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Lettre à mon juge

Omnibus
EAN : 9782258097568
Façonnage normé : EPUB2
DRM : DRM Adobe
Lettre à mon juge
Romans durs

Date de parution : 14/06/2012

Confession d’un condamné à mort - Condamné pour l’assassinat de sa maîtresse, Charles Alavoine, de la prison où il est incarcéré, écrit au juge.

Confession d’un condamné à mort
Condamné pour l’assassinat de sa maîtresse, Charles Alavoine, de la prison où il est incarcéré, écrit au juge. Cette lettre n’est pas destinée à sa défense, elle lui permet de faire le point sur sa vie et sur ce qui l’a conduit là où il...

Confession d’un condamné à mort
Condamné pour l’assassinat de sa maîtresse, Charles Alavoine, de la prison où il est incarcéré, écrit au juge. Cette lettre n’est pas destinée à sa défense, elle lui permet de faire le point sur sa vie et sur ce qui l’a conduit là où il est maintenant.
Adapté pour le cinéma en 1952, sous le titre Le Fruit défendu, dans une réalisation de Henri Verneuil, avec  Fernandel (Charles Pellegrin), Françoise Arnoul (Martine Englebert), Claude Nollier (Armande Barthélémy), Jacques Castelot (Boquet), Raymond Pellegrin (Octave), Fernand Sardou (Fontvieille) ; et au théâtre en 2008, dans une adaptation de Robert Benoit, avec Robert Benoit (Charles Alavoine).
Simenon chez Omnibus : les enquêtes du célèbre commissaire Maigret, et les très “noirs” Romans durs

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EAN : 9782258097568
Façonnage normé : EPUB2
DRM : DRM Adobe

