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            Les fantômes du chapelier

            Omnibus
            EAN : 9782258097629
            Façonnage normé : EPUB2
            DRM : DRM Adobe
            Les fantômes du chapelier
            Romans durs

            Date de parution : 14/06/2012

            Folie meurtrière - M. Labbé, commerçant respectable de La Rochelle, se rend tous les soirs au Café des Colonnes, où il joue au bridge avec des amis. Depuis le 13 novembre, cinq femmes ont été assassinées dans la ville...

            Folie meurtrière
            M. Labbé, commerçant respectable de La Rochelle, se rend tous les soirs au Café des Colonnes, où il joue au bridge avec des amis. Depuis le 13 novembre, cinq femmes ont été assassinées dans la ville, et le journaliste Jeantet dialogue avec l'assassin par le truchement d'une feuille...

            Folie meurtrière
            M. Labbé, commerçant respectable de La Rochelle, se rend tous les soirs au Café des Colonnes, où il joue au bridge avec des amis. Depuis le 13 novembre, cinq femmes ont été assassinées dans la ville, et le journaliste Jeantet dialogue avec l'assassin par le truchement d'une feuille locale, L'Echo des Charentes. Un soir, le voisin de Labbé, Kachoudas, tailleur miséreux, remarque sur le vêtement du chapelier des caractères d'imprimerie, découpés dans des journaux, avec lesquels sont composés les messages adressés à L'Echo… 
            Adapté pour le cinéma en 1981, par Claude Chabrol, avec Michel Serrault (Léon Labbé), Charles Aznavour (M. Kachoudas), Aurore Clément (Berthe), Monique Chaumette (Mme Labbé), Isabelle Sadoyan             (Mme Kachoudas), François Cluzet (Jeantet), Victor Garrivier (Docteur Chaudreau).
            Simenon chez Omnibus : les enquêtes du célèbre commissaire Maigret, et les très “noirs” Romans durs


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            EAN : 9782258097629
            Façonnage normé : EPUB2
            DRM : DRM Adobe

            Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

            • michelangelo Posté le 17 Mai 2019
              Nouvelle lecture signée Simenon, mais sans le commissaire Maigret… Je me plonge avec délice dans la ville de La Rochelle (ou Concarneau ?) d’après-guerre. La reconstitution géographique et sociologique est parfaite, comme un décor de cinéma avec des figurants très crédibles. L’époque hante les pages de ce roman pourtant comme hors du temps, avec ce chapelier fier et solitaire, ce petit tailleur arménien peureux et timide… Vous me direz peut-être, le temps décrit par Simenon est sa propre temporalité, son espace contemporain. Je vous répondrais alors qu’il possède l’art de décrire un environnement romanesque de façon tellement puissante qu’on a le sentiment de s’immerger dans une reconstitution fidèle avec une gourmande délectation. Claude Chabrol qui en a fait un merveilleux film avec Michel Serrault avait compris cela. Au passage, mais cela n’engage que moi, les meilleurs films sont souvent des adaptations de grands romans… Ce fameux chapelier, Léon Labbé, a ses habitudes au bar des Colonnes où il joue et converse avec ses amis de la bourgeoisie établie, sous le regard attentif de Kachoudas, le tailleur timide et réservé exclu de la secte bienpensante. Le sujet de conversation principal tourne autour de la mort de plusieurs femmes, victimes semble-t-il d’un tueur... Nouvelle lecture signée Simenon, mais sans le commissaire Maigret… Je me plonge avec délice dans la ville de La Rochelle (ou Concarneau ?) d’après-guerre. La reconstitution géographique et sociologique est parfaite, comme un décor de cinéma avec des figurants très crédibles. L’époque hante les pages de ce roman pourtant comme hors du temps, avec ce chapelier fier et solitaire, ce petit tailleur arménien peureux et timide… Vous me direz peut-être, le temps décrit par Simenon est sa propre temporalité, son espace contemporain. Je vous répondrais alors qu’il possède l’art de décrire un environnement romanesque de façon tellement puissante qu’on a le sentiment de s’immerger dans une reconstitution fidèle avec une gourmande délectation. Claude Chabrol qui en a fait un merveilleux film avec Michel Serrault avait compris cela. Au passage, mais cela n’engage que moi, les meilleurs films sont souvent des adaptations de grands romans… Ce fameux chapelier, Léon Labbé, a ses habitudes au bar des Colonnes où il joue et converse avec ses amis de la bourgeoisie établie, sous le regard attentif de Kachoudas, le tailleur timide et réservé exclu de la secte bienpensante. Le sujet de conversation principal tourne autour de la mort de plusieurs femmes, victimes semble-t-il d’un tueur en série qui étrangle ses victimes. Celui-ci agit à la tombée de la nuit, dans ce moment propice où le jour laisse la place à la nuit… Kachoudas sait des choses qu’il craint de révéler. L’intrigue se noue pour ne plus nous lâcher avant le dénouement. Simenon semble avoir beaucoup travaillé sur ses personnages autant que sur l’intrigue. Ce qui relève de l’enquête est pauvre, mais ce qui a trait avec la psychologie de l’ensemble des acteurs est diablement bien ficelé. Les cas de conscience évoqués le sont de magistrale manière et dans un style légèrement daté, comme un peu fané, mais envahissant comme une photo sépia qui a gommé les imperfections pour ne laisser que la beauté ultime. On déborde du cadre limité des enquêtes de Maigret pour entrer dans du romanesque de haut vol. C’est une belle et grande surprise pour le néophyte que j’étais concernant l’univers de Georges Simenon. Michelangelo 2019
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            • LesLecturesDeRudy Posté le 12 Décembre 2018
              Simenon nous plonge dans une petite ville de province secouée par une vague de meurtres.Particularité de ceux ci il s'agit de vieilles dames uniquement .Dès les premières pages nous connaissons le coupable et au fil du roman on découvre non seulement sa vie monotone dans cette petite ville mais également les motifs qui le poussent à agir ainsi . L'assassin a une explication logique de ses meurtres bien évidemment mais la vérité de l'un n'est pas toujours la vérité de l'autre et Simenon dépeint ici un être torturé et hanté par son passé .Comme souvent chez Simenon nous avons droit également à une série de portraits souvent peu flatteurs de cette petite bourgeoisie provinciale et de la vie mesquine de ces villes. Pour ma part je range ce roman comme l'un des meilleurs de cet auteur.
            • DocteurVeggie Posté le 11 Mars 2018
              Premier livre que je lis de George Simeon, et je dois reconnaître que j'ai apprécié l'histoire. Ce roman a été écrit en 1948. La simplicité est de mise et cette simplicité est d'une efficacité totale. Ni fioriture, ni style directif, ni style cru. Les mots sont bien pesés et emboîtes comme un puzzle. Une narration qui va à l'angoisse. L'histoire se fait en lenteur, mais les pages se tournent à une vitesse folle à la lecture. Plus lent que Steeman, plus simple que Christie et plus posé qu'Exbrayat. Une véritable médiation en marchant comme le fond deux des protagonistes sous des ruelles emplies de brouillard. Une histoire qui se lit comme du petit lait. Claquemuré chez soi, car dehors, il n'est guère prudent de s'y aventurer. Une petite pointe de malaise qui grandit, qui grandi et grandi encore entre les pages.
            • dourvach Posté le 3 Septembre 2015
              Un SIMENON asphyxiant (catégorie "roman dur") terminé en Arizona en décembre 1948 : la mémoire prodigieuse du grand Liégeois a reconstitué là-bas les nuits closes de La Rochelle, l'air océanique poisseux imprégnant toute la ville, la Café aux Arcades et ses rituels, les odeurs du bassin, la chapellerie Labbé et sa porte close du premier étage..., le médecin alcoolique, etc. ; les fantômes du titre sont ceux hantant la cervelle "tracassée" du terrible Monsieur Labbé ["The mad Hatter", le Chapelier fou de Lewis Caroll, en moins aimable...], chapelier de métier qui apris la succession de son papa ; avant la fin du chapitre I , nous apprendrons avec son voisin, le petit tailleur arménien Kachoudas, "de quoi il retourne"... Nous vivrons les dix chapitres dans les pensées, les intentions et les actes de l'assassin... C'est monstrueux, grandiose, pathétique, poétique : inimitable comme l'art littéraire authentique... Simenon fut à la fois cet artisan et cet artiste : avec le recul, un IMMENSE écrivain qui marqua tout le XXème siècle... Mais notre camarade Woland dès 2013 vous a rédigé ci-dessus une superbe critique -- passionnante et vertigineuse -- de cette oeuvre exceptionnelle, à la hauteur de "L'assassin", "Les Pitard", "Le Bourgmestre de... Un SIMENON asphyxiant (catégorie "roman dur") terminé en Arizona en décembre 1948 : la mémoire prodigieuse du grand Liégeois a reconstitué là-bas les nuits closes de La Rochelle, l'air océanique poisseux imprégnant toute la ville, la Café aux Arcades et ses rituels, les odeurs du bassin, la chapellerie Labbé et sa porte close du premier étage..., le médecin alcoolique, etc. ; les fantômes du titre sont ceux hantant la cervelle "tracassée" du terrible Monsieur Labbé ["The mad Hatter", le Chapelier fou de Lewis Caroll, en moins aimable...], chapelier de métier qui apris la succession de son papa ; avant la fin du chapitre I , nous apprendrons avec son voisin, le petit tailleur arménien Kachoudas, "de quoi il retourne"... Nous vivrons les dix chapitres dans les pensées, les intentions et les actes de l'assassin... C'est monstrueux, grandiose, pathétique, poétique : inimitable comme l'art littéraire authentique... Simenon fut à la fois cet artisan et cet artiste : avec le recul, un IMMENSE écrivain qui marqua tout le XXème siècle... Mais notre camarade Woland dès 2013 vous a rédigé ci-dessus une superbe critique -- passionnante et vertigineuse -- de cette oeuvre exceptionnelle, à la hauteur de "L'assassin", "Les Pitard", "Le Bourgmestre de Furnes", "Le locataire", "Il pleut Bergère", "La maison du canal", "Les gens d'en face", "La Marie du Port", "La vérité sur Bébé Donge", "La fenêtre des Rouet", "Le fond de la bouteille", "La veuve Couderc", "Le chat", "Le train", "Betty", Le déménagement", "La disparition d'Odile", (etc. etc.) ... Bref, tant de chefs d'oeuvres à découvrir ou à relire, et relire encore... Toute une vie de lecteur suffira-t-elle pour s'imprégner de TOUTE la "Magie Simenon" ?
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            • CorinneCo Posté le 22 Octobre 2013
              un petit bijou de noirceur, de banalité quotidienne ou le sinistre et l'incroyable s'invite avec simplicité. Le personnage du chapelier est attachant, pathétique et son "couple" avec Kachoudas est improbable. Il n'est pas étonnant que beaucoup de cinéastes aient puiser dans l'univers de Simenon pour ses histoires. Psychologie, réalisme, description, tout est là....
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