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EAN : 9782221258347
Façonnage normé : EPUB3
DRM : Watermark (Tatouage numérique)
L'Inspecteur Sadorski libère Paris
Collection : La Bête noire
Date de parution : 26/08/2021
Éditeurs :
Robert Laffont

L'Inspecteur Sadorski libère Paris

Collection : La Bête noire
Date de parution : 26/08/2021

Rentrée Littéraire 2021
La Libération comme vous ne l'avez jamais lue

Été 1944 : Sadorski a passé huit mois en prison. L’administration le libère en échange d’un rapport sur le transfert de l’ex-ministre Georges Mandel, otage des nazis, qui va être...

Été 1944 : Sadorski a passé huit mois en prison. L’administration le libère en échange d’un rapport sur le transfert de l’ex-ministre Georges Mandel, otage des nazis, qui va être tué sous ses yeux. Crime ordonné par la SS ou par la Milice ? Peu après, un inconnu blessé est...

Été 1944 : Sadorski a passé huit mois en prison. L’administration le libère en échange d’un rapport sur le transfert de l’ex-ministre Georges Mandel, otage des nazis, qui va être tué sous ses yeux. Crime ordonné par la SS ou par la Milice ? Peu après, un inconnu blessé est enlevé par des flics allemands en civil. L’inspecteur met ses adjoints sur l’affaire et l’un d’eux est abattu à son tour. Dans un bar tenu par des truands, Sadorski rencontre un jeune milicien qui semble être un pervers sexuel. Ce personnage va le mener à la plus terrifiante « Gestapo française » opérant dans ces dernières semaines avant la Libération…

« Un très grand personnage de salaud qui nous pousse à une immense compassion pour ses victimes. » Pierre Lemaitre, Dictionnaire amoureux du polar, Plon, 2020

Retrouvez toute la Rentrée Littéraire Robert Laffont ici : http://rentreelitteraire.robertlaffont.com/

 

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EAN : 9782221258347
Façonnage normé : EPUB3
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • cleopuricelli Posté le 7 Mars 2022
    Encore une fois, un très bon moment passé avec ce personnage des plus odieux. La fin de la guerre se profile et l'inspecteur Léon Sadorski va encore chercher à tirer son épingle du jeu. Un aspect haletant, des scènes difficiles (très violentes), mais jamais gratuites. Quel plaisir de passer du temps avec ce méchant de papier !
  • olivierverstraeteRCV99FM Posté le 13 Février 2022
    En cette période électorale, certains prétendants au trône s'emparent de l'Histoire pour la faire paraître autrement, pour lui donner un autre sens, bien loin de celui entendu par les historiens. C'est le cas par exemple du cas Zemmour et de ses propos sur l'action du gouvernement de Vichy pour sauver des juifs français. Au delà de l'ineptie formulée par le polémiste d'extrême droite, ce type de déclaration permet de nous pencher sur cette France de l'occupation, celle qui pendant plus de 4 ans a vécu en côtoyant les forces allemandes qui avaient prises sur l'administration française, à commencer par la police comme le montre Romain Slocombe dans son dernier livre intitulé sadorki libère Paris et paru chez Robert Laffont dans la collection la bête noire. Sadorski est derrière les barreaux à la Santé depuis 8 mois. Il peut sortir mais il doit pour cela assurer le transfert de Georges Mandel, un ex ministre. Mais cela ne va pas se passer tranquillement puisqu'une embuscade va avoir la peau du ministre. Qui a commandité ce meurtre? SS ou milice? Pour investiguer, Sadorski mobilise son équipe et l'un de ses adjoints va perdre la vie en enquêtant sur un inconnu... En cette période électorale, certains prétendants au trône s'emparent de l'Histoire pour la faire paraître autrement, pour lui donner un autre sens, bien loin de celui entendu par les historiens. C'est le cas par exemple du cas Zemmour et de ses propos sur l'action du gouvernement de Vichy pour sauver des juifs français. Au delà de l'ineptie formulée par le polémiste d'extrême droite, ce type de déclaration permet de nous pencher sur cette France de l'occupation, celle qui