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Omnibus
EAN : 9782258098251
Façonnage normé : EPUB2
DRM : DRM Adobe

Pedigree

Romans durs

Date de parution : 29/11/2012

Histoire de ma vie - Désiré Mamelin, employé d'assurances, et sa jeune femme, Elise Peters, habitent un deux-pièces, à Liège, où Elise met au monde un garçon, Roger.

Histoire de ma vie
Désiré Mamelin, employé d'assurances, et sa jeune femme, Elise Peters, habitent un deux-pièces, rue Léopold, à Liège, où Elise met au monde un garçon, Roger, le 13 février 1903. Les deux époux, issus de la petite-bourgeoisie commerçante et catholique, appartiennent chacun à une famille nombreuse dont...

Histoire de ma vie
Désiré Mamelin, employé d'assurances, et sa jeune femme, Elise Peters, habitent un deux-pièces, rue Léopold, à Liège, où Elise met au monde un garçon, Roger, le 13 février 1903. Les deux époux, issus de la petite-bourgeoisie commerçante et catholique, appartiennent chacun à une famille nombreuse dont le réseau absorbe presque entièrement leurs relations sociales. Chez les Mamelin, une vie patriarcale détermine des habitudes quasi rituelles auxquelles se conforme Désiré, optimiste, débonnaire. Du côté Peters, le clan est moins stable, plus divisé. Différente d'un mari qu'elle juge trop peu sensible, Elise se révèle une hystérique autoritaire sous ses airs timides…
Simenon chez Omnibus : les enquêtes du célèbre commissaire Maigret, et les très “noirs” Romans durs

