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            Les vacances de Maigret

            Omnibus
            EAN : 9782258097513
            Façonnage normé : EPUB2
            DRM : DRM Adobe
            Les vacances de Maigret
            Maigret

            Date de parution : 22/11/2012

            Meurtres en série - A peine arrivée en vacances aux Sables-d'Olonne en compagnie de son mari, Mme Maigret a une crise d'appendicite et est opérée d'urgence.

            Meurtres en série
            A peine arrivée en vacances aux Sables-d'Olonne en compagnie de son mari, Mme Maigret a une crise d'appendicite et est opérée d'urgence. A la clinique, où le commissaire rend ponctuellement visite à son épouse, une religieuse infirmière glisse dans la poche de Maigret un billet où est...

            Meurtres en série
            A peine arrivée en vacances aux Sables-d'Olonne en compagnie de son mari, Mme Maigret a une crise d'appendicite et est opérée d'urgence. A la clinique, où le commissaire rend ponctuellement visite à son épouse, une religieuse infirmière glisse dans la poche de Maigret un billet où est écrit : « Par pitié, demandez à voir la malade du 15. » Le lendemain, la malade de la chambre 15 meurt...
            Adapté pour la télévision en 1971, sous le titre Maigret en vacances par Claude Barma, avec Jean Richard (Commissaire Maigret), Jean Desailly (le docteur Bellamy), Dominique Blanchar (Mme Maigret), Gisèle Casadesus (la Mère supérieure) et en 1995, dans une réalisation de Pierre Joassin, avec Bruno Cremer (Commissaire Maigret), Anne Bellec (Mme Maigret), Yolande Moreau (Mme Popineau). 
            Simenon chez Omnibus : les enquêtes du célèbre commissaire Maigret, et les très “noirs” Romans durs

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            EAN : 9782258097513
            Façonnage normé : EPUB2
            DRM : DRM Adobe

            Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

            • carolectrice Posté le 1 Septembre 2019
              Maigret est en vacances aux Sables d'Olonne, mais à peine arrivés, sa femme est hospitalisée pour une crise d'appendicite aiguë. Le commissaire, désœuvré, lui rend visite tous les jours dans une clinique tenue par des nonnes psychorigides qui font office d'infirmières... Simenon prend bien son temps pour planter le décor, et c'est aussi drôle qu'horripilant ! De retour à son hôtel, voilà que Maigret trouve un mot anonyme dans sa poche, le suppliant de visiter la malade numéro 15. Maigret décide d'ignorer cette injonction. Peu de temps après, il apprend par sa femme que la patiente numéro 15, qui était dans le coma suite à un accident d'automobile, est décédée. A partir de là on va voir Maigret essayer de se fondre dans la vie du village, prenant langue avec les habitués du bistrot, le personnel de l'hôtel... et essayer d'en savoir plus l'air de rien, comme à son habitude. Il se liera en particulier avec le docteur Bellamy, singulier personnage, propriétaire d'une maison cossue et dont les mauvaises langues disent qu'il garde sa femme sous clé quand il sort. Maigret apprend alors que le docteur était aussi le beau-frère de la jeune femme décédée, elle aurait ouvert elle-même la portière pendant... Maigret est en vacances aux Sables d'Olonne, mais à peine arrivés, sa femme est hospitalisée pour une crise d'appendicite aiguë. Le commissaire, désœuvré, lui rend visite tous les jours dans une clinique tenue par des nonnes psychorigides qui font office d'infirmières... Simenon prend bien son temps pour planter le décor, et c'est aussi drôle qu'horripilant ! De retour à son hôtel, voilà que Maigret trouve un mot anonyme dans sa poche, le suppliant de visiter la malade numéro 15. Maigret décide d'ignorer cette injonction. Peu de temps après, il apprend par sa femme que la patiente numéro 15, qui était dans le coma suite à un accident d'automobile, est décédée. A partir de là on va voir Maigret essayer de se fondre dans la vie du village, prenant langue avec les habitués du bistrot, le personnel de l'hôtel... et essayer d'en savoir plus l'air de rien, comme à son habitude. Il se liera en particulier avec le docteur Bellamy, singulier personnage, propriétaire d'une maison cossue et dont les mauvaises langues disent qu'il garde sa femme sous clé quand il sort. Maigret apprend alors que le docteur était aussi le beau-frère de la jeune femme décédée, elle aurait ouvert elle-même la portière pendant qu'il conduisait... Pendant ce temps, une deuxième jeune fille est retrouvée étranglée dans son lit. C'en est trop pour que le flegme de notre Maigret en goguette ne s'échauffe pas un peu. Le commissaire étant peu à l'aise dans ses habits de vacancier, il se présente au commissariat local, se chargeant d'une enquête qu'il mènera en off, dans un décor de bord de mer où le tréfonds de certaines âmes n'en est pas moins obscur... Un très bon cru, habilement mené et toujours aussi bien écrit.
