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Robert Laffont
EAN : 9782221132722
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Mort d'un commis voyageur

Raymond GEROME (Traducteur)
Collection : Pavillons Poche
Date de parution : 09/06/2016
« Un monument théâtral de l’Amérique d’après-guerre. » France Inter.

Willy Loman, la soixantaine, marié et père de deux enfants adultes, se remémore les étapes de sa vie de commis voyageur. Il s’est toujours donné avec passion à son métier mais, au seuil de la vieillesse, il constate qu’il n’est plus dans le coup. Il va alors préférer disparaître plutôt...

Willy Loman, la soixantaine, marié et père de deux enfants adultes, se remémore les étapes de sa vie de commis voyageur. Il s’est toujours donné avec passion à son métier mais, au seuil de la vieillesse, il constate qu’il n’est plus dans le coup. Il va alors préférer disparaître plutôt que de perdre la dignité qu’il a su préserver jusque-là.
Arthur Miller a été le témoin du drame qu’il décrit. Il s’est en effet inspiré des représentants qui travaillaient dans la fabrique de manteaux de son père. Au-delà de son talent, c’est cet accent de vérité qui donne à la pièce sa dimension universelle. Mort d’un commis voyageur, qui a valu à Arthur Miller de remporter le prix Pulitzer, est l’une des pièces les plus jouées dans le monde depuis sa création en 1949.

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EAN : 9782221132722
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • dazinierasa Posté le 16 Mars 2021
    ⭐️⭐️⭐️⭐️/5 J’ai découvert Arthur Miller il y a quelques mois à travers sa pièce de théâtre « Les sorcières de Salem ». Arthur Miller est un auteur incroyable à la plume critique qui n’a aucunement peur de remettre en question des comportements ou des idées immoraux. Encore une fois dans « Death of a Salesman », Arthur Miller n’hésite pas à frapper là où cela fait le plus mal. Il remet en question, à travers l’histoire d’un commercial et de sa famille, le mode de vie américain, le consumérisme et matérialisme. Des valeurs qui dominent nos sociétés occidentales. Le fait que le livre prenne la forme d’une pièce de théâtre rend la lecture facile et agréable, surtout pour les adeptes de ce genre. 🗣 En bref, Arthur Miller réussit à représenter, avec ironie et sarcasme, ce qui arrive « quand un homme n’a aucune prise sur les forces de la vie ».
  • Lutopie Posté le 11 Novembre 2020
    Comment raconter la vie d'un homme qui se définit par son métier, la mort d'un commis voyageur ? On expose sur la scène ni la route ni les domiciles des clients du commis, mais la maison de W. Loman, la maison qu'il entretient tant bien que mal lorsqu'il rentre chez lui, lui qui passe la majeure partie de sa vie sur les routes, une maison à plusieurs étages, avec une cuisine, une cave, un living-room, des chambres, avec cour et jardin. Une maison qui ne laisse filtrer le soleil que ponctuellement, étant mal exposée depuis qu'on a construit tout autour, des immeubles. Un jeu d'ombre et de lumière pour l'homme dont la pensée s'éclaire ou s'assombrit selon les moments de la journée. Un dispositif scénique est à mettre en place (le dramaturge propose de jouer ces moments sur l'avant-scène) pour distinguer ce qui se passe présentement et ce qui se passe dans la tête de Loman, qui a, de plus en plus souvent, des absences, paradoxalement présences puisqu'il s'adresse alors non pas au public (quoique) ni aux autres personnages mais aux fantômes de son passé. Sont représentés sur scène les regrets et les souvenirs de Loman, le passé tel qu'il... Comment raconter la vie d'un homme qui se définit par son métier, la mort d'un commis voyageur ? On expose sur la scène ni la route ni les domiciles des clients du commis, mais la maison de W. Loman, la maison qu'il entretient tant bien que mal lorsqu'il rentre chez lui, lui qui passe la majeure partie de sa vie sur les routes, une maison à plusieurs étages, avec une cuisine, une cave, un living-room, des chambres, avec cour et jardin. Une maison qui ne laisse filtrer le soleil que