pendant plus de 4 ans a vécu en côtoyant les forces allemandes qui avaient prises sur l'administration française, à commencer par la police comme le montre Romain Slocombe dans son dernier livre intitulé sadorki libère Paris et paru chez Robert Laffont dans la collection la bête noire. Sadorski est derrière les barreaux à la Santé depuis 8 mois. Il peut sortir mais il doit pour cela assurer le transfert de Georges Mandel, un ex ministre. Mais cela ne va pas se passer tranquillement puisqu'une embuscade va avoir la peau du ministre. Qui a commandité ce meurtre? SS ou milice? Pour investiguer, Sadorski mobilise son équipe et l'un de ses adjoints va perdre la vie en enquêtant sur un inconnu blessé et kidnappé par des flics allemands en civil. Dans cette période de l'Occupation où des bribes d'info pourraient laissaient entendre le changement, Sadorski poursuite sa vie d'anguille fourbe qui tire son épingle du jeu à son profit. Jusqu'à la libération? Je ne peux pas dire être un grand adepte des romans historiques, encore moins des récits traitant des guerres mondiales. Mais il faut bien avouer qu'ici c'est bien autre chose. Romain Slocombe a le souci du détail historique pour nous plonger dans cette France occupée en proie aux plus vils actes : la dénonciation, la collusion avec l'ennemi qui est un ami et les patriotes résistants qui sont les cibles à neutraliser. Et dans ce marengo surnage Sadorski grâce à sa perfidie , son opportunisme et sa recherche de profit personnel. C'est un salaud dans toute sa splendeur que nous dépeint l'auteur, qui ici poursuit son cycle d'ouvrages le mettant en scène. Alors certes c'est un peu bavard, très descriptif, foisonnant de personnages à y perdre le fil mais il faut cela pour réussir parfaitement cette plongée du lecteur dans ce contexte historique. Bien évidemment chacune et chacun se questionnera sur ce qu'il aurait pu faire en pareille circonstance même s'il est difficile de s'imaginer aussi salaud et veule que Sadorski. Si vous voulez connaître le Paris de 44 juste avant l'arrivée des américains, ce livre est fait pour vous et votre curiosité intellectuelle.
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  • Scribe Posté le 26 Janvier 2022
    L'inspecteur Sadorski libère Paris de Romain Slocombe Nous retrouvons l'Inspecteur Principal Adjoint Sadorski à la 11e division, cellule 9 en prison à la Santé. Bien qu'il est déjà connu cette univers carcéral en 1942 à la prison de l'Alexanderplatz à Berlin, il n'arrive pas à se faire «  à ses relents bien à elle, mélange, d'urine de tabac froid, de pieds crasseux, de colique et de soupe aux choux, le tout parfumé de Crésyl pour la désinfection. » Son identité est réduite aux cinq chiffres de son matricule.Il n'est plus un policier mais un numéro d'écrou du même genre attribué aux terroristes ( les résistants) qu'à des criminels de droit commun, voleur, assassin, violeur et j'en passe. Chaque journée passe toute semblable. Sadorski, pleure tous les jours, il pense à Yvette son épouse, à Julie qui vit toujours cachée dans leur appartement quai des célestins, ou elle élève son petit Bernard. Son bébé né ce vendredi 12 novembre 1943, la date même de son arrestation par les SS, qui lors de la visite domiciliaire ont tout gobé. « Mme Sadorski venait d'accoucher et la petite brune alitée était une nièce de province malade. » Le comble de cette... L'inspecteur Sadorski libère Paris de Romain Slocombe Nous retrouvons l'Inspecteur Principal Adjoint Sadorski à la 11e division, cellule 9 en prison à la Santé. Bien qu'il est déjà connu cette univers carcéral en 1942 à la prison de l'Alexanderplatz à Berlin, il n'arrive pas à se faire «  à ses relents bien à elle, mélange, d'urine de tabac froid, de pieds crasseux, de colique et de soupe aux choux, le tout parfumé de Crésyl pour la désinfection. » Son identité est réduite aux cinq chiffres de son matricule.Il n'est plus un policier mais un numéro d'écrou du même genre attribué aux terroristes ( les résistants) qu'à des