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Omnibus
EAN : 9782258096929
Façonnage normé : EPUB2
DRM : DRM Adobe

Maigret voyage

Maigret

Date de parution : 22/11/2012

On tue aussi chez les VIP - A l'hôtel George-V, le colonel Ward est trouvé noyé dans sa salle de bains. Par ailleurs, la comtesse Paverini a voulu se suicider durant la nuit précédente.

On tue aussi chez les VIP
A l'Hôtel George-V, le colonel Ward est trouvé noyé dans sa salle de bains. Par ailleurs, la comtesse Paverini a voulu se suicider durant la nuit précédente. Transportée à l'hôpital, elle part, le matin même, pour Nice, où elle rejoint son ex-mari, Jef Van...

On tue aussi chez les VIP
A l'Hôtel George-V, le colonel Ward est trouvé noyé dans sa salle de bains. Par ailleurs, la comtesse Paverini a voulu se suicider durant la nuit précédente. Transportée à l'hôpital, elle part, le matin même, pour Nice, où elle rejoint son ex-mari, Jef Van Meulen, homme d'affaires connu et ami de Ward. Lorsque Maigret arrive à Nice, elle est déjà repartie pour Lausanne sur les conseils de Van Meulen.
Adapté pour la télévision anglaise en 1963, sous le titre Another World, dans une réalisation de Michael Hayes, avec Rupert Davies (Commissaire Maigret) et pour la télévision française en 1987, dans par Jean-Paul Carrère, avec Jean Richard (Commissaire Maigret), Jacques François (John T. Arnold), Annick Tanguy (Mme Maigret).
Simenon chez Omnibus : les enquêtes du célèbre commissaire Maigret, et les très “noirs” Romans durs