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • dictus Posté le 21 Décembre 2018
    Un exercice littéraire original et brillant. Quelques longueurs, ressenties par moments, s'oublient vite. La descente aux enfers du narrateur, analysée méticuleusement, dans un style se nourrissant de mots durs, parfois très crus, entraîne le lecteur dans une réflexion profonde sur la vie qui ne le laissera pas indifférent.
  • Polars_urbains Posté le 20 Juin 2018
    Lettre à mon juge est la longue confession (un des rares romans de Simenon à la première personne) du docteur Alavoine, condamné pour le meurtre de sa maîtresse, au juge d’instruction Cornéliau (ennemi intime de Maigret par ailleurs) expliquant avec une précision étonnante comment un homme somme toute plutôt ordinaire bascule un jour dans une autre vie et subit ce que le sociologue Bernard Lahire appelle une « rupture de trajectoire ». Thème que l’on retrouve par exemple dans L’homme qui regardait passer les trains, Maigret et le clochard ou Maigret et l’homme du banc. Homme d’origine modeste, Charles Alavoine réussit sa médecine et grimpe dans l’échelle sociale, ce qui ne l’empêche pas de ressentir un immense sentiment de malaise. Car cet homme soumis, à sa mère d’abord, à sa seconde épouse ensuite, s’est laissé installer par lâcheté et par vanité dans une vie qui ne le satisfait finalement pas. Et la réussite et la reconnaissance débouchent soudain sur un sentiment de vide : « Je continuais à accomplir les gestes de tous les jours. Je n’étais pas malheureux, ne croyez pas cela. Mais j’avais l’impression de m’agiter à vide. ». C’est sa rencontre avec Martine, une femme de mauvaise... Lettre à mon juge est la longue confession (un des rares romans de Simenon à la première personne) du docteur Alavoine, condamné pour le meurtre de sa maîtresse, au juge d’instruction Cornéliau (ennemi intime de Maigret par ailleurs) expliquant avec une précision étonnante comment un homme somme toute plutôt ordinaire bascule un jour dans une autre vie et subit ce que le sociologue Bernard Lahire appelle une « rupture de trajectoire ». Thème que l’on retrouve par exemple dans L’homme qui regardait passer les trains, Maigret et le clochard ou Maigret et l’homme du banc. Homme d’origine modeste, Charles Alavoine réussit sa médecine et grimpe dans l’échelle sociale, ce qui ne l’empêche pas de ressentir un immense sentiment de malaise. Car cet homme soumis, à sa mère d’abord, à sa seconde épouse ensuite, s’est laissé installer par lâcheté et par vanité dans une vie qui ne le satisfait finalement pas. Et la réussite et la reconnaissance débouchent soudain sur un sentiment de vide : « Je continuais à accomplir les gestes de tous les jours. Je n’étais pas malheureux, ne croyez pas cela. Mais j’avais l’impression de m’agiter à vide. ». C’est sa rencontre avec Martine, une femme de mauvaise vie qui cache de nombreuses blessures et qui deviendra sa maitresse, qui lui permettra enfin de quitter un milieu auquel il n’a finalement jamais souhaité appartenir pour repartir à zéro, pour se « déclasser » en quelques sorte. Pour se perdre aussi, jusqu’au drame final. Ce qui pourrait n’être qu’une banale histoire de « ménage à trois » aborde plusieurs thèmes récurrents chez Simenon : le décalage social (un médecin issu d’un milieu modeste peine à se situer dans une société d’héritiers, ou comment la « première génération montante » ne s’est pas encore intégrée à une bourgeoisie plus ancienne) ; la difficulté de vivre avec une épouse qui domine socialement et culturellement son mari et vit son mariage comme un déclassement (Alavoine écrit que son sourire est empreint d’une « ironique condescendance » ; la jalousie, surtout sexuelle (cf. Les vacances de Maigret) ; le besoin de communiquer (« Mon juge, Je voudrais qu’un homme, un seul, me comprenne. Et j’aimerais que ce soit vous. ») ; le procès d’assises considéré comme un spectacle de la justice ne voulant pas voir ce qui importe dans un crime. Cela donne un des romans les plus graves et les plus sombres de Simenon, un livre dont on ne sort pas tout à fait indemne.
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  • clodermer Posté le 10 Février 2018
    Dans ce roman, présenté sous la forme d'une longue lettre divisée en 10 chapitres, Georges Simenon nous décrit un homme, le docteur Charles Alavoine, qui donne toutes les apparences de celui qui a réussi dans la vie ; il a une bonne clientèle, une épouse attentionnée, deux enfants, des relations... Mais, en réalité, tout cela ne compte guère à ses yeux. Cette vie bourgeoise qu'il mène, c'est celle que sa mère voulait pour lui. Il s'est marié, a eu des enfants, parce que c'est ainsi que les hommes vivent en France dans les années qui suivent la seconde guerre mondiale selon elle. Sa vie est banale, convenue, mais semble le satisfaire, jusqu'au jour où il rencontre Martine par hasard. Et voilà qu'une passion folle va naître, un amour fou qui va l'entraîner jusque devant