criminels de droit commun, voleur, assassin, violeur et j'en passe. Chaque journée passe toute semblable. Sadorski, pleure tous les jours, il pense à Yvette son épouse, à Julie qui vit toujours cachée dans leur appartement quai des célestins, ou elle élève son petit Bernard. Son bébé né ce vendredi 12 novembre 1943, la date même de son arrestation par les SS, qui lors de la visite domiciliaire ont tout gobé. « Mme Sadorski venait d'accoucher et la petite brune alitée était une nièce de province malade. » Le comble de cette arrestation est que l'on soupçonne l'inspecteur principal adjoint, le chasseur de juifs, d'appartenir à la dissidence gaulliste, malgré l'intervention de Me Mollet-Viéville qui clame l'innocence de son client comme étant le plus loyal des serviteurs de l’État français. Lui qui n'a rien à se reprocher est accusé «  à tort par une gamine, hystérique, affabulatrice, une faussaire, une allumeuse... bref une petite garce... » Bref, «  si la Gestapo a fait écrouer Mlle Perret elle aussi c'est qu'ils ont bien cru a ses aveux , ses présumés complices étant partis pour l'Allemagne . » Comment L'IPA Sadorski va t-il se sortir de ce trou et revoir Yvette, Julie est surtout le petit Bernard, son fils. L'opportunité lui est donnée par le directeur même de la prison qui le libère en échange d'un rapport sur le transfert de l'ex-ministre Georges Mandel, otage des nazis de sa prison jusqu'au camp des Brosses. Lors de ce transfert réalisé par d'anciens truands devenus Miliciens Gestapistes Georges Mandel est tué au Saut du loup en , sous les yeux de Sadorski. Qui a ordonné ce crime, les SS , ? La Milice ? Ses supérieurs veulent tout savoir. L'inspecteur Sadorski, met alors ses adjoints sur l'affaire. L'un d'eux , s'approchant trop près des commanditaires, y perdra sa vie. Sur les côtes Normandes, le débarquement a eu lieu, la bataille fait rage dans les campagnes, la Bretagne se libère les américains et leurs alliés, progressent vers Paris. L'on sent bien que l'IPA Sadorski se pose beaucoup de question. Comment se positionner vis à vis des Allemands, des Miliciens qui sont toujours dans la capitale, des membres de la résistance de plus en plus présents, de ses collègues qui viennent de se fédérer sous l'appellation Honneur de la Police, comme résistants . Tout le monde doit choisir son camp et cela ne va pas être simple, c'est le moins que je puis en dire. La description de ses derniers jours avant la libération de Paris par Romain Slocombe est le fruit d'un travail de compilation de textes inombrables. Il suffira de se référer au paragraphe des sources pour s'en rendre compte. Dans ce livre, rien ne nous est épargné en terme de violences, de tortures, de trahison, de lâcheté. Dans ces heures sombres les massacres sont l'ordre du jour. Ceux des résistants clamant qu'il leur faut tuer chacun un boche, les miliciens qui torturent dans les hôtel des résistants débusqués avec le concours de la police, avant de les remettent, lorsqu'ils sont encore en vie, à la Gestapo s'ils ne sont pas massacrés et jetés en fosse commune ou dans les bois. Il ne faut pas non plus oublier les actions préparatoires à la libération : les attaques des casernements et tout lieux ou les Allemands avaient fait leurs quartiers. Sadorski joue sur les deux tableaux avec les autorités Allemandes, et avec les miliciens. Une rencontre dans un bar tenu par des truands un jeune milicien pervers sexuel va l’entraîner vers des personnages les plus ignobles de la Gestapo française. Là une nouvelle fois, Léon Sadorski va se montrer une nouvelle fois dans son plus beau rôle celui d'un salaud, rançonnant la famille Perret et leur faisant croire qu'avec quelques millions de francs, il empécherait la déportation de leur fille. Tout ne se passera pas là non plus comme il l'avait envisagé étant enlevé, séquestré . Il subira lui aussi des actes de tortures et de barbarie de la part d'une bande sous les ordres de Fiedrich Berger, avant de devenir l'un des leurs pour des opérations violentes