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Oeil-de-chat

Robert Laffont
EAN : 9782221124574
Façonnage normé : EPUB3
DRM : Watermark (Tatouage numérique)
Oeil-de-chat

Claire MALROUX (Traducteur)
Collection : Pavillons Poche
Date de parution : 02/11/2017

À l’occasion d’une rétrospective de son travail dans une galerie, Elaine Risley, une artiste-peintre controversée, retourne à Toronto sur les lieux de sa jeunesse. Hier puritaine et grise, aujourd’hui éclatante sous la lumière des néons, la ville provoque chez elle un choc qui fait rejaillir les souvenirs de son enfance....

À l’occasion d’une rétrospective de son travail dans une galerie, Elaine Risley, une artiste-peintre controversée, retourne à Toronto sur les lieux de sa jeunesse. Hier puritaine et grise, aujourd’hui éclatante sous la lumière des néons, la ville provoque chez elle un choc qui fait rejaillir les souvenirs de son enfance. Et au milieu de toutes les images qui remontent à la surface de sa mémoire reviennent celles de ses vieilles amies, ses doubles : Carole, Grace et, surtout, Cordelia. Ensemble, les petites filles avaient imaginé un monde à elles, loin des préoccupations des adultes, où se jouaient des tragédies silencieuses, des drames étouffés. Puis les années ont passé et Elaine a continué son chemin, en gardant en elle cette période étrange où s’enracinent sa mémoire et ses oublis – le terreau dans lequel s’inscrit son art.
Avec ce magnifique roman d’apprentissage, Margaret Atwood fait tourner devant nous son oeil-de-chat, cette bille fétiche où se trouve reflétée la vie de toutes les femmes, et des petites filles qu’elles furent.

