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L'Hiver des hommes

Julliard
EAN : 9782260020660
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)
L'Hiver des hommes

Date de parution : 23/08/2012

Fasciné par le destin des enfants de criminels de guerre, Marc part à Belgrade en 2010 pour enquêter sur le suicide de la fille du général Mladic, accusé de crimes contre l’humanité par la justice internationale et pourtant vénéré dans son pays. Dans la minuscule république serbe de Bosnie, Marc...

Fasciné par le destin des enfants de criminels de guerre, Marc part à Belgrade en 2010 pour enquêter sur le suicide de la fille du général Mladic, accusé de crimes contre l’humanité par la justice internationale et pourtant vénéré dans son pays. Dans la minuscule république serbe de Bosnie, Marc se retrouve face aux acteurs de ce conflit abominable. Avec une franchise déconcertante, ils racontent les désastres qu’ils ont vécus, les atrocités qu’ils ont commises pour conquérir une paix improbable. Aujourd’hui, ils ont le sentiment d’avoir gagné, ils ont chassé les Musulmans et les Croates. Enfermés dans un territoire ethniquement pur, ils ont réalisé ce rêve nationaliste qu’on voit ressurgir aux quatre coins de l’Europe : se débarrasser enfin de l’autre. Mais leurs frontières infranchissables ne sont qu’une prison derrière laquelle meurt tout un peuple.
Lionel Duroy pose sur ces êtres démunis, enlisés dans leurs certitudes, un regard lucide et empreint d’empathie. Ces hommes et ces femmes sont-ils les derniers survivants d’un monde qui disparaît ou les précurseurs d’un désastre à venir ?

