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Seghers
EAN : 9782232123092
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Les yeux d'Elsa

Karine NGANGO (Préface)
Collection : Poésie d'abord
Date de parution : 06/12/2012

À la gloire de la femme aimée, Aragon, le dernier poète courtois, a composé ses plus merveilleux poèmes.
« Ma place de l'étoile, à moi, est dans mon coeur, et si vous voulez connaître le nom de l'étoile, mes poèmes suffisamment le livrent. »
Pétrarque a chanté Laure, Ronsard Hélène, Lamartine Elvire,...

À la gloire de la femme aimée, Aragon, le dernier poète courtois, a composé ses plus merveilleux poèmes.
« Ma place de l'étoile, à moi, est dans mon coeur, et si vous voulez connaître le nom de l'étoile, mes poèmes suffisamment le livrent. »
Pétrarque a chanté Laure, Ronsard Hélène, Lamartine Elvire, c'est à Elsa qu'Aragon donne ses poèmes qui sont au nombre des plus beaux chants d'amour qu'un poète ait écrits.

La présente édition intègre la préface que Louis Aragon rédigea en février 1942, ainsi que trois textes en prose particulièrement éclairants : « La Leçon de Ribérac », « La Rime en 1940 » et « Sur une définition de la poésie. »
Enrichie d'une postface de Lionel Ray et de documents iconographiques rarement publiés, elle est une invitation à lire, ou relire, l'une des oeuvres majeures de la poésie française.

