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12-21
EAN : 9782265091689
Code sériel : VIRT
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Mortelle collection

Date de parution : 17/02/2011

Un homme vient de se réveiller d'un long coma. Lorsque l'infirmière lui rappelle les circonstances de son accident de voiture et lui apprend que sa femme n'y a pas survécu, toute l'horreur de la situation lui revient en bloc. La route Napoléon, la voiture grise qui les suivait depuis des...

Un homme vient de se réveiller d'un long coma. Lorsque l'infirmière lui rappelle les circonstances de son accident de voiture et lui apprend que sa femme n'y a pas survécu, toute l'horreur de la situation lui revient en bloc. La route Napoléon, la voiture grise qui les suivait depuis des heures, la queue de poisson, la chute dans le ravin. Il ne s'agit pas d'un accident. Mais d'une tentative de meurtre.
Pourtant, qui pourrait vouloir du mal à Bertrand Cousin, paisible responsable des collections napoléoniennes dans plusieurs musées ?
C'est précisément ce que se demandent les deux agents de la CIA chargés de surveiller, de jour comme de nuit, ses moindres faits et gestes.
Et l'équipe de la DST mandatée pour espionner les deux Américains n'en sait guère davantage.
Une seule chose est sûre : le petit homme sans histoire les met sur la piste d'un autre petit homme de l'Histoire, dont la grandeur a dépassé les siècles…

