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Robert Laffont
EAN : 9782221192252
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Lettre d'une inconnue

suivi de Trois nouvelles de jeunesse

Pierre DESHUSSES (Traducteur), Tatjana MARWINSKI (Traducteur)
Collection : Pavillons Poche
Date de parution : 14/01/2016

Le jour de ses quarante et un ans, un écrivain viennois reçoit une lettre d’une femme qui l’aime passionnément depuis son adolescence et qui, sur son lit de mort, désire lui raconter cet amour qui la consume encore. Elle l’a aperçu pour la première fois seize ans plus tôt, alors...

Le jour de ses quarante et un ans, un écrivain viennois reçoit une lettre d’une femme qui l’aime passionnément depuis son adolescence et qui, sur son lit de mort, désire lui raconter cet amour qui la consume encore. Elle l’a aperçu pour la première fois seize ans plus tôt, alors qu’il emménageait dans l’appartement face au sien, où elle vivait avec sa mère. Pour la jeune fille de treize ans, ce fut un coup de foudre et le moment où sa vie commença réellement.
Lettre d’une inconnue est le récit d’une des grandes passions de la littérature du XXe siècle et une des nouvelles les plus célèbres et les plus intenses de Stefan Zweig. Avec humanisme, l’auteur y dépeint l’amour absolu d’une femme pour un homme insouciant.
Les trois textes de jeunesse qui suivent, « Rêves oubliés », « Deux solitudes » et « Jeunesse gâchée », essentiels à la connaissance de l’oeuvre de Zweig, contiennent déjà les thèmes de ses meilleurs récits : le rêve, la rencontre, la désillusion, le suicide.

« Avec Shakespeare et Agatha Christie, Stefan Zweig partage le podium des classiques étrangers les plus lus en France. » L’Obs

