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Robert Laffont
EAN : 9782221129883
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Les petits succès sont un désastre

Date de parution : 12/01/2012

Avoir des amis mais renoncer à écrire, ou créer des personnages et perdre tous ses amis ?…

Quand elle ne traduit pas (c’est son métier), le passe-temps favori de Rose est de « (se) faire des romans » sur tout ce qui l’entoure, de préférence avec la « Pap’ Team », ses amis et voisins qu’elle retrouve régulièrement au Papillon, leur bistrot de Montmartre. Dans ses tiroirs...

Quand elle ne traduit pas (c’est son métier), le passe-temps favori de Rose est de « (se) faire des romans » sur tout ce qui l’entoure, de préférence avec la « Pap’ Team », ses amis et voisins qu’elle retrouve régulièrement au Papillon, leur bistrot de Montmartre. Dans ses tiroirs traînent des dizaines de débuts d’histoires, toutes inachevées. Le jour où elle reçoit 60 000 euros en gagnant un jeu-concours sur Internet, Rose décide de se lancer (enfin !) et de prendre une année sabbatique pour consacrer à ses amis son premier vrai roman. Mais le livre, censé raconter la douceur de l’amitié et rendre hommage au plaisir de ce quotidien à la fois ordinaire et essentiel, aura au contraire pour conséquence de l’interrompre définitivement.

Dans Les petits succès sont un désastre, construits comme un puzzle où s’entremêlent le « vrai » et le « faux » et dont on découvre petit à petit le juste agencement, Sonia David affronte et déjoue avec malice le piège du premier roman autobiographique. Chronique d’une bande d’amis (mais le meilleur ami de Rose préciserait « En fait, c’est beaucoup plus compliqué que ça »), ce premier roman est aussi une réflexion sur l’écriture, une tentative de percer ce troublant dilemme du romancier : écrire, c’est forcément trahir…

