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            Maigret se trompe

            Omnibus
            EAN : 9782258097414
            Façonnage normé : EPUB2
            DRM : DRM Adobe
            Maigret se trompe
            Maigret

            Date de parution : 22/11/2012

            Femme jalouse - Un matin pluvieux de novembre, Louise Filon est trouvée assassinée dans son appartement cossu de l'avenue Carnot.

            Femme jalouse
            Un matin pluvieux de novembre, Louise Filon est trouvée assassinée dans son appartement cossu de l'avenue Carnot. Où donc cette ancienne prostituée, connue dans le milieu du quartier de la Chapelle sous le nom de Lulu, trouvait-elle les ressources nécessaires pour vivre depuis deux ans dans un immeuble...

            Femme jalouse
            Un matin pluvieux de novembre, Louise Filon est trouvée assassinée dans son appartement cossu de l'avenue Carnot. Où donc cette ancienne prostituée, connue dans le milieu du quartier de la Chapelle sous le nom de Lulu, trouvait-elle les ressources nécessaires pour vivre depuis deux ans dans un immeuble occupé par la haute bourgeoisie ? Son amant de cœur, le musicien de bal musette Pierre Eyraud, dit Pierrot, semble bien incapable de lui assurer cette existence…
            Adapté pour la télévision en 1981, dans une réalisation de Stéphane Bertin, avec Jean Richard (Commissaire Maigret), Georges Marchal (Professeur Gouin), Macha MérIl (Lucie Decaux) et en 1994, par Joyce Buñuel, avec Bruno Cremer (Commissaire Maigret), Danièle Lebrun (Mme Gouin), Bernadette Lafont (Désirée Brault), Brigitte Catillon (Antoinette Lollivier).
            Simenon chez Omnibus : les enquêtes du célèbre commissaire Maigret, et les très “noirs” Romans durs

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            EAN : 9782258097414
            Façonnage normé : EPUB2
            DRM : DRM Adobe

            Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

            • Polars_urbains Posté le 3 Novembre 2018
              Un homme et des femmes. Maigret se trompe est une enquête parfaite fondée sur des entretiens / interrogatoires minutieux des protagonistes, proches ou lointains (sauf la victime, Louise dite Lulu, évoquée par d'autres et que le Dr Paul se charge de « faire parler ») de l'affaire du crime du boulevard Carnot : la concierge, la femme de ménage, le distingué et célèbre professeur de médecine qui entretenait la jeune femme assassinée, son épouse et la soeur de celle-ci, son assistante, sans oublier l'amant de coeur de Lulu, un peu musicien et peu ex-souteneur, donc coupable idéal… On remarquera que le commissaire, qui semble redouter la confrontation avec le chirurgien, réserve celle-ci pour la toute dernière partie du roman (« Ce qu'il savait de Gouin, il l'avait appris des paroles et des attitudes de cinq femmes différentes. ») et qu'elle conduira à confondre les coupables… Un moment d'anthologie entre deux hommes secrets, issus de milieux sociaux semblables, deux êtres ayant « une connaissance à peu près égale des hommes et de la vie » mais qui ne doivent rien à personne : « Comme le professeur, Maigret était né dans un petit village du centre de la France, et comme lui,... Un homme et des femmes. Maigret se trompe est une enquête parfaite fondée sur des entretiens / interrogatoires minutieux des protagonistes, proches ou lointains (sauf la victime, Louise dite Lulu, évoquée par d'autres et que le Dr Paul se charge de « faire parler ») de l'affaire du crime du boulevard Carnot : la concierge, la femme de ménage, le distingué et célèbre professeur de médecine qui entretenait la jeune femme assassinée, son épouse et la soeur de celle-ci, son assistante, sans oublier l'amant de coeur de Lulu, un peu musicien et peu ex-souteneur, donc coupable idéal… On remarquera que le commissaire, qui semble redouter la confrontation avec le chirurgien, réserve celle-ci pour la toute dernière partie du roman (« Ce qu'il savait de Gouin, il l'avait appris des paroles et des attitudes de cinq femmes différentes. ») et qu'elle conduira à confondre les coupables… Un moment d'anthologie entre deux hommes secrets, issus de milieux sociaux semblables, deux êtres ayant « une connaissance à peu près égale des hommes et de la vie » mais qui ne doivent rien à personne : « Comme le professeur, Maigret était né dans un petit village du centre de la France, et comme lui, il avait été de bonne heure livré à lui-même. » Plus proche de Simenon que de Maigret, le professeur Gouin n'est-il pas aussi la face cachée du commissaire, une sorte de portrait en négatif ? Comme souvent chez Simenon, la composante sociale est forte. Dès le début, nous trouvons l'opposition entre l'avenue Carnot du quartier des Ternes, aisé bourgeois, où vit le professeur Gouin et où il a installé Louise, et les environs alors misérables du boulevard de la Chapelle, domaine des truands et des prostituées (« les silhouettes familières étaient à leur place. »), l'ancien milieu de la même Louise. Deux quartiers et deux couches sociales. Puis une opposition entre les deux « hommes » de Louise, l'homme arrivé au sommet de sa profession, et le plus que modeste saxophoniste de bal musette, entre l'épouse de Gouin et sa soeur… Et tous ces personnages ramenèrent à des êtres issus de milieux pauvres, que la réussite professionnelle et sociale n'aura pas réussi à satisfaire. Emile Gouin est bien évidemment la vedette de Maigret se trompe, et comme toutes les vedettes, il sait se faire attendre. Ou du moins, Simenon ménage ses effets. Au coeur de l'intrigue, jouissant d'une réputation flatteuse, protecteur de la jeune femme assassinée, protégé par toutes celles qui l'approchent, on ne parle que de lui mais il n'apparaît qu'indirectement. Il faudra attendre les deux derniers chapitres pour que Maigret se décide à pénétrer dans ‘appartement de l'avenue Carnot pour avoir une discussion avec le brillant professeur. Redoute-t-il ce moment ou bien ne sait-il pas déjà tout de lui grâce aux entretiens qu'il a eus préalablement ? Analyse fouillée de la personnalité d'un homme à femmes (aux relations aussi passagères et furtives que dépourvues de sentiment), dur et tragique, mais aussi six portraits de femmes si l'on inclue la victime, fort différentes les unes des autres (de la vieille fille frustrée à la fidèle assistante en passant par une épouse résignée et une fille facile) et gravitant autour de lui, Maigret se trompe est un bon exemple de ce que Simenon sait faire en matière d'étude psychologique. Car si l'intrigue et sa résolution n'auront finalement guère d'importance (tous les protagonistes auraient bien pu être coupables !) le lecteur a l'impression d'en savoir un peu plus sur la personnalité de chacun, surtout celle du professeur Gouin. du grand art !
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            • dido600 Posté le 30 Juin 2018
