Lisez! icon: Search engine
Omnibus
EAN : 9782258097353
Façonnage normé : EPUB2
DRM : DRM Adobe

Maigret et les vieillards

Maigret

Date de parution : 22/11/2012

Suicide maquillé en meurtre - Le comte Armand de Saint-Hilaire vit avec sa gouvernante, Jaquette Larrieu, dans sa paisible maison natale de la rue Saint-Dominique. Depuis cinquante ans, un amour platonique, presque mystique, le lie à Isabelle, fille du duc de S...

Suicide maquillé en meurtre
Le comte Armand de Saint-Hilaire vit avec sa gouvernante, Jaquette Larrieu, dans sa paisible maison natale de la rue Saint-Dominique. Depuis cinquante ans, un amour platonique, presque mystique, le lie à Isabelle, fille du duc de S..., devenue par un mariage de raison princesse de V......

Suicide maquillé en meurtre
Le comte Armand de Saint-Hilaire vit avec sa gouvernante, Jaquette Larrieu, dans sa paisible maison natale de la rue Saint-Dominique. Depuis cinquante ans, un amour platonique, presque mystique, le lie à Isabelle, fille du duc de S..., devenue par un mariage de raison princesse de V... Le mari octogénaire de celle-ci vient de mourir, de sorte qu'elle va pouvoir enfin épouser celui qui, cinquante ans plus tôt, a renoncé à elle faute d'argent, mais avec lequel elle a échangé quotidiennement une volumineuse correspondance. Or, trois jours après le décès du prince de V..., Jaquette Larrieu trouve Saint-Hilaire dans son bureau tué de plusieurs balles.
Adapté pour la télévision en 1980, sous le titre Maigret et l’ambassadeur, dans une réalisation de Stéphane Bertin, avec Jean Richard (Commissaire Maigret), Annie Ducaux de la Comédie-Française, (Jacqueline Larrieu de Saint Phare), Jacques Dumesnil (Armand de Saint-Hilaire), Odile Versois (Hélène Mazeron), Roland Bertin (Maître d’Aubonnet) et en 2003, sous le titre Maigret et la princesse, par Laurent Heynemann, avec Bruno Cremer (Commissaire Maigret), Colette Renard (Jacqueline Larrieu), Micheline Boudet (Isabelle de Wissemberg), Guillaume Gallienne (Cormière).
Simenon chez Omnibus : les enquêtes du célèbre commissaire Maigret, et les très “noirs” Romans durs

Lire la suite
En lire moins
EAN : 9782258097353
Façonnage normé : EPUB2
DRM : DRM Adobe