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EAN : 9782258098251
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Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • daniel_dz Posté le 28 Mars 2020
    Un roman de plus de 600 pages inspiré de très près de l’enfance de Simenon à Liège, depuis sa naissance en 1903 jusqu’à la fin de la Première guerre mondiale. Intéressant tableau de l’environnement dans lequel l’auteur a grandi, mais contrairement à mes autres lectures de Simenon, celle-ci m’a lassé. Si Simenon vous intéresse, mais que vous n’avez la passion d’un expert, je vous conseillerais, disons, de vous limiter à la troisième partie. Je n’ai lu qu’une trentaine des livres de Simenon, Maigret et autres, ce qui ne représente qu’une petite partie de l’immense production de Georges Simenon. À part pour « Pédigrée », c’était toujours un plaisir. J’apprécie beaucoup la finesse avec laquelle il décrit les personnes et la justesse des ambiances de ses romans. Par ailleurs, le personnage de Georges Simenon m’intrigue depuis longtemps. J’aimerais parvenir à le cerner davantage. En particulier, j’avais été touché par ses « Mémoires intimes », qu’il avait fait suivre d’un texte dédié à sa fille Marie-Jo, dont le suicide l’avait marqué. Je me réjouissais donc d’entamer la lecture de « Pédigrée ». En 1940, une dizaine d’années après son premier « Maigret », un radiologue diagnostique une angine de poitrine à Simenon. On saura plus tard que c’était une erreur, mais cela... Un roman de plus de 600 pages inspiré de très près de l’enfance de Simenon à Liège, depuis sa naissance en 1903 jusqu’à la fin de la Première guerre mondiale. Intéressant tableau de l’environnement dans lequel l’auteur a grandi, mais contrairement à mes autres lectures de Simenon, celle-ci m’a lassé. Si Simenon vous intéresse, mais que vous n’avez la passion d’un expert, je vous conseillerais, disons, de vous limiter à la troisième partie. Je n’ai lu qu’une trentaine des livres de Simenon, Maigret et autres, ce qui ne représente qu’une petite partie de l’immense production de Georges Simenon. À part pour « Pédigrée », c’était toujours un plaisir. J’apprécie beaucoup la finesse avec laquelle il décrit les personnes et la justesse des ambiances de ses romans. Par ailleurs, le personnage de Georges Simenon m’intrigue depuis longtemps. J’aimerais parvenir à le cerner davantage. En particulier, j’avais été touché par ses « Mémoires intimes », qu’il avait fait suivre d’un texte dédié à sa fille Marie-Jo, dont le suicide l’avait marqué. Je me réjouissais donc d’entamer la lecture de « Pédigrée ». En 1940, une dizaine d’années après son premier « Maigret », un radiologue diagnostique une angine de poitrine à Simenon. On saura plus tard que c’était une erreur, mais cela donne à notre auteur l’envie de rédiger « Je me souviens », des souvenirs d’enfance à l’intention de son fils Marc, né en 1939. Ce récit est écrit à la première personne. En 1941, il le réécrit à la troisième personne, suivant la recommandation d’André Gide, avec qui il entretiendra une longue correspondance. Cela constituera la première partie de « Pédigrée », dont les deuxièmes et troisièmes parties seront écrites en 1943, le tout étant publié en 1948. L’auteur termine sa préface à l’édition de 1958, par cette mise au point: « Je n’en répète pas moins, non par prudence, mais par soucis d’exactitude, que ‘Pédigrée’ est un roman, donc une oeuvre où l’imagination et la re-création ont la plus grande part, ce qui ne m’empêche pas de convenir que Roger Mamelin a beaucoup de traits de ressemblance avec l’enfant que j’ai été ». Et en effet, Roger restera fils unique, contrairement à Georges, qui avait un frère de 3 ans plus jeune que lui et qu’il considérait comme le préféré de sa mère. J’ai souvent des difficultés à situer des artiste sur une ligne du temps. En particulier, ce roman m’a permis de réaliser que Simenon avait passé une partie de son enfance pendant la Première guerre mondiale, dans une maison où l’on s’éclairait encore au gaz ! J’ai pris plaisir à découvrir le tableau de Liège à cette époque-là, où la Belgique avait encore une Garde civique. La description de « L’innovation » rappelle « Au bonheur des dames », paru vingt ans plus tôt. Cet aspect-là était plaisant. Par contre, dans les deux premières parties, le caractère dépressif d’Élise, la mère de Roger, plombe le récit d’une chape de grisaille qui a vite fait de me lasser. Autant le brouillard qui enveloppe de nombreux « Maigret » ne me dérange nullement, autant les préoccupations et les angoisses d’Élise m’ont rendu la lecture pénible. De plus, le récit ne comporte pas la moindre intrigue qui pourrait servir de fil conducteur et donner un poil de rythme qui m’aurait tenu en éveil. Mais d’autres lecteurs que moi trouveront sans doute du plaisir à découvrir la description de Liège ou des personnages de l’époque, faisant passer les lamentations d’Élise au second plan. Par contre, la troisième partie, qui commence au début de la guerre, est davantage centrée sur Roger ; j’en ai trouvé la lecture bien plus agréable. Nous y suivons Roger de 11 à 16 ans. On l’y voit découvrir les filles à 12 ans (ben oui… Simenon…) et devenir peu à peu un mauvais garçon fort préoccupé par son apparence. À plusieurs reprises, j’avoue avoir été perturbé par les préoccupations ou les actes de Roger, que j’aurais imaginés être ceux d’un garçon plus âgé. Autre époque, sans doute. Bref, Simenon reste à mes yeux un auteur majeur, qui mérite assurément d’être lu. « Pédigrée » est précieux pour découvrir l’univers de l’enfance de Simenon, qui influencera sa vie et son oeuvre. Mais pour une lecture qui vous apportera à la fois de l’intérêt et du plaisir de lecture, je vous suggère de vous limiter à la troisième partie. À chacun sa sensibilité, bien entendu… N’hésitez pas à poster des commentaires pour nuancer ma perception.