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EAN : 9782221129883
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • AliceW Posté le 23 Décembre 2012
    Quartier Montmartre à Paris. Un groupe d’amis, de voisins, se retrouve chaque soir pour l’apéro au Papillon. Un bistrot du coin pour déblatérer sur la vie, le quotidien, les petits soucis et les grandes joies. Une bande hétéroclite, des tempéraments marqués, de solides amitiés et des relations platoniques. L’une d’entre eux, un jour, décide d’écrire un roman. Pas évident de trouver un bon sujet, et puis l’évidence se révèle. Son entourage du quotidien deviendra personnages de fiction. Que dire, que masquer, quelle nuance entre le fantasme et le mensonge, comment évoquer sans trahir. Nous découvrons ainsi au fil des pages cette galerie de personnages. La Pap’team, une dizaine d’amis, la quarantaine, un peu bobo sur les bords, mais pas au point que ça en deviennent crispant non plus. Leurs vies, leurs histoires, leurs surnoms. Zéro, Nélou, Léo, Merlin, Emma, Tica, Vincent, Alex, Fab, Comar. On fait connaissance avec chacun d’entre eux, petit à petit. On s’attache à certains, on en déteste d’autres, ou encore se développe une forme d’indifférence, spectateur de liens qui se tissent ou s’étiolent. On comprend rapidement que quelque chose s’est cassé, que ce livre, finalement, a renversé les relations établies. La vie d’avant, celle d’après, le cheminement. Au départ,... Quartier Montmartre à Paris. Un groupe d’amis, de voisins, se retrouve chaque soir pour l’apéro au Papillon. Un bistrot du coin pour déblatérer sur la vie, le quotidien, les petits soucis et les grandes joies. Une bande hétéroclite, des tempéraments marqués, de solides amitiés et des relations platoniques. L’une d’entre eux, un jour, décide d’écrire un roman. Pas évident de trouver un bon sujet, et puis l’évidence se révèle. Son entourage du quotidien deviendra personnages de fiction. Que dire, que masquer, quelle nuance entre le fantasme et le mensonge, comment évoquer sans trahir. Nous découvrons ainsi au fil des pages cette galerie de personnages. La Pap’team, une dizaine d’amis, la quarantaine, un peu bobo sur les bords, mais pas au point que ça en deviennent crispant non plus. Leurs vies, leurs histoires, leurs surnoms. Zéro, Nélou, Léo, Merlin, Emma, Tica, Vincent, Alex, Fab, Comar. On fait connaissance avec chacun d’entre eux, petit à petit. On s’attache à certains, on en déteste d’autres, ou encore se développe une forme d’indifférence, spectateur de liens qui se tissent ou s’étiolent. On comprend rapidement que quelque chose s’est cassé, que ce livre, finalement, a renversé les relations établies. La vie d’avant, celle d’après, le cheminement. Au départ, on ne sait pas trop où tout ça va nous mener, et puis rapidement on se laisse porter au long de ces 400 pages qui filent d’un trait. Quelques longueurs parfois mais le roman est relativement bien construit, crédible, et pas mièvre comme l’on pourrait s’y attendre. Un premier roman assez réussit pour Sonia David. Une écriture vive et un sens de l’humour appréciable. A suivre.
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  • camille_alivreouvert Posté le 20 Mars 2012
    Ce roman s’ouvre sur le récit qu’entreprend Rose, la narratrice, à l’attention de ses enfants, récit de la rencontre avec leur père Vincent dans le supermarché Carrefour de leur quartier le jour du décès de Paul Newman. Sauf que quelques pages plus loin, on découvre que la narratrice n’a pas d’enfant, et d’ailleurs que le susnommé Vincent est homosexuel. D’emblée l’auteure brouille les pistes... Ce premier artifice par lequel la narratrice mélange le récit réel et le récit fantasmé est en fait l’annonce du principal ressort de l’ouvrage. Les petits succès sont un désastre est l’histoire d’une bande de copains montmartrois. Ils se retrouvent régulièrement dans un bistrot du quartier, Le Papillon. Il y a les plus fidèles qui viennent tous les soirs ou presque et ceux qui passent de temps à autre. Lorsque la narratrice Rose, gagne 60 000 euros à un jeu, elle décide d’en profiter pour suspendre son activité professionnelle et se consacrer à l’écriture d’un premier roman. Un roman qui parlerait justement de cette bande d’amis, La Pap’ team. Mais avec quelques petits arrangements avec la réalité. A propos tout ce qui précède était-il l’histoire, ou l’histoire dans l’histoire, celle qui est racontée dans le roman... Ce roman s’ouvre sur le récit qu’entreprend Rose, la narratrice, à l’attention de ses enfants, récit de la rencontre avec leur père Vincent dans le supermarché Carrefour de leur quartier le jour du décès de Paul Newman. Sauf que quelques pages plus loin, on découvre que la narratrice n’a pas d’enfant, et d’ailleurs que le susnommé Vincent est homosexuel. D’emblée l’auteure brouille les pistes... Ce premier artifice par lequel la narratrice mélange le récit réel et le récit fantasmé est en fait l’annonce du principal ressort de l’ouvrage. Les petits succès sont un désastre est l’histoire d’une bande de copains montmartrois. Ils se retrouvent régulièrement dans un bistrot du quartier, Le Papillon. Il y a les plus fidèles qui viennent tous les soirs ou presque et ceux qui passent de temps à autre. Lorsque la narratrice Rose, gagne 60 000 euros à un jeu, elle décide d’en profiter pour suspendre son activité professionnelle et se consacrer à l’écriture d’un premier roman. Un roman qui parlerait justement de cette bande d’amis, La Pap’ team. Mais avec quelques petits arrangements avec la réalité. A propos tout ce qui précède était-il l’histoire, ou l’histoire dans l’histoire, celle qui est racontée dans le roman de Rose ? Les petits succès sont un désastre est donc d’abord la chronique d’une amitié. L’auteure sait saisir toutes ces petites choses qui font une bande d’amis, les conversations, les références, les petits rituels ; percent aussi ça et là les affinités mais aussi les griefs qui dorment. En outre elle développe la personnalité de chacun des protagonistes et nous les rends attachants malgré (ou peut-être avec) leurs défauts et leurs failles. La plume est alerte, les dialogues sont réjouissants, c’est plein de vie et souvent d’humour. Puis au fur et à mesure que le roman avance s’y glissent les réflexions de Rose quant à son rapport à l’écriture et à la question soulevée en quatrième de couverture : « Ecrire, est-ce forcément trahir ? ». Le livre ne prétend pas répondre à cette interrogation de manière universelle (il y a bien d’autres procédés que celui employé par Rose pour aboutir à un roman en utilisant le matériau de son propre entourage). Cependant en ce qui concerne Rose, celle-ci choisit délibérément de rester suffisamment proche de ses amis pour que ceux-ci s’y reconnaissent mais de fantasmer la réalité, s’en éloignant trop pour qu’ils puissent s’y retrouver et adhérer. Il est légitimement question de trahison. On appréciera la pertinence de tout ce questionnement. Les petit succès sont un désastre est un premier roman attachant, à la construction originale mais bien maîtrisée, où le lecteur prendra je l’espère autant de plaisir que moi à démêler le vrai du faux. Je remercie Babelio et les éditions Robert Laffont pour m'avoir permis de découvrir ce livre.
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  • Lalivrophile Posté le 10 Février 2012
    Mon sentiment est mitigé quant à ce roman. Ayant moyennement sympathisé avec l'héroïne, j'ai eu du mal à vraiment entrer dedans. Rose m'a plutôt agacée: elle a quarante ans et semble en avoir quinze. Je n'ai rien contre ceux qui gardent certains traits enfantins, je trouve d'ailleurs que la vie est bien plus intéressante avec un brin de fantaisie. Mais Rose a des attitudes d'adolescente qui se cherche. Elle n'a pas fini de grandir. Elle préfère fantasmer sa vie, écrire ses fantasmes, plutôt que de vivre. Elle a certaines manies qui, mises bout à bout, sont lassantes. J'ai approuvé certaines de ses idées: par exemple, je pense, comme elle, qu'Emma ne devrait pas boire. J'approuve également que Rose, un jour où Emma, soûle, l'a appelée, l'ait laissée tomber. Je pense que ça aurait pu être un bon électrochoc. Seulement, Rose pense et agit ainsi pour de mauvaises raisons. Elle pense d'abord à elle. Lorsqu'elle écrit son roman, Emma lui reproche de réduire chacun à une caractéristique. C'est en effet ce que j'ai ressenti. Cela montre une certaine immaturité de sa part. [...] Lire la suite sur:
  • claraetlesmots Posté le 31 Janvier 2012
    Rose, célibataire, la quarantaine est traductrice et vit dans le quartier de Montmartre. Elle retrouve régulièrement en fin de journée ses amis (autrement dit la Pap’team ) pour prendre un verre au Papillon. Cette dizaine d’amis s’appelle par des surnoms. Zero ( c’est-à-dire Rose) aime particulièrement ce point d’ancrage dans sa journée. Ils discutent, s’interrogent, décompressent d’une journée de s’inquiètent pour celui (ou celle) qui semble aller mal. Il y a les fidèles, ceux qui passent moins souvent, les couples formels ou non, les affinités qui font que l’on est ami ou seulement copain. La suite sur : http://fibromaman.blogspot.com/2012/01/sonia-david-les-petits-succes-sont-un.html
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