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • ArnoT Posté le 1 Décembre 2019
    Comme dans tous les romans de Simenon, l'atmosphère, la composition des personnages, qu'ils soient de premier plan ou fugitifs, sont plus importants que l'intrigue. Simenon n'est jamais aussi inspiré et à l'aise que dans la description d'une rue sous la pluie, d'une scène de café, d'une chambre ou d'un paysage. Cette facilité apparente se retrouve aussi dans la description psychologique de ses personnages : leur tourment, leur lâcheté, leur joie et leur souffrance. Ces hommes et ces femmes sont rarement sereins, franchement innocents ou coupables. Ils sont troubles. Simenon l'était lui-même.
  • Polars_urbains Posté le 25 Août 2019
    La découverte par sa servante du corps d’Armand de Saint-Hilaire dans sa bibliothèque conduit Maigret à enquêter dans un quartier qu’il connait peu, les rues chics autour du boulevard Saint-Germain, et dans un monde qui semble exclusivement composé de septuagénaires : « Dans cette affaire, il n’y avait que des vieillards avec, entre eux, des relations qui ne paraissaient pas humaines ». Un milieu qu’il a vu de l’extérieur dans son enfance au château de Saint-Fiacre, celui de la vieille aristocratie terrienne. « Il n’allait pas loin. On n’avait jamais à aller loin pour cette affaire. On aurait dit que, pour tous ceux qui y étaient mêlés, de près ou de loin, Paris se réduisait à quelques rues aristocratiques. » La mort violente du comte de Saint-Hilaire reste mystérieuse : le crime crapuleux est vite écarté, tout comme un assassinat pour des motifs d’ordre financier ou politique. La société dans laquelle évoluait l’ancien ambassadeur, guindée et surannée, n’est constituée que de vieilles gens débonnaires, qu’ils soient notaires ou médecins, et d’une vieille servante dévote, taiseuse et méfiante. Seul contraste parmi ces gens issus d’un autre monde, un jeune fonctionnaire figé et arrogant du quai d’Orsay, plus soucieux des remous que pourrait... La découverte par sa servante du corps d’Armand de Saint-Hilaire dans sa bibliothèque conduit Maigret à enquêter dans un quartier qu’il connait peu, les rues chics autour du boulevard Saint-Germain, et dans un monde qui semble exclusivement composé de septuagénaires : « Dans cette affaire, il n’y avait que des vieillards avec, entre eux, des relations qui ne paraissaient pas humaines ». Un milieu qu’il a vu de l’extérieur dans son enfance au château de Saint-Fiacre, celui de la vieille aristocratie terrienne. « Il n’allait pas loin. On n’avait jamais à aller loin pour cette affaire. On aurait dit que, pour tous ceux qui y étaient mêlés, de près ou de loin, Paris se réduisait à quelques rues aristocratiques. » La mort violente du comte de Saint-Hilaire reste mystérieuse : le crime crapuleux est vite écarté, tout comme un assassinat pour des motifs d’ordre financier ou politique. La société dans laquelle évoluait l’ancien ambassadeur, guindée et surannée, n’est constituée que de vieilles gens débonnaires, qu’ils soient notaires ou médecins, et d’une vieille servante dévote, taiseuse et méfiante. Seul contraste parmi ces gens issus d’un autre monde, un jeune fonctionnaire figé et arrogant du quai d’Orsay, plus soucieux des remous que pourrait provoquer cette affaire que de la recherche de la vérité. Maigret ne tarde pas à découvrir, ce que personne de l’entourage du mort n’ignorait, qu’Armand de Saint-Hilaire entretenait depuis cinquante ans une relation platonique et épistolaire avec une femme, Isabelle, qu’il n’a pu épouser dans sa jeunesse, faute de fortune. C’est cette histoire d’amour échappant aux limites du temps qui constitue la trame du roman, une histoire si parfaite et si romanesque qu’elle perturbe profondément un Maigret qui admet avoir besoin de se retrouver sur un terrain plus solide, comme celui du « petit peuple du faubourg Saint-Antoine » qu’il a côtoyé lors de sa précédente enquête. « Les lettres d’Isabelle ne ressemblaient peut-être pas à celles ces amants dont Maigret avait à s’occuper d’habitude, mais le crime, lui, était bien réel. » Maigret et les vieillards s’articule autour de trois thèmes, le soleil printanier qui rend la vie plus légère – « …un son lointain, une bouffée d’air tiède, la tache claire d’un corsage qui le reportaient à vingt ou trente ans en arrière. » –, la tendresse de la relation entre deux êtres dont il ne reste que la correspondance et, surtout, la vieillesse des protagonistes. Maigret est à la fois fasciné par l’histoire d’amour, qu’il voit comme une légende qu’ont créée Armand et Isabelle et à laquelle ils ont cru, et agacé : « Tout cela était faux, inhumain. » bougonne-t-il. Il n’en sortira pas indemne, partagé entre ses souvenirs d’enfance au château de Saint-Fiacre et la crainte du temps qui passe. Les dernières lignes du roman décriront un Maigret plein de tendresse à son épouse : « Il était plus grave que d’habitude, d’une gravité sereine, mais elle n’osa pas le questionner quand, pour l’embrasser, il la serra longtemps contre lui sans rien dire. Elle ne pouvait pas savoir qu’il venait de plonger dans un passé lointain, d’un avenir un peu moins lointain. » Extraits tirés de Maigret et les vieillards in Tout Maigret VII © Omnibus, 2017. Je trouve la dernière phrase citée un peu bancale.