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EAN : 9782232123092
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Myriam3 Posté le 24 Juillet 2021
    Contrairement à ce qu'indique la quatrième de couverture, ce recueil n'est pas (seulement) une ode à la femme aimée, des chants d'amour dans la lignée de Ronsard ou de Pétrarque. Ils s'inscrivent surtout au coeur de la deuxième guerre mondiale durant laquelle Aragon a lutté pour la Résistance et on peut lire, dans les premiers poèmes du recueil, la France traversée de part en part en lutte contre les Allemands. La forme de ces poèmes sont assez classiques, composés pour la grande majorité de quatrains d'alexandrins rimés, loin du Surréalisme dont il faisait partie dans ses jeunes années. On ne peut pas dénier le talent du poète et la beauté de ses poèmes, et certains vers, surtout ceux dédiés à Elsa, peuvent être bouleversants, mais ce ne sont pas mes poèmes préférés de l'auteur, et j'ai été un peu déçue en lisant ce recueil.
  • Bruidelo Posté le 26 Décembre 2020
    Des Yeux d'Elsa je connaissais - et aimais - certains poèmes, en particulier bien sûr le premier, si beau, qui donne son titre au recueil. Vous vous souvenez? « Il advint qu'un beau soir l'univers se brisa  Sur des récifs que les naufrageurs enflammèrent  Moi je voyais briller au-dessus de la mer  Les yeux d'Elsa les yeux d'Elsa les yeux d'Elsa. » Je m'attendais peu ou prou à un beau chant d'amour mélancolique, adressé à sa femme et au-delà à la France occupée par les Allemands. Ça me semblait être une poésie d'un accès facile. Eh bien pas toujours, la richesse, la diversité de l'écriture poétique du recueil ne se laisse pas si facilement mettre dans une case, et la multiplicité des références nous éloigne souvent de l'impression que «La poésie d'Aragon, c'est simple, c'est direct» (Ferrat). le contexte il est vrai ne s'y prête guère, le poète se sent «En étrange pays dans mon pays lui-même» et se met à la «poésie de contrebande». Et même si d'après lui c'est «une contrebande très simple qui utilisait Roland pour parler des résistants, ou n'importe quel héros de la tradition... », la culture d'Aragon est immense et ses références littéraires cryptées où les choses sont exprimées de... Des Yeux d'Elsa je connaissais - et aimais - certains poèmes, en particulier bien sûr le premier, si beau, qui donne son titre au recueil. Vous vous souvenez? « Il advint qu'un beau soir l'univers se brisa  Sur des récifs que les naufrageurs enflammèrent  Moi je voyais briller au-dessus de la mer  Les yeux d'Elsa les yeux d'Elsa les yeux d'Elsa. » Je m'attendais peu ou prou à un beau chant d'amour mélancolique, adressé à sa femme et au-delà à la France occupée par les Allemands. Ça me semblait être une poésie d'un accès facile. Eh bien pas toujours, la richesse, la diversité de l'écriture poétique du recueil ne se laisse pas si facilement mettre dans une case, et la multiplicité des références nous éloigne souvent de l'impression que «La poésie d'Aragon, c'est simple, c'est direct» (Ferrat). le contexte il est vrai ne s'y prête guère, le poète se sent «En étrange pays dans mon pays lui-même» et se met à la «poésie de contrebande». Et même si d'après lui c'est «une contrebande très simple qui utilisait Roland pour parler des résistants, ou n'importe quel héros de la tradition... », la culture d'Aragon est immense et ses références littéraires cryptées où les choses sont exprimées de façon détournée rendent parfois précieuses les béquilles offertes par une édition pourvue de notes adéquates. D'ailleurs l'Elsa qu'il met ici en scène semble s'en plaindre: « Tu me dis que ces vers sont obscurs et peut-être ... Tu me dis Notre amour s'il inaugure un monde C'est un monde où l'on aime à parler simplement Laisse là Lancelot Laisse la Table Ronde Yseut Viviane Esclarmonde Qui pour miroir avaient un glaive déformant » Mais là où on ne peut pas donner tort à Ferrat, c'est que la poésie d'Aragon c'est beau, très beau. le recueil est d'une grande force dans sa façon de brasser l'intime et l'historique, la modernité et la tradition, la tendresse et la combativité. On a l'impression que l'écriture poétique aide à dépasser le désarroi face à ce monde à l'envers «Diable de temps ceux qu'on disait amis Sont ennemis avant qu'on soit remis Le noir est blanc le défendu permis le meilleur est le pire» Le recueil qui commence avec le cycle des nuits s'achève sur l'espérance exprimée dans le Cantique à Elsa qui «marie à l'amour le soleil qui viendra». En mêlant dans ses textes au souffle historique le frémissement de ses amours, de ses fêlures, de ses fragilités, Aragon a su écrire une poésie de Résistance dont la lecture reste aujourd'hui forte et émouvante.
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  • Lucilou Posté le 20 Décembre 2020
    Rien que pour la section "Cantique à Elsa", rien même que pour "La Constellation" et la perfection quasi-mystique de ses deux premières strophes d'étoiles et de lumières, et d'amour et de musique, j'aime lire et relire "Les Yeux d'Elsa, et m'en abreuver, y plonger à m'y noyer. Il fait partie de ces rares recueils qui sont toujours à ma portée, de ceux que je connais presque par c#x0153ur et qui m'émeuvent et me poignardent encore après des années, après aussi de nombreuses pages cornées et qui se détachent -ailes de papier qui voudraient s'envoler- du livre qui me les garde prisonnières. Il y a dans "Les Yeux d'Elsa" qui célèbre autant la femme aimée que l'amour de la patrie et de la liberté, un lyrisme fou et qui n'appartient qu'à Aragon, une pureté formelle qui se nourrit d'images dont la simplicité les rend immortelles. Et cette mélodie, cette musique à nulle autre pareille; ce rythme qui fait chanter les mots posés ça et là sur le papier. C'est une poésie qui se murmure et se chuchote. Qui se dit et se chante plus qu'elle ne se déclame: Ferrat et tant d'autres ne s'y sont pas trompés et d'ailleurs, c'est aux disques de... Rien que pour la section "Cantique à Elsa", rien même que pour "La Constellation" et la perfection quasi-mystique de ses deux premières strophes d'étoiles et de lumières, et d'amour et de musique, j'aime lire et relire "Les Yeux d'Elsa, et m'en abreuver, y plonger à m'y noyer. Il fait partie de ces rares recueils qui sont toujours à ma portée, de ceux que je connais presque par c#x0153ur et qui m'émeuvent et me poignardent encore après des années, après aussi de nombreuses pages cornées et qui se détachent -ailes de papier qui voudraient s'envoler- du livre qui me les garde prisonnières. Il y a dans "Les Yeux d'Elsa" qui célèbre autant la femme aimée que l'amour de la patrie et de la liberté, un lyrisme fou et qui n'appartient qu'à Aragon, une pureté formelle qui se nourrit d'images dont la simplicité les rend immortelles. Et cette mélodie, cette musique à nulle autre pareille; ce rythme qui fait chanter les mots posés ça et là sur le papier. C'est une poésie qui se murmure et se chuchote. Qui se dit et se chante plus qu'elle ne se déclame: Ferrat et tant d'autres ne s'y sont pas trompés et d'ailleurs, c'est aux disques de ce très grand monsieur que je dois ma rencontre avec Aragon, quand je ne savais pas encore combien j'aimerais les livres. Aragon sera toujours Aragon qui trouvère du vent tissa sa rime au métier de la fée, mais ils sont d'autres aussi à pouvoir le faire, héritiers tressant leurs vers de verre et de verveine et à cet égard, il est un auteur contemporain dont les textes se rapprochent un peu, par leur thèmes et leurs images, leur lyrisme et leur pureté de ceux de l'amant d'Elsa: Gabriel Yacoub, dont il faut lire ou se faire lire "Les Choses les plus simples", comme un chant d'encre et de beauté, comme une prière, comme un cantique. Le cantique à Elsa.
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  • Derfuchs Posté le 8 Novembre 2020
    Je voulais juste dire un mot sur la poésie d'Aragon par rapport à ce que je ressens en le lisant, le relisant et le lisant encore, comme ce matin, "Il n'y a pas d'amour heureux". Parce que vrai de vrai qui ne connaît pas Aragon, chanté par d'autres poètes de la chanson : Brassens, Ferré, Ferrat et j'en oublie. Aragon, c'est une récompense et je le sais alors je n'en abuse pas, c'est une source pure à laquelle je m'enivre et lecture, espacée, après lecture espacée, je reste là, assis comme un gamin venant de défaire la ficelle qui entoure son cadeau d'anniversaire, les yeux brillants et le sourire éclatant. Rien que le fait d'ouvrir le livre "Les yeux d'Elsa", bien avant de lire, alors, oui, je suis bien. Il faut lire Aragon et de la poésie.
  • lehibook Posté le 22 Octobre 2020
    21 poèmes où se côtoient Eros et Thanatos , l’amour et la guerre . S’y ajoutent des textes de prose « Arma Virumque Cano » en préface et « La leçon de Ribeyrac », »La rime en 1940 » Sur une définition de la poésie » en appendice. Aragon (quoi qu’il fut d’autre ) est un merveilleux poète lyrique.
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