Lisez! icon: Search engine
Nil
EAN : 9782841115723
Façonnage normé : EPUB3
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Monsieur le commandant

Collection : Les Affranchis
Date de parution : 11/08/2011

« C’est le dernier recours des hommes blancs traqués, volés, dépouillés, assassinés par les Sémites, et qui retrouvent aujourd’hui la force de se dégager de l’abominable étreinte. Mort ! Mort au Juif ! Oui. Répétons. Répétons-le. Mort ! M.O.R.T AU JUIF ! Là ! » Et, avec une satisfaction amère,...

« C’est le dernier recours des hommes blancs traqués, volés, dépouillés, assassinés par les Sémites, et qui retrouvent aujourd’hui la force de se dégager de l’abominable étreinte. Mort ! Mort au Juif ! Oui. Répétons. Répétons-le. Mort ! M.O.R.T AU JUIF ! Là ! » Et, avec une satisfaction amère, pensant à la Juive que j’aimais d’un amour fou et que je voulais sauver plus que moi-même, je signai – de même que je signerai tout à l’heure cette lettre à vous destinée, Monsieur le Commandant –, je signai, à grands traits rageurs de mon stylo : Paul-Jean Husson.

Lire la suite
En lire moins
EAN : 9782841115723
Façonnage normé : EPUB3
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • johannejou Posté le 26 Mai 2020
    C'est un livre que l'on m'a prêté. Mais lorsque l'on me l'a prêté, on m'a mise en garde. Et à raison. Car c'est un livre qui est terrifiant. On y voit le pire de la nature humaine. Et je pense que c'est nécessaire de ne pas oublier que c'est possible, que c'est arrivé, que l'on en est capable. Parce que sinon, c'est prendre le risque que ça recommence. Ce roman est terrifiant de réalité. Le livre est très bien fait. Tout du long, je me suis demandé qu'elle est la part de vérité et la part de fiction dedans. A quel point Paul-Jean Husson est un personnage fictif ? Lien de la chronique complète sur le blog ci-dessous
  • Zernette Posté le 9 Mai 2020
    Ce livre n'est pas un livre comme les autres. En effet, c'est une longue lettre qu'écrit notre héros (?) au Commandant de la Kommandatur. Ne cherchez pas le "pathos" dans ce récit, vous n'en trouverez pas la moindre miette. Vous trouverez par contre de la passion, de la trahison, des bons et des mauvais sentiments mais surtout vous trouverez de manière clinique et froide la triste réalité de la vie (bien française pour ne pas dire franchouillarde) durant ces années noires.
  • Ogrimoire Posté le 19 Mars 2020
    Ce roman a pour sujet central la dénonciation des Juifs durant la Deuxième guerre Mondiale et comme cadre la débâcle française et l’occupation de la patrie par les Nazis. Si les sujets traités peuvent paraitre un peu classiques, la forme de ce roman est assez inattendue, il s’agit d’une très longue lettre écrite par le personnage principal Pierre-Jean Husson aux autorités allemandes. Il faut une fois encore saluer le style de Romain Slocombe. Son écriture soignée, ses personnages très travaillés, son intrigue sans faille font de ce roman une petite pépite. J’ai particulièrement aimé le personnage de Pierre-Jean Husson, Slocombe nous offre ici le portrait d’un homme issu de la bourgeoisie normande, mutilé en 14-18, cultivant une haine viscérale envers les Juifs et totalement épris de sa belle-fille. Bref, on a un héros antisémite qui finit par se dégoûter de lui-même au point de commettre une terrible erreur… Ce qui est également plaisant dans cette longue confession rédigée par Pierre-Jean, c’est de ressentir, de vivre quasiment aux cotés des personnages l’angoisse quotidienne de l’occupation mais également celle des bombardements. C’est extrêmement bien fait, on a l’impression d’être avec eux lorsqu’ils aperçoivent une division de Panzers sur la route normande ou lorsqu’ils fuient le... Ce roman a pour sujet central la dénonciation des Juifs durant la Deuxième guerre Mondiale et comme cadre la débâcle française et l’occupation de la patrie par les Nazis. Si les sujets traités peuvent paraitre un peu classiques, la forme de ce roman est assez inattendue, il s’agit d’une très longue lettre écrite par le personnage principal Pierre-Jean Husson aux autorités allemandes. Il faut une fois encore saluer le style de Romain Slocombe. Son écriture soignée, ses personnages très travaillés, son intrigue sans faille font de ce roman une petite pépite. J’ai particulièrement aimé le personnage de Pierre-Jean Husson, Slocombe nous offre ici le portrait d’un homme issu de la bourgeoisie normande, mutilé en 14-18, cultivant une haine viscérale envers les Juifs et totalement épris de sa belle-fille. Bref, on a un héros antisémite qui finit par se dégoûter de lui-même au point de commettre une terrible erreur… Ce qui est également plaisant dans cette longue confession rédigée par Pierre-Jean, c’est de ressentir, de vivre quasiment aux cotés des personnages l’angoisse quotidienne de l’occupation mais également celle des bombardements. C’est extrêmement bien fait, on a l’impression d’être avec eux lorsqu’ils aperçoivent une division de Panzers sur la route normande ou lorsqu’ils fuient le petit bourg normand pour tenter de se mettre à l’abri. Le roman est assez court, il fait un peu plus de deux cent pages mais il est rempli d’émotion. On sent une fois encore la maitrise qu’a Romain Slocombe de la période de la débâcle et de l’occupation. Une très bonne lecture que je conseille notamment aux passionné(e)s de roman historique et de la Seconde guerre Mondiale ! C’est un coup de cœur pour ma part et je me dis que j’ai bien fait d’acheter la suite des aventures de Léon Sadorski car je vais me régaler !!!