    Lire la suite
    En lire moins
  • dictus Posté le 22 Avril 2019
    CACOCHYMES ET VIEILLES RANCOEURS Chargé d'enquêter discrètement sur la mort violente d'un ambassadeur retraité, Maigret est introduit dans les hautes sphères de la diplomatie, un milieu qui n'est pas le sien : le Quai des Orfèvres et le Quai d'Orsay se regardent plutôt en chiens de faïence... Regards en coin et propos doucereux sont un défi pour le Bourru de la Tour pointue. Simenon a l'art d'assembler des mots simples et précis qui font jaillir à l'esprit une image claire des lieux, des attitudes et de la psychologie des personnages, comme si l'action se déroulait sous les yeux du lecteur. L'intrigue, habilement construite, ménage le suspense, allant jusqu'à renverser le dénouement apparemment acquis à quelques pages de la fin !
  • Woland Posté le 22 Avril 2015
    Voici probablement l'une des intrigues les plus exaspérantes jamais imaginées par Simenon. Le titre évoque l'hospice mais signalons tout de suite que les vieillards ici évoqués vivent tous ou presque dans des quartiers plutôt huppés de la capitale, ne redoutent rien (et n'ont jamais rien redouté) pour leurs vieux jours et ont évolué (et évolueront jusqu'à leurs mort pour les survivants) dans un milieu qui conjugue la haute aristocratie au monde diplomatique. C'est d'ailleurs un coup de téléphone adressé directement au supérieur de Maigret par un secrétaire du Quai d'Orsay, un certain (et très jeune) M. Cormières, qui donne le la à cette valse nostalgique, au creux d'un passé et d'un monde disparu ou sur le point de s'éteindre, à laquelle Maigret doit accepter de participer. Le défunt, le comte de Saint-Hilaire - soixante-dix-sept ans si mes souvenirs sont bons - a été découvert, le crâne fracassé, dans le salon de son hôtel particulier, rue Saint-Dominique, par sa vieille gouvernante, Jaquette Larrieu. La balle mortelle était entrée dans l'oeil droit mais, ce qui est assez curieux surtout si l'on songe à une préméditation éventuelle, c'est que deux ou trois autres balles ont été tirées ensuite sur le corps alors que la... Voici probablement l'une des intrigues les plus exaspérantes jamais imaginées par Simenon. Le titre évoque l'hospice mais signalons tout de suite que les vieillards ici évoqués vivent tous ou presque dans des quartiers plutôt huppés de la capitale, ne redoutent rien (et n'ont jamais rien redouté) pour leurs vieux jours et ont évolué (et évolueront jusqu'à leurs mort pour les survivants) dans un milieu qui conjugue la haute aristocratie au monde diplomatique. C'est d'ailleurs un coup de téléphone adressé directement au supérieur de Maigret par un secrétaire du Quai d'Orsay, un certain (et très jeune) M. Cormières, qui donne le la à cette valse nostalgique, au creux d'un passé et d'un monde disparu ou sur le point de s'éteindre, à laquelle Maigret doit accepter de participer. Le défunt, le comte de Saint-Hilaire - soixante-dix-sept ans si mes souvenirs sont bons - a été découvert, le crâne fracassé, dans le salon de son hôtel particulier, rue Saint-Dominique, par sa vieille gouvernante, Jaquette Larrieu. La balle mortelle était entrée dans l'oeil droit mais, ce qui est assez curieux surtout si l'on songe à une préméditation éventuelle, c'est que deux ou trois autres balles ont été tirées ensuite sur le corps alors que la mort instantanée ne nécessitait pas pareil acharnement. En outre, il n'y a aucune empreinte et les douilles de l'automatique - un 7.65 - ont disparu. Un assassin qui prémédite et s'acharne à la fois, voilà qui est bien rare. Y en aurait-il deux par hasard ? Mais qui ? De l'avis quasi général, le comte de Saint-Hilaire n'avait aucun ennemi et la parution de deux volumes de "Mémoires" - il travaillait sur le troisième - n'avait révélé aucun secret d'Etat ... Après avoir, "bien que la politique n'ait assurément rien à voir avec cette mort", profondément embêté Maigret en fouillant à droite et à gauche, le jeune et distingué M. Cromières finit donc par s'éclipser, abandonnant l'Identité judiciaire et le Parquet à l'accomplissement de leur macabre besogne. Jaquette, elle, un peu plus