              Ecrit en 1953 Dans un immeuble cossu, une jeune femme Louise filon tente de refaire sa vie. Loin de la nuit, des proxénètes et des clients, une prostituée veut raccrocher. Son amoureux sans le sou, Pierrot, l'accompagne. Ce soir-là, elle se sait enceinte et savoure son bonheur. Peu de temps après, on la retrouve assassinée. Maigret fait le tour du propriétaire et commence par soupçonner Pierrot, qu'il écarte bien vite. En revanche, le docteur Gouin,un éminent chirurgien qui habite au même numéro, l'intrigue. Ce dernier entretient louise fillon a' l'extrême . . La femme du chirurgien semble être au courant de la relation de son mari avec Louise, et Maigret apprend petit à petit qu'autour du chirurgien gravitent plusieurs femmes qui semblent chercher à le protéger: outre sa femme, et la concierge, il y a aussi l'assistante du professeur, Mlle Decaux. , le lecteur prend intérêt à la personnalité des protagonistes et particulièrement celle du professeur Gouin. Maigret redoutant la confrontation avec le chirurgien, la connaissance que nous avons de ce dernier n’est livrée que petit à petit, par des témoignages. La rencontre entre Gouin et Maigret est le sommet du roman Un roman compatible a' la notoriété de George Simenon
            • soleil Posté le 18 Août 2017
              Une critique volontairement brève. 187 pages. Un coupable désigné à la 185ème. Ce n'est pas tant le fait que le meurtrier soit désigné aussi tard qui donne à ce roman toute sa force mais le style employé : pas de fioriture. Un récit exempt d'effusion, de passion, d'exubérance dans le fond comme la forme. Tout est contenu, serré, linéaire : ce processus littéraire se calque sur le personnage principal, Monsieur Gouin. Un chirurgien qui cocufie épouse, maîtresse, secrétaire à tour de bras sans calcul, sans passion ni remords mais par opportunité, commodité, suffisance tue. Un roman dont le style dépouillé ne dessert pas le roman mais le rend a contrario excellent.
            • Woland Posté le 8 Février 2015
              Plus qu'un roman policier classique et bien qu'il y ait, cela va sans dire, un cadavre et ceci, pratiquement dès les premières pages, "Maigret Se Trompe" brosse avant tout le portrait d'un individu, le professeur Etienne Gouin, grand chirurgien devant Esculape mais bien triste sire devant Dieu et les hommes. Cet individu, parti de rien - il était fils de paysans - s'est fait tout seul et a utilisé au mieux l'incroyable intelligence et la non moins merveilleuse habileté manuelle que lui avaient conférées la Nature pour atteindre aux rangs les plus élevés parmi les chirurgiens parisiens - et même mondiaux car on le consulte jusqu'en Inde. Simenon retarde à dessein son entrée en scène mais pourtant, cette scène, Gouin y règne tout entier, du début jusqu'à la fin, car on ne cesse de parler de lui. De sa profession, où il excelle - il facture en général une fortune mais, rien que pour voir les yeux reconnaissants et énamourés d'une mère se lever sur lui comme elle les lèverait vers Dieu Lui-même, il est prêt à opérer gratuitement ceux qui n'ont pas les moyens de recourir à ses services comme il le fait, entre autres, du petit garçon de... Plus qu'un roman policier classique et bien qu'il y ait, cela va sans dire, un cadavre et ceci, pratiquement dès les premières pages, "Maigret Se Trompe" brosse avant tout le portrait d'un individu, le professeur Etienne Gouin, grand chirurgien devant Esculape mais bien triste sire devant Dieu et les hommes. Cet individu, parti de rien - il était fils de paysans - s'est fait tout seul et a utilisé au mieux l'incroyable intelligence et la non moins merveilleuse habileté manuelle que lui avaient conférées la Nature pour atteindre aux rangs les plus élevés parmi les chirurgiens parisiens - et même mondiaux car on le consulte jusqu'en Inde. Simenon retarde à dessein son entrée en scène mais pourtant, cette scène, Gouin y règne tout entier, du début jusqu'à la fin, car on ne cesse de parler de lui. De sa profession, où il excelle - il facture en général une fortune mais, rien que pour voir les yeux reconnaissants et énamourés d'une mère se lever sur lui comme elle les lèverait vers Dieu Lui-même, il est prêt à opérer gratuitement ceux qui n'ont pas les moyens de recourir à ses services comme il le fait, entre autres, du petit garçon de sa concierge. De sa vie privée - il a épousé une infirmière, fille de pêcheurs bretons, qui, amoureuse et éblouie à l'idée de devenir Mme Gouin, (et plus tard d'"être Mme Veuve Etienne Gouin", comme le soulignera ironiquement son époux tout à la fin du livre), se montre cependant si peu jalouse que c'est elle qui a engagé son mari à louer l'appartement du dessous pour y installer sa jeune maîtresse, Louise Filon. De son harem, permanent, renouvelable et ambulant - toutes les femmes l'adorent : étudiantes, infirmières, patientes, toutes, elles sont fières de coucher avec lui ne fût-ce qu'une seule fois. Le fait qu'il les prenne pour ainsi dire à la sortie du bloc médical, avec l'air de ne pas y penser, ne choque aucune de ses dames - ou alors, elles ne l'avoueraient pas pour un empire tant est grande