les éléments. Guy Sajer, né de père français et de mère allemande, s'est retrouvé de l'autre côté du miroir, du mauvais côté de l'Histoire, malgré lui. Par les caprices hasardeux de la destinée, il revêtit l'uniforme allemand et s'incorpora à cette terrible machine de guerre, se plia à sa terrible discipline qui nourrit son efficacité. Son destin fut orienté, dès la tenue vert-de-gris mise, à l'Est. Convoyeur dans un premier temps, il rejoignit ensuite les effectifs de la division « Gross Deutschland » pour combler les pertes que la terre de Russie avalait sans... « Quand la guerre commence, l'enfer s'ouvre ». Ce proverbe polonais, Guy Sajer l'a vécu en plénitude, une bien terrible plénitude. Celui qui est connu sous le pseudonyme de Dimitri a laissé un témoignage d'une rare intensité en écrivant le Soldat oublié. Pour avoir lu nombre de romans de guerre, il m'a rarement été donné de percevoir un si profond élan de vérité sur ce que peut ressentir un homme confronté aux affres de la guerre, de la guerre totale. Et quand je dis un homme, je devrais plutôt dire un adolescent devenu un homme malgré lui (Sajer pris l'uniforme à 17 ans), par la force impitoyable des événements disloquant les éléments. Guy Sajer, né de père français et de mère allemande, s'est retrouvé de l'autre côté du miroir, du mauvais côté de l'Histoire, malgré lui. Par les caprices hasardeux de la destinée, il revêtit l'uniforme allemand et s'incorpora à cette terrible machine de guerre, se plia à sa terrible discipline qui nourrit son efficacité. Son destin fut orienté, dès la tenue vert-de-gris mise, à l'Est. Convoyeur dans un premier temps, il rejoignit ensuite les effectifs de la division « Gross Deutschland » pour combler les pertes que la terre de Russie avalait sans discontinuer. Il s'agit d'un grand livre, un très grand livre à mon sens, parce qu'il s'agit d'un témoignage d'une suffocante humanité. On ne peut qu'à peine imaginer, encore moins ressentir, ce que vécurent tous ces hommes, ces milliers, ces centaines de milliers d'hommes, quelle que soit la couleur de leur uniforme. Ce qui transparaît de façon éclatante à la lecture de ces pages, c'est l'absolue nudité du combattant sous l'uniforme, face à toutes les aberrations qui surgissent du chaos. On comprend en lisant ce livre, que celui qui a connu la guerre, qui l'a vécue, se retrouve sur une rive qu'il ne pourra jamais vraiment quitter. Une part de lui restera retranchée du monde à jamais. Vérité singulièrement frappante et entière pour tous ceux qui se sont battus « à l'Est », ceux qui sortir vivants de ce chaudron glacé y ont cependant enterrer une partie d'eux-mêmes. Guy Sajer fut de ceux-là.
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  • akhesa Posté le 13 Janvier 2021
    Au risque de déplaire... Cette autobiographie m surprise,saisie,anéantie. Ce long travail de mémoire n est que souffrance,sang et inhumanité. Mais c est aussi un ouvrage qui raconte les malheurs,les affres d hommes,de femmes et d enfants qui nous sont inconnus mais a qui il faut néanmoins penser,pour ne pas oublier... L auteur dit souvent que les mots ne sont pas assez forts pour rendre son vécu, cette horreur de la guerre,de la haine,de la famine,du froid,des conditions inimaginables de vie et de survie. Je recommande vivement la lecture de cette brique car la guerre c est avant tout le courage des hommes quelque soit leurs nationalités, leurs opinions. Ce livre est pour moi très bouleversant,et je ne regrette pas de l avoir lu.
  • charleshittelet Posté le 6 Juin 2018
    Voilà un livre que j'ai lu voici quelques années et qui m'a beaucoup marqué. Après avoir lu 'Seul dans Berlin' de Hans Fallada, je suis très tenté de le relire (non sans avoir lu au préalable l'un ou l'autre livre plus 'léger'). Bon mercredi après-midi mes amis.
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