jeune que Saint-Hilaire (mais vraiment de très peu), Jaquette, elle, demeure, bien entendu, couvant l'intégralité du personnel policier et judiciaire d'un regard qui annonce clairement que, pour elle, il n'est pas impossible que l'assassin se soit glissé parmi ces envahisseurs. De toutes façons, elle est formelle : avant d'aller se coucher la veille, elle n'a introduit personne chez monsieur le Comte et celui-ci ayant été retrouvé vêtu de sa robe de chambre noire, il devait, à coup sûr, connaître son assassin car jamais il n'eût accueilli en simple robe de chambre un (ou une) parfait (e) inconnu (e). Jaquette parle peu, foudroie Maigret des yeux et de répliques dans le style : "Ca ne vous regarde pas !", bref, offre l'archétype du témoin épouvantable, celui que tout policier digne de ce nom a appris à redouter puisqu'il lui cache plus de choses qu'il ne lui en apprend. Que cette comédie de froide dissimulation ait en soi de l'importance ou non pour l'affaire ne joue pas puisque, ce faisant, ces témoins pour le moins malveillants ralentissent surtout l'enquête - et en sont fiers, avec ça. Néanmoins, petit à petit, Maigret commence à débrouiller l'écheveau d'une incroyable et platonique histoire d'amour entre le comte défunt et une jeune fille appartenant par la naissance à une des plus grandes familles de l'aristocratie française, Isabelle, devenue par son mariage princesse de V ... - le nom est encore plus connu. Par un hasard étrange, il se trouve que le prince de V ... était mort dans un accident de cheval deux ou trois jours avant que le comte ne décédât à son tour. Ainsi s'achève une romance bien connue du Tout-Paris depuis les années 1910 et s'éteint, pour la princesse, l'espoir de concrétiser le rêve doré de sa jeunesse depuis longtemps envolée et sacrifiée à un mariage de convenance : jamais elle ne sera la comtesse de Saint-Hilaire puisque tel était le projet que les deux amoureux, vieillis mais fidèles l'un à l'autre, n'avaient cessé d'entretenir depuis des lustres, au vu et au su du prince de V ... et de la plupart de leurs amis et relations. Au fur et à mesure qu'il avance dans cet univers bien-élevé, raffiné et feutré, Maigret a bien de la peine à garder son calme. Tout l'irrite, y compris la princesse Isabelle - "Isi" comme l'appellent encore tous ses amis - et il se demande si ce ramassis de vieillards raffinés, dont les enfants quinquagénaires sont au courant des frasques, platoniques et autres, appartient à la réalité. Tous sont trop beaux en quelque sorte pour être honnêtes. ... Et pourtant, nous finirons par apprendre que, de la princesse de V ... à Jaquette, tout ce petit monde rayonnait en effet d'honnêteté et d'une certaine forme de loyauté. Simenon nous donne ici le portrait d'une société qui exclut les parvenus et qui a précieusement conservé certaines valeurs ancestrales. A l'exception de M. Cromières et d'Alain Mazeron, neveu du défunt - qui, d'ailleurs, faisons-le remarquer au passage ne portent ni l'un ni l'autre la particule - tous s'expriment et se comportent avec la simplicité des authentiques aristocrates. Leur raisonnement, leur logique eux aussi témoignent d'une simplicité similaire et d'une rectitude qui est plus un art de vivre qu'autre chose. Ils doivent agir ainsi et si le monde extérieur ne comprend pas grand chose à leur comportement, peu importe : à chacun sa place, à chacun ses devoirs et ses droits. Simenon joue à fond sur l'exaspération de Maigret qui, nous le savons tous, aime à comprendre et qui, ici, a bien du mal à le faire. La courbe de cette exaspération est fluctuante selon qu'il sympathise ou, d'un seul coup, conçoit l'impression qu'on se raille de sa gaucherie, du fait qu'il ne fait pas partie des "initiés." Le fait que ses souvenirs d'enfance et l'admiration et le respect qu'il vouait jadis au compte et à la comtesse de Saint-Fiacre, dont son père était le régisseur, remontent à la surface, était couru d'avance, et le handicape lourdement car il a l'impression que cela le paralyse ou occulte la vision qu'il pourrait avoir de certains faits. Un Maigret au titre intrigant mais qui assure. Personnellement, vous avez dû le remarquer, je les lis dans l'ordre de parution, ce qui fait que, par la force des choses, je suis parfois déçue. Mais je l'ai été bien rarement et j'avoue que je relirai avec plaisir ce "Maigret les Vieillards", lorsqu'en viendra le temps. Si ce que j'ai pu vous en dire vous intéresse, n'hésitez pas de votre côté à venir nous donner votre avis : c'est avec un grand plaisir que nous vous lirons. Bonne lecture ! ;o)
    Lire la suite
    En lire moins
Toute l'actualité des éditions OMNIBUS
Revivez chaque mois les chefs-d'œuvre classiques et populaires.