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EAN : 9782714481498
Façonnage normé : EPUB3
DRM : DRM Adobe
L'île aux enfants
Collection : Belfond Pointillés
Date de parution : 14/03/2019
Éditeurs :
Belfond
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L'île aux enfants

Collection : Belfond Pointillés
Date de parution : 14/03/2019
Pauline, six ans, et sa petite sœur Clémence coulent des jours heureux sur l’île qui les a vues naître, la Réunion. Un matin de 1963, elles sont kidnappées au bord... Pauline, six ans, et sa petite sœur Clémence coulent des jours heureux sur l’île qui les a vues naître, la Réunion. Un matin de 1963, elles sont kidnappées au bord de la route et embarquent de force dans un avion pour la métropole, à neuf mille kilomètres de leurs parents.... Pauline, six ans, et sa petite sœur Clémence coulent des jours heureux sur l’île qui les a vues naître, la Réunion. Un matin de 1963, elles sont kidnappées au bord de la route et embarquent de force dans un avion pour la métropole, à neuf mille kilomètres de leurs parents. À Guéret, dans la Creuse, elles sont séparées.
1998 : quelques phrases à la radio rouvrent de vieilles blessures. Frappée par le silence dans lequel est murée sa mère, Caroline, jeune journaliste, décide d’enquêter et s’envole pour la Réunion, où elle découvre peu à peu les détails d’un mensonge d’État.  
À travers l’évocation de l'enlèvement méconnu d'au moins deux mille enfants réunionnais entre 1963 et 1982, dans le but de repeupler des départements sinistrés de la métropole, Ariane Bois raconte le destin de deux générations de femmes victimes de l’arbitraire et du secret. L’histoire d’une quête des origines et d’une résilience, portée par un grand souffle romanesque.
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EAN : 9782714481498
Façonnage normé : EPUB3
DRM : DRM Adobe
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Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • isah62 06/07/2022
    Un roman très bien documenté pour révéler un fait historique assez effroyable. L'auteure, avec ses personnages Pauline et Clémence, jeunes réunionnaises, vont nous dévoiler des faits tragiques qui ont eu lieu dans les années 60, à savoir, le repeuplement de zones désertiques françaises par des gamins arrachés à leur île natale. Au travers le destin de ces 2 fillettes on va découvrir les secrets de familles, les non-dits, la quête d'identité et le déni. Sous cette plume sensible, mais sans pathos, on va partager la souffrance et le traumatisme de ces enfants, découvrir cet effet destructeur qui pèse sur leurs frêles épaules. Enlevés à leurs familles et expédiés en Métropole sous un faux prétexte et une foultitude de mensonges, lâchés dans des foyers qui ne voient en eux qu'une main d'œuvre gratuite, et, quand plus tard ils reviennent à leurs racines, détestés par des compatriotes ignorants et méfiants. Ariane Bois va aussi mettre en évidence l'inexistence des droits de l'enfant et un système de suivi complètement inadapté, aveugle et dépassé. Un roman touchant qui va réveiller en nous une certaine colère. Un récit qui dénonce et frappe fort, au cœur et à l'âme. Une lecture bouleversante qu'on ne peut oublier après tant d'années de silence.