ponctuellement, étant mal exposée depuis qu'on a construit tout autour, des immeubles. Un jeu d'ombre et de lumière pour l'homme dont la pensée s'éclaire ou s'assombrit selon les moments de la journée. Un dispositif scénique est à mettre en place (le dramaturge propose de jouer ces moments sur l'avant-scène) pour distinguer ce qui se passe présentement et ce qui se passe dans la tête de Loman, qui a, de plus en plus souvent, des absences, paradoxalement présences puisqu'il s'adresse alors non pas au public (quoique) ni aux autres personnages mais aux fantômes de son passé. Sont représentés sur scène les regrets et les souvenirs de Loman, le passé tel qu'il se le représente, idéalisé, notamment lorsqu'on voit Loman entouré, aimé, de ses fils. Or, présentement, Loman et son fils Biff ne s'entendent plus comme dans le passé et le public ne peut que constater une fracture entre le passé et le présent. Il y a comme une fissure dans la maison, dans cette famille qui tombe en ruines. Loman passe son temps libre, lorsqu'il est chez lui, à refaire le plafond, à réparer la tuyauterie, à semer des graines qui ne germeront jamais dans leur jardin, le jardin étant devenu un terrain stérile, hostile. Loman s'active vainement, parce que c'est un homme actif, qui se donne du mal, mais en comptabilité, l'actif et le passif s'équilibrent, et Loman est proche de la retraite. Aussi est-il condamné à sombrer dans la passivité. Aussi espère-t-il que ses fils s'activent à leur tour, mais ses fils perdent leur temps à courir les filles, ou à enchaîner les petits boulots non gratifiants. Ils n'ont pas de situation, et Loman s'en inquiète, lui qui ne jure que par la stabilité bien qu'il n'ait fait que s'agiter toute sa vie. Il s'interroge et revient dans les flashback représentés sur l'avant-scène théâtrale sur les évènements qui ont fait que son fils est devenu ce qu'il est alors que la vie semblait lui sourire, que tout le monde l'adorait, l'estimait. Et il se réfugie dans ses souvenirs heureux pour ne pas voir la réalité en face. Il a enregistré en lui ses souvenirs, qu'il travaille et retravaille et s'étonne lorsqu'il rend visite au -fils du- patron et découvre cet objet : l'enregistreur, qui répète ce qui a été dit dans la famille du patron ; un accessoire qui fascine et effraie Loman, lui qui ne vit qu'en se remémorant les voix du passé, et qui se rend compte qu'avec l'enregistreur, le passé ne peut être falsifié. Loman s'affole lorsqu'il découvre cet objet car Loman est un falsificateur, un tricheur dirait son fils mais je préfère en anglais, a cheater et Loman s'avère être a lone man, un homme qui chemine seul, a low man, un homme insignifiant, diminué, qui n'est, après tout, qu'un commis voyageur.
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  • karmax211 Posté le 6 Novembre 2020
    Retour au théâtre. Et pas avec n'importe quelle pièce. - Mort d'un commis voyageur - est devenue un classique du genre parce qu'au moment où le public l'a découverte, elle était... comme a pu l'être le roman de Steinbeck - Les raisins de la colère -, le constat glaçant d'une société où l'homme n'est qu'un instrument, voire un serviteur éphémère de Mammon, dont on se débarrasse lorsqu'on le juge hors d'usage, lorsque l'âge, la maladie ont entamé ce qui le rendait utile : sa soumission d'esclave à la productivité, à la rentabilité, au Veau d'Or. Comme le chante Eddy Mitchell, Willy, commis voyageur depuis plus de trente ans sur les routes de province... n'aurait pas dû rentrer ce soir où il a eu un accident de voiture, enjambant un parapet... chutant dans un cours d'eau à sec. Il n'aurait pas dû rentrer après chacun des autres accidents qui se sont succédé. Car Willy, 63 ans, marié à Linda, père de deux grands enfants Biff et Happy, est au bout du rouleau. Sa femme le sait, elle qui a découvert un tuyau près de la chaudière, un tuyau dont Willy a fait un autre instrument pour une autre tentative de suicide qu'elle... Retour au théâtre. Et pas avec n'importe quelle pièce. - Mort d'un commis voyageur - est devenue un classique du genre parce