Lisez! icon: Search engine
12-21
EAN : 9782823870671
Code sériel : 2205
Façonnage normé : EPUB3
DRM : DRM Adobe

Nord-Michigan

Sara OUDIN (Traducteur)
Date de parution : 06/06/2019

Instituteur dans une bourgade rurale du Nord-Michigan, Joseph coule des jours tranquilles dans la ferme de ses parents. Entre la chasse et la pêche, il partage ses nuits avec Rosalee, l’amie d’enfance, l’éternelle fiancée. Quand survient Catherine, une de ses élèves, âgée de dix-sept ans et très affranchie, déterminée à...

Instituteur dans une bourgade rurale du Nord-Michigan, Joseph coule des jours tranquilles dans la ferme de ses parents. Entre la chasse et la pêche, il partage ses nuits avec Rosalee, l’amie d’enfance, l’éternelle fiancée. Quand survient Catherine, une de ses élèves, âgée de dix-sept ans et très affranchie, déterminée à bouleverser le cours des choses…

Sur un thème presque banal, Harrison a composé le plus simple mais aussi le plus beau de tous ses romans.

traduit de l’anglais (Etats-Unis) 
par Sara Oudin

Lire la suite
En lire moins
EAN : 9782823870671
Code sériel : 2205
Façonnage normé : EPUB3
DRM : DRM Adobe
12-21