les tribunaux. Georges Simenon nous raconte dans cette lettre comment cet homme, si soumis au départ, va être capable de tuer et de revendiquer cet acte. Un portrait d'une époque qui semble déjà lointaine, néanmoins un portrait troublant, un récit qui tient en haleine ( tout au long de la lettre, je me suis demandé comment Charles Alavoine allait pouvoir justifier son acte ) et une surprise dans un onzième... Dans ce roman, présenté sous la forme d'une longue lettre divisée en 10 chapitres, Georges Simenon nous décrit un homme, le docteur Charles Alavoine, qui donne toutes les apparences de celui qui a réussi dans la vie ; il a une bonne clientèle, une épouse attentionnée, deux enfants, des relations... Mais, en réalité, tout cela ne compte guère à ses yeux. Cette vie bourgeoise qu'il mène, c'est celle que sa mère voulait pour lui. Il s'est marié, a eu des enfants, parce que c'est ainsi que les hommes vivent en France dans les années qui suivent la seconde guerre mondiale selon elle. Sa vie est banale, convenue, mais semble le satisfaire, jusqu'au jour où il rencontre Martine par hasard. Et voilà qu'une passion folle va naître, un amour fou qui va l'entraîner jusque devant les tribunaux. Georges Simenon nous raconte dans cette lettre comment cet homme, si soumis au départ, va être capable de tuer et de revendiquer cet acte. Un portrait d'une époque qui semble déjà lointaine, néanmoins un portrait troublant, un récit qui tient en haleine ( tout au long de la lettre, je me suis demandé comment Charles Alavoine allait pouvoir justifier son acte ) et une surprise dans un onzième chapitre très court.
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  • Herve-Lionel Posté le 21 Janvier 2015
    N°857 – Janvier 2 015 LETTRE A MON JUGE– Georges Simenon – Éditions Rencontre. L'envie m'est venue de lire ce texte à la suite de l'écoute un peu hasardeuse, à la radio, de l'intervention du comédien Robert Benoît à qui Georges Simenon avait, quelques mois avant sa mort, donné gratuitement la possibilité d'adapter ce roman à la scène sous forme de monologue. Cette adaptation a été donnée en 2008 au théâtre du Lucernaire. Il s’agit d'un roman épistolaire écrit en 1947 quand il rencontre celle qui deviendra sa seconde épouse et dont il tombe fou amoureux. Tout d'abord le narrateur s'adresse au juge en lui disant « Mon juge » comme on aurait dit « mon ami ». Cette forme de « familiarité » annonce sans doute le dénouement puisqu'il choisit de confier au magistrat ce qu'il n'a pas dit auparavant alors que tout est décidé pour lui. C'est aussi une manière de refuser l'opprobre d'une exécution. Ce roman n'est pas un polar. Il n'est pas besoin d'un commissaire Maigret pour dénouer les fils d'une énigme compliquée. Charles a avoué avoir tué sa maîtresse et qui plus est s'est mal défendu, un peu comme s'il recherchait sa mort. C'est certes un drame passionnel qu'à l'époque les tribunaux acquittaient lorsque... N°857 – Janvier 2 015 LETTRE A MON JUGE– Georges Simenon – Éditions Rencontre. L'envie m'est venue de lire ce texte à la suite de l'écoute un peu hasardeuse, à la radio, de l'intervention du comédien Robert Benoît à qui Georges Simenon avait, quelques mois avant sa mort, donné gratuitement la possibilité d'adapter ce roman à la scène sous forme de monologue. Cette adaptation a été donnée en 2008 au théâtre du Lucernaire. Il s’agit d'un roman épistolaire écrit en 1947 quand il rencontre celle qui deviendra sa seconde épouse et dont il tombe fou amoureux. Tout d'abord le narrateur s'adresse au juge en lui disant « Mon juge » comme on aurait dit « mon ami ». Cette forme de « familiarité » annonce sans doute le dénouement puisqu'il choisit de confier au magistrat ce qu'il n'a pas dit auparavant alors que tout est décidé pour lui. C'est aussi une manière de refuser l'opprobre d'une exécution. Ce roman n'est pas un polar. Il n'est pas besoin d'un commissaire Maigret pour dénouer les fils d'une énigme compliquée. Charles a avoué avoir tué sa maîtresse et qui plus est s'est mal défendu, un peu comme s'il recherchait sa mort. C'est certes un drame passionnel qu'à l'époque les tribunaux acquittaient lorsque le mari trompé tuait son épouse adultère. Ici, tel n'est pas le cas et Charles tue Martine par jalousie à cause des hommes qu'elle a connus avant lui. Son geste est d'autant plus inexplicable qu'il vit avec elle une vie apparemment sans histoire. Tout cela semble se passer dans sa tête mais il réclame à son juge de n'être pas considéré comme un fou, même s'il voyait dans cette Martine une femme double dont la personnalité et la vie antérieure l'obsédaient au point qu'il ne puisse pas les supporter. Ainsi, en tuant sa maîtresse, il tuait celle qui avait vécu avant lui. Autant dire que cette femme, trop maquillée, trop aguicheuse peut-être dans sa vie d'avant lui l'agaçait. Même si la question qui peut être posée est «  peut-on tuer par amour ? », même si pour un homme, être le premier dans la vie intime d'une femme