  • YsaM 28/06/2022
    J’avais découvert la plume d’Ariane Bois avec « le gardien de nos frères » roman pour lequel j’avais eu un énorme coup de coeur. Avec l’île aux enfants, l’autrice met à jour un pan d’histoire méconnu pour ma part. J’avais bien entendu quelques bribes, sans jamais véritablement m’y intéresser et c’est un récit glaçant et bouleversant qu’elle nous livre. Pauline a six ans quand, un matin de novembre 63, elle est enlevée avec sa soeur cadette Clémence, sur l’île de la Réunion où elle habite avec ses parents. La famille n’est pas riche, la maman est blanchisseuse, quand elle le peut, parce qu’elle est de santé très fragile, le papa coupe la canne à sucre sur la totalité de l’île, il ne rentre que le Dimanche, c’est « gramoune », leur grand-mère, qui s’occupe d’elles la plupart du temps. La case est petite, il faut aller chercher l’eau à la rivière, il y a la saison des pluies, il y a les cyclones qui malmènent leur habitation, les repas ne sont pas variés mais la vie est belle, même si elle est dure. Un matin tout bascule, les fillettes sont enlevées et embarquées dans un avion, avec d’autres enfants, direction la métropole.... J’avais découvert la plume d’Ariane Bois avec « le gardien de nos frères » roman pour lequel j’avais eu un énorme coup de coeur. Avec l’île aux enfants, l’autrice met à jour un pan d’histoire méconnu pour ma part. J’avais bien entendu quelques bribes, sans jamais véritablement m’y intéresser et c’est un récit glaçant et bouleversant qu’elle nous livre. Pauline a six ans quand, un matin de novembre 63, elle est enlevée avec sa soeur cadette Clémence, sur l’île de la Réunion où elle habite avec ses parents. La famille n’est pas riche, la maman est blanchisseuse, quand elle le peut, parce qu’elle est de santé très fragile, le papa coupe la canne à sucre sur la totalité de l’île, il ne rentre que le Dimanche, c’est « gramoune », leur grand-mère, qui s’occupe d’elles la plupart du temps. La case est petite, il faut aller chercher l’eau à la rivière, il y a la saison des pluies, il y a les cyclones qui malmènent leur habitation, les repas ne sont pas variés mais la vie est belle, même si elle est dure. Un matin tout bascule, les fillettes sont enlevées et embarquées dans un avion, avec d’autres enfants, direction la métropole. Emmenées du côté de Gueret, elles sont séparées et adoptées par des familles d’agriculteurs. Commence alors la vie à la ferme pour Pauline qui a peur, qui a froid, qui n’arrive pas à s’adapter et qui ne cesse de penser à sa soeur. Le dépaysement est total, rien à voir avec son île qu’elle a quitté, ses parents lui manquent, pourquoi ont-ils accepté qu’elle soit emmenée en France avec sa petite soeur ? Pauline ne sait pas que ses parents ont été dupés par le gouvernement de l’époque qui voulait repeupler des zones rurales désertées par les locaux et alléger la démographie galopante de l’île. Si certains enfants ont été sciemment abandonnés par leurs parents, d’autres n’ont pas compris et pensaient que leurs enfants étaient envoyés en métropole pour étudier afin d’obtenir une vie meilleure, c’est le cas des parents des fillettes mais Pauline finit bien vite par penser que ses parents les ont abandonnées. A la ferme elle se lie d’amitié avec Gaetan qui vient lui aussi de la Réunion et qui est là depuis dix mois. Si Pauline a sa propre chambre et va à l’école, Gaetan vit dans d’horribles conditions, comme un animal. Il subit les coups, la privation de nourriture, le froid, dort dans une grange. Il n’a été adopté que pour travailler sans relâche, c’est une main d’oeuvre gratuite pour la famille d’agriculteurs qui ne semble pas en être à son premier coup d’essai. A la lecture des conditions de vie de Gaetan on est sous le choc, c’est inadmissible, révoltant et tellement triste !!! Gaétan est le seul ami de Pauline, avec lui elle s’apaise un peu et retrouve son île, elle se sent moins seule, ensemble ils vont s’épauler, mais un matin Gaétan, à bout de forces tente de se suicider et Pauline est transférée en ville, dans une nouvelle famille. Ariane Bois nous embarque dans la vie de la fillette avec ses nouveaux adoptants, ses questionnements, ses bribes de souvenirs et