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12-21
EAN : 9782266225403
Code sériel : 12587
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

L'Illusion comique

Pierre Scipion (préface de)
Date de parution : 25/10/2012

La scène est quelque part en Touraine, dans la grotte du magicien Alcandre, qu’un père vient consulter sur le sort de son fils disparu. La grotte se métamorphose alors en théâtre et le jeune homme apparaît, sous l’habit de comédien, en serviteur rusé du bouillant capitaine Matamore… La fantasmagorie commence,...

La scène est quelque part en Touraine, dans la grotte du magicien Alcandre, qu’un père vient consulter sur le sort de son fils disparu. La grotte se métamorphose alors en théâtre et le jeune homme apparaît, sous l’habit de comédien, en serviteur rusé du bouillant capitaine Matamore… La fantasmagorie commence, pièce follement originale toute en reflets et jeux de miroir que Corneille lui-même qualifiait d’« étrange monstre » et d’« extravagante galanterie ».

Après quelques comédies à succès, l’avocat rouennais écrit le chef-d’œuvre de sa période baroque. Depuis cette année 1636, L’Illusion comique résume en deux heures tout le mystère et tout le miracle du théâtre, sa magie et ses artifices. Entre la farce et le drame, la réalité et la féerie, elle en révèle toute la mécanique émotionnelle dans un climat de rêve et d’éclatante poésie.

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EAN : 9782266225403
Code sériel : 12587
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Elthar Posté le 24 Juillet 2021
    Lorsque Corneille écrit cette pièce, il a 29 ans et a déjà écrit sept autres pièces de théâtre dont des tragédies et des comédies. L’Illusion comique marque un tournant dans la carrière littéraire de son auteur puisqu’après l’avoir écrite, Corneille n’écrira plus que des tragédies (sauf Le Menteur, 1643). Cette pièce peut alors apparaître comme l’aboutissement d’un apprentissage dans lequel l’auteur laisse éclater sa virtuosité littéraire. S’il n’est pas déplacé de parler de « virtuosité », c’est que Corneille condense dans cette pièce tous les genres théâtraux : « Le premier acte n’est qu’un prologue » qui s’inspire de la pastorale. « Les trois suivants font une comédie imparfaite » avec son personnage de commedia dell'arte, Matamore. Cette « comédie imparfaite » évolue vers une tragi-comédie avec ces épisodes de rivalité, d’emprisonnement et de mort. « Le dernier est une tragédie, et tout cela cousu ensemble fait une comédie ». L’Illusion comique résume donc tout l’univers théâtral ; à travers cette pièce Corneille démontre qu’il maîtrise tous les genres théâtraux.
  • avanalou Posté le 30 Janvier 2021
    Un chef d'oeuvre du baroque..Une pièce de théâtre dans le théâtre...C'est une oeuvre originale de par l'utilisation de la mise en abîme. Grâce à ce procédé Corneille mêle brillamment le genre tragique à celui du comique.À l'époque de la publication, le titre faisait pleinement référence à l'art théâtral . Aujourd'hui, les termes ont pris une connotation différente, c'est un oxymore entre comique et illusion, comme si un désenchantement pouvait être risible. Une oeuvre incontournable...
  • Mimyy Posté le 28 Janvier 2021
    Bonne pièce. Lecture agréable "Résumé : La scène est quelque part en Touraine, dans la grotte du magicien Alcandre, qu'un père vient consulter sur le sort de son fils disparu. La grotte se métamorphose alors en théâtre et le jeune homme apparaît, sous l'habit de comédien, en serviteur rusé du bouillant capitaine Matamore..."
  • bfauriaux Posté le 13 Novembre 2019
    Exeptionnelle ! Moins connu peut etre que les glorieuses du maitre cette peie merite d'etre decouverte ! Quel rythme ! Que de rebondissements ! Splendide rien à dire un livre à ne pas manquer !
  • pleasantf Posté le 26 Juillet 2019
    J'avoue avoir un peu de mal avec cette pièce atypique de Corneille. La fin de l'acte V dévoile le pot aux roses et on découvre que les aventures des uns et des d'autres n'étaient que du théâtre. Bien. Mais au delà de cette astucieuse construction illusionniste destinée à 'vendre' les bienfaits du théâtre à une époque où cet art commençait s'extirper de la culture populaire pour être apprécié de l'élite du royaume, comment comprendre les actes II, III, IV et V ? Les personnages sont inconstants et une même scène les voient passer d'un registre émotionnel à un autre, d'une idée à son contraire. Certes c'est baroque, et c'est donc en quelque sorte la théorie de la relativité avant l'heure, relativité appliquée aux conduites et sentiments humains. Dans ce méli-mélo généralisé, on trouve ainsi des idées détonantes, notamment sur les rapports homme-femme. Mais personnellement je n'ai pas bien saisi ce que voulait nous dire Corneille au delà de la capacité du théâtre à représenter l'éventail complet des rapports humains. Et j'ai oscillé entre plusieurs modes de lecture sans vraiment savoir à quoi m'en tenir : ironique, tragique, cocasse, emphase purement littéraire, romantique, alignement de clichés théâtraux vus comme des archétypes...... J'avoue avoir un peu de mal avec cette pièce atypique de Corneille. La fin de l'acte V dévoile le pot aux roses et on découvre que les aventures des uns et des d'autres n'étaient que du théâtre. Bien. Mais au delà de cette astucieuse construction illusionniste destinée à 'vendre' les bienfaits du théâtre à une époque où cet art commençait s'extirper de la culture populaire pour être apprécié de l'élite du royaume, comment comprendre les actes II, III, IV et V ? Les personnages sont inconstants et une même scène les voient passer d'un registre émotionnel à un autre, d'une idée à son contraire. Certes c'est baroque, et c'est donc en quelque sorte la théorie de la relativité avant l'heure, relativité appliquée aux conduites et sentiments humains. Dans ce méli-mélo généralisé, on trouve ainsi des idées détonantes, notamment sur les rapports homme-femme. Mais personnellement je n'ai pas bien saisi ce que voulait nous dire Corneille au delà de la capacité du théâtre à représenter l'éventail complet des rapports humains. Et j'ai oscillé entre plusieurs modes de lecture sans vraiment savoir à quoi m'en tenir : ironique, tragique, cocasse, emphase purement littéraire, romantique, alignement de clichés théâtraux vus comme des archétypes... ? C'est probablement un peu de tout cela et je finis par comprendre pourquoi Corneille trouvait sa pièce monstrueuse. Un peu trop pour moi.
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