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Allaroundthecorner Posté le 26 Octobre 2019
    Mon premier Jim Harrison. Après la lecture des premières pages, une question s'impose : dans quoi me suis-je embarquée ? Une fois passée les trois pages d'un espèce de prologue, on est catapulté dans la nature, on nous parle de pêche de manière assez pointue quand on y pense. Bon, après coup je me suis dit "normal, vu le passif de Joseph, la pêche, la chasse et la nature vont avoir une place importante, si ce n'est centrale dans cette histoire". Pourtant, une fois passée les premières pages au sujet de la pêche, je me rends compte que je suis entrée dedans à la vitesse de l'éclair et que ma lecture est pour le moins agréable et enrichissante. Il faut dire que le personnage de Joseph, qui m'est apparu comme étranger de prime abord m'a rapidement touché. Ce quadragénaire, instituteur (un peu) aigri rêve d'évasion, plus précisément de l'océan. Déjà, pour moi, un des gros points forts du livre, c'est ce tiraillement, cette hésitation entre terre et mer, entre la chasse et la pêche, entre Rosalee, celle qu'il aime depuis des années et Catherine, celle avec qui il occupe ses journées, celle qui semble être un peu l'illustration de sa crise... Mon premier Jim Harrison. Après la lecture des premières pages, une question s'impose : dans quoi me suis-je embarquée ? Une fois passée les trois pages d'un espèce de prologue, on est catapulté dans la nature, on nous parle de pêche de manière assez pointue quand on y pense. Bon, après coup je me suis dit "normal, vu le passif de Joseph, la pêche, la chasse et la nature vont avoir une place importante, si ce n'est centrale dans cette histoire". Pourtant, une fois passée les premières pages au sujet de la pêche, je me rends compte que je suis entrée dedans à la vitesse de l'éclair et que ma lecture est pour le moins agréable et enrichissante. Il faut dire que le personnage de Joseph, qui m'est apparu comme étranger de prime abord m'a rapidement touché. Ce quadragénaire, instituteur (un peu) aigri rêve d'évasion, plus précisément de l'océan. Déjà, pour moi, un des gros points forts du livre, c'est ce tiraillement, cette hésitation entre terre et mer, entre la chasse et la pêche, entre Rosalee, celle qu'il aime depuis des années et Catherine, celle avec qui il occupe ses journées, celle qui semble être un peu l'illustration de sa crise de la quarantaine. C'est une vie banale que nous montre Harrison, une petite vie tranquille de fils de fermier dans le Michigan, près de la Pine River. C'est un lieu commun pour cet auteur, membre du mouvement nature writing - courant littéraire naît avec le fameux Wilden de Thoreau (si je ne me trompe pas) qui mêle des passages autobiographiques à des réflexions et descriptions de la nature. C'est bien ce qu'est Nord-Michigan : un court roman issu du nature writing. Mon avis en intégralité :
    Lire la suite
    En lire moins
  • Ileauxtresors Posté le 22 Octobre 2019
    Les romans de Jim Harrison offrent une opportunité merveilleuse de sillonner les États-Unis sans émettre une once de CO2 ni subir de fouilles à l’aéroport, confortablement installé(e) dans son fauteuil préféré… À chaque fois, la magie des mots déploie l’immensité sauvage des paysages nord-américains, leurs rivières, leurs forêts, le rythme implacable des saisons et de la vie rurale. Les personnages de ces romans semblent toujours à la fois hypnotisés et désorientés par ces grands espaces, en quête d’un fil rouge, d’un sens. Cette fois, c’est dans les années 1950 et dans le nord de l’État du Michigan que nous transporte Jim Harrison, aux confins de terres rurales qui semblent perdues au bout du monde. Joseph, instituteur du village où ses parents suédois ont immigré au début du 20ème siècle, a beau rêver de façon presque obsessionnelle de l’océan, il n’a jamais quitté cette terre natale. Peut-être le sens des responsabilités vis-à-vis de ses parents et de la ferme familiale, peut-être le poids de ses blessures d’enfance qui le hantent avec insistance, peut-être son amour de toujours pour Rosalee. Ou peut-être tout simplement l’appréhension de l’inconnu. Au tournant de la quarantaine, Joseph est insatisfait et tiraillé – entre les souvenirs qui l’assaillent... Les romans de Jim Harrison offrent une opportunité merveilleuse de sillonner les États-Unis sans émettre une once de CO2 ni subir de fouilles à l’aéroport, confortablement installé(e) dans son fauteuil préféré… À chaque fois, la magie des mots déploie l’immensité sauvage des paysages nord-américains, leurs rivières, leurs forêts, le rythme implacable des saisons et de la vie rurale. Les personnages de ces romans semblent toujours à la fois hypnotisés et désorientés par ces grands espaces, en quête d’un fil rouge, d’un sens. Cette fois, c’est dans les années 1950 et dans le nord de l’État du Michigan que nous transporte Jim Harrison, aux confins de terres rurales qui