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EAN : 9782221124574
Façonnage normé : EPUB3
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Sachenka Posté le 28 Août 2019
    Une rétrospective de son œuvre est l’occasion pour la peintre Elaine Risley de retourner à Toronto et de revivre ses années de jeunesse, d’adolescence et de jeune adulte. À travers ses souvenirs, le lecteur peut galement découvrir l’évolution et les bouleversements de la vie au Canada (anglais) dans la deuxième moitié du vingtième siècle. C’est ce que j’ai trouvé de plus intéressant à ce roman un peu long. Se rappeler le cout de la vie en 1950, combien coutait un hamburger ou une coupe de crème glacée. Les rôles de l’homme et de la femme. Les activités entre amis à une époque sans jeux vidéo. La décoration d’un drive-in ? L’euphorie des gens à l’annonce de la visite de la reine. Je n’ai pas moi-même connu cette époque, du moins pas directement. Jusque dans les années 1990, on passait en boucle de vieilles émissions à la télévision, dans le genre Happy Days ou Bewitched. Ainsi, ce rappel quelque peu nostalgique a fonctionné suffisamment pour moi. Je me suis intéressé un peu à l’histoire de la jeune Elaine mais, au fur et à mesure qu’elle avançait en âge, cet intérêt... Une rétrospective de son œuvre est l’occasion pour la peintre Elaine Risley de retourner à Toronto et de revivre ses années de jeunesse, d’adolescence et de jeune adulte. À travers ses souvenirs, le lecteur peut galement découvrir l’évolution et les bouleversements de la vie au Canada (anglais) dans la deuxième moitié du vingtième siècle. C’est ce que j’ai trouvé de plus intéressant à ce roman un peu long. Se rappeler le cout de la vie en 1950, combien coutait un hamburger ou une coupe de crème glacée. Les rôles de l’homme et de la femme. Les activités entre amis à une époque sans jeux vidéo. La décoration d’un drive-in ? L’euphorie des gens à l’annonce de la visite de la reine. Je n’ai pas moi-même connu cette époque, du moins pas directement. Jusque dans les années 1990, on passait en boucle de vieilles émissions à la télévision, dans le genre Happy Days ou Bewitched. Ainsi, ce rappel quelque peu nostalgique a fonctionné suffisamment pour moi. Je me suis intéressé un peu à l’histoire de la jeune Elaine mais, au fur et à mesure qu’elle avançait en âge, cet intérêt s’est amenuisé. Surtout que cette partie est plus brève que les autres alors qu’elle aurait pu constituer une phase plus «piquante» de la vie d’Elaine. Comme je l’ai écrit plus haut, Œil-de-chat est un peu long avec ses plus de 600 pages, surtout que le récit est lent et qu’il n’est pas porté par beaucoup d’action. Ça manquait d'entrain, selon moi. Je suppose que les inconditionnels de Margaret Atwood apprécieront.
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  • AnnaLit Posté le 19 Avril 2018
    Une artiste revient à Toronto pour une rétrospective de son œuvre. Elle se remémore son enfance et ses relations tordues avec ses "amies". Prenant, fascinant.
  • Gaoulette Posté le 30 Mars 2018
    Margaret est une visionnaire, précurseur en littérature. Roman sorti en 1991, mais à aucun moment on ne s'en rend compte. Avec Œil de Chat elle s'attaque à l'époque au roman initiatique. Genre littéraire souvent long car il retrace le passé du héros pour comprendre pourquoi il est dans sa situation actuelle. Ici nous avons Elaine, une artiste peintre qui revient dans sa ville d'enfance Toronto pour présenter ses œuvres. Un retour qui se fait dans la douleur et dans l'attente de réponse. Un retour qui va la replonger dans son douloureux passé, ses rencontres qui l'ont marquée et surtout la véritable histoire de ses tableaux. J'ai apprécié le roman de Margaret Atwood mais pas dans son intégralité. J'ai perçu les messages forts : l'harcèlement scolaire (encore une fois en avance sur sont temps), la confiance en soi, la communication parent/enfant, la place de la femme dans la société et surtout dans des milieux sexistes, le quand dira t'on. Toronto avant d'être cette belle ville qu'on connaît, a eu une période réfractaire à toutes évolutions. Une jeune femme comme Elaine originale pouvait se sentir enfermée. Sachant qu'elle était fille de parent nomade et hippie. Débarquer dans une ville puritaine comme Toronto... Margaret est une visionnaire, précurseur en littérature. Roman sorti en 1991, mais à aucun moment on ne s'en rend compte. Avec Œil de Chat elle s'attaque à l'époque au roman initiatique. Genre littéraire souvent long car il retrace le passé du héros pour comprendre pourquoi il est dans sa situation actuelle. Ici nous avons Elaine, une artiste peintre qui revient dans sa ville d'enfance Toronto pour présenter ses œuvres. Un retour qui se fait dans la douleur et dans l'attente de réponse. Un retour qui va la replonger dans son douloureux passé, ses rencontres qui l'ont marquée et surtout la véritable histoire de ses tableaux. J'ai apprécié le roman de Margaret Atwood mais pas dans son intégralité. J'ai perçu les messages forts : l'harcèlement scolaire (encore une fois en avance sur sont temps), la confiance en soi, la communication parent/enfant, la place de la femme dans la société et surtout dans des milieux sexistes, le quand dira t'on. Toronto avant d'être cette belle ville qu'on connaît, a eu une période réfractaire à toutes évolutions. Une jeune femme comme Elaine originale pouvait se sentir enfermée. Sachant qu'elle était fille de parent nomade et hippie. Débarquer dans une ville puritaine comme Toronto à l'après guerre ne pouvait être sans heurts. Elaine va devoir comprendre les codes de cette société. Apprendre à se faires des copines et vouloir rentrer dans le moule. Elaine à l'époque de culotte bouffante sera plus vue comme une sorcière. Le roman de Margaret Atwood se retrouve parfois monotone à certains passages et on peut s'y endormir. Mais elle arrive à nous garder en alerte avec des passages forts. J'envisage fortement de découvrir toute se bibliographie pour savoir si elle a crée un autre chef d'œuvre comme La servante écarlate.....
