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Perrin
EAN : 9782262072247
Façonnage normé : EPUB3
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Lenine, L'inventeur du totalitarisme

Collection : Biographies
Date de parution : 28/09/2017
« La » biographie politique de Lénine, l’homme qui a fait basculer le monde dans le XXe siècle – l’époque des totalitarismes communistes, fascistes et nazi – par Stéphane Courtois, le maitre d’œuvre du Livre noir du communisme, best-seller mondial.
Vladimir Ilitch Oulianov, plus connu sous le nom de Lénine, a été l’un des personnages clés du XXe siècle. Celui qui, avant 1917, n’était connu que des habitués du mouvement révolutionnaire russe, est soudain apparu en pleine lumière. Il s’empara avec une formidable audace du pouvoir en Russie, y créa... Vladimir Ilitch Oulianov, plus connu sous le nom de Lénine, a été l’un des personnages clés du XXe siècle. Celui qui, avant 1917, n’était connu que des habitués du mouvement révolutionnaire russe, est soudain apparu en pleine lumière. Il s’empara avec une formidable audace du pouvoir en Russie, y créa le premier régime communiste qui allait essaimer dans une vingtaine de pays jusqu’en 1989-1991, ainsi qu’une Internationale communiste dirigeant plus de 90 partis dans le monde.

Ce régime et ce mouvement international furent la première manifestation de ce que, dès les années 1920, de nombreux observateurs nommèrent le totalitarisme, un phénomène politique inédit caractérisé par sa haine de la démocratie représentative, son mépris absolu des droits de l’homme et la volonté de domination totale d’un parti sur l’État, sur la société et même sur l’individu.

Alors que « le Grand Lénine » a été présenté durant un siècle comme un immense héros populaire, voire comme un démocrate, l’auteur, s’appuyant sur une impressionnante documentation peu exploitée jusqu’ici, montre qu’en réalité le chef du parti bolchevique avait conçu son projet liberticide dans l’ombre de la clandestinité durant une quinzaine d’années, avant de profiter, en 1917, de circonstances inattendues pour le mettre en œuvre.

Mélange d’utopie radicale et de terreur systématique, ce projet finit par imploser en 1989-1991 non sans laisser derrière lui, à travers le monde, une immense tragédie humaine ponctuée de guerres civiles, de Goulags, de destruction de la culture et de massacres de masse.

Loin de l’image glorieuse établie par la propagande des uns et l’ignorance des autres, Stéphane Courtois éclaire la face obscure d’un Lénine qui, dès 1920, devint le modèle-repoussoir de Mussolini puis de Hitler, tandis que ses héritiers – Staline, Mao, Pol Pot … – poussaient la logique du système « léniniste » jusqu’à l’extrême limite du contrôle social et du crime de masse.
 
