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Robert Laffont
EAN : 9782221124710
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Les Métamorphoses d'Alphonse

Mourir d'enfance, L'étrange monsieur Joseph, La fermeture

Régine DEFORGES (Préface)
Date de parution : 19/05/2011

Entre émotion et virtuosité littéraire, trois titres, trois bonnes raisons de redécouvrir un grand écrivain français disparu il y a maintenant dix ans.

« C'était un homme à majesté, un grand écrivain. Un moraliste sous ses airs goguenards, d'une érudition folle, même s'il avait fait ses universités ailleurs que dans les endroits habituels. »

Louis Nucera

« On connaissait le Boudard de la langue verte et de la verve populaire, ce livre révèle un Boudard plus personnel, sensible et révolté, un magnifique écrivain français », concluait la quatrième de couverture de Mourir d'enfance, le « roman » dans lequel Boudard, plus personnel que jamais, évoquait ses...

« On connaissait le Boudard de la langue verte et de la verve populaire, ce livre révèle un Boudard plus personnel, sensible et révolté, un magnifique écrivain français », concluait la quatrième de couverture de Mourir d'enfance, le « roman » dans lequel Boudard, plus personnel que jamais, évoquait ses années de jeunesse et ses relations avec sa mère. Le jury de l'Académie française fut du même avis que l'éditeur et lui décerna pour ce livre son Grand Prix du roman en 1995. Avant de disparaître, en 2000, à l'âge de soixante-quatorze ans, Alphonse Boudard devait encore publier un livre aux Éditions Robert Laffont, L'Étrange Monsieur Joseph (1998), portrait d'un personnage hors-norme qu'il avait rencontré en prison, ferrailleur juif, embrouilleur professionnel, pourvoyeur de métaux pour les nazis, voguant de façon ambiguë durant la guerre entre la Gestapo et l'armée des Ombres. Aujourd'hui, ces deux ouvrages auxquels s'ajoute La fermeture, paru chez Robert Laffont en 1986 et consacré aux maisons closes (« J'ai toujours vécu avec ces histoires de bordel en toile de fond, disait Boudard, parce que ma mère se défendait comme ça »), sont réunis en un seul volume. Ce triptyque forme un ensemble cohérent, qui reflète le regard que Boudard jetait sur cette période si marquante, de l'avant-guerre à l'après-guerre en passant par les années d'occupation, période durant laquelle il a lui-même traversé des univers aussi distincts que ceux de la Résistance et des Forces françaises libres d'un côté, de la pègre, de la prostitution et de la prison de l'autre.

Sous le triple visage du romancier, du biographe et de l'historien, Alphonse Boudard fait revivre un monde disparu et impose son talent, celui d'un écrivain à la gouaille, à la truculence, à l'invention verbale rares.

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EAN : 9782221124710
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ils en parlent

REVUE DE PRESSE


À propos de La Fermeture :


« C’est du Boudard bon cru, l’année de la comète, qui s’amuse, moitié naïf, moitié roublard.[...] Faut-il ajouter à cessupputations que le livre d’Alphonse Boudard, pour historique qu’il soit, selit comme l’un de ses romans ? Cela va sans dire ; et encore mieux en le disant. »
JacquesCellard, L'Express


« Alphonse Boudard possède ce que Paul Léautaud appelait "le sûr instinct de la langue".Il peut donc se permettre beaucoup, et notamment de nous donner une littérature très peu catholique. »
François Bott, Le Monde


« Petit cousin de Maupassant et de Toulouse-Lautrec, l’auteur promène impitoyablement sa caméra-stylo sans jamais tomber dans le piège imbécile de la poésie de la misère. [...] Boudard nous offre le livre le plus drôle, le plus rigoureux, le mieux écrit, enfin le plus désenchanté de la saison. »
Michèle Gregori, Le Figaro


« On retrouve des personnages hauts en couleur, des descriptions qui sentent le vécu et des tranches de vie qui surgissent âpres et denses allègrement portées par une écriture chargée d’un argot le plus savoureusement imagé qui soit. On y découvre un style, bien sûr, et une réflexion historique. »
Philippe Robrieux, Le Nouvel Observateur

À propos de L’Étrange Monsieur Joseph :


« Ce livre en apprendra plus sur les dessous de l’Occupation que beaucoup de travaux historiques. Et en plus, on s’amuse beaucoup. »
Jacques Delarue, Le Magazine littéraire



« L’Étrange Monsieur Joseph est le passionnant portrait, infiniment nuancé, d’un personnage semblant "résumer à lui seul toutes les complexités de l’époque" ».
Bernard Le Saux, Madame Figaro