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EAN : 9782258096929
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Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Cer45Rt Posté le 29 Mars 2020
    Il est un peu étrange, ce don de Simenon, d'installer tout de suite une atmosphère, de nous plonger tout de suite, dans son univers, si particulier et si personnel, si différent, de ce qu'on a, aujourd'hui, l'habitude de vivre... Ce don de Simenon, peut-être l'un des plus grands qu'un écrivain puisse avoir, trouve une belle expression, dans "Maigret voyage". Comme toujours chez Simenon, les personnages, sont dépeints avec une finesse, un sens psychologique, et, aussi, une truculence certaine. Le style de Simenon, est excellent. Il fait vivre et ces histoires, et, à titre personnel, me fait vibrer, d'énormément d'émotions. Simenon, plutôt que de décrire en détails, préfère mettre en oeuvre, un grand art : celui, de la suggestion. Il suggère, par petites touches, une scène, des personnages, une atmosphère. Et, avec quel talent !... J'admire vraiment Simenon, de savoir, en même temps, créer une atmosphère, et puis, mettre en scène, des personnages, parfois, complexes, tout en maintenant une certaine forme, de suspens. Il sait me procurer du plaisir, moins par ces intrigues, par ces enquêtes ( pourtant très convenablement filées ), que, par son talent pour m'emmener dans une autre atmosphère, dans un autre univers... Ici, il le fait, encore... Il est un peu étrange, ce don de Simenon, d'installer tout de suite une atmosphère, de nous plonger tout de suite, dans son univers, si particulier et si personnel, si différent, de ce qu'on a, aujourd'hui, l'habitude de vivre... Ce don de Simenon, peut-être l'un des plus grands qu'un écrivain puisse avoir, trouve une belle expression, dans "Maigret voyage". Comme toujours chez Simenon, les personnages, sont dépeints avec une finesse, un sens psychologique, et, aussi, une truculence certaine. Le style de Simenon, est excellent. Il fait vivre et ces histoires, et, à titre personnel, me fait vibrer, d'énormément d'émotions. Simenon, plutôt que de décrire en détails, préfère mettre en oeuvre, un grand art : celui, de la suggestion. Il suggère, par petites touches, une scène, des personnages, une atmosphère. Et, avec quel talent !... J'admire vraiment Simenon, de savoir, en même temps, créer une atmosphère, et puis, mettre en scène, des personnages, parfois, complexes, tout en maintenant une certaine forme, de suspens. Il sait me procurer du plaisir, moins par ces intrigues, par ces enquêtes ( pourtant très convenablement filées ), que, par son talent pour m'emmener dans une autre atmosphère, dans un autre univers... Ici, il le fait, encore une fois, avec brio. Il m'a emmené, dans un autre monde, d'un autre temps, un monde un peu suranné, peut-être ; mais, à peine. Il a un peu comme Modiano, par certains aspects, le don de réer une atmosphère, qui lui est propre, qui est unique, et qui confère, une grande force et un grand intérêt, à ces récits. Pour moi, Simenon, reste une référence, du roman policier, et même, un peu plus...
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  • Polars_urbains Posté le 18 Avril 2019
    Maigret voyage (Paris, Monte Carlo, Lausanne..) n’est peut-être pas extraordinaire au niveau de l’intrigue mais excelle dans la peinture du monde très étroit de la haute finance internationale telle qu’elle était perçue à la fin des années cinquante. Le regard est peu amène – on connait le manque d’empathie de Maigret pour les hautes sphères – mais on retiendra la capacité de l’auteur à « oublier les différences de surface qui existent entre les hommes » et à « gratter le vernis pour découvrir, sous les apparences diverses, l’homme tout nu ». Car le roman tourne autour du thème récurrent chez Simenon de « l'homme nu » et propose une formidable étude de mœurs dans laquelle Maigret, en policier qui doit être à l’aise partout, voit les femmes et les hommes tels qu’ils sont une fois tombée la carapace de la respectabilité. Ne voit-il d’ailleurs pas dès le début de l’enquête la victime dans son bain et, plus tard, Van Meulen ne le reçoit-il pas alors qu’il est nu sur sa table de massage ? La petite comtesse ne sera pas mieux traitée, en robe de chambre dans sa chambre d’hôtel, défaite – « un cerne profond, bleuâtre, cernait ses... Maigret voyage (Paris, Monte Carlo, Lausanne..) n’est peut-être pas extraordinaire au niveau de l’intrigue mais excelle dans la peinture du monde très étroit de la haute finance internationale telle qu’elle était perçue à la fin des années cinquante. Le regard est peu amène – on connait le manque d’empathie de Maigret pour les hautes sphères – mais on retiendra la capacité de l’auteur à « oublier les différences de surface qui existent entre les hommes » et à « gratter le vernis pour découvrir, sous les apparences diverses, l’homme tout nu ». Car le roman tourne autour du thème récurrent chez Simenon de « l'homme nu » et propose une formidable étude de