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  • Emilyvalentine Posté le 15 Janvier 2019
    Simenon nous raconte l’histoire de son enfance de 1903 à 1918 (armistice). Les portraits de son entourage familial sont décrits comme des peintures. Chaque lieu, chaque personnage pourrait devenir un tableau impressionniste. Son père, le grand Désiré, si calme, si enjoué, taiseux mais prenant soin de sa famille et notamment de son épouse en gardant pour lui certain secret pour ne pas lui ajouter de tracas. Sa mère, Elise, d’origine flamande, est plus retorse, moins limpide, plus geignarde, les nerfs à vif mais néanmoins, travailleuse et prête à rendre service aux membres de la famille. C’est elle qui mène la barque. En lisant Pedigree, on plonge au cœur de la vie liégeoise. Liège est un personnage de l’histoire, son tram, ses ruelles, la Meuse, ses ponts, ses églises, ses collèges,... et pour qui connaît la ville, on se balade avec les personnages avec beaucoup de plaisir. Simenon a l’art de raconter la vie, une autre vie, un autre temps. Le roman est d’une certaine lenteur mais c’est à nous lecteurs, de ralentir le rythme pour profiter pleinement de ce roman. 4/5 car il m’a fallu quelques pages avant de rentrer complètement dans l’histoire, sans doute voulais-je aussi aller trop vite.... Simenon nous raconte l’histoire de son enfance de 1903 à 1918 (armistice). Les portraits de son entourage familial sont décrits comme des peintures. Chaque lieu, chaque personnage pourrait devenir un tableau impressionniste. Son père, le grand Désiré, si calme, si enjoué, taiseux mais prenant soin de sa famille et notamment de son épouse en gardant pour lui certain secret pour ne pas lui ajouter de tracas. Sa mère, Elise, d’origine flamande, est plus retorse, moins limpide, plus geignarde, les nerfs à vif mais néanmoins, travailleuse et prête à rendre service aux membres de la famille. C’est elle qui mène la barque. En lisant Pedigree, on plonge au cœur de la vie liégeoise. Liège est un personnage de l’histoire, son tram, ses ruelles, la Meuse, ses ponts, ses églises, ses collèges,... et pour qui connaît la ville, on se balade avec les personnages avec beaucoup de plaisir. Simenon a l’art de raconter la vie, une autre vie, un autre temps. Le roman est d’une certaine lenteur mais c’est à nous lecteurs, de ralentir le rythme pour profiter pleinement de ce roman. 4/5 car il m’a fallu quelques pages avant de rentrer complètement dans l’histoire, sans doute voulais-je aussi aller trop vite. A découvrir pour la plume de Simenon. Dommage qu’il n’existe pas de suite....
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  • mfrance Posté le 27 Septembre 2018
    Que cache ce titre ? eh bien tout simplement l'histoire de la famille Simenon et accessoirement l'enfance et l'adolescence du jeune Georges et ce depuis la naissance de ce dernier jusqu'à sa seizième année. Le tout déguisé sous des noms d'emprunt. Exacte biographie, ce texte ? souvenirs de familles plus ou moins recréés, fantasmés, embellis par l'imagination fertile de l'écrivain Simenon ? Peu importe. On se plonge avec délices dans la vie foisonnante de Liège, au début du vingtième siècle. On en arpente les rues, en compagnie de Désiré aux longues jambes et d'Elise, les parents du jeune Roger, à peine né, en visite chez l'un ou l'autre des membres de leur nombreuse parentèle. On compatit aux malheurs des uns et des autres. On s'énerve de voir Elise pleurnicher pour un rien et on se rend compte peu à peu qu'elle s'en fait une force qui va lui permettre d'aller juste là où elle voulait aller, la maligne ! Quant au grand Désiré, lui, du moment qu'on le laisse tranquille avec son journal, tout va bien, la vie est belle ! Simenon écrit comme on respire, sans effort, naturellement... comme une évidence et le lecteur se coule avec délices dans le moule de... Que cache ce titre ? eh bien tout simplement l'histoire de la famille Simenon et accessoirement l'enfance et l'adolescence du jeune Georges et ce depuis la naissance de ce dernier jusqu'à sa seizième année. Le tout déguisé sous des noms d'emprunt. Exacte biographie, ce texte ? souvenirs de familles plus ou moins recréés, fantasmés, embellis par l'imagination fertile de l'écrivain Simenon ? Peu importe. On se plonge avec délices dans la vie foisonnante de Liège, au début du vingtième siècle. On en arpente les rues, en compagnie de Désiré aux longues jambes et d'Elise, les parents du jeune Roger, à peine né, en visite chez l'un ou l'autre des membres de leur nombreuse parentèle. On compatit aux malheurs des uns et des autres. On s'énerve de voir Elise pleurnicher pour un rien et on se rend compte peu à peu qu'elle s'en fait une force qui va lui permettre d'aller juste là où elle voulait