dans un Paris livré à la guerre civile Craignant pour sa peau Sadorski va se surpasser en terme de dénonciations, comme voleur sans foi ni loi, comme profiteur, participant aux exactions, tout en commençant à recueillir des témoignages qui pourraient le servir lorsque l'on commencera a lui demander des comptes sur son comportement dans cette période et à la tête de son service de la 3e section des Renseignements généraux , rayon juif. Dans ce Paris a feu et à sang, il est temps de changer de camp. Sadorski, de chasseur de têtes devient petit a petit un résistant arborant la croix de lorraine en brassard . Un résistant de la dernière heure. Va-t-il changer de costume aussi rapidement comme il l'espérait.Le maquillage et sa fausse moustache sauront-elle suffisante pour se créer une nouvelle virginité. Ses anciennes victimes, ne vont-elles pas tout révéler, se venger à cette heure des règlements de compte. Que devient Yvette, Julie, le petit Bernard ? Alors que l'on tond et violent les femmes ayant fricoté avec les Allemands, que l'on cogne sur ceux et celles qui n'ont eu que le malheur de se retrouver là au mauvais moment au mauvais endroit, ou l'on tue pour se venger, lorsque l'on est suspecté de connivence avec l'Ennemi d' aujourd’hui le collaborateur d'hier , ou tout simplement parce que l'on a pas la bonne couleur de peau ou que l'on est un étranger, donc, un traite à la patrie renaissante. Et pendant tout ce temps, le parisien court après la nourriture vendue au marché noir, se retrouve dans des bars louches, ou profite des rayons du soleil et se baigne dans la seine alors que les avions survolent les toits et que les DCA s'affolent. Sadorski, va-t-il une nouvelle fois s'en tirer  dans ce jeu ou les rôles de collabo et de résistants sont devenues interchangeables ! Je ne vous le révélerai pas. Non, la guerre, n 'est pas belle . Oui, Sadorski est un salaud ! Ce qui nous pousse à une immense compassion pour ses victimes , comme l'écrit Pierre Lemaitre et dont je souscris à ce propos. La libération de Paris, ce n'est pas que cette image de cette femme qui est embrassée par un GI dans Paris, c'est aussi beaucoup de sang et de larmes. Ce sont des hommes et des femmes qui auront fait dans cette période trouble des choix que l'histoire a jugé . L'inspecteur Sadorski libère Paris ce n'est pas un roman comme un autre ; il transcrit des situations qui ont existé qui nous interrogent aujourd'hui, sur ce que nous aurions fait dans de pareilles circonstances, sur notre éventuel comportement. Avec un souci permanent de retracer au mieux les jours sombres qui virent Paris libéré, Romain Slocombe  nous offre une nouvelle fois un roman magistral, la libération comme vous ne l'avez jamais lue, c'est ce roman que je vous invite à découvrir. Bien à vous.
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  • saigneurdeguerre Posté le 15 Janvier 2022
    Paris. Été 1944. Pauvre ! Pauvre ! Pauvre Sadorki ! Le voilà enfermé à la Santé. La sienne n’est vraiment pas terrible. Quinze kilos de perdus ! Enfermé avec les droits communs. Même pas avec les politiques ! Lui, accusé d’être un résistant ! Lui qui a donné le meilleur de lui-même pour chasser les juifs (et se faire un peu d’argent de poche par la même occasion). C’est vraiment trop injuste ! Il ne sait même pas où en sont les alliés ! Les droits communs n’en ont rien à cirer ! Il sait qu’il est papa ! La petite juive, Julie, qu’il a s… heu… b… heu… à qui il a fait un enfant a accouché. Son fils ! Son premier enfant ! Et il ne peut même pas le voir ! Sa femme refuse de l’amener au parloir. Elle trouve que ce n’est pas un endroit pour un bébé. Son épouse légitime ignore que c’est son cher mari qui est l’auteur de cette œuvre et Sadorski préfère ne pas le lui révéler. Petit cachotier, va ! Tiens ! Il y a du nouveau… Il est convoqué chez le Directeur… Ouille ! C’est rarement bon signe, ça… Critique : Et voilà ce qui arrive quand... Paris. Été 1944. Pauvre ! Pauvre ! Pauvre Sadorki ! Le voilà enfermé à la