mœurs dans laquelle Maigret, en policier qui doit être à l’aise partout, voit les femmes et les hommes tels qu’ils sont une fois tombée la carapace de la respectabilité. Ne voit-il d’ailleurs pas dès le début de l’enquête la victime dans son bain et, plus tard, Van Meulen ne le reçoit-il pas alors qu’il est nu sur sa table de massage ? La petite comtesse ne sera pas mieux traitée, en robe de chambre dans sa chambre d’hôtel, défaite – « un cerne profond, bleuâtre, cernait ses paupières » – et faisant davantage que son âge. Les masques tombent (la comtesse boit « le whisky au goulot comme une pocharde des quais boit un grand coup de rouge ») et les apparences sociales sont vaines à cacher les peurs et le besoin de protection. Ce souci des apparences traverse tout le roman et Maigret doit prendre beaucoup de précautions dans son enquête, ce que tous se chargent bien de lui rappeler, que ce soit le directeur d’un des palaces inquiet des fuites vers la presse ou le procureur qui a reçu des instructions en faut lieu. Ce souci de discrétion en deviendra même comique quand la victime, « l’un des clients les plus prestigieux de l’hôtel » quittera l’établissement par le monte-charge, le « chemin des malles et des gros bagages ». Mais tout lecteur fidèle connait l’habileté de Maigret à pénétrer toutes les strates de la société, même si celle qui l’intéresse ici – les riches, les puissants et les célèbres, les « people » de l’époque, qui évoluent du George-V à Monte Carlo et Lausanne – est loin d’être celle qu’il préfère, lui qui a « en horreur ces histoires de personnages trop connus dont on ne peut s’occuper qu’en mettant des gants. » Du point de vue de l’enquête criminelle, Maigret voyage (Maigret and the millionnaires dans la traduction anglaise) est un roman sur l’intérêt, ou plutôt sur l’intérêt suffisant qui peut pousser quelqu’un à tuer, et sur la peur d’abandonner une existence dorée pour se retrouver face à une réalité beaucoup plus prosaïque. Maigret va donc pénétrer ce monde de luxe et d’oisiveté où il se sent « indésirable » et où tous, même le petit personnel, le regardent « avec suspicion » et c’est grâce aux explications d’un des protagonistes, à ce qu’il connaît de la vie mondaine (cf. Pietr le Letton) et à ses observations des coulisses d’un palace (cf. Les caves du Majestic) qu’il parviendra à confondre les coupables. Tout cela au prix de déplacements improvisés auxquels il n’est guère habitué et qu’il n’apprécie pas. Pas surprenant donc que la conclusion de l’enquête ait pour cadre l’univers familier et rassurant de son bureau du quai des Orfèvres, où ceux « qui font partie d’un certain monde et qu’on rencontre dans les palaces » ne seront plus finalement que des êtres effondrés et malheureux qui ont perdu la partie.
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  • Beffroi Posté le 15 Novembre 2017
    Maigret voyage...pour les besoins de son enquête dans la jet set parisienne. Il se rend notamment à Lausanne ( Suisse) , pays d'adoption de Simenon ( En 1957, il vient de s'y installer). J'ai aimé ces longues errances du commissaire dans les couloirs des palaces parisiens. Cela change des milieux populaires qui lui plaisent davantage. Il évoque la fameuse formule de "l'homme nu" qui est souvent évoqué pour Simenon. D'ailleurs, dans ce roman, on y rencontre 2 hommes nus...C'est assez rare pour être relevé.
  • Woland Posté le 23 Mars 2015
    Un Maigret un peu spécial, où, je suis la première à le déplorer, l'analyse psychologique si fine à laquelle nous a habitués Simenon est mise en sourdine au profit d'une intrigue dont les personnages, peut-être parce qu'ils évoluent dans ce qu'on a l'habitude d'appeler la jet-set, sont d'un vide confondant. Un seul personnage de ce type, même deux ou trois, dans un roman (comme par exemple le major anglais du "Charretier de la Providence", ou la comtesse, anglaise elle aussi, qui, dans "Mon Ami Maigret" passe la vacuité profonde de ses jours entre son gigolo attitré et plusieurs bouteilles d'alcool) ne causent pas problème. Ils ne sont en fait que des seconds rôles et, pourvu qu'ils sachent leurs répliques et les disent à propos, tout va bien. Simenon s'intéresse à d'autres qu'à eux, en fait, même s'il leur confère quelques touches toujours exactes d'humanité. Mais dans "Maigret Voyage", les protagonistes de l'intrigue sont tous des habitués du George V, à Paris, de l'Hôtel de Paris à Monte-Carlo, du Savoy à Londres, bref ... vous imaginez le tableau . Leur vie est brillante en apparence, en réalité plus que clinquante, leurs rêves vont surtout à la prochaine soirée que donnera lord X... Un Maigret un peu spécial, où, je suis la première à le déplorer, l'analyse psychologique si fine à laquelle nous a habitués Simenon est mise en sourdine au profit d'une intrigue dont les personnages, peut-être parce qu'ils évoluent dans ce qu'on a l'habitude d'appeler la jet-set, sont d'un vide confondant. Un seul personnage de ce type, même deux ou trois, dans un roman (comme par exemple le major