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            • Polars_urbains Posté le 30 Juin 2018
              Drôles de vacances pour Maigret. A peine arrivé aux Sables-d’Olonne, son épouse est hospitalisée et le voici désœuvré, particulièrement bougon, errant dans la ville et attaquant au blanc sec dès 10 heures du matin ! Heureusement qu’un mot glissé dans sa poche par une infirmière de la clinique va lui donner l’occasion de mener une enquête personnelle en marge de l’enquête officielle, suite au décès suspect d’une jeune femme, tombée d’une automobile, puis à l’assassinat d’une petite fille. C’est à sa manière que le commissaire va procéder, par petites touches, en conversant avec les habitués de la partie quotidienne de bridge - dont le principal témoin, vite promu au rang de suspect - et en faisant du porte à porte chez les commerçants du Remblai, sur le front de mer. Une enquête de proximité minutieuse et patiente, comme si Maigret voulait montrer à ses collègues sablais comment procéder. Une fois de plus, Simenon excelle dans la description d’une petite ville de province (« La ville n’est pas si grande ») et de ceux qui y vivent, bourgeoisie hautaine et sûre d’elle, petits commerçants aisés, milieux populaires frappés par le malheur, sans oublier les religieuses-infirmières de la clinique (« Il s’était promis d’être... Drôles de vacances pour Maigret. A peine arrivé aux Sables-d’Olonne, son épouse est hospitalisée et le voici désœuvré, particulièrement bougon, errant dans la ville et attaquant au blanc sec dès 10 heures du matin ! Heureusement qu’un mot glissé dans sa poche par une infirmière de la clinique va lui donner l’occasion de mener une enquête personnelle en marge de l’enquête officielle, suite au décès suspect d’une jeune femme, tombée d’une automobile, puis à l’assassinat d’une petite fille. C’est à sa manière que le commissaire va procéder, par petites touches, en conversant avec les habitués de la partie quotidienne de bridge - dont le principal témoin, vite promu au rang de suspect - et en faisant du porte à porte chez les commerçants du Remblai, sur le front de mer. Une enquête de proximité minutieuse et patiente, comme si Maigret voulait montrer à ses collègues sablais comment procéder. Une fois de plus, Simenon excelle dans la description d’une petite ville de province (« La ville n’est pas si grande ») et de ceux qui y vivent, bourgeoisie hautaine et sûre d’elle, petits commerçants aisés, milieux populaires frappés par le malheur, sans oublier les religieuses-infirmières de la clinique (« Il s’était promis d’être diplomate, mais cette grande bourgeoise en cornette l’irritait, il ne savait pas pourquoi. »). Et comme souvent, Maigret manifeste son hostilité, discrète mais réelle, au gens d’en haut : « C’était une question de caste, en quelque sorte, et le commissaire commençait à en avoir chaud aux oreilles. ». Drame de la jalousie obsessionnelle, Les vacances de Maigret mêle magnifiquement l’observation d’une ville balnéaire que Simenon connaissait bien à l’illustration de la « méthode » Maigret. Il peut être intéressant également d’opposer l’amour fou que porte Bellamy à son épouse, avec les conséquences que l’on sait, aux relations plus paisibles mais oh combien solides entre le commissaire et son épouse (cf. citation).