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EAN : 9782262072247
Façonnage normé : EPUB3
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Bigmammy Posté le 16 Août 2019
    Ce livre m’a donné un sacré coup de poing ! J’avais déjà lu une biographie du leader communiste – celle d’Hélène Carrère d’Encausse – mais je ne me souvenais pas de tant de sang et de massacres … Au début, on pense que l’auteur se dédouane – ou se venge – d’avoir cédé dans sa jeunesse soixante-huitarde à la tentation de l’extrême gauche jusqu’en 1971. Mais il s’agit ici d’un ouvrage d’historien, spécialiste reconnu – même s'il fut controversé lors de la parution en 1997 du fameux « Livre Noir du Communisme » - un travail particulièrement documenté. Car le livre est truffé de citations et de références éclairantes, recueillies au cours de plusieurs séjours dans les archives des partis soviétique et européens (toutes centralisées à Moscou !) entre 1992 et 1994. Stéphane Courtois commence par un tableau apocalyptique de la Russie prérévolutionnaire : les oppositions farouches entre slavisants et occidentalistes, anarchistes et marxistes, ultraconservateurs, réformateurs libéraux, révolutionnaires, démocrates favorables à une république constitutionnelle, socialistes réformistes, anarchistes et communistes. Avec toute une intelligentsia mal nourrie au lait universitaire permis par les réformes libérales du tsar Alexandre II. Un pays immense en plein démarrage industriel, une classe ouvrière embryonnaire, un antagonisme grave... Ce livre m’a donné un sacré coup de poing ! J’avais déjà lu une biographie du leader communiste – celle d’Hélène Carrère d’Encausse – mais je ne me souvenais pas de tant de sang et de massacres … Au début, on pense que l’auteur se dédouane – ou se venge – d’avoir cédé dans sa jeunesse soixante-huitarde à la tentation de l’extrême gauche jusqu’en 1971. Mais il s’agit ici d’un ouvrage d’historien, spécialiste reconnu – même s'il fut controversé lors de la parution en 1997 du fameux « Livre Noir du Communisme » - un travail particulièrement documenté. Car le livre est truffé de citations et de références éclairantes, recueillies au cours de plusieurs séjours dans les archives des partis soviétique et européens (toutes centralisées à Moscou !) entre 1992 et 1994. Stéphane Courtois commence par un tableau apocalyptique de la Russie prérévolutionnaire : les oppositions farouches entre slavisants et occidentalistes, anarchistes et marxistes, ultraconservateurs, réformateurs libéraux, révolutionnaires, démocrates favorables à une république constitutionnelle, socialistes réformistes, anarchistes et communistes. Avec toute une intelligentsia mal nourrie au lait universitaire permis par les réformes libérales du tsar Alexandre II. Un pays immense en plein démarrage industriel, une classe ouvrière embryonnaire, un antagonisme grave entre paysannerie et directives venues des villes. Dès 1878, une vague d’attentats terroristes secoue le pays, avec l’objectif de faire tomber le gouvernement, de tuer le tsar, qui sera atteint en 1881 avec l’attentat-suicide contre Alexandre II. Vladimir Illitch Oulianov est né en 1870 dans une famille d’intellectuels aisée. Son père, fonctionnaire, a été anobli par le tsar. Il connaît une enfance dorée dans le respect de la religion et du régime tsariste. Mais son adolescence va subir un double traumatisme : la mort prématurée de son père et la pendaison de son frère aîné condamné pour activisme. Pour Vladimir, à travers la lecture des livres de son frère, la violence est justifiée par la cruauté généralisée de la société. Tout au long de sa vie, il considèrera que la grandeur de la fin justifie l’horreur des moyens. Deux traits sautent aux yeux : d’abord, l’étendue des querelles byzantines entre les différentes écoles de pensées révolutionnaires et les interprétations de la philosophie marxiste. Vladimir – qui prend bientôt le pseudo de Lénine – est influencé – entre autres - par Plékhanov, Netchaïev, Bernstein, Kautsky qui tordent allégrement les réalités pour étayer leurs théories. Lénine, lui, est le roi de l’interprétation des statistiques … Ensuite, la référence permanente à la Révolution française : Robespierre, les Jacobins, les Girondins, la Terreur, les Vendéens … Lénine prône la primauté d’un parti ultracentralisé contre l’autonomie des cercles révolutionnaires. Il impose aux ouvriers l’idéologie des intellectuels révolutionnaires, asservit la théorie marxiste à sa volonté de toute puissance. La lutte des classes dont ainsi être étendue à la dictature du prolétariat. Il réalise la destruction par le bas de l’ordre ancien en livrant le pouvoir aux instances locales qui anéantissent tout sur leur passage, y compris les bases d’une société démocratique. Maître absolu du Parti-Etat, il fonde le modèle du totalitarisme qui sera adopté plus tard par le nazisme, avec le monopole de la disposition des moyens de production et de distribution des biens matériels, jouant à plein le chantage à la famine qui causera des millions de morts, la déportation en interne, la création des camps de concentration pour ceux qui ne sont pas d’accord, les purges, les meurtres de masse des opposants et des intellectuels. Ce livre donne les clés pour comprendre aussi l’immense imposture que fut le communisme au XXème siècle, et en particulier démystifie la fiction diffusée en 1956 par le Rapport Khroutchtchev qui accable Staline pour mieux préserver le fondateur embaumé sous les murs du Kremlin. Car sans Lénine, il n'y aurait pas eu Staline qui n'en fut que le "génial" continuateur. Stupéfiant, éclairant !
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