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EAN : 9782265091689
Code sériel : VIRT
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • paulmaugendre Posté le 27 Mai 2019
    Avant d’entrer dans l’édition en 1983, puis d’écrire (son premier roman publié chez Belfond – Le Cavalier grec – a obtenu le Prix du roman policier/Galeries Lafayette dans le cadre des 24 heures du livre du Mans en 1988) et d’être journaliste pour le magazine Lire pendant 17 ans, Didier Sénécal enseigna l’histoire en région parisienne ainsi qu’à Milan et New-York. Ce qui explique les nombreuses références qui émaillent ce récit ancré dans l’épopée napoléonienne. Ce qui ne veut pas dire que le lecteur se trouve plongé dans un roman historique. L’intrigue se déroule à notre époque, dans le monde feutré et parfois délétère des collectionneurs, avec des protagonistes de nationalités différentes et issus de milieux divers. Tout commence par un tragique accident de circulation sur la RN 85, dite route Napoléon. Bertrand Cousin qui était au volant s’en est sorti en ayant été éjecté de la voiture mais sa femme Maud n’a pas eu sa chance. Elle est décédée. Lorsqu’il se réveille du coma à l’hôpital de Grenoble, il clame qu’il a été victime d’une queue de poisson que lui aurait fait volontairement un chauffard à bord d’une voiture grise. Il a bien relevé le numéro d’immatriculation, mais l’enquête de gendarmerie... Avant d’entrer dans l’édition en 1983, puis d’écrire (son premier roman publié chez Belfond – Le Cavalier grec – a obtenu le Prix du roman policier/Galeries Lafayette dans le cadre des 24 heures du livre du Mans en 1988) et d’être journaliste pour le magazine Lire pendant 17 ans, Didier Sénécal enseigna l’histoire en région parisienne ainsi qu’à Milan et New-York. Ce qui explique les nombreuses références qui émaillent ce récit ancré dans l’épopée napoléonienne. Ce qui ne veut pas dire que le lecteur se trouve plongé dans un roman historique. L’intrigue se déroule à notre époque, dans le monde feutré et parfois délétère des collectionneurs, avec des protagonistes de nationalités différentes et issus de milieux divers. Tout commence par un tragique accident de circulation sur la RN 85, dite route Napoléon. Bertrand Cousin qui était au volant s’en est sorti en ayant été éjecté de la voiture mais sa femme Maud n’a pas eu sa chance. Elle est décédée. Lorsqu’il se réveille du coma à l’hôpital de Grenoble, il clame qu’il a été victime d’une queue de poisson que lui aurait fait volontairement un chauffard à bord d’une voiture grise. Il a bien relevé le numéro d’immatriculation, mais l’enquête de gendarmerie n’a abouti qu’à une piste sans issue. Le véhicule de location incriminé a été rendu au loueur sans aucun dégât sur la carrosserie. Agrégé d’histoire, Cousin est le responsable des collections napoléoniennes dans plusieurs musées. C’est un homme paisible, sans histoire, sans jeu de mots, aussi traîner derrière lui deux agents de la CIA, cela met la DST en ébullition. Bertrand Cousin parvient à soutirer du capitaine de gendarmerie qui a enquêté sur les lieux de l’accident, le nom et l’adresse du conducteur supposé avoir provoqué l’accident. Un certain Norman Clements, résidant en Australie. Malgré un handicap, il se remet tout doucement de son bras droit cassé et d’une fatigue généralisée à laquelle s’ajoute un mal être consécutif à la mort de sa femme, il décide de se rendre aux antipodes. Si la DST, représentée par Pauline Dugast et un jeune stagiaire, Fabien, ne peut le suivre car ses compétences ne sont que territoriales, le duo d’Américains émargeant à la CIA eux ne se gênent pas pour le filer. Péniblement Cousin parvient à l’adresse indiquée et au lieu d’un trentenaire décrit par l’employé de la société de location, il est face à un couple d’octogénaires. Norman Clements a reconstitué dans une immense pièce de sa maison la bataille de Waterloo à l’aide de soldats de plomb et autres figurines. Lors d’une promenade en solitaire Cousin est attaqué par un individu cagoulé et ne doit sa survie qu’à un couteau aborigène acheté dans une boutique locale. Il décide de revenir en France et de ne plus avaler ses médicaments qui lui sapent la santé et le moral. On assiste dans ce roman marqué par l’empreinte de Napoléon et de ses maréchaux, de Victor Hugo aussi, à la renaissance d’un homme qui veut comprendre pourquoi quelqu’un a tenté de l’assassiner. Poursuivi ou surveillé par des agents de la CIA et de la DST, il va trouver en quelques collectionneurs qui vivent entre rêve et réalité une aide précieuse : Xiao, le milliardaire communiste chinois, Gordon Fraser l’Ecossais qui milite pour le rattachement de l’Ecosse à la France et professe à l’encontre du maréchal MacDonald une admiration sans borne, les frères Albertinelli de Milan, marchands d’antiquités qui parfois dérogent à la déontologie. Grâce à sa volonté Cousin passera d’homme insignifiant à quelqu’un de déterminé, menant à bien sa quête, perturbant souvent ses poursuivants et anges gardiens qu’il a repéré. Un excellent roman écrit à trois voix, Bertrand Cousin le protagoniste principal, Mark Harrisson l'agent de la CIA et Pauline Dugast de la DST, et qui met en scène un personnage maniant avec bonheur l’imparfait du subjonctif et les citations extraites des Châtiments de Victor Hugo.
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  • Pois0n Posté le 17 Novembre 2011
    Une agréable plongée dans l'univers des passionnés d'histoire et des collectionneurs. Si les plus extrêmes d'entre eux passeront pour des doux dingues, force est de reconnaître que la passion des personnages, mais aussi de l'auteur, est communicative. Un enrobage aussi original que détaillé, pour une course-poursuite sans temps morts. Le changement de point de vue passant d'un protagoniste à l'autre perturbe un peu au début, d'autant que la mise en place des évènements est relativement lente. Bertrand Cousin nous est présenté complètement lessivé, anéanti, il est aussi pénible pour le lecteur de le suivre que pour les agents de la CIA. Pourtant, malheur à ceux qui lâcheraient le livre à ce stade. Au moment même où notre antihéros commence à rassembler les pièces du puzzle, le récit gagne en intensité au fil des rencontres avec une brochette de personnages attachants, passionnés à un point extrême, unis par cette passion. L'enquête est fichtrement bien construite, jusqu'à un final aussi porte-nawakesque que délicieux. Que l'on aime ou pas la période napoléonienne, on est happé dans cet univers, par cette quête insensée, par ce récit plutôt bien écrit et parsemé de touches d'humour sans plomber l'ambiance. Une réussite!
  • Tchippy Posté le 6 Décembre 2010
    Bertrand Cousin est un insignifiant Français d’une trentaine d’années. Insignifiant ? A priori pas tant que ça. L’inoffensive « grenouille » a survécu par miracle à un accident qui semble prémédité et ce même quidam fait l’objet de la surveillance de la CIA… Peu commun pour un homme si banal ! Alors pourquoi tant d’empressement autour de ce Monsieur Cousin ? Quel rapport entretient cet ancien professeur d’histoire avec Napoléon, au point qu’on veuille sa mort ? La réponse est bien contée : autour d’une narration à trois, entre un espion américain chargé de la surveillance de Cousin, Cousin lui-même, et l’agent de la DST qui doit découvrir pourquoi la CIA s’intéresse à Cousin… Bref, on ne s’ennuie pas, trois enquêtes en une dont les protagonistes interagissent, la profondeur psychologique de Cousin est très réaliste, les marottes des collectionneurs aussi. Le suspense est tout de même ménagé, puisque le roman est raconté à la première personne, ou plutôt aux trois premières personnes, donc les narrateurs ne sont pas tout à fait omniscients. Les uns détiennent des informations que les autres ignorent, à tour de rôle, des alliances implicites se créent entre personnes et organisations, se défont au gré des évènements… J’ai vraiment aimé ce roman... Bertrand Cousin est un insignifiant Français d’une trentaine d’années. Insignifiant ? A priori pas tant que ça. L’inoffensive « grenouille » a survécu par miracle à un accident qui semble prémédité et ce même quidam fait l’objet de la surveillance de la CIA… Peu commun pour un homme si banal ! Alors pourquoi tant d’empressement autour de ce Monsieur Cousin ? Quel rapport entretient cet ancien professeur d’histoire avec Napoléon, au point qu’on veuille sa mort ? La réponse est bien contée : autour d’une narration à trois, entre un espion américain chargé de la surveillance de Cousin, Cousin lui-même, et l’agent de la DST qui doit découvrir pourquoi la CIA s’intéresse à Cousin… Bref, on ne s’ennuie pas, trois enquêtes en une dont les protagonistes interagissent, la profondeur psychologique de Cousin est très réaliste, les marottes des collectionneurs aussi. Le suspense est tout de même ménagé, puisque le roman est raconté à la première personne, ou plutôt aux trois premières personnes, donc les narrateurs ne sont pas tout à fait omniscients. Les uns détiennent des informations que les autres ignorent, à tour de rôle, des alliances implicites se créent entre personnes et organisations, se défont au gré des évènements… J’ai vraiment aimé ce roman et je le conseille aux amateurs de romans policiers qui changent un peu de l’habituelle scène de meurtre et de l’enquête qui suit, mais aussi aux historiens en herbe et bien sûr aux divers collectionneurs plus ou moins chevronnés ! Bonne lecture !
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