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            • bibiouest Posté le 4 Mai 2017
              Un Maigret Atypique,(il y a du columbo dans cette histoire) il n'y a pas longtemps que je lis les aventures de Jules Maigret. Je connaissais Maigret qu'à travers la série télévisée(avec Jean Richard) et le cinéma (avec Gabin). Je dois dire que ce fut un plaisir de lire. Très fluide, agréable .Bien sur cela à beaucoup vieilli cette France la n'existe plus. Mais la description qui en est faite est précise subtile et très efficace je l'ai lu comme un "policier historique" et cela m'incite à en lire d'autre et à découvrir l'oeuvre de Simenon.
            • Woland Posté le 26 Novembre 2014
              Ne parlons plus de la retraite de Maigret : c'est du passé, un passé enfoui et que Simenon n'est pas près de déterrer. Dans ce volume, notre commissaire, plus vaillant que jamais, passe simplement ses vacances aux Sables-d'Olonne - des vacances dont il rêve depuis l'année précédente ... Mais patatras ! dès leur premier repas à l'hôtel-restaurant où ils sont descendus, les Maigret se retrouvent intoxiqués par un plat de moules. Le commissaire s'en sort à bon compte. Sa femme n'a pas cette chance et se paie une formidable crise d'appendicite qui la mène aux urgences de la clinique locale - une clinique privée tenue par des soeurs encore en cornettes - afin d'y être opérée "à chaud." Les premières angoisses passées, Maigret a donc ses vacances pour lui tout seul mais ça ne l'enthousiasme pas. Il a beau rendre scrupuleusement une visite chaque jour à sa femme, le reste du temps, il s'ennuie. Oh ! bien sûr, les Sables sont beaux sous le soleil, le temps est parfait, il y a plein de bistrots un peu partout mais ... Ce ne sont pas tout à fait les vacances dont il rêvait. Quand ils sont ensemble, Maigret et sa femme... Ne parlons plus de la retraite de Maigret : c'est du passé, un passé enfoui et que Simenon n'est pas près de déterrer. Dans ce volume, notre commissaire, plus vaillant que jamais, passe simplement ses vacances aux Sables-d'Olonne - des vacances dont il rêve depuis l'année précédente ... Mais patatras ! dès leur premier repas à l'hôtel-restaurant où ils sont descendus, les Maigret se retrouvent intoxiqués par un plat de moules. Le commissaire s'en sort à bon compte. Sa femme n'a pas cette chance et se paie une formidable crise d'appendicite qui la mène aux urgences de la clinique locale - une clinique privée tenue par des soeurs encore en cornettes - afin d'y être opérée "à chaud." Les premières angoisses passées, Maigret a donc ses vacances pour lui tout seul mais ça ne l'enthousiasme pas. Il a beau rendre scrupuleusement une visite chaque jour à sa femme, le reste du temps, il s'ennuie. Oh ! bien sûr, les Sables sont beaux sous le soleil, le temps est parfait, il y a plein de bistrots un peu partout mais ... Ce ne sont pas tout à fait les vacances dont il rêvait. Quand ils sont ensemble, Maigret et sa femme échangent peu de mots - il arrive même au commissaire de ne proférer que des grognements en faisant "les gros yeux" - mais une présence reste une présence. Avec ses manies de ménagère impeccable, sa discrétion appuyée, sa timidité même, sa compréhension infinie non seulement des impératifs du métier de son époux mais surtout du caractère de celui-ci, Mme Maigret est capable de manquer terriblement à son époux. Alors, il traîne, il flâne, il boit à droite et à gauche de petits verres d'un vin blanc qu'il n'apprécie pas particulièrement, il fait la lippe, il bougonne ... et il s'en voit bien puni car c'est à cause de toutes ces flâneries et de ces maussaderies en tous genres qu'il met toute une journée à dénicher le mince petit billet qui, par on ne sait quel miracle, a atterri dans l'une de ses poches en même temps que la carte postale que Mme Maigret lui demandait de poster à l'intention de sa soeur. Sur ce billet, une seule phrase : "Par pitié, demandez à voir la malade du 15." Et forcément, quand Maigret retourne le lendemain