    Lire la suite
    En lire moins
  • M_a_r_c Posté le 7 Décembre 2019
    En 2011, Romain Slocombe publie Monsieur Le Commandant dans la collection Les Affranchis. Une collection gouvernée par une seule règle : « Ecrivez la lettre que vous n’avez jamais écrite ». Plutôt que d’adresser sa lettre à un père ou à un fils, Romain Slocombe décide de sortir des sentiers battus et d’écrire aux forces d’occupation allemandes contrôlant le territoire français durant la deuxième guerre mondiale. Il se glisse alors dans la peau de Paul-Jean Husson, un intellectuel français issu de la bourgeoisie, membre de l’Académie française, héros de la première guerre mondiale, pétainiste et antisémite convaincu. Marié à Marguerite, l’écrivain a deux enfants, Olivier et Jeanne, qui joueront chacun à leur manière un rôle dans la tragédie qui s’ébauche. Lorsque le premier présente à sa famille Ilse, la jeune femme qu’il a ramenée d’Allemagne et avec laquelle il ne tardera pas à se marier, le notable d’Andigny diligente une rapide enquête sur celle-ci et apprend qu’elle est juive. Ce qui n’empêche pas le père de tomber éperdument amoureux de l’épouse de son fils. A partir de là, les circonstances vont s’enchaîner pour conduire à l’effroyable dénouement que l’on pressent dès les premiers chapitres du livre. Des chapitres glaçants, où l’on voit la... En 2011, Romain Slocombe publie Monsieur Le Commandant dans la collection Les Affranchis. Une collection gouvernée par une seule règle : « Ecrivez la lettre que vous n’avez jamais écrite ». Plutôt que d’adresser sa lettre à un père ou à un fils, Romain Slocombe décide de sortir des sentiers battus et d’écrire aux forces d’occupation allemandes contrôlant le territoire français durant la deuxième guerre mondiale. Il se glisse alors dans la peau de Paul-Jean Husson, un intellectuel français issu de la bourgeoisie, membre de l’Académie française, héros de la première guerre mondiale, pétainiste et antisémite convaincu. Marié à Marguerite, l’écrivain a deux enfants, Olivier et Jeanne, qui joueront chacun à leur manière un rôle dans la tragédie qui s’ébauche. Lorsque le premier présente à sa famille Ilse, la jeune femme qu’il a ramenée d’Allemagne et avec laquelle il ne tardera pas à se marier, le notable d’Andigny diligente une rapide enquête sur celle-ci et apprend qu’elle est juive. Ce qui n’empêche pas le père de tomber éperdument amoureux de l’épouse de son fils. A partir de là, les circonstances vont s’enchaîner pour conduire à l’effroyable dénouement que l’on pressent dès les premiers chapitres du livre. Des chapitres glaçants, où l’on voit la roue du destin s’ébranler lentement, mue par la folie d’un homme aveuglé par ses convictions et par sa haine de l’autre et qui écrasera inexorablement tous ceux se trouvant sur son chemin. Pour donner plus de corps à la tragédie qu’il met en scène par le biais épistolaire, Romain Slocombe feint de l’ancrer dans le réel, une note liminaire affirmant que le livre se base sur une lettre retrouvée en 2006 à Leipzig par un documentariste allemand. Et c’est là le point faible de l’ouvrage. Si ce qu’écrit Romain Slocombe était tiré de faits réels, le lecteur serait forcé, aussi improbables que cela puisse être, de l’accepter. Mais Monsieur Le Commandant est une pure fiction et là est toute la malédiction de l’écrivain. Qui ne doit jamais autant s’efforcer d’être réaliste que quand il invente. Alors que s’il relate la réalité, celle-ci, aussi saugrenue soit-elle, l’autorise à s’affranchir de toute plausibilité puisqu’elle est. Les premiers chapitres de Monsieur Le Commandant sont donc glaçants, disais-je, mais les événements qui se succèdent pour conduire à l’inéluctable finissent par déforcer le récit. Les drames, les coïncidences sont trop nombreux pour ne pas contrarier – au moins un peu – le lecteur. Quand Paul-Jean