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  • Peteplume Posté le 23 Octobre 2016
    Ça a l'air d'une autobiographie mais ce n'en est pas une. L'auteure prend le soin de nous le préciser en préambule. Et pourtant, on peut reconnaître plusieurs éléments qui ont jalonné la vie de Margaret Atwood: son enfance un peu bohème du fait du métier paternel, la ville de Toronto dans laquelle se situe une bonne part du récit... Peu importe, ça a l'air tellement vrai que le livre aurait pu s'appeler "D'après une histoire vraie" et d'ailleurs, j'y ai retrouvé quelques éléments, tels la manipulation de l'auteure par une soi-disant amie... J'ai aimé ce livre; j'ai aimé suivre la vie d'Élaine, éclore ses prises de conscience, passer avec elle à travers des périodes d'impuissance et même de dépression, la voir en sortir avec une maturité plus assurée. Je crois avoir tout aimé de ce récit. Cependant, il n'a pas la force de "La servante écarlate" et j'ai trouvé que la traduction laissait quelquefois à désirer (comme si je voyais l'expression anglaise sous-jacente), une impression que je n'avais pas eue en lisant La servante. Bref, une lecture dont je garderai un très bon souvenir et qui donne le goût de lire plus de Margaret Atwood mais qui mérite une étoile... Ça a l'air d'une autobiographie mais ce n'en est pas une. L'auteure prend le soin de nous le préciser en préambule. Et pourtant, on peut reconnaître plusieurs éléments qui ont jalonné la vie de Margaret Atwood: son enfance un peu bohème du fait du métier paternel, la ville de Toronto dans laquelle se situe une bonne part du récit... Peu importe, ça a l'air tellement vrai que le livre aurait pu s'appeler "D'après une histoire vraie" et d'ailleurs, j'y ai retrouvé quelques éléments, tels la manipulation de l'auteure par une soi-disant amie... J'ai aimé ce livre; j'ai aimé suivre la vie d'Élaine, éclore ses prises de conscience, passer avec elle à travers des périodes d'impuissance et même de dépression, la voir en sortir avec une maturité plus assurée. Je crois avoir tout aimé de ce récit. Cependant, il n'a pas la force de "La servante écarlate" et j'ai trouvé que la traduction laissait quelquefois à désirer (comme si je voyais l'expression anglaise sous-jacente), une impression que je n'avais pas eue en lisant La servante. Bref, une lecture dont je garderai un très bon souvenir et qui donne le goût de lire plus de Margaret Atwood mais qui mérite une étoile de moins que La servante.
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  • Brize Posté le 5 Juin 2011
    Bien des années après, alors qu’elle est parvenue au milieu de sa vie, Elaine Risley revient à Toronto où elle vécut enfant, pour une exposition rétrospective sur sa carrière artistique. C’est l’occasion pour elle de retourner en arrière, de jeter un pont entre passé et présent, entre ce qu’elle a vécu et ce qu’elle est devenue… Il faut accepter de suivre Elaine sur le chemin de sa vie, sans attendre de péripéties, juste un mouvement de va et vient entre présent et passé, le retour à Toronto comme tremplin à ce(s) saut(s) en arrière, ces évocations en fragments, d’une enfance notamment dont les échos n’ont cessé de se faire sentir dans la vie adulte. Une fois de plus, j’ai été impressionnée par la qualité de l’écriture de Margaret Atwood. L’utilisation du présent prédomine. Lors des projections dans le passé, il est souvent assorti d’un rythme de scansion dont la simplicité permet l’énumération des faits saisis sur le vif, sans analyse, juste le vécu, aussi simple que le déroulement des faits tel qu’elle le ressentit alors. Quand elle se positionne au moment où elle vit, en revanche, les commentaires et la réflexion témoignent d’une conscience devenue adulte, s’interrogeant sur ces séquences... Bien des années après, alors qu’elle est parvenue au milieu de sa vie, Elaine Risley revient à Toronto où elle vécut enfant, pour une exposition rétrospective sur sa carrière artistique. C’est l’occasion pour elle de retourner en arrière, de jeter un pont entre passé et présent, entre ce qu’elle a vécu et ce qu’elle est devenue… Il faut accepter de suivre Elaine sur le chemin de sa vie, sans attendre de péripéties, juste un mouvement de va et vient entre présent et passé, le retour à Toronto comme tremplin à ce(s) saut(s) en arrière, ces évocations en fragments, d’une enfance notamment dont les échos n’ont cessé de se faire sentir dans la vie adulte. Une fois de plus, j’ai été impressionnée par la qualité de l’écriture de Margaret Atwood. L’utilisation du présent prédomine. Lors des projections dans le passé, il est souvent assorti d’un rythme de scansion dont la simplicité permet l’énumération des faits saisis sur le vif, sans analyse, juste le vécu, aussi simple que le déroulement des faits tel qu’elle le ressentit alors. Quand elle se positionne au moment où elle vit, en revanche, les commentaires et la réflexion témoignent d’une conscience devenue adulte, s’interrogeant sur ces séquences remémorées et le poids qu’elles ont eu sur elle. « Œil-de-chat » (c’est une bille plus belle que les autres qu’elle gardait dans sa poche) est une longue déambulation sur ces chemins du passé croisant ceux du présent. Trop longue par moments. Là où « La voleuse d’hommes » m’avait plu par sa tension narrative omniprésente (autour d’un personnage central dont on guettait l’apparition), « Œil-de-chat » m’a parfois lassée. Ainsi lorsqu’elle Elaine se souvient de « cette époque interminable où Cordelia avait tant de pouvoir sur [elle] », j’ai approuvé : à moi aussi, le récit de cette époque avait paru interminable ! J’ai malgré tout apprécié ce roman, cette manière de (re)vivre avec Elaine ce qui l’a tissée, de partager ses questionnements sur ce qui nous fait tels que nous sommes, certaines de ses notations trouvant en moi un écho particulier. Mais je me rends compte qu’il ne m’en reste déjà plus qu’une impression diffuse, que rien ne s’en détache vraiment et cela seulement une quinzaine de jours après ma lecture : alors qu’en sera-t-il dans quelques mois ?
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