voir les bonnes soeurs qui, par discrétion, l'appellent "Monsieur 6", du numéro de la chambre de sa femme, on lui apprend que cette malade-là est décédée dans la nuit. Pour tuer dans l'oeuf tous les bruits qui courent déjà, son beau-frère, le Dr Bellamy, a demandé une autopsie mais l'accident ne fait pratiquement aucun doute. Tous deux revenaient d'un concert - la jeune Lili était musicienne - lorsque la portière de la voiture s'est ouverte, laissant la passagère bouler sur une route où elle s'est fait trop de fractures pour survivre. Mais si l'accident ne fait aucun doute, pourquoi ce billet ? Et quel en est l'auteur ? Hormis les visites régulières à son épouse alitée, les génuflexions maussades dans les petits bars du coin, une sieste par-ci, une sieste par-là, Maigret, répétons-le, n'a rien à faire. C'est donc avec un naturel bien compréhensible qu'il succombe à la tentation de fouiner un peu partout, à commencer dans la vie du couple Bellamy qui occupe, cela va de soi, l'une des plus belle villas du coin. Chose peu habituelle, le médecin prend même les devants en profitant de la présence de Maigret au bridge journalier qu'il s'accorde avec d'autres notables à l'hôtel tenu par M. Léonard. Imperméable aux mystères du descendant du whist, le commissaire se contente de regarder - regarder les parties de carte est l'une de ses faiblesses, on le constate de roman en roman. Mais, quoique étonné, il suit volontiers Bellamy lorsque ce dernier, la partie terminée, l'invite à lui faire un brin de conduite ... Tout tourne autour du personnage de ce médecin, à la fois passionné (il aime sa femme, Odette, plus qu'à la folie) et glacial (on le dirait incapable de toute autre émotion). Bellamy a le froid cartésianisme d'un praticien qu'on assure excellent, un caractère qu'on dit entier mais que tout le monde respecte, ses malades n'ont pas à se plaindre de lui, les membres de sa famille non plus au premier regard (n'a-t-il pas pris à sa charge les frais d'entretien de la petite Lily depuis les treize ans de celle-ci ?), tout ceux qui jouissent d'une certaine situation aux Sables le saluent et l'invitent mais ... Une coquille vide : oui, il pourrait se comparer à un magnifique coquillage vide. ... Pourtant, ah ! pourtant ! Maigret prendrait bien le pari que, tout au creux de cet élégant spécimen, se tapit et palpite une vie occulte et déterminée à tout. En tous cas en ce qui concerne Odette. Et il va fouiller, creuser, racler, bien entendu, s'acharnant, tel quelque dentiste délirant, sur une dent suspecte, et ne se laissant évidemment pas impressionner le moins du monde par les connaissances de Bellamy, lequel compte, parmi ses amis et depuis le collège, l'actuel procureur du lieu. C'est un Maigret au début lent, qui bâille un peu et tâtonne beaucoup. Et puis, le pouls monte, la fièvre éclate, une petite fille est étranglée chez elle, dans sa propre chambre, un journaliste-stagiaire, censé monter à Paris où l'attend un petit poste lui mettrait le pied à l'étrier dans un grand quotidien, ne semble avoir jamais atteint la capitale ... Quant à Mme Bellamy, on la voyait déjà bien peu avant mais maintenant, elle passe tout son temps dans son lit, sous médicaments. Oh ! certes, elle est en vie mais elle n'arrête pas de dormir, dormir, dormir. Plus que la recherche du criminel - on devine très vite son identité - c'est l'étude de sa personnalité et de tout ce que déclenche celle-ci dans son entourage, proche ou plus éloigné, qui tient la vedette dans "Les Vacances de Maigret." Certains en seront peut-être déçus mais ce serait dommage : c'est un roman un peu dans le goût du "Fou de Bergerac", un roman qui rappelle parfois, toutes proportions gardées, l'ambiance de certains Poirot. Ou, pour le définir encore mieux, un épisode de Columbo. Vous vous rappelez ? Vous savez. Columbo aussi sait. Mais vous prenez un étrange plaisir à tout reprendre de A à Z parce que le coupable parvient, en dépit d'une froideur incroyable, à vous toucher - comme il touche Columbo lui-même. Un peu au moins. Mais du Diable si vous savez pourquoi ... C'est la seule énigme à laquelle ne répondent ni les scénaristes de "Columbo", ni Simenon. ;o)