semblent perdues au bout du monde. Joseph, instituteur du village où ses parents suédois ont immigré au début du 20ème siècle, a beau rêver de façon presque obsessionnelle de l’océan, il n’a jamais quitté cette terre natale. Peut-être le sens des responsabilités vis-à-vis de ses parents et de la ferme familiale, peut-être le poids de ses blessures d’enfance qui le hantent avec insistance, peut-être son amour de toujours pour Rosalee. Ou peut-être tout simplement l’appréhension de l’inconnu. Au tournant de la quarantaine, Joseph est insatisfait et tiraillé – entre les souvenirs qui l’assaillent en permanence et l’urgence de vivre, entre la tentation de rester et de partir, entre la tendresse de Rosalee et la séduction de Catherine. Auprès de la nature et de son ami le docteur Evans, Joseph cherche une réponse à ses questions et un sens à sa vie… Un roman qui nous plonge lentement et sûrement en immersion dans ce Nord Michigan où la vie s’organise autour de la chasse, de la pêche et des travaux de la ferme, où l’on sillonne l’espace à cheval ou en jeep, on mange du gibier et boit des alcools forts à la taverne. J’ai été décontenancée par le rythme très lent de ce récit très introverti, construit en spirales navigant en permanence entre présent et passé. L’atmosphère est étouffante. Et il faut bien l’admettre, je ne suis que moyennement fascinée par la traque des grouses, des truites ou des coyotes qui occupent une grande partie des journées de Joseph. Malgré tout, j’ai voulu aller jusqu’au bout du roman pour connaître le chemin qu’il choisirait. C’est peut-être la force de ce roman : sur une toile de fond assez dépaysante (du moins pour moi), il parvient à restituer avec justesse des dilemmes peut-être banals, mais éminemment humains. Merci beaucoup à l'opération Masse Critique et aux éditions Lizzie de m’avoir permis de découvrir ce roman dans une version audio de grande qualité.
    Lire la suite
    En lire moins
  • CompagnieQuatre Posté le 9 Octobre 2019
    Il s’agit ici d’une critique de la version audio MP3 du livre éponyme, édité par Lizzie dans un boîtier soigné proche du format de l’édition 10/18 dont il reprend ici le texte intégral traduit par Sara Oudin en 1984 et lu en 6h15. Lizzie a aussi édité Un bon jour pour mourir avec la voix de Stéphane Varupenne (dans un registre plus expressif). Quiconque a la voix bouleversante de Jim en tête, traînante, nasale, essoufflée et ponctuée de puissantes aspirations lorsqu’il tire sur sa cigarette et que le tabac crépite, quiconque a cette scansion à nulle autre pareille en mémoire sera au premier abord déconcerté par celle, sobre quoique profonde, du comédien et acteur Thierry Hancisse qu'on n'entend d’ailleurs pas respirer ni reprendre son souffle sur cet enregistrement d'une irréprochable propreté sonore. Passé ce temps d’adaptation, celui qui prête sa voix à Philip Seymour Offman, Willem Dafoe où John Travolta sert confortablement ce texte initialement titré« Farmer » dans sa version américaine. Les têtes de chapitres se trouvent par ailleurs agrémentées de brèves nappes musicales parfaitement ajustées (elles viennent sobrement souligner la tension dramatique du texte et déploient une palette serrée d'atmosphères et de lumières qui sculptent un écrin pour chaque scène... Il s’agit ici d’une critique de la version audio MP3 du livre éponyme, édité par Lizzie dans un boîtier soigné proche du format de l’édition 10/18 dont il reprend ici le texte intégral traduit par Sara Oudin en 1984 et lu en 6h15. Lizzie a aussi édité Un bon jour pour mourir avec la voix de Stéphane Varupenne (dans un registre plus expressif). Quiconque a la voix bouleversante de Jim en tête, traînante, nasale, essoufflée et ponctuée de puissantes aspirations lorsqu’il tire sur sa cigarette et que le tabac crépite, quiconque a cette scansion à nulle autre pareille en mémoire sera au premier abord déconcerté par celle, sobre quoique profonde, du comédien et acteur Thierry Hancisse qu'on n'entend d’ailleurs pas respirer ni reprendre son souffle sur cet enregistrement d'une irréprochable propreté sonore. Passé ce temps d’adaptation, celui qui prête sa voix à Philip Seymour Offman, Willem Dafoe où John Travolta sert confortablement ce texte initialement titré« Farmer » dans sa version américaine. Les têtes de chapitres se trouvent par ailleurs agrémentées de brèves nappes musicales parfaitement ajustées (elles viennent sobrement souligner la tension dramatique du texte et déploient une palette serrée d'atmosphères et de lumières qui sculptent un écrin pour chaque scène - principe que l’on retrouve sur Un bon jour pour mourir avec quasiment les mêmes plages musicales mais ça fonctionne encore). Quiconque s'attend aussi à un roman de la trempe de Dalva pourra se demander où ce Nord-Michigan commence et finit, ce qu'il veut dire au final avec ces spirales mélancoliques qui plongent vers un (a priori) inconsolable désespoir