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EAN : 9782260020660
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • montmartin Posté le 18 Décembre 2017
    Marc, un écrivain, s’envole pour l’ex-Yougoslavie pour comprendre la violence, les tueries, qui se sont déroulées il y a quelques années dans ce pays morcelé. Il interroge, écoute, recueille le témoignage de ces Serbes encore prisonniers de leur haine et leur colère Il rencontre surtout la méfiance des uns et des autres, persuadés d'avoir eu raison, et que l'Occident reste avec un préjugé énorme envers eux. Ce livre passionnant nous permet de comprendre la genèse et la situation complexe de ce terrible conflit. C’est à un vrai travail de journaliste que se livre Lionel Duroy, il s’attache à restituer la vérité le plus honnêtement possible.
  • Vianna Posté le 19 Novembre 2017
    Comment la vie reprend- t- elle son cours une fois la barbarie de la guerre éteinte ? Vingt ans après, Lionel Duroy s’est rendu en Serbie et en Bosnie Herzégovine pour enquêter sur le boucher de Bosnie le général serbe Mladic dont la fille Ana s’est suicidée. Suicide pour l’administration judiciaire, assassinat pour les partisans de Mladic. Car ce qui intéresse Duroy, c’est de comprendre l’impact des parents bourreaux sur leurs descendants. De la même manière qu’il s’était penché sur le destin et les écrits des enfants de Himmler, l’auteur va chercher à imaginer, raconter les derniers instants de Ana, apprenant que son père adoré, admiré, se révélait être en réalité un criminel de guerre, ordonnant l’assassinat de centaines de femmes et d’enfants lors d’un jour de marché. Qui était Mladic, ce modeste colonel, père de deux enfants, qui un jour est propulsé au rang de général en chef de l’armée Serbe ? Comment lui et tant d’autres ont pu basculer dans l’horreur de cette guerre où des voisins, des familles, des amis se sont atrocement entretués ? Avec beaucoup d’intelligence et de finesse Lionel Duroy est allé à leur rencontre, en laissant de... Comment la vie reprend- t- elle son cours une fois la barbarie de la guerre éteinte ? Vingt ans après, Lionel Duroy s’est rendu en Serbie et en Bosnie Herzégovine pour enquêter sur le boucher de Bosnie le général serbe Mladic dont la fille Ana s’est suicidée. Suicide pour l’administration judiciaire, assassinat pour les partisans de Mladic. Car ce qui intéresse Duroy, c’est de comprendre l’impact des parents bourreaux sur leurs descendants. De la même manière qu’il s’était penché sur le destin et les écrits des enfants de Himmler, l’auteur va chercher à imaginer, raconter les derniers instants de Ana, apprenant que son père adoré, admiré, se révélait être en réalité un criminel de guerre, ordonnant l’assassinat de centaines de femmes et d’enfants lors d’un jour de marché. Qui était Mladic, ce modeste colonel, père de deux enfants, qui un jour est propulsé au rang de général en chef de l’armée Serbe ? Comment lui et tant d’autres ont pu basculer dans l’horreur de cette guerre où des voisins, des familles, des amis se sont atrocement entretués ? Avec beaucoup d’intelligence et de finesse Lionel Duroy est allé à leur rencontre, en laissant de côté le jugement et en tentant de percer au-delà des amertumes, du désarroi, des regards perdus, des voix brisées, le restant d’humanité tapi au cœur de chacun. « Moi au milieu de ces femmes et de ces hommes brisés. Etait- ce bien ma place ? Oui puisque je les aimais et que je ne voulais pas les juger. J’avais partagé l’effroi dévastateur qui les avait jetés les uns contre les autres, sachant que dans leur situation je n’aurai pas agi différemment d’eux. »
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  • Beffroi Posté le 8 Octobre 2017
    Un roman ? Plutôt une série d’entretiens autour des suites de la guerre de l’ex-Yougoslavie (1991-1995). Lionel Duroy connait bien son sujet. Il a déjà écrit « Il ne m’est rien arrivé »sur cette guerre en 1994.Cette fois ci-ci, son double, Marc, fasciné par le destin des enfants de criminels de guerre, part à Belgrade, en 2010, enquêter sur le suicide d’Ana, la fille du général Mladic (actuellement accusé de crimes contre l’humanité et jugé par le Tribunal pénal international de La Haye)survenu en 1994.Pourquoi a-t-elle mis fin à ses jours ? Qu’est-ce que ça fait d’être la fille du « boucher des Balkans » ? Marc part à la recherche d’éléments et nous donne des clés pour replonger dans cette guerre multiethnique entre Musulmans, Croates et Serbes .On fait la connaissance de quelques « ultras nationalistes »de la minuscule République serbe de Bosnie. Un petit état « ethniquement pur » de la taille d’une région, à ne pas confondre avec la grande Serbie qui, d’après les « purs », est prête à tout pour rejoindre l’Union Européenne. Chacun raconte son histoire, sa guerre. On passe un hiver en leur compagnie, dans leur extrême isolement. Un peuple condamné au froid, sans... Un roman ? Plutôt une série d’entretiens autour des suites de la guerre de l’ex-Yougoslavie (1991-1995). Lionel Duroy connait bien son sujet. Il a déjà écrit « Il ne m’est rien arrivé »sur cette guerre en 1994.Cette fois ci-ci, son double, Marc, fasciné par le destin des enfants de criminels de guerre, part à Belgrade, en 2010, enquêter sur le suicide d’Ana, la fille du général Mladic (actuellement accusé de crimes contre l’humanité et jugé par le Tribunal pénal international de La Haye)survenu en 1994.Pourquoi a-t-elle mis fin à ses jours ? Qu’est-ce que ça fait d’être la fille du « boucher des Balkans » ? Marc part à la recherche d’éléments et nous donne des clés pour replonger dans cette guerre multiethnique entre Musulmans, Croates et Serbes .On fait la connaissance de quelques « ultras nationalistes »de la minuscule République serbe de Bosnie. Un petit état « ethniquement pur » de la taille d’une région, à ne pas confondre avec la grande Serbie qui, d’après les « purs », est prête à tout pour rejoindre l’Union Européenne. Chacun raconte son histoire, sa guerre. On passe un hiver en leur compagnie, dans leur extrême isolement. Un peuple condamné au froid, sans l’espoir de printemps. Une solitude qui fait écho à la vie personnelle de Marc, en pleine crise avec sa famille. J’ai beaucoup aimé le style proche du reportage. On comprend petit à petit les enjeux du conflit. Le siège de Sarajevo, le massacre de Srebrenica nous sont présentés clairement. L’auteur ne juge personne, s’intéresse simplement à ces hommes et femmes qui ont pourtant commis ou participé à des atrocités. Le livre pose aussi des questions profondes sur l’héritage familial.
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  • MartineR Posté le 11 Janvier 2016
    Entre auto-biographie enquete journalistique L Duroy est toujours à la recherche du père haï Je suis allée en Yougoslavie en Bosnie, Croatie Kosovo mais il y a si longtemps Un livre à lire
  • charlitdeslivres Posté le 26 Décembre 2015
    Aujourd’hui, nous parlons de construction de nouveaux territoires, mais comment peut-on se construire lorsque son propre pays ne sait plus qui il est ? Voici le point fort de ce roman, l’intérêt des frontières de nos pays et des frontières que l’on créé dans notre vie. Le sujet principal du roman puise sa force dans l’idée que l’on retrouve dans « Les justes » de Camus. A savoir, est-ce que les enfants des grands « tueurs » de nos sociétés doivent connaître le même sort que leurs parents ? Doit-on condamner un enfant seulement parce qu’il est le fils d’un grand « prédateur » ? Dans ce roman, nous allons plus loin. On se plonge non pas dans l’horreur de la guerre qui a touché les différents pays de l’Ex-Yougoslavie, mais dans l’après-guerre. Comment un peuple se construit après la destruction de son pays, de ses convictions, de sa nationalité ? La guerre a toujours été un sujet très prisé dans la littérature. On peut y expliquer les impacts sur les populations et sur l’évolution de nos sociétés actuelles. Le plus intéressant dans ce roman, c’est qu’il nous force à réfléchir sur nos propres vies, sur l’impact qu’ont les médias dans nos opinions. Les... Aujourd’hui, nous parlons de construction de nouveaux territoires, mais comment peut-on se construire lorsque son propre pays ne sait plus qui il est ? Voici le point fort de ce roman, l’intérêt des frontières de nos pays et des frontières que l’on créé dans notre vie. Le sujet principal du roman puise sa force dans l’idée que l’on retrouve dans « Les justes » de Camus. A savoir, est-ce que les enfants des grands « tueurs » de nos sociétés doivent connaître le même sort que leurs parents ? Doit-on condamner un enfant seulement parce qu’il est le fils d’un grand « prédateur » ? Dans ce roman, nous allons plus loin. On se plonge non pas dans l’horreur de la guerre qui a touché les différents pays de l’Ex-Yougoslavie, mais dans l’après-guerre. Comment un peuple se construit après la destruction de son pays, de ses convictions, de sa nationalité ? La guerre a toujours été un sujet très prisé dans la littérature. On peut y expliquer les impacts sur les populations et sur l’évolution de nos sociétés actuelles. Le plus intéressant dans ce roman, c’est qu’il nous force à réfléchir sur nos propres vies, sur l’impact qu’ont les médias dans nos opinions. Les médias, aujourd’hui omniprésent, apportent une nouvelle forme de propagande entre la sur-exposition médiatique et le contrôle de l’information par toutes les formes de gouvernements. Mais surtout on y retrouve l’importance d’être respecté et reconnu par notre propre pays. Ainsi ce livre nous apporte des questions, et c’est dans les réponses que nous, lecteurs, allons y trouver la puissance qui émane de ce roman.
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