est un fantasme, cela excuse-t-il le meurtre de cette dernière ? l'avocat a dû avoir du mal à défendre ce client, même s'il insiste sur le fait que la mort l'a serré vraiment de très près, celle de son père d'abord, suicidé, celle de sa première femme ensuite et ce n'est sans doute pas sans raison qu'il choisit la sienne. Il aurait pu plaider l'importance du hasard ou du poids de la solitude, de celui de la vie qu'il ne supportait plus sans Martine même si son existence antérieure où il n'était pas était pour lui insupportable... Charles est un faible, ballotté par les femmes mais c'est aussi, à l'exemple de ses propres parents, un être excessif, outrageusement possessif. Sa profession de médecin, à l'instigation de sa mère, vise surtout à le faire sortir de sa situation de fils de paysan, il devient ainsi notable, quelqu'un d'important qui peut ainsi avoir des exigences. Pourtant la mariage ne lui réussit guère, sa première femme meurt et la deuxième se révèle aussi autoritaire que sa mère. Il n'y a qu'une véritable femme dans sa vie, Martine, même s'il lui est arrivé de tromper ses épouses successives avec d'autres femmes, ce ne furent que des toquades, des opportunités qu’il n'a pas voulu laisser passer, rien de plus. Cette soudaine ingérence de l'amour-passion dans la vie de Charles qui ne l'avait guère connu auparavant a été à la fois une révélation et une révolution mais sa jalousie a précipité son geste meurtrier. Tels sont les arguments qui ont dû se bousculer dans la tête des jurés dont je n'aurais sans doute pas voulu faire partie. Simenon ce n'est pas qu'un auteur de romans policiers. Quand il choisit comme ici de faire dans le drame psychologique, il est bien meilleur et son style est toujours aussi agréable à lire. ©Hervé GAUTIER – Janvier 2015 - http://hervegautier.e-monsite.com
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  • Bellonzo Posté le 17 Décembre 2013
    L'oeuvre est si vaste qu'il est difficile d'être catégorique mais Lettre à mon juge pourrait être l'un des romans les plus profonds, les plus graves de Simenon. L'un des plus désespérants aussi. De sa geôle le médecin assassin de sa maîtresse écrit longuement à son juge. Très longuement et très "plombement". La province française des années cinquante (ici vendéenne mais peu importe), Dieu sait si nous l'avons lue chez Simenon, tapie et racornie derrière le gâteau du dimanche et le bridge du mardi soir des notables. A nous faire peur, et pour longtemps. La descente aux enfers du Docteur Alavoine, père alcoolique suicidé, mère tout à son dévouement, marié, deux enfants, veuf, remarié, cabinet de campagne, puis un peu plus huppé, labeur incessant, bonheur néant, ne pouvait qu'être inéluctable depuis qu'en gare de de Nantes, en un de ces lieux carrefours des détresses qu'affectionnait tant Simenon, il avait rencontré Martine. Publié en 1947 Lettre à mon juge est un roman glaçant et empoisonnant, qui... L'oeuvre est si vaste qu'il est difficile d'être catégorique mais Lettre à mon juge pourrait être l'un des romans les plus profonds, les plus graves de Simenon. L'un des plus désespérants aussi. De sa geôle le médecin assassin de sa maîtresse écrit longuement à son juge. Très longuement et très "plombement". La province française des années cinquante (ici vendéenne mais peu importe), Dieu sait si nous l'avons lue chez Simenon, tapie et racornie derrière le gâteau du dimanche et le bridge du mardi soir des notables. A nous faire peur, et pour longtemps. La descente aux enfers du Docteur Alavoine, père alcoolique suicidé, mère tout à son dévouement, marié, deux enfants, veuf, remarié, cabinet de campagne, puis un peu plus huppé, labeur incessant, bonheur néant, ne pouvait qu'être inéluctable depuis qu'en gare de de Nantes, en un de ces lieux carrefours des détresses qu'affectionnait tant Simenon, il avait rencontré Martine. Publié en 1947 Lettre à mon juge est un roman glaçant et empoisonnant, qui distille son venin et sa hargne, sa misanthropie à l'intérieur même d'une carrière médicale honnête. La tempête sous le crâne de Charles Alavoine, balayée de faux semblants et de tristes certitudes, l'emporte au plus loin du drame, près de Martine, pourtant comme une soeur de malheur et qu'un amour réciproque ne sauvera pas de la folie brutale et meurtrière. Plus de soixante ans après sa parution Lettre à mon juge demeure un objet romanesque contondant, certes à sa place dans le carcan simenonien, mais qui relègue les pourtant très "humaines" enquêtes de Maigret au rang de faits divers ordinaires, comme si quoi que ce soit de la vie d'un homme pouvait l'être, ordinaire. On comprend bien que le film d'Henri Verneuil Le fruit défendu où Fernandel tenait le rôle, ne pouvait qu'être très affadi, voire défiguré, pour que le célèbre comique accepte d'endosser un peu la défroque de Charles Alavoine. On comprend mieux encore l'écrivain totalement majeur qu'est Georges Simenon.
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