existentiel. Digressions, flash-backs, ruptures de ton, le style Harrison n’utilise pas les ficelles du roman facile avec personnages et scènes calibrés pour l’écran... Mais, soudain, LA MAGIE OPÈRE. Le texte et la voix emportent le lecteur auditeur dans une Amérique du temps lent pour une immersion dans les perceptions très affûtées de Joseph, l’instituteur fermier qui se démène ici entre deux femmes prétextes à sonder sa nature profonde autant que sa place dans une nature où l’homme, par la crétinerie de ses actes, se dénature. Un roman qui contemple, dénonce, se désole et ouvre une poche salvatrice dans nos vies surmenées. C’est toute la force du grand Jim que de livrer - dès 1976, mais le récit est inscrit dans l’année 56 du précédent siècle ! - un texte probablement plus efficace que n’importe quel bouquin de développement personnel. Simplement parce que son protagoniste s’autorise à prendre le temps d’hésiter, de ne pas savoir, d’observer, de vivre, au cœur même de la complexité humaine. Une belle et nouvelle expérience de l’univers de Jim Harrison, à la fois littéraire et sonore, permise grâce à l’opération Masse Critique.
    Lire la suite
    En lire moins
  • puchkina Posté le 2 Octobre 2019
    Joseph est professeur dans une petite école du Nord-Michigan. A quarante-trois ans, il vit une relation amoureuse avec Rosealee et s’occupe, entre deux parties de pêche avec son ami le docteur Evans, de la ferme de son père décédé dix ans plus tôt. Sa mère est très malade et va bientôt mourir. Séduit par Catherine, une de ses élèves de dix-sept ans, Joseph va franchir le Rubicon au risque de perdre Rosealee qu’il aime depuis ses treize ans… Joseph fait sa crise de la quarantaine. Il se donne le droit de coucher avec son élève sous prétexte qu’il n’a pas assez vécu jusque là et en même temps, il n’a aucune envie de partir de son petit coin de paradis qu’il chérit tant. Nord-Michigan est, à ce jour, mon roman préféré de Jim Harrison. Il avait un don exceptionnel pour décrire la complexité des relations humaines avec simplicité, clarté et appétit. Quel plaisir de lecture !
  • carnet-de-voyage Posté le 22 Septembre 2019
    Il s'appelle Joseph et est issu d'immigrant suédois... Déjà on sent, en lui, qu'il n'est pas le joyeux luron qui chantonne du Abba, et qui se régale de Krisprolls en montant un meuble en kit.. Naaan... Joseph vit avec sa mère, qui se meure d'un cancer à l'estomac, dans la vieille ferme familiale dans les Nord-Michigan où les journées d'hiver sont plus longues que les journées normales, si tant il en existe de normales... Les frangines sont parties vivre leur vie, comme si il en existait une autre, que celle qu'il connait... Lui, il pêche et il chasse tout le temps..... Avec le vieux docteur, ami de son père... Et puis voilà qu'une gamine de 16 ans s'offre à lui. Sans retenue ni pudeur. Et lui, sans remord ni clairvoyance cueille ce jeune fruit qu'il prétend mûr... Mais quelque part en lui éveille sa concsience sur le fait qu'il aime depuis toujours Rosealee, cette jolie métisse indienne, handicapée mais depuis la tendre enfance, son amour de toujours... Rosealee a épousé un autre, mais depuis elle est veuve... Et libre. Mais lui, Joseph, ne l'est plus.... Oh, il le croît toujours : il pêche, il chasse, il mange, il boit, il baise.... le rêve. Mais un rêve donne illusion à l'homme endormi qu'il est éveillé. "Nord-Michigan" est... Il s'appelle Joseph et est issu d'immigrant suédois... Déjà on sent, en lui, qu'il n'est pas le joyeux luron qui chantonne du Abba, et qui se régale de Krisprolls en montant un meuble en kit.. Naaan... Joseph vit avec sa mère, qui se meure d'un cancer à l'estomac, dans la vieille ferme familiale dans les Nord-Michigan où les journées d'hiver sont plus longues que les journées normales, si tant il en existe de normales... Les frangines sont parties vivre leur vie, comme si il en existait une autre, que celle qu'il connait... Lui, il pêche et il chasse tout le temps..... Avec le vieux docteur, ami de son père... Et puis voilà qu'une gamine de 16 ans s'offre à lui. Sans retenue ni pudeur. Et lui, sans remord ni clairvoyance cueille ce jeune fruit qu'il prétend mûr... Mais quelque part en lui éveille sa concsience sur le fait qu'il aime depuis toujours Rosealee, cette jolie métisse indienne, handicapée mais depuis la tendre enfance, son amour de toujours... Rosealee a épousé un autre, mais depuis elle est veuve... Et libre. Mais lui, Joseph, ne l'est plus.... Oh, il le croît toujours : il pêche, il chasse, il mange, il boit, il baise.... le rêve. Mais un rêve donne illusion à l'homme endormi qu'il est éveillé. "Nord-Michigan" est un livre 100 % Jim Harrison.... Des personnages hauts en couleurs, aussi sauvages que la nature dans lesquels ils vivent mais où brille toujours une lueur d'humanité.
    Lire la suite
    En lire moins
12-21, la newsletter des lecteurs numériques.
Un rendez-vous dédié, pour ne jamais être à court d'e-books !