anglais du "Charretier de la Providence", ou la comtesse, anglaise elle aussi, qui, dans "Mon Ami Maigret" passe la vacuité profonde de ses jours entre son gigolo attitré et plusieurs bouteilles d'alcool) ne causent pas problème. Ils ne sont en fait que des seconds rôles et, pourvu qu'ils sachent leurs répliques et les disent à propos, tout va bien. Simenon s'intéresse à d'autres qu'à eux, en fait, même s'il leur confère quelques touches toujours exactes d'humanité. Mais dans "Maigret Voyage", les protagonistes de l'intrigue sont tous des habitués du George V, à Paris, de l'Hôtel de Paris à Monte-Carlo, du Savoy à Londres, bref ... vous imaginez le tableau . Leur vie est brillante en apparence, en réalité plus que clinquante, leurs rêves vont surtout à la prochaine soirée que donnera lord X ... ou la duchesse de ... et aux cartons d'invitation qu'ils désespèrent de recevoir, aux prochaines vacances dans la dernière station, balnéaire ou de ski, à la mode, et presque tous, immanquablement, sont abonnés non seulement à la bonne chère et à l'alcool mais plus encore, surtout les femmes, aux somnifères, barbituriques et drogues diverses. Il faut bien tenir le coup pendant les interminables soirées où l'on sourit à des gens qu'on ne connaît pas mais que l'on se doit de connaître, il faut bien se coucher très tard après avoir bu un verre ou deux pour arroser son somnifère et surtout ne pas oublier au réveil de prendre ce petit cachet qui vous redonnera du punch pour le reste de la journée, à moins que vous ne préfériez dormir, dormir, dormir ... C'est justement quelqu'un qui se refuse à ne plus pouvoir mener cette vie, pour lui si exaltante, en devenant le maître d'une fortune fort conséquente qui va tuer. Sa victime : un homme d'affaires qui, lui, était né dans ce milieu et brassait des millions avec l'habitude que lui conférait son apprentissage au coeur d'une famille qui le faisait déjà bien avant lui. L'un s'est fait peu à peu, avec difficultés, l'autre est né avec une cuillère d'argent dans la bouche. Dans le fond, c'est vrai que ce n'est pas très juste mais c'est ainsi. Pour rétablir l'équilibre, pourquoi ne pas tuer en effet, surtout si cela vous permet de jouir de cette fortune sans qu'on vous soupçonne ? Le titre du roman vient du fait que Maigret voyage effectivement, en avion, pour se rendre de Paris à Genève et Lausanne, mais aussi parce que, dans ce milieu si spécial, où il ne se sent guère à son aise, il "voyage" d'une autre manière : slalomant entre les relations des uns et des autres, les on-dits et les non-dits, les prénoms de personnalités célèbres et les noms de leurs secrétaires parfaitement inconnus. Il voyage même tout un jour et toute une nuit à l'intérieur du George V, aussi bien dans les deux chambres liées au crime et dans les halls et salles de restaurants du prestigieux hôtel que dans ses coulisses, plus humbles, moins éclatantes mais tout aussi animées, sinon plus. Vous le savez : le commissaire aime "se faire une idée." Pour cela, rien de tel que de fureter dans tous les coins, sur les lieux du drame. Ici, on le comprend, c'est un peu gênant, autant pour le personnel du George V que pour Maigret lui-même mais le commissaire est têtu et le directeur du personnel finit par s'incliner, ayant compris que, quand il est sur une piste, il est pratiquement impossible de se débarrasser de l'encombrant officier de la Policier Judiciaire. C'est donc un roman qui se laisse lire mais dont les héros, à l'exception des policiers, ressemblent à des coquilles vides parce qu'ils ne savent exprimer que des émotions qui, dans leur grande majorité, sont étrangères au lecteur, sauf sans doute celle de perdre leur source principale de revenus. Mais, dans un tel milieu, les conventions, la morale et l'immoralité elle-même revêtent des allures si inattendues, si surprenantes que, sauf à avoir croisé un jour ou l'autre soi-même dans ce genre de marécage, si somptueux soit-il, on ne parvient pas vraiment à ressentir de l'empathie pour les drôles de crocodiles, d'amphibiens et de parasites qui s'y prélassent. Un "Maigret" particulier. Vraiment. Mais non négligeable. Et supérieur à tout ce que vous pourrez lire dans "Gala", cela va de soi. ;o)
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  • Moan Posté le 8 Mars 2014
    A l'hôtel Georges V, la petite comtesse Palmiéri appelle:"Je suis en train de mourir". Elle est transportée à l'hôpital et soignée pour sa tentative de suicide. Le lendemain matin,son amant qu'elle devait épouser, le Colonel David Ward, un anglais fortuné, est retrouvé mort dans sa baignoire, des traces sur les épaules. Et la comtesse s'en va en toute hâte retrouver son ex-mari à Nice. Maigret n'est pas à l'aise dans ce monde de VIP. Il écoute les explications de John T. Arnold, ami intime et homme d'affaire de David puis prend l'avion pour Nice puis Lausanne. Une affaire vite résolue grâce à l'ingéniosité de Maigret. Un livre vite lu pour passer un bon moment!
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