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            • dourvach Posté le 21 Septembre 2014
              Etonnant livre policier (eh oui, on peut détester ce mot de "polar", mot à feignasses et pour moi, irrémédiablement niais !!! "polaâââr"...) : bref, un petit livre dont nous connaissons "le coupable" dès le chapitre Deux. Connaissons ou suspectons très fortement... Avec son nom de type-pas-clair-du-tout ("Bellamy" : autant dire l'arriviste de Maupassant... Docteur, en plus... "notable" ! Tel Columbo, Maigret n'a plus qu'à flairer le drame autour des bonnes manières de cet homme si policé...) En même temps, la tragédie se noue... Les-Sables-d'Olonne... Notre chère Mme Maigret victime d'une appendicite "presque perforée", soignée par les bonnes sours de "L'Hôtel-Dieu" du coin... Et le pôvre Jules Maigret qui commence à s'emm... sec, et boire des petits blancs secs ici ou là... en regardant distraitement les estivants, baigneuses et gamins jouer dans les vagues, au loin... Le pire dans une vie de commissaire officiant au 36 Quai des Orfèvres ? Ses vacances... Le lâcher-prise... Désarçonné... Tombé du train... D'où, errances méditatives sur le Remblai des "Sables"... Heureusement des "événements" (tragiques) viennent bientôt combler ce vide poétique... Une jeune fille qui saute d'une voiture en marche, survit quelques heures, délire et s'éteint... Une gamine croisée dans la solennelle demeure du Docteur Bellamy où vit sa femme... Etonnant livre policier (eh oui, on peut détester ce mot de "polar", mot à feignasses et pour moi, irrémédiablement niais !!! "polaâââr"...) : bref, un petit livre dont nous connaissons "le coupable" dès le chapitre Deux. Connaissons ou suspectons très fortement... Avec son nom de type-pas-clair-du-tout ("Bellamy" : autant dire l'arriviste de Maupassant... Docteur, en plus... "notable" ! Tel Columbo, Maigret n'a plus qu'à flairer le drame autour des bonnes manières de cet homme si policé...) En même temps, la tragédie se noue... Les-Sables-d'Olonne... Notre chère Mme Maigret victime d'une appendicite "presque perforée", soignée par les bonnes sours de "L'Hôtel-Dieu" du coin... Et le pôvre Jules Maigret qui commence à s'emm... sec, et boire des petits blancs secs ici ou là... en regardant distraitement les estivants, baigneuses et gamins jouer dans les vagues, au loin... Le pire dans une vie de commissaire officiant au 36 Quai des Orfèvres ? Ses vacances... Le lâcher-prise... Désarçonné... Tombé du train... D'où, errances méditatives sur le Remblai des "Sables"... Heureusement des "événements" (tragiques) viennent bientôt combler ce vide poétique... Une jeune fille qui saute d'une voiture en marche, survit quelques heures, délire et s'éteint... Une gamine croisée dans la solennelle demeure du Docteur Bellamy où vit sa femme sur laquelle "le Bon Docteur" veille jalousement (n'oubliant jamais de fermer la porte de la chambre à clé). La gamine entraperçue qui meurt étranglée dans son lit, dans la masure de ses parents. Son frangin, employé au journal local, qui disparaît... Un petit air d'éternelle "lutte des classes" qui se fredonne entre les lignes de Georges Simenon... Et puis, Emile Duffieux, le "gamin journaliste" des Sables (disparu dans un train de nuit mystérieux pour Paris) n'est pas loin de nous rappeler le jeune Georges Sim, de "la Gazette de Liège" qui prend un jour le train pour la Capitale française, "y faire fortune"... en se montrant un bourreau de travail (commençant par aligner des romans de gare insipides)... Moderne Rastignac... Emile Duffieux ne connaîtra pas cette chance, lui ! Le charme de Simenon... Neuf chapitres... Fabuleuse mémoire sensorielle... 100ème pierre d'ouvrage du "romanesque simenonien"... Simenon est immortel. " Ecrit à Tucson (Arizona) en novembre 1947."
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