le racisme des autres enfants et aussi des adultes qu’elle doit affronter quotidiennement. Que reste-t-il de son ancienne vie ? il n’y a que sa couleur de peau qui puisse lui rappeler d’où elle vient, ils ont même changé son prénom en Isabelle et désormais elle s’appelle Gervais, comme eux. Dans sa nouvelle famille elle tombe gravement malade, des pans entiers de sa mémoire se délitent, tout se mélange, Pauline est jeune, elle s’adapte à cette nouvelle vie mais on ne peut s’empêcher de s’interroger, que se passera t-il quand elle grandira ? ses parents adoptifs ne devraient-ils pas lui dire la vérité ? Pauline finira par se poser des questions, ses parents sont blancs, elle n’a pas la même couleur de peau, comment est-ce possible ? Quand Pauline, adolescente, découvre, accidentellement la vérité, son univers bascule une nouvelle fois. La colère et l’incompréhension s’installent. Pauline se rend compte que toute sa vie est un mensonge, c’est très déroutant, elle est perdue et part en guerre contre ses parents. Elle se fait du mal aussi. On oscille entre colère et tristesse, le lecteur est lui aussi très perturbé par cette vie morcelée, ce puzzle dont aucune pièce ne semble vouloir s’imbriquer. On se met à la place de Pauline comment peut-elle se construire et évoluer si sa vie est basé sur le mensonge. N’a t’elle pas besoin de connaître ses racines pour avancer dans la vie ? Même si on en veut aux parents adoptifs de ne pas avoir tout dévoilé, on a de l’empathie pour eux, ils ont certainement peur de la réaction de Pauline, peur de perdre son amour, pour eux elle est leur fille et ils ont tout fait pour qu’elle le soit. Je suis choquée par le changement de son prénom. Si elle a pris le nom de sa famille adoptive, pourquoi lui avoir donné un nouveau prénom, Pauline était tout ce qu’il lui restait de sa vie d’avant. Quelque part on la coupe totalement de son passé et de ce prénom choisi par ses parents biologiques. Je poursuis la lecture du roman c’est instructif, ça interpelle et chamboule. Pauline rencontre Marc avec qui elle a une petite fille, Caroline, elle semble avoir dompté ses démons, mais en apparence seulement. On pourrait penser que tout s’arrête là, mais c’est pourtant là que tout commence ! Un matin de 1998, alors que Caroline a déjà 21 ans, elle entend une information à la radio sur les enfants arrachés à l’île de la réunion entre 1963 et 1982. Elle fait tout de suite le rapprochement avec sa mère dont elle sait si peu de choses et, dans le cadre de ses études de journaliste, elle décide d’enquêter, malgré l’opposition farouche de Pauline qui de nouveau se renferme. Caroline a compris que sa mère est liée à cette histoire d’enfants enlevés, elle va tout faire pour trouver la vérité et pourquoi pas, retrouver la famille biologique de Pauline. C’est une vie d’errance qui nous est racontée, une vie de mensonges, de secrets, de non-dits. Pauline avance comme sur un fil, occultant tout ce qui pourrait la ramener au passé qu’elle a, pour la plupart oublié. De ce qu’il lui reste d’avant, elle a tout enterré. Elle est Isabelle, mariée à Marc, Maman de Caroline, ses parents sont Martine et Jean-Paul Gervais, son frère s’appelle Aymeric et voilà ce qu’il faut retenir d’elle et ce qu’elle veut qu’on retienne. Quand Caroline décide d’enquêter et de remuer le passé c’est douloureux, il y a des souvenirs qui reviennent, il y a le déni, il y a la culpabilité alors que Pauline est une victime, il y a cette colère en elle parce qu’elle pense que ses parents l’ont abandonnée et il y a ce scandale d’Etat incroyable qui dépasse l’entendement. C’est un beau roman qui est nécessaire pour comprendre la souffrance infligée à ces enfants et les séquelles qu’ils garderont à vie. Des vies qui ont été volées, des vie qui ont été brisées. Comment un gouvernement a-t-il pu faire ça ? C’est un roman bouleversant qui met en colère. Ce n’est pas une lecture d’été qu’on dévore près de la piscine. On a parfois besoin de lâcher le livre pour reprendre un peu d’air. Ce n’était pas un moment de détente, mais c’est une histoire qu’il faut connaître. C’est un livre que j’ai apprécié. A noter qu’il a reçu le prix littéraire des jeunes Européens 2020.