aller, la maligne ! Quant au grand Désiré, lui, du moment qu'on le laisse tranquille avec son journal, tout va bien, la vie est belle ! Simenon écrit comme on respire, sans effort, naturellement... comme une évidence et le lecteur se coule avec délices dans le moule de cette prose qui enchante par sa fluidité, sa fausse simplicité, sa qualité d'évocation, son aptitude à restituer les émotions, le bruit et la fureur de la vie. Que le lecteur soit transporté dans les rues de Liège au moment de la Saint-Nicolas, dans les cimetières à la Toussaint, avec la foule les jours de ducasse, ou tout simplement dans la maison Mamelin avec Elise s'activant à son ménage et s'occupant de ses pensionnaires, il déguste avec gourmandise toutes les délectables tranches de vie que Simenon lui sert sans compter, y compris les émois du jeune Roger. Un texte magnifique remarquablement servi par le talent bouillonnant de Georges Simenon qui fait mouche avec son sens du mot juste, de la phrase percutante et l'aisance sidérante avec laquelle il conduit son récit tambour battant. Une œuvre à ne surtout pas laisser sombrer dans les oubliettes de la littérature !
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  • ouillon Posté le 26 Avril 2016
    Une ambiance, une enfance puis une adolescence....
  • dourvach Posté le 23 Octobre 2014
    [ATTENTION, CRITIQUE PIEGEE AVEC NOTE EXPLOSIVE EN FIN DE TEXTE... à ne donc pas "liker" sans lire jusqu'au bout ! :-) ] Ce livre est d'une beauté inouïe : composé de ses belles pastilles d'espace-temps qui s'emboitent parfaitement, concentrés d'odeurs, de clair-obscurs d'intérieurs (presque "hollandais", de tant de picturalité rentrée !), d'échappées belles sur les petites places tranquilles de Liège au début du XXème siècle... D'enfance lointaine. De fêtes de quartier. Un pur monument de vérité. Et le pas tranquille de Désiré, père du narrateur, rythmant "l'action" lorsqu'il se rend au travail tous les matins --- réglé comme une horloge... Les jérémiades de la maman, qui assure le "ravitaillement", le ménage et la lessive... Les vies rendues passionnantes de ceux qu'on appelle -- ou appelait -- "les petites gens"... Simenon en est sorti, s'en est "échappé", même (passé des faits divers de "La Gazette de Liège" jusqu'à ce quai de gare qui le mènera à Paris !) et évoque "les siens" -- restés "là-bas" -- avec tendresse, sans une once de narcissisme ou de niaise complaisance. Un "roman des origines" dédié à son fils Marc... Un chef d'oeuvre de 1948... Toujours secret, toujours frais et immortel. [P.S. : ...mais quand je découvre être... [ATTENTION, CRITIQUE PIEGEE AVEC NOTE EXPLOSIVE EN FIN DE TEXTE... à ne donc pas "liker" sans lire jusqu'au bout ! :-) ] Ce livre est d'une beauté inouïe : composé de ses belles pastilles d'espace-temps qui s'emboitent parfaitement, concentrés d'odeurs, de clair-obscurs d'intérieurs (presque "hollandais", de tant de picturalité rentrée !), d'échappées belles sur les petites places tranquilles de Liège au début du XXème siècle... D'enfance lointaine. De fêtes de quartier. Un pur monument de vérité. Et le pas tranquille de Désiré, père du narrateur, rythmant "l'action" lorsqu'il se rend au travail tous les matins --- réglé comme une horloge... Les jérémiades de la maman, qui assure le "ravitaillement", le ménage et la lessive... Les vies rendues passionnantes de ceux qu'on appelle -- ou appelait -- "les petites gens"... Simenon en est sorti, s'en est "échappé", même (passé des faits divers de "La Gazette de Liège" jusqu'à ce quai de gare qui le mènera à Paris !) et évoque "les siens" -- restés "là-bas" -- avec tendresse, sans une once de narcissisme ou de niaise complaisance. Un "roman des origines" dédié à son fils Marc... Un chef d'oeuvre de 1948... Toujours secret, toujours frais et immortel. [P.S. : ...mais quand je découvre être le tout premier à commenter cette oeuvre-là sur "Babelio" !! Quelle injustice !!! En même temps, c'est un honneur, et en même temps c'est extrêmement triste de le constater cet état de fait, face à l'importance littéraire d'une oeuvre aussi manifestement aboutie que "Pedigree" de SIMENON ! Comme un échec général... Car "l'instinct grégaire" est là et bien là, sur "babelio" comme ailleurs : dans les têtes, passent d'abord en boucle les "incontournables" ouvrages de Legardinier, Foenkinos, Nothomb, Trierweiler, Zemmour, etc. etc. Ce règne rageant et décourageant de l'insignifiance et du (très globalement) "NON-littéraire", partout... Cet insidieux conditionnement, sourd et pesant... Au fond, tant de lecteurs en France semblent aujourd'hui se f...tre royalement de la simple "survie" -- ou même de la simple connaissance -- de la Littérature (vraie) déjà existante !! Inégalités flagrantes dans la répartition de leurs efforts de simple attention pour tant de lecteurs moutonnisés à leur insu : terrible injustice faite à tellement d'oeuvres de valeur, oeuvres aujourd'hui "oubliées" (!!!) et qu'il nous faut tenter de réhabiliter sans cesse ! Et il nous suffira de pointer cette sorte d'injustice -- avec insistance, j'en conviens -- pour être taxés d' "élitistes"... Constat triste, triste, triste... et sans la beauté inerte des rues de Liège et des quais de la Meuse, juste troublée par les pluies de l'hiver ! :-) ]
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