Husson explique, dans les dernières pages de sa lettre de délation, les raisons de celles-ci, le lecteur ne peut s’empêcher de se demander si cet intellectuel si brillant n’est pas en réalité complètement idiot tant son raisonnement est puéril. Ce qui ramène à la malédiction de l’écrivain. Car tout ce qui arrive à Paul-Jean Husson, ainsi que le raisonnement qu’il tient, on ne peut l’accepter dans une fiction alors que la réalité aurait pu être telle et même pire encore. Monsieur Le Commandant m’a donc un peu déçu, le malaise des débuts ayant cédé la place à un agacement croissant devant ce que je trouvais être des hasards et des coïncidences trop commodes. La démarche de Romain Slocombe mérite pourtant d’être saluée car nonobstant ces invraisemblances, elle souligne combien les convictions d’un homme peuvent altérer son jugement et l’amener à commettre le pire.
    Lire la suite
    En lire moins
  • Brooklyn_by_the_sea Posté le 18 Novembre 2019
    C'est un roman effroyable. Ce court récit est une longue lettre de dénonciation, adressée en Septembre 1942 au commandant allemand d'une sous-préfecture de l'Eure, par un notable local qui ne craint pas de la signer. Mutilé de la Grande Guerre, fan du Maréchal, romancier à succès, membre de l'Académie française, celui-ci est un fervent adepte de la Collaboration. Je me suis d'abord bien amusée avec le style ampoulé recréé par Romain Slocombe, qui traduit toute la prétention de cet honnête patriote, bon bourgeois catho qui vomit la Gueuse, et attend avec impatience que l'ordre moral soit rétabli en France. J'ai moins ricané en entrant peu à peu dans son cerveau dégorgeant d'une haine assumée à l'encontre des métèques, bolchévistes, Juifs, etc. Néanmoins, j'ai un peu mieux saisi le cheminement tordu qu'empruntaient (et empruntent encore) les individus comme lui pour justifier leur rejet de l'Autre. Enfin, la dernière partie m'a totalement glacée. Plus envie de rire, plutôt envie de vomir, de fuir ce roman, m'en débarrasser, vite tourner les pages. Et dans la tête, cette chanson de la Maison Tellier, "Un bon Français", qui résonne lugubrement. C'est un roman puissant, une plongée dans l'abjection dont on ne sort pas indemne, mais qui rappelle la... C'est un roman effroyable. Ce court récit est une longue lettre de dénonciation, adressée en Septembre 1942 au commandant allemand d'une sous-préfecture de l'Eure, par un notable local qui ne craint pas de la signer. Mutilé de la Grande Guerre, fan du Maréchal, romancier à succès, membre de l'Académie française, celui-ci est un fervent adepte de la Collaboration. Je me suis d'abord bien amusée avec le style ampoulé recréé par Romain Slocombe, qui traduit toute la prétention de cet honnête patriote, bon bourgeois catho qui vomit la Gueuse, et attend avec impatience que l'ordre moral soit rétabli en France. J'ai moins ricané en entrant peu à peu dans son cerveau dégorgeant d'une haine assumée à l'encontre des métèques, bolchévistes, Juifs, etc. Néanmoins, j'ai un peu mieux saisi le cheminement tordu qu'empruntaient (et empruntent encore) les individus comme lui pour justifier leur rejet de l'Autre. Enfin, la dernière partie m'a totalement glacée. Plus envie de rire, plutôt envie de vomir, de fuir ce roman, m'en débarrasser, vite tourner les pages. Et dans la tête, cette chanson de la Maison Tellier, "Un bon Français", qui résonne lugubrement. C'est un roman puissant, une plongée dans l'abjection dont on ne sort pas indemne, mais qui rappelle la nécessité de rester vigilant, ici et maintenant.
    Lire la suite
    En lire moins
Aventurez-vous sur les rives du NiL
Petite maison généraliste à forte personnalité, NiL a toujours défendu avec passion les regards d'auteurs originaux sans se poser la question des genres. Embarquez dès à présent pour recevoir toutes les actualités de NiL !