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  • FlofloEnael 18/05/2022
    Aujourd'hui, je viens vous parler de L'île aux enfants d'Ariane Bois. Résumé : C'est l'histoire de Pauline et Clémence, deux fillettes inséparables, deux sœurs vivant près des champs de cannes à sucre, qui un jour, en allant chercher de l'eau à la rivière, sont enlevées, jetées dans un avion, séparées, et qui devront affronter bien des épreuves avant de comprendre ce qui leur est arrivé. Il ne s'agit pas d'un conte pour enfants, même cruel, mais de la véritable histoire des exilés de la Creuse, un transfert massif d'enfants venus de l'île de la Réunion pour repeupler des départements isolés de la métropole en 1963, contre leur gré et celui de leurs familles, devenue un scandale d'état. Dans ce roman, c'est la fille de Pauline, Caroline, qui, trente ans plus tard, mène l'enquête sur l'enfance de sa mère, provoquant ainsi des réactions en chaine et l'émoi de celle qui pour survivre a dû tout oublier... J'ai eu beaucoup de mal au début de ma lecture puis je me suis vite attachée à ces personnages, à ces enfants qui ont dû vivre loin des leurs et de leur culture sans parfois savoir d'où ils viennent réellement. Une vie construite sur des mensonges.... Aujourd'hui, je viens vous parler de L'île aux enfants d'Ariane Bois. Résumé : C'est l'histoire de Pauline et Clémence, deux fillettes inséparables, deux sœurs vivant près des champs de cannes à sucre, qui un jour, en allant chercher de l'eau à la rivière, sont enlevées, jetées dans un avion, séparées, et qui devront affronter bien des épreuves avant de comprendre ce qui leur est arrivé. Il ne s'agit pas d'un conte pour enfants, même cruel, mais de la véritable histoire des exilés de la Creuse, un transfert massif d'enfants venus de l'île de la Réunion pour repeupler des départements isolés de la métropole en 1963, contre leur gré et celui de leurs familles, devenue un scandale d'état. Dans ce roman, c'est la fille de Pauline, Caroline, qui, trente ans plus tard, mène l'enquête sur l'enfance de sa mère, provoquant ainsi des réactions en chaine et l'émoi de celle qui pour survivre a dû tout oublier... J'ai eu beaucoup de mal au début de ma lecture puis je me suis vite attachée à ces personnages, à ces enfants qui ont dû vivre loin des leurs et de leur culture sans parfois savoir d'où ils viennent réellement. Une vie construite sur des mensonges. Un livre qui dénonce un épisode de l'histoire qui n'aurait jamais dû avoir lieu, comme bien d'autres me direz vous. Mais comment peut-on arracher des enfants à leurs parents en leur mentant ouvertement, en profitant de leur détresse et de leur pauvreté ? C'est un épisode de l'histoire que je ne connaissais pas et qui m'a beaucoup intéressé et bouleversé. Un livre très bien documenté qui nous transporte de la Creuse à la Réunion. Un roman émouvant dans lequel se côtoient secrets de familles, non dits et quête d'identité. Vous l'avez lu ? Il vous tente ?
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  • CindyArt 10/03/2022
    Voici une histoire vraie, l'histoire de deux milles enfants reunionnais qui ont été kidnappés puis emmenés dans la Creuse afin d'être remis à des familles soit, pour les plus malchanceux, travailler comme mains d'œuvre dans des fermes où ils seront traités comme des esclaves, soit accueillis dans de bonnes familles qui souhaitaient adopter pour devenir parents. Ce n'était pas si loin, c'était hier, c'était entre 1963 et 1982. Cest l'histoire d'enfants et de parents à qui on n'a pas laissé le choix, que la France avec l'aide de la DAAS a déraciné des enfants dans le but de repeupler des départements sinistrés. Cest l'histoire d'un mensonge de l'état qui a été dévoilé en 1998. Au travers de ce roman, l'autrice nous raconte le parcours de deux enfants, deux sœurs qui ont vécu ce drame.
  • Iphyse 12/02/2022
    Entre 1963 et 1982, environ deux mille enfants de l'Ile de la Réunion ont été transférés en Métropole et placés majoritairement dans la Creuse. J'avais entendu vaguement quelques conversations à ce sujet sans vraiment savoir ce dont il s'agissait. Ce livre écrit par Ariane Bois m'a donné toutes les réponses aux questions que je me posais. On ne peut rester indifférents à cette tranche d'Histoire car si certains enfants ont réussi, d'autres ont été honteusement exploités.
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