Santé. La sienne n’est vraiment pas terrible. Quinze kilos de perdus ! Enfermé avec les droits communs. Même pas avec les politiques ! Lui, accusé d’être un résistant ! Lui qui a donné le meilleur de lui-même pour chasser les juifs (et se faire un peu d’argent de poche par la même occasion). C’est vraiment trop injuste ! Il ne sait même pas où en sont les alliés ! Les droits communs n’en ont rien à cirer ! Il sait qu’il est papa ! La petite juive, Julie, qu’il a s… heu… b… heu… à qui il a fait un enfant a accouché. Son fils ! Son premier enfant ! Et il ne peut même pas le voir ! Sa femme refuse de l’amener au parloir. Elle trouve que ce n’est pas un endroit pour un bébé. Son épouse légitime ignore que c’est son cher mari qui est l’auteur de cette œuvre et Sadorski préfère ne pas le lui révéler. Petit cachotier, va ! Tiens ! Il y a du nouveau… Il est convoqué chez le Directeur… Ouille ! C’est rarement bon signe, ça… Critique : Et voilà ce qui arrive quand on est impatient : on achète les premiers volumes des aventures de ce pourri de Sadorski, et comme on a beaucoup à lire, on lit autre chose… Et puis, on achète le dernier Sadorski. On se retrouve dans les transports en commun (mais non ! pas ceux-là ! c’est fou ce que certains peuvent être obsédés) … Bref ! On est dans le bus pour rentrer gentiment à la maison et on se dit : « Tiens, je lirais bien les premières pages pour me faire une idée… ». Et là, on est tellement pris par l’histoire que quand on pense à son arrêt, on se rend compte qu’on est déjà quatre arrêts trop loin… Bon, ben, on n’est pas chez les sauvages ! On n’a qu’à reprendre le bus dans l’autre sens ! Il s’en faut de peu que l’on rate à nouveau l’arrêt ! Ce Romain Slocombe quelle en… ! Il s’insinue en vous avec son histoire au point que vous en oubliez tout le reste, même le repas. C’est gênant d’être aussi pris par un bouquin quand vous êtes occupé à en lire des tas d’autres. Voilà qui ne va pas vous mettre en avance. J’avoue tout ! J’ai vraiment été pris dans cette histoire. J’ai failli plaindre ce pauvre Sadorski ! Mais ce n’est pas de ma faute ! C’est ce Slocombe, là ! Il nous ferait presque prendre en pitié ce s… de Sadorski ! Pourtant, c’est pas bien ce qu’il a fait l’inspecteur Sadorski ! Il mériterait d’être fusillé ! Mais ce Romain, là, il finit par nous apitoyer sur le sort de cette en… de Sadorski : menu de la prison indigne de figurer au Michelin ; manque d’informations ; promiscuité dans cellule délabrée ; manque de tabac ; puanteur… Est-ce que le pauvre Sadorski a vraiment mérité tout ça ? Huit mois d’emprisonnement déjà ! Et les Allemands qui n’ont pas été gentils avec lui, ou alors, c’est qu’ils sont nuls en dentisterie puisqu’ils lui ont limé les dents ! Mais même sous la torture de la Gestapo, Sadorski n’a rien avoué sur les faits et gestes de la résistance ! Non, Madame ! Non, Monsieur ! Rien ! Pas un nom ! … Ce n’est pas qu’il n’aurait pas voulu… C’est tout bêtement qu’il n’en avait pas ! Beaucoup trouveront probablement ce roman trop long car Monsieur Slocombe décrit des tas d’événements qui touchent les Parisiens en cet été 1944 avec les alliés à deux cents kilomètres de la capitale, les Fritz qui pétouillent à mort, le ravitaillement qui manque plus que jamais… Et des collabos ou des pro-Allemands qui se découvrent tout d’un coup des sympathies pour ces salauds de Rosbifs ou d’Amerloques qui bombardent la France en général et Paris en particulier. Il y en a, dans la police en particulier, qui songent sérieusement à se créer un passé de résistants. A la libération, les cocos et les gaullistes risquent de ne pas être très compréhensifs avec ceux qui se sont montrés tellement zélés à appliquer les consignes des Nazis et du gouvernement de Vichy. Il ne faut pas nécessairement être porté sur la Seconde Guerre mondiale pour apprécier ce polar qui a pour vedette une épouvantable raclure qui pousserait une brosse de cabinet au suicide plutôt que de se frotter à lui. Il suffit d’aimer les très bonnes histoires.