« De l’avoir pisté longtemps, depuis vingt ans et plus, Boudard, avec patience, a rassemblé tous ces morceaux d’un miroir en éclats. Soit un sabbat où le diable joue à l’aise, mieux que dans un roman noir. […] Le lecteur appréciera. Il devrait. »
Arnould de Liedekerke, Le Figaro Magazine



« Epoque effroyable. On n’en aura jamais fini avec elle. L’ancien maquisard Boudard la restitue en virtuose de la verve familière et canaille, ce faux bavardage, très écrit, qu’il utilise en maître. »
Michel Grisolia, L’Express



À propos de Mourir d’enfance :


« Hommage plutôt que règlement de comptes, Mourir d'enfance est le roman d'un homme en quête de ses origines, et cela a quelque chose d'émouvant, peut-être tout simplement parce que c'est vrai et que cette vérité transparaît dans l'écriture. L'écriture est d'ailleurs une des grandes préoccupations d'Alphonse Boudard qui a imposé, au fil des années, son ton singulier, entre langue parlée et écrite. Un plaisir de lecture »
Pierre Maury, Le Soir

PRESSE

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Sycorax Posté le 16 Janvier 2021
    C'est au milieu des années '90 qu'Alphonse Boudard écrit son autobiographie sous le titre doux-amer de "Mourir d'enfance". A travers le récit de son enfance haute en couleurs - "Dickensienne" à faire pleurer la fameuse Margot, si elle avait été racontée par un quelconque triste sire lorgnant la reconnaissance académique - l'auteur nous donne à voir une France d'antan (celle que certains bien-pensants qualifieraient aujourd'hui de "rance"...), épicurienne, primesautière, presque "insouciante" n'était-ce la Seconde Guerre Mondiale. Mais il n'y a de rance que le politiquement correct qui engendre l'auto-censure, n'est-ce-pas ?... Fort heureusement, Boudard n'est pas de ceux qui se soumettaient aux diktats imbéciles, et en ces temps formatés, sa plume alerte est un véritable rafraîchissement pour le lecteur du début du XXIe siècle. Exit l'autocensure très en vogue dans notre sinistre décennie : amateurs du roman de Rentrée, formaté version "Monsieur Propre-sur-lui", passez votre chemin ! Fils d'une femme trop jeune pour être mère, accaparée par sa soif de vivre que jamais il ne juge, un géniteur inconnu, des pères de substitution multiples, ses origines difficiles, son enfance à la campagne, en passant par son adolescence parisienne, puis sa participation au conflit de '40, jusqu'à ses débuts dans le petit banditisme, l'auteur nous... C'est au milieu des années '90 qu'Alphonse Boudard écrit son autobiographie sous le titre doux-amer de "Mourir d'enfance". A travers le récit de son enfance haute en couleurs - "Dickensienne" à faire pleurer la fameuse Margot, si elle avait été racontée par un quelconque triste sire lorgnant la reconnaissance académique - l'auteur nous donne à voir une France d'antan (celle que certains bien-pensants qualifieraient aujourd'hui de "rance"...), épicurienne, primesautière, presque "insouciante" n'était-ce la Seconde Guerre Mondiale. Mais il n'y a de rance que le politiquement correct qui engendre l'auto-censure, n'est-ce-pas ?... Fort heureusement, Boudard n'est pas de ceux qui se soumettaient aux diktats imbéciles, et en ces temps formatés, sa plume alerte est un véritable rafraîchissement pour le lecteur du début du XXIe siècle. Exit l'autocensure très en vogue dans notre sinistre décennie : amateurs du roman de Rentrée, formaté version "Monsieur Propre-sur-lui", passez votre chemin ! Fils d'une femme trop jeune pour être mère, accaparée par sa soif de vivre que jamais il ne juge, un géniteur inconnu, des pères de substitution multiples, ses origines difficiles, son enfance à la campagne, en passant par son adolescence parisienne, puis sa participation au conflit de '40, jusqu'à ses débuts dans le petit banditisme, l'auteur nous offre un récit vibrionnant, illuminé par une verve chaleureuse, désopilante, une chaleur de style inimitable. Bien que s'exprimant dans un argot français parisien de la première moitié du XXe, je l'ai trouvé plus lisible qu'Audiard (que j'ai lu juste avant ce roman). Vous pouvez donc y aller sans crainte de passer à côté de certaines allusions ou saillies humoristiques. A noter : dès 1994, Boudard fait preuve d'une surprenante clairvoyance à l'égard de l'Internet en gestation. Il ne le nomme pas, visant plutôt la télé-marchandise, mais la critique de tous les travers consuméristes, nombrilistes, les réflexes de repli sur soi liés au dévoiement mortifère de ces médias, Boudard les supputaient déjà.
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