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Robert Laffont
EAN : 9782221119754
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Les secrets de l'école d'autrefois

Savoir lire, écrire, compter

Date de parution : 17/03/2011

L'école républicaine de Jules Ferry aura bientôt cent cinquante ans. Une vieille dame dont les débuts inspirent une forte nostalgie. Ses secrets sont-ils encore valables aujourd'hui?

Apprendre à lire, écrire et compter. Voilà la première mission de l'école et de l'enseignement. À la fin du XIXe siècle, sous la poigne de Jules Ferry, formidable défenseur de l'école publique et républicaine, cette ambition devint un devoir sacré. L'enjeu était énorme. La difficulté aussi. Il fallait d'abord «apprendre...

Apprendre à lire, écrire et compter. Voilà la première mission de l'école et de l'enseignement. À la fin du XIXe siècle, sous la poigne de Jules Ferry, formidable défenseur de l'école publique et républicaine, cette ambition devint un devoir sacré. L'enjeu était énorme. La difficulté aussi. Il fallait d'abord «apprendre à apprendre». En quelque sorte inventer la base des pédagogies. Lutter contre l'absentéisme colossal des enfants de la campagne. Lutter contre ces milliers de parents qui étaient bien loin de partager la conviction des maîtres d'école et doutaient que lire, écrire, compter puisse servir à quelque chose. Lutter aussi contre des préjugés religieux et violents qui déniaient à la République athée et laïque le droit moral de transmettre ces savoirs. Mais l'école, les maîtres, les «instits», ceux que l'on a un jour appelés les hussards noirs de la République, se sont battus comme des diables. Et cela a marché.Un peu après la Première Guerre mondiale, on a estimé qu'il ne restait plus que 1% d'enfants illettrés. Comment s'y prenait-on? Comment l'école parvenait-elle à cette réussite, alors que l'on sait plus que jamais aujourd'hui combien l'entreprise est difficile?Michel Jeury répond à ces questions en rappelant les techniques et les principes d'enseignement d'autrefois, ces méthodes pédagogiques qui ont formé nos parents, grands-parents et arrière-grands-parents. Il le fait sans nostalgie mais avec humour. Le livre abonde d'extraits des cahiers d'école d'alors, les exercices, les dictées, les «devoirs». Il est aussi riche de souvenirs, d'une chair d'expérience. Il s'agit de comprendre, avant de les juger, comment travaillaient les maîtres d'autrefois.Le but n'est pas de découvrir une école parfaite. L'école de la IIIe, IVe République, celle du début de la Ve République n'avait ni toutes les vertus ni tous les vices dont la parent nos mémoires et l'inquiétude devant nos échecs. Elle était seulement une réussite modeste pour une ambition formidable.

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EAN : 9782221119754
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • reve2003 Posté le 29 Janvier 2018
    J'ai beaucoup apprécié ce livre qui prône les valeurs d'antan à l'école, à savoir : lire, écrire et compter ! Les fondamentaux selon moi. On apprend beaucoup par cet ouvrage des techniques qui faisaient le succès de l'école d'autrefois.
  • BVIALLET Posté le 7 Mai 2012
    Dans ce livre très technique et très documenté (l'auteur présente et étudie un très grand nombre d'ouvrages et de manuels scolaires sur une période allant des années Jules Ferry jusqu'à la moitié du siècle précédent), lecteur partira à la découverte (pour les plus jeunes) ou à la redécouverte (pour les plus anciens) des méthodes, techniques et trucs utilisés par les maîtres d'autrefois. La part belle y est donnée en lecture à la méthode syllabique (Boscher), à la lecture à haute voix, à la récitation de fables ou poésies apprises par coeur, à l'apprentissage systématique des conjugaisons sans oublier la sacro-sainte dictée, pratiques oubliées voire totalement décriées aujourd'hui. Les chapitres sur l'apprentissage de la langue occupent les ¾ du livre alors que les mathématiques, en fait l'arithmétique (avec ses fameux problèmes de trains qui se croisent ou de bassines qui se remplissent) semblent ne bénéficier que de la portion congrue. Apprentissage systématique des tables de multiplication, maîtrise des quatre opérations, des fractions, des volumes, des règles de trois, calcul mental vérifié à l'ardoise selon la célèbre méthode La Martinière, tout concourrait à réaliser l'idéal de cette école de grand-papa : la promotion des couches populaires par le biais de la langue,... Dans ce livre très technique et très documenté (l'auteur présente et étudie un très grand nombre d'ouvrages et de manuels scolaires sur une période allant des années Jules Ferry jusqu'à la moitié du siècle précédent), lecteur partira à la découverte (pour les plus jeunes) ou à la redécouverte (pour les plus anciens) des méthodes, techniques et trucs utilisés par les maîtres d'autrefois. La part belle y est donnée en lecture à la méthode syllabique (Boscher), à la lecture à haute voix, à la récitation de fables ou poésies apprises par coeur, à l'apprentissage systématique des conjugaisons sans oublier la sacro-sainte dictée, pratiques oubliées voire totalement décriées aujourd'hui. Les chapitres sur l'apprentissage de la langue occupent les ¾ du livre alors que les mathématiques, en fait l'arithmétique (avec ses fameux problèmes de trains qui se croisent ou de bassines qui se remplissent) semblent ne bénéficier que de la portion congrue. Apprentissage systématique des tables de multiplication, maîtrise des quatre opérations, des fractions, des volumes, des règles de trois, calcul mental vérifié à l'ardoise selon la célèbre méthode La Martinière, tout concourrait à réaliser l'idéal de cette école de grand-papa : la promotion des couches populaires par le biais de la langue, des maths et des sciences. Ancien enseignant lui-même, déjà auteur de plusieurs autres livres sur l'école d'autrefois (L'année du Certif', Les grandes filles, La petite école dans la montagne, Petite histoire de la morale), Michel Jeury en ne se présentant pas comme un nostalgique d'un enseignement idéalisé, en n'en niant pas les difficultés (absentéisme dû aux travaux des champs, poids des archaïsmes, etc...) et en relativisant les succès, son jugement modéré n'en demeure pas moins sévère sur les dérives modernistes du système éducatif. En effet, l'école d'autrefois était « minutieuse, rigoureuse, systématique », dit-il « elle voulait conduire l'élève à un savoir ordonné et lié qui débouchait naturellement sur le savoir-faire, son but final. Pas le savoir faire de l'ouvrier à la chaîne, mais celui de l'artisan qui maîtrise son oeuvre d'un bout à l'autre. » Et in cauda venenum, ce jugement sur la réalité d'aujourd'hui : « Pour l'école primaire, jeter des quasi-illettrés dans le premier cycle du secondaire est une maladresse, un contresens. Tout le monde en convient. Fournir des contingents d'élèves défaillants en mathématiques, ou au mieux médiocres, c'est à dire à moitié impotents, n'est pas, non plus, une peccadille sur laquelle on peut passer l'éponge par charité. » A ma connaissance, le meilleur livre sur ce sujet très particulier.
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