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  • YvonS Posté le 5 Janvier 2022
    Voici donc le 5e tome de la saga Sadorski, le flic collabo, le salaud qu'on adore détester. Et comme d'habitude Romain Slocombe fait très fort. Il brosse ici le tableau de l'été 1944, l'été orageux par excellence, l'été de la Libération... Juillet 44, Sadorski est en prison accusé d'être un résistant. Lui, le chasseur de juifs, l'assassin de résistants, le dénonciateur sans scrupule, le menteur manipulateur obsédé sexuel, le voilà dénoncé par une vraie résistante. A trop vouloir mentir, manipuler les faits et les gens à son profit il a fini par tomber dans son propre piège. Mais les salauds sont résistants, si j'ose dire, et il résiste à la calomnie, à la prison, en attendant d'être libéré parce qu'on a besoin de lui. Et Romain Slocombe plonge son "héros" dans l'assassinat de Georges Mandel avant de le jeter dans les griffes de la Gestapo française les tortionnaires de la rue des Saussaies et de l'avenue Victor Hugo. Lecteur, lectrice, vous voilà prévenus, quelques dizaines de pages d'abominations et de douleurs pour le flic pourri entre délires, hallucinations, cauchemars, il en prend plein la g.....  On a beau savoir et bien connaître le personnage et se dire que ça devait lui arriver,  que c'est... Voici donc le 5e tome de la saga Sadorski, le flic collabo, le salaud qu'on adore détester. Et comme d'habitude Romain Slocombe fait très fort. Il brosse ici le tableau de l'été 1944, l'été orageux par excellence, l'été de la Libération... Juillet 44, Sadorski est en prison accusé d'être un résistant. Lui, le chasseur de juifs, l'assassin de résistants, le dénonciateur sans scrupule, le menteur manipulateur obsédé sexuel, le voilà dénoncé par une vraie résistante. A trop vouloir mentir, manipuler les faits et les gens à son profit il a fini par tomber dans son propre piège. Mais les salauds sont résistants, si j'ose dire, et il résiste à la calomnie, à la prison, en attendant d'être libéré parce qu'on a besoin de lui. Et Romain Slocombe plonge son "héros" dans l'assassinat de Georges Mandel avant de le jeter dans les griffes de la Gestapo française les tortionnaires de la rue des Saussaies et de l'avenue Victor Hugo. Lecteur, lectrice, vous voilà prévenus, quelques dizaines de pages d'abominations et de douleurs pour le flic pourri entre délires, hallucinations, cauchemars, il en prend plein la g.....  On a beau savoir et bien connaître le personnage et se dire que ça devait lui arriver,  que c'est bien fait pour lui... c'est hard (et hélas authentique) et ça n'est que le début !  Au milieu des changements d'opinion, des retournements de veste, des engagements de dernière minute dans la Résistance, en plein déménagement de l'armée allemande sous l'oeil goguenard des Parisiens en vacances dans leur propre ville (oui, étrange atmosphère pendant ces deux mois estivaux), Sadorski perd tout. Métier, femme, maîtresses, domicile... Entre vengeances des deux côtés, massacres de résistants et attentats "terroristes", Sadorski peine à sauver sa peau. Témoin de la déchéance de son Yvette adorée, de la disparition de ses jeunes conquêtes au milieu de la joie de ce 25 août et de l'arrivée des Libérateurs, notre immonde flic n'a pas fini son chemin de croix, lui le catholique croyant. Lui qui n'a plus à la fin de ce volume que la prière pour seul secours. A-t-il hésité trop longtemps ? Va-t-il fuir ou s'enfoncer avec volupté du côté obscur ? Et faire le mal consciemment ?  On attend avec impatience le dernier tome de cette indispensable saga (sortie prévue en 2022). On admire l'incroyable travail de documentation (j'ai vérifié noms, lieux, destins et dates un bon nombre de fois), documentation qui ne surcharge pas le récit. Un tableau passionnant, foisonnant où l'on retrouve les moments historiques qu'on connaît tous et ceux moins connus, parfois atroces, qui ont fait cet été 44. On veut voir Sadorski au milieu de tout cela, entre les pourris ultimes (ah, les concierges !) et les jeunes héros. Ceux qui hélas sauvent leur peau, ceux qui sont victimes d'épouvantables erreurs...  Haletant, passionnant, Romain Slocombe aura terminé dans quelques mois LA saga sur l'Occupation vue du côté des crapules, sans les glorifier mais sans non plus céder à la légende nationale. Et c'est pour cela que cette double trilogie restera un classique. J'en suis absolument certain. A votre tour d'entamer, dès aujourd'hui, ce voyage dans la tête du flic collabo Léon Sadorski, largement inspiré du vrai Louis Sadosky.... crapule policière. Ne ratez pas ça... foncez chez votre fournisseur habituel. 
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