qu'au moment où le public l'a découverte, elle était... comme a pu l'être le roman de Steinbeck - Les raisins de la colère -, le constat glaçant d'une société où l'homme n'est qu'un instrument, voire un serviteur éphémère de Mammon, dont on se débarrasse lorsqu'on le juge hors d'usage, lorsque l'âge, la maladie ont entamé ce qui le rendait utile : sa soumission d'esclave à la productivité, à la rentabilité, au Veau d'Or. Comme le chante Eddy Mitchell, Willy, commis voyageur depuis plus de trente ans sur les routes de province... n'aurait pas dû rentrer ce soir où il a eu un accident de voiture, enjambant un parapet... chutant dans un cours d'eau à sec. Il n'aurait pas dû rentrer après chacun des autres accidents qui se sont succédé. Car Willy, 63 ans, marié à Linda, père de deux grands enfants Biff et Happy, est au bout du rouleau. Sa femme le sait, elle qui a découvert un tuyau près de la chaudière, un tuyau dont Willy a fait un autre instrument pour une autre tentative de suicide qu'elle craint proche. Elle en informe ses deux enfants, anachroniquement des Tanguy, des ratés, des paumés, lesquels en dépit de leurs failles, et pour Biff d'un trauma lié à un évènement dans son adolescence avec son père, vont essayer de l'aider à reprendre goût à la vie, dans un projet insensé, voué d'emblée à l'échec, mais auquel toute la famille va se raccrocher comme à la dernière bouée crevée d'un naufrage annoncé. C'est l'occasion pour Arthur Miller de dénoncer les travers, les hypocrisies, les mensonges, le miroir aux alouettes du " rêve américain" et de son mode de vie hanté par des Chimères. Car la famille Loman vit au milieu de ces chimères, y croit et les alimente, au prix d'un véritable amour floué entre ce père, cette mère et leurs deux enfants, qui ne peuvent que tricher, car l'illusion ne tolère pas la vérité, l'illusion ne consent qu'à vous accompagner qu'à l'unique condition que vous acceptiez de composer avec la vérité, de la sacrifier pour des non-dits, pour des mots insincères, pour le mensonge. Et cet amour travesti par le jeu de dupes auquel l'ordre social vous convie sans vous laisser le choix, va mener ces êtres privés de défenses, dans l'incapacité de se révolter contre ce qu'ils ne peuvent empêcher, au drame sacrificiel et absurde. La pièce n'a pas pris une ride et demeure plus que jamais d'actualité. Sa langue est d'aujourd'hui ; elle est simple, vraie, authentique... sans effets, sans fard. Ses personnages sont contemporains. Son architecture n'est pas à réinventer... sa conception originelle est épatante. Et plus que tout, cette pièce a une charge d'émotion qui ne cesse d'interpeller.
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  • Tandarica Posté le 11 Avril 2020
    Une pièce de théâtre qui révolutionne plus ou moins la tragédie en y introduisant des personnages courants et une langue de tous les jours. Mais ce qui frappe en premier, avant l’aspect domestique, c’est la féroce critique sociale de « l’american way of life », malgré ce qui peut le racheter (la modestie et le succès de Bernard par exemple), avec le langage stéréotypé de ceux qui réussissent ou veulent réussir (la conversation de Ben et Willy est fort limitée), le manque de communication (Howard, le patron de Willy a acheté un dictaphone), le mépris des autres à la recherche démagogique de la popularité. À noter enfin que les décors étaient eux aussi relativement innovateurs.
  • sophronie Posté le 19 Août 2018
    On sent bien tout au long de la pièce en 2 actes la tension psychologique qui mène au drame. Willy Loman le commis voyageur est au bout du rouleau, poussé vers la sortie, rentabilité oblige. Les thèmes du déshonneur, de la récession sociale, de la fierté perdue sont ici abordés. Aux yeux de ses fils et de sa femme, impuissants et qui attendent de lui un avenir, il perd tout espoir, toute dignité. Ses propres fils se battent avec leurs idéaux, en proie à une pression sociale et contre leur propre volonté. Cette pièce est remarquablement moderne, intemporelle.
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