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EAN : 9782221192252
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • melinaducrou Posté le 19 Février 2020
    Une claque, voici ce qui nous arrive a la fin de notre lecture. Une claque métaphorique de sentiments qui nous submergent. Tous ces sentiments qui, si vous avez une sensibilité accrue, vous frapperont en plein dans l'estomac. Je ne pense pas que l'on puisse rester de glace après cette lecture et j'aurai aimé découvrir cet ouvrage plus tôt afin de me repaitre des mots et phraser de monsieur Zweig ! Un magnifique livre à lire au calme et à tête reposée, lorsque l'on veut être bouleversé.
  • mimouski Posté le 16 Février 2020
    Quelle belle lettre d'amour poétique et surtout : PASSIONNEE ! Conseillée et prêtée par mon collègue, cette lettre était pour lui, le MUST de Stefan Zweig alors il me fallait bien la lire. Cette lettre est courte et décrit un amour de jeunesse grandissant et devenant (parfois) limite angoissant. Angoissant car cela reste tout de même une inconnue qui l'a suivi toute sa vie. En terminant l'ouvrage, j'ai donc 2 sentiments en moi : épatée par la sublime écriture de Zweig et perplexe par cet amour inavoué jusqu'à la mort. Cela reste une bien belle lecture.
  • Audreyy Posté le 19 Janvier 2020
    Wahou Wahou. Mon préféré de Zweig jusqu'à présent. Forcément, quand ça parle d'amour, ça me touche encore plus. Sous forme de lettre, l'auteur a réussi à montrer la puissance d'un amour non partagé. La narratrice nous touche, nous surprend. Lettre d'une inconnue, c'est l'histoire d'un amour sans limite pour un homme séducteur qui ne l'a pourtant jamais regardée, un amour, survenu à partir de la naïveté d'une adolescence qui va malgré tout, grandir et ne jamais s'arrêter. Les circonstances de sa vie font qu'un jour, elle décide de lui écrire. D'écrire à cet homme qu'elle a tant aimé. "À toi mon bien-aimé, à toi qui ne m’as jamais connue."
  • lecontebenedicte Posté le 27 Décembre 2019
    L'amour esclave "On se trouve un jour dans la situation de prendre sans vraiment désirer. Croyez-moi, pour certains êtres, au moins, ne pas prendre ce qu’on ne désire pas est la chose la plus difficile du monde. C’est ce qui arriva un jour et il n’est pas utile de vous dire qui elle était, sinon que, sans me troubler vraiment, elle m’avait attiré, par son air passif et avide. Franchement, ce fut médiocre, comme il fallait s’y attendre. Mais je n’ai jamais eu de complexes et j’oubliai bien vite la personne, que je ne revis plus. Je pensais qu’elle ne s’était aperçue de rien, et je n’imaginais même pas qu’elle pût avoir une opinion. D’ailleurs, son air passif la retranchait du monde à mes yeux. Quelques semaines après, pourtant, j’appris qu’elle avait confié à un tiers mes insuffisances. Sur le coup, j’eus le sentiment d’avoir été un peu trompé ; elle n’était pas si passive que je le croyais, le jugement ne lui manquait pas. Puis je haussai les épaules et fis mine de rire. J’en ris tout à fait même ; il était clair que cet incident était sans importance. S’il est un domaine où la modestie devrait être la... L'amour esclave "On se trouve un jour dans la situation de prendre sans vraiment désirer. Croyez-moi, pour certains êtres, au moins, ne pas prendre ce qu’on ne désire pas est la chose la plus difficile du monde. C’est ce qui arriva un jour et il n’est pas utile de vous dire qui elle était, sinon que, sans me troubler vraiment, elle m’avait attiré, par son air passif et avide. Franchement, ce fut médiocre, comme il fallait s’y attendre. Mais je n’ai jamais eu de complexes et j’oubliai bien vite la personne, que je ne revis plus. Je pensais qu’elle ne s’était aperçue de rien, et je n’imaginais même pas qu’elle pût avoir une opinion. D’ailleurs, son air passif la retranchait du monde à mes yeux. Quelques semaines après, pourtant, j’appris qu’elle avait confié à un tiers mes insuffisances. Sur le coup, j’eus le sentiment d’avoir été un peu trompé ; elle n’était pas si passive que je le croyais, le jugement ne lui manquait pas. Puis je haussai les épaules et fis mine de rire. J’en ris tout à fait même ; il était clair que cet incident était sans importance. S’il est un domaine où la modestie devrait être la règle, n’est-ce pas la sexualité, avec tout ce qu’elle a d’imprévisible ? Mais non, c’est à qui sera le plus avantageux, même dans la solitude. Malgré mes haussements d’épaules, quelle fut, en effet, ma conduite ? Je revis un peu plus tard cette femme, je fis ce qu’il fallait pour la séduire, et la reprendre vraiment. Ce ne fut pas très difficile : elles non plus n’aiment pas rester sur un échec. Dès cet instant, sans le vouloir clairement, je me mis, en fait, à la mortifier de toutes les façons. Je l’abandonnais et la reprenais, la forçais à se donner dans des temps et des lieux qui ne s’y prêtaient pas, la traitais de façon si brutale, dans tous les domaines, que je finis par m’attacher à elle comme j’imagine que le geôlier se lie à son prisonnier. Et cela jusqu’au jour où, dans le violent désordre d’un plaisir douloureux et contraint, elle rendit hommage à voix haute à ce qui l’asservissait. Ce jour-là, je commençai de m’éloigner d’elle. Depuis, je l’ai oubliée". Vous avez raison , ceci n'est PAS un extrait de "Lettre d'une Inconnue". Mais ce pourrait être le point de vue de l'homme qu'aimait cette femme. J'espère que vous donnez votre langue au chat. Car c'est un extrait de "La Chute" que vous avez lu là. Ce qui me frappe dans ce roman très court écrit entièrement à la première personne, et dont le héros est donc omniscient, c'est le style désuet et hyperbolique même si le récit ne laisse pas de place à l'espoir. Camus ne nous avait pas habitués à cette exaltation. Le début du récit relate" la perception que Clamence avait de lui-même en ces années glorieuses", c'est à dire un personnage aveuglé par un amour immodéré de soi. Mais tout change rapidement lorsqu'il n'apporte aucun secours à une jeune femme sur le point de se noyer, sous un pont de Paris. Alors débute la « chute » . Si je qualifie le style de Camus dans ce roman de "désuet", c'est que tout y est "dit", rien n'est "suggéré". Pas de petites touches qui sont l'apanage du roman moderne, pas de monologue intérieur. Je ne suis pas sûre que l'omniscience présente encore un intérêt. On peut se le demander. Si l'on considère le passage suivant : "Je vivais donc sans autre continuité que celle, au jour le jour, du moi-moi-moi. Au jour le jour les femmes, au jour le jour la vertu ou le vice, au jour le jour, comme les chiens, mais tous les jours, moi-même, solide au poste. J’avançais ainsi à la surface de la vie, dans les mots en quelque sorte, jamais dans la réalité. Tous ces livres à peine lus, ces amis à peine aimés, ces villes à peine visitées, ces femmes à peine prises ! Je faisais des gestes par ennui, ou par distraction. Les êtres suivaient, ils voulaient s’accrocher, mais il n’y avait rien, et c’était le malheur. Pour eux. Car, pour moi, j’oubliais. Je ne me suis jamais souvenu que de moi-même", on pourrait se croire dans un roman du 19° siècle ou dans un roman d'avant guerre, on pourrait croire ce que l'on veut mais on ne s'imagine pas être dans l'univers de Camus. Ce roman paraît en 1956, alors que l’Étranger a été publié en 1942. Il y a là quelque chose qui m'échappe...On peut aussi arguer que Sartre était (affreusement) démonstratif dans "Les Chemins de la Liberté", mais c'est sans compter sur le besoin d'un dépassement que l'on pourrait escompter en ouvrant un livre de Camus. Il me reste à dire que pour moi L’Étranger et La Peste restent inégalés dans l’œuvre d'un homme qui a marqué son temps. Un homme inoubliable.
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  • Passemoilelivre Posté le 19 Décembre 2019
    Un amour total, passionnel, désintéressé, tapi dans l’ombre, n’attendant rien en retour que de pouvoir le confesser. Une blessure vive, la perte d’un enfant, symbole de cet amour que le temps n’a su effacer ni entamer. L’être aimé objet d’une admiration infinie mais lucide. Une déclaration fanatique, fiévreuse, pleine de tendresse et de folie. La voix d’une femme qui se meurt doucement, sans s’apitoyer sur elle-même, tout entière tournée vers celui qu’elle admire plus que tout. La voix d’une femme qui s’est donnée tout entière à un homme, qui jamais ne l’a reconnue.Avec Lettre d’une inconnue, Stefan Zweig pousse plus loin encore l’analyse du sentiment amoureux et de ses ravages, en nous offrant un cri déchirant d’une profonde humanité. Ici nulle confusion des sentiments : la passion est absolue
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