l'attraction du professeur, pourtant peu gâté physiquement pas la Nature ("C'est un si grand homme, comprenez-vous," chuchotent-elles à l'unisson, "si sujet à une pression toujours intense, qu'on doit bien lui pardonner cette façon d'agir ...") Cette omniprésence de Gouin - il se heurte à lui absolument dans tous les coins et a même failli le croiser au 36, où le professeur s'est déplacé mais n'a rencontré que Lucas, trop "sous-fifre" pour qu'il se confie vraiment à lui - gêne Maigret aux entournures - et l'horripile même un peu. Notre commissaire divisionnaire se souvient que, si Gouin est fils de paysan, lui-même n'est que fils de régisseur. Ce qui fait que Gouin et lui ont en commun de s'être faits tout seuls. La différence, que Maigret commence à subodorer bien avant que sa seule entrevue avec le professeur, au chapitre 8 du roman, ne vienne le lui confirmer dans un éclat fulgurant, c'est que le commissaire, lui, a préservé son humanité - l'humanité profonde du personnage de Simenon n'a jamais fait de doute ni pour son créateur, ni pour ses lecteurs. Gouin, au contraire, s'il a jamais pu faire preuve d'humanité au sens premier et simple du terme, n'est plus qu'une espèce de dégénéré, si imbu de son importance personnelle, si narcissique, qu'il traite tout le monde par le mépris. Il méprise avant tout les femmes, c'est certain et affirme sans rire que, si elles prétendent l'"aimer" et le "protéger", ce n'est en fait que pour se donner un rôle à tenir, pour se croire à leur tour vraiment importantes et indispensables. De sa femme à la dernière de ses maîtresses, aucune ne trouve grâce à ses yeux. Louise Filon, assassinée dans l'appartement qu'il lui avait loué au-dessus de son propre appartement, rue Carnot, ne vaut guère plus pour lui. L'avait-il vraiment "dans la peau", comme le disent certains et certaines ? Si tel fut le cas, il ne l'admettra en tous cas jamais. Louise était enceinte ? La belle affaire ! Il aurait sans doute reconnu l'enfant tout en sachant qu'il n'était pas de lui mais de Pierrot, l'amant de coeur de sa maîtresse. Et puis, basta ! Surtout pas de complications. Du haut jusques en bas, l'univers entier n'a été créé, semble-t-il, que pour adorer et servir l'illustre professeur Etienne Gouin. ;o) Le personnage est l'un des plus froids et des plus cyniques qu'ait jamais créés Simenon. Par le narcissisme, il rappelle, en homme, Valentine Besson dans "Maigret la Vieille Dame." Mais la ressemblance s'arrête là. Valentine a au moins le courage de passer à l'acte. Encore est-ce parce que, dans un sens, elle y est contrainte, sinon, là non plus, pas de complications. Tandis que Gouin, lui, se contente de tisser des toiles innombrables, d'y enfermer les pauvres pantins et marionnettes, mâles et femelles, qui viennent à entrer dans son existence et qui peuvent lui servir, de les monter les uns contre les autres - surtout les unes contre les autres - et puis de rester là, à observer, comme il observe la maladie investissant ses patients ou encore les abandonnant, morts et vides, sur la table du bloc. Le seul grain d'humanité qu'il lui reste, c'est dans la jouissance qu'il prend à calculer et à regarder ses victimes s'entre-déchirer comme il regarderait des insectes ou des rats de laboratoire se porter des coups mortels, acculés par l'instinct ou bien mieux, stimulés pour s'entre-tuer. Le nom de l'assassin ? Ma foi, vous pouvez le deviner assez vite mais la fin est tout de même surprenante car cet assassin a un complice - là encore une femme - qu'on ne soupçonnait pas. Mais ce n'est pas pour ça que vous aimerez "Maigret se trompe" : c'est pour le génie, quasi balzacien (les longues digressions et le style feuilletonnesque du Romantisme en moins), avec lequel Simenon vous décrit Etienne Gouin, en long, en large, au plus profond de ses ténèbres. Fidèle à son éditeur, il a appelé son roman "Maigret se trompe" (vous verrez pourquoi il se trompe) tandis que Balzac, fidèle à sa "Comédie Humaine" et à sa manie des titres-patronymes, aurait tout simplement donné : "Le Professeur Gouin." Et c'est bien le sous-titre qui convient à ce roman sombre, accablant pour l'espèce humaine, l'un des romans où Simenon, en pleine crise de noirceur, fait le moins de concessions à l'optimisme. Grâce au ciel, on est certain que, en rentrant chez lui, Maigret retrouvera la fidèle Louise Maigret, l'odeur d'encaustique de l'appartement du boulevard Richard-Lenoir et les délicieuses émanations culinaires d'un repas qui l'attend sans faillir depuis des heures. Quelque part, ça nous rassure ... ! Il y a peut-être des Gouin dans l'univers - trop même - mais le Ciel dans Sa bonté ou le Destin ou le Hasard ou la Nature tout simplement, par souci d'équilibre, a aussi créé des Maigret. Tous ne seront pas sauvés mais beaucoup, ainsi, seront, au moins, préservés. Grâces en soient rendues à Simenon et n'oubliez pas qu'un roman aussi réaliste que "Maigret se trompe", peut parfois vous effrayer